Conférence-débat du Jeudi 8 mars 2018

de 18 h à 20 h au café du Pont Neuf nous recevronsCéline Pina  

Céline Pina

"Silence électoraliste et islamisme"

Nous poursuivons notre réflexion sur les actions à mener pour faire reculer l’islamisme politique. Nous avons, le mois dernier, rencontré Stéphane Breton, une des chevilles ouvrières de la rédaction et de la diffusion d’un texte contre le séparatisme islamiste qui devrait être publié dans la presse.

Nous poursuivons notre réflexion sur nos objectifs et nos méthodes avec Céline Pina qui insiste sur les réticences, pour motifs électoralistes, d’un certain nombre d’élus à mettre en cause ouvertement l’islamisme

Ancienne élue PS, Céline Pina est sortie de l'ombre en 2015, quand elle a dénoncé le salon de la femme "musulmane" de Pontoise, où officiait notamment Rachid Abou Houdeyfa, imam de la mosquée de Brest, proche du Collectif contre l'islamophobie en France, lequel prône le port du voile pour les femmes sous peine qu’elles encourent les feux de l'Enfer dans l'au-delà et subissent des agressions sexuelles en ce bas-monde : "Si la femme sort sans honneur, qu'elle ne s'étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là".

Les autres intervenants étaient tous du même acabit mais aucun des politiques du territoire n'a voulu dénoncer le scandale qu’était ce discours sur les femmes, ni n’a protesté en voyant qualifier de "musulman", un salon islamiste diffusant une idéologie séparatiste et contraire aux lois de notre république.

Ce silence des élus, fruit d'un clientélisme devenu l'alpha et l'oméga de l'électoralisme dans certaines zones, a heurté profondément notre invitée. Cela l'a conduit à écrire en 2016, "Silence coupable", un livre qui analyse les démissions de certaines de nos élites face à la pression des islamistes et la façon dont ces démissions décontenancent les citoyens. Ceux-ci ne comprennent pas qu'un discours aussi basique que : "Être Français n'est pas une question d'origine, de couleur de peau, de religion, de sexe ; c'est l'acceptation des principes de la République" (en indiquant bien ce que sont ces principes et les obligations qui en découlent) ne soit pas plus clairement tenu, et surtout ne se traduise pas en actes.

Du coup, le socle commun qui fonde notre citoyenneté, cette base de principes et de repères que les citoyens pensaient stables et où ils inscrivaient leur vie, leur paraît menacé. Ils ont peur, moins parce que nos principes sont attaqués, que parce qu'ils ne sont plus défendus. Ils se sentent abandonnés par ceux-là mêmes qui sont censés les représenter...

Aujourd'hui, Céline Pina n'est plus élue mais collabore à de nombreux journaux et revues et prépare son second livre.

→ retour à la page d'accueil