Chronique des événements courants

CHRONIQUES DE L'ANNÉE 2016

Pablo Iglesias, leader de Podemos, et Inigo Errejon30 décembre 2016 ◊ Du rififi à Podemos : le populisme à la recherche d’un ordre nouveau ?

Entre Pablo Iglesias, leader de Podemos, et Inigo Errejon, le secrétaire politique du puissant mouvement espagnol de gauche radicale, le torchon brûle sur la meilleure façon de retrouver un dynamisme quelque peu émoussé et de repartir à l’assaut du pouvoir. Podemos a, certes, contribué, comme Ciudadanos, le nouveau parti de centre-droit, non à briser mais à mettre en cause le bipartisme espagnol, l’alternance PSOE/PP, c’est à dire centre gauche et centre droit se succédant depuis une quarantaine d’années. Mais les dernières élections législatives n’ont pas donné pour Podemos le résultat espéré : 69 députés à l’issue des législatives du 20 décembre 2015 et 71 six mois plus tard avec un million de voix en moins cependant.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Venezuela : la pénurie des billets de banques29 décembre 2016 ◊ Venezuela : la crise des billets de banques

À nouveau ce 29 décembre, Maduro a différé le retrait des billets de 100 bolivars. Il s'agit des coupures les plus utilisées dans les transactions en liquide au Venezuela. Le 11 décembre, le président Nicolas Maduro annonçait le retrait sous soixante-douze heures de ces coupures en raison de leur faible valeur sur fond d’inflation galopante. Face à de violentes manifestations, Maduro avait finalement, déjà différé au 2 janvier le retrait de ces billets.
Et le jeudi 29 décembre (...) →   Lire la suite de cette chronique

Qui finance le salafisme en Allemagne28 décembre ◊ Les financiers du salafisme en Allemagne ?

Le 26 décembre, George Igler sous le titre original : Are Saudi Arabia, Qatar and Kuwait Funding German Salafism ? tentait de répondre, sur le site de l'institut Gatestone tentait de répondre à la question "L'Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweït financent-ils le salafisme en Allemagne ?".
L'association caritative du Sheikh Eid Bin Mohammad al-Thani du Qatar et la Ligue musulmane mondiale de l'Arabie Saoudite ont une "stratégie d'influence de long terme" en Allemagne, indique un rapport des services de sécurité allemands.
"Il s'agit de guerre, d'enfants endoctrinés ; ils sont encore à l'école primaire et déjà (...) →   Lire la suite de cette chronique

L'implantation afghane de l'État islamique27 décembre ◊ La base de repli afghane de l'État islamique

Envoyé spécial du Figaro à Kaboul, Emmanuel Derville dévoile la stratégie de repli de l'organisation État islamique en Afghanistan.
Contre toute attente, écrit-il en effet, le groupe terroriste est parvenu à maintenir ses positions dans plusieurs provinces de ce pays emblématique dans l'imaginaire djihadiste. Les ordres venant de Syrie montrent que Daech tient à conserver cette éventuelle base de repli.
Voilà presque deux ans que l'État islamique a pris pied en Afghanistan. En janvier 2015, les combattants de Daech officialisent les premières cellules dans la province de Helmand(...) →   Lire la suite de cette chronique

Garry Kasparov26 décembre ◊ Kasparov contre Poutine

Le 22 décembre, Slate publiait un entretien avec Garry Kasparov interrogé par Jacob Weisberg. Le champion du monde d'échecs revient sur l'ingérence russe lors de l'élection présidentielle américaine, et sur comment Washington n'y a pas réagi.
Ci-dessous quelques extraits : Mi-décembre, Jacob Weisberg, président du Slate Group et responsable du Trumpcast, a pu s’entretenir avec le champion du monde d’échecs et activiste politique russe Garry Kasparov. Ils ont discuté de l’ingérence de Vladimir Poutine dans l’élection américaine et de la réaction des États-Unis. Cet entretien, revu et condensé pour plus de clarté, peut également être écouté en ligne.
Jacob Weisberg : En faisant de petites recherches, je suis tombé (...) →   Lire la suite de cette chronique

Lénine déboulonné de son piédestalIl y a 25 ans : La fin du communisme

En ligne le 23 décembre 2016

"Cela fait 25 ans, le 25 décembre 1991, rappelle notre ami Antonio Elorza, professeur émérite de l’université Complutense de Madrid,  que le président Gorbatchev a annoncé la dissolution de l’URSS".  Nous reproduisons ci-dessous en français de larges extraits de sa tribune du 23 décembre dans le quotidien El Pais, tribune qui se poursuit ainsi : "La chute commencée deux ans auparavant dans les démocraties populaires parvenait à sa conclusion logique : la fin du communisme soviétique.  À cette trajectoire semblait même participer la Chine dans la mesure où nous ne percevions pas que Tien An Men avait été le mur sur lequel s’étaient fracassées définitivement les perspectives démocratiques".
On ne donnait pas cher du castrisme non plus…
"Mais, (...) →   Lire la suite de cette chronique

Anis Amri, le terroriste tunisienAttentat de Berlin : le parcours d'un islamo-terroriste

[Mis à jour le 24 décembre 2016] Anis Amri, le suspect tunisien recherché pour l'attentat de Berlin a terminé sa course à Milan le 23 décembre. Le portrait du personnage n'en prend que plus de relief. Voici ce que l'on savait de lui au 21 décembre.
Toutes les polices européennes recherchent désormais ce Tunisien de 24 ans, soulignait le site de L'Express le 21 décembre après l'attentat de Berlin qui a fait 12 morts lundi. Une récompense de 100 000 euros est offerte pour sa capture.
La traque allemande du suspect n° 1 s'intensifie ce jeudi 21 décembre. La veille, la justice antiterroriste allemande a émis un avis de recherche européen contre un Tunisien, Anis Amri, selon le parquet anti-terroriste allemand. Après l'attaque au camion-bélier sur un marché de Noël de Berlin, revendiquée par l'organisation État islamique, un avis de recherche européen a été émis contre lui(...) →   Lire la suite de cette chronique

L'attentat du 19 décemre21 décembre 2016 ◊ Berlin: l'organisation État islamique derrière l'attentat

Perpétré dans la soirée du lundi 19 décembre, l'atroce attentat de Berlin portait la marque de fabrique de l'organisation État islamique. Son mode opératoire était, d'ailleurs, à peu près identique à celui de Nice du 14 juillet. Faisant fi de la prudence nécessaire des enquêteurs, et des diverses langues de bois médiatiques, un certain nombre de fausses revendications ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux.
La vraie revendication, celle de l'organisation État islamique, diffusée par son agence Amaq (...) →   Lire la suite de cette chronique

L'Université européenne de Saint-Petersbourg20 décembre 2016 ◊ Russie : suspension de l'Université européenne de Saint-Pétersbourg

On a appris le 19 décembre que l'Université européenne de Saint-Pétersbourg, jugée trop libérale, a été suspendue par le ministère russe de l'Éducation. Le motif invoqué est celui de "violations administratives". dans un communiqué l'Université a déclaré être "en désaccord catégorique avec la qualification des violations évoquées" par Rossobrnadzor, l'agence russe chargée du contrôle de l'éducation.
L'Université européenne de Saint-Pétersbourg (UESPb) explique avoir été visée par de nombreuses inspections depuis juillet 2016 après une plainte déposée par le député Vitali Milonov, connu pour avoir rédigé la loi sanctionnant la "propagande homosexuelle"... Cette plainte "contenait de fausses informations", dénonce l'université. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Mugabe et Xi Jinping à Harrare le 1er décembre 201519 décembre 2016 ◊ Mugabe homme des Chinois en Afrique

Le 17 décembre Robert Mugabe, âgé de 92 ans, président depuis 1980, a été investi par le parti au pouvoir, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF) pour être de nouveau candidat à l'élection de 2018. C'est cette nouvelle et le grand âge du viex dictateur qui a retenu l'attention de quelques méduats français. Elle appelle quelques précisions.
Selon la vice-secrétaire du parti, Eunice Sandi Moyo, les délégués ont démontré leur soutien au président Mugabe "comme candidat unique pour les prochaines élections de 2018". Des milliers de partisans ont applaudi (...) →   Lire la suite de cette chronique

Le président des États-Unis lors de sa dernière conférence de presse16 décembre 2016 ◊ Russie – Occident : l'avertissement du président Obama

Le 16 décembre à la Maison-Blanche, au cours de sa dernière conférence de presse de l'année le président américain a rappelé la ligne de conduite des États-Unis vis-à-vis de la Russie. "La Russie, considère-t-il, est un pays plus petit, un pays plus faible, leur économie ne produit rien que quiconque veuille acheter mis à part du pétrole, du gaz et des armes. Ils n'innovent pas." Mais "Poutine peut nous affaiblir comme il tente d'affaiblir l'Europe si nous commençons à admettre l'idée qu'il est acceptable d'intimider la presse, ou d'enfermer les dissidents, ou de discriminer les gens sur la base de leur foi ou de leur apparence." (...) →   Lire la suite de cette chronique

affiche à la gloire de la remarxisation par Xi Jin-ping15 décembre 2016 ◊ Chine : la remarxisation des universités sous Xi Jin-ping

Une Conférence nationale de travail idéologique et politique s’est tenue les 7 et 8 décembre à Pékin. Xi Jinping, en cette occasion, a prononcé un discours important : "Comme l’enseignement supérieur est un facteur clé dans le potentiel de développement d’un pays, il est urgent pour la Chine d’améliorer sa qualité".
"Améliorer" dans un tel contexte, cela signifie une seule chose : réaffirmer la doctrine, ce "socialisme aux caractéristiques chinoises". C’est "l’histoire unique de la Chine, sa culture et ses conditions nationales" qui en dictent le besoin. "Les institutions d’enseignement supérieur de la Chine sont sous la direction du Parti". (...) →   Lire la suite de cette chronique

Des policiers cubains arrêtent une femme `
osant manifester pour les droits de l'homme14 décembre 2016 ◊ Cuba : la liste de Ségolène

On a pris l'habitude, en France, des déclarations à l'emporte-pièce, presque humoristiques, de Mme Royal. Et le public averti hausse les épaules. En revanche à l'international, où elle semble vouloir jouer un rôle dans l'avenir, l'humour n'a pas sa place. Et son action se répercute sur l'image de la France elle-même.
Au lendemain de la mort de Fidel Castro, dont elle est allée faire l'éloge à La Havane, elle a cru pouvoir nier l'existence de prisonniers politiques dans l'île communiste.
Le 12 décembre, Ileana de La Guardia (réfugiée politique depuis 1991), Félix José Hernandez (réfugié depuis 1981) et Philippe Delaroche (...)
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Capture d'écran.13 décembre 2016 ◊ Un sentiment de retour dans l'Algérie de 1990

Nadia Remadna, fondatrice de l’association Brigade des Mères, s’est rendue dans un café de Sevran, filmée en caméra cachée par France 2. "Le mieux, c’est d’attendre dehors. Ici, il n’y a que des hommes", leur conseille le tenancier du bar, qui conclut : "Dans ce café, il n’y a pas de mixité". Après le tollé suscité par ces images, Nadia Remadna interpelle l’opinion publique dans une tribune publiée par le Plus Nouvel Obs. Nous reproduisons ici son texte in extenso :
Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce passage de l’émission de France 2, dans lequel je rentre dans un café officieusement réservé aux hommes à Sevran, circule autant et génère tous ces commentaires sur internet.
Cette séquence en caméra cachée a été tournée il y a quelques mois, j’en avais même oublié son existence. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Richard McLaren, lors de la conférence de presse le 9 décembre 2016 à Làndres où il a divulgué son rapport final sur le système du dopage russe.12 décembre 2016 ◊ Russie : le rapport MacLaren sur le dopage

Le 9 décembre à Londres était dévoilé le Rapport MacLaren sur le dopage institutionnalisé entre 2011 et 2015 concernant plus de 1 000 sportifs russes et plus de 30 sports.
L'AFP citée par Le Figaro en a diffusé de larges extraits. D'où il ressort que les méthodes mises en place par la Russie pour tromper tout son monde ont consisté successivement à détruire, falsifier ou escamoter.
Afin de protéger ses athlètes dopés, en effet l'État russe, aussi bien les fédérations sportives que les services spéciaux avaient mis en place différents systèmes, utilisés avant les jeux Olympiques de Londres 2012, aux Championnats du monde d'athlétisme de 2013 et aux jeux Olympiques d'hiver 2014 de Sotchi.(...)
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unsoldat kurde9 décembre ◊ Irak et Syrie : où en est la guerre ?

Pendant que le monde entier a les yeux fixés sur le sort dramatique des civils à Alep, une autre face de la guerre se développe face à Mossoul et Raqqa.
Le 5 novembre, les Forces démocratiques syriennes, FDS, ont lancé une offensive qui vise "isoler" Raqqa. Mais, selon la coalition contre l'État Islamique, l'assaut lui-même doit être confié à des forces arabes. Selon le colonel américain John Dorrian, porte-parole militaire de la coalition, les FDS comptent désormais "45 000 combattants, dont 13 000 Arabes."
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi avait promis une reconquête .(...)
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Les funérailles de Fidel Castro 8 décembre ◊ Le géant castriste et la souris cubaine

Les réactions suscitées en France par la mort du vieux dirigeant cubain ne manquent pas d’intérêt. Une certaine émotion était perceptible ces derniers jours chez nombre d’hommes politiques et d’intellectuels qui se sont exprimés dans les médias. Parlons plutôt, tant l’émotion est systématiquement attachée aujourd’hui à des valeurs positives, de commotion. Et bien réelle : c’est un peu de leurs souvenirs, bons et mauvais, et un peu de leur jeunesse qui s’en sont allés avec la disparition de Fidel Castro.
Cet homme qui avait connu Eisenhower et Nixon, Khrouchtchev et Jean-Paul II, est mort en emportant avec lui certaines des images les plus fortes de leur passé.(...)
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Edgard Snowden7 décembre 2016 ◊ Snowden : traître ou héros ?

Sorti cet automne dans les salles, le dernier film d’Oliver Stone, "Snowden" ne manque pas de susciter bien des questions. Selon une analyse de Evelyne Joslain publiée dans Les 4 Vérités, ce film répond à deux objectifs :
1) persuader que l’ex-agent des services secrets américains réfugié en Russie depuis 2013 est un héros qui aurait agi par altruisme et
2) amener Obama à lui accorder une "grâce présidentielle" avant son départ, ce qui couperait court à toutes poursuites.(...)
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Pascal Bruckner 6 décembre 2016 ◊ Bruckner : un curieux procès en sorcellerie

Le 30 novembre, devant la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans ce genre d'affaires Pascal Bruckner comparaissait pour des propos visant deux associations "complices idéologiques" des terroristes.
Coauteur avec Riss et Richard Malka, qu'il cite dans cet article, d'une bande dessinée sur Marine Le Pen, Saïd Mahrane a publié, en ligne le 1er décembre sur le site du Point le récit suivant :
Une drôle d'époque, vraiment. Un intellectuel, pas un polémiste qui l'aurait bien cherché, pas un raciste notoire et multirécidiviste, mais un intellectuel, assis et fourbu dans un prétoire et, un peu plus tôt, debout à la barre, levant la main droite devant un juge et jurant de dire la vérité.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Alexeï Oulioukaiev5 décembre 2016 ◊ Russie : l'étrange affaire Oulioukaiev

Correspondante du Monde à Moscou, Isabelle Mandraud revenait le 3 octobre sur l'étrange affaire Oulioukaiev. En effet, l’interpellation à la mi-novembre du ministre russe du développement économique, Alexeï Oulioukaiev, accusé de corruption, est inédite. Et le contenu de cette affaire apparaît pour le moins intriguant.
Sans égaler le niveau, ni la gravité, des purges chinoises, le nombre d’enquêtes pénales ouvertes pour délits de corruption en Russie atteint des niveaux record. En trois ans, le nombre de fonctionnaires concernés, plus de 7 400 au 1er novembre, aurait été multiplié par vingt-cinq, selon la revue économique Expert.
"En ce moment, la majorité de l’élite exécutive est entourée d’affaires pénales comme par des tours de contrôle", relèvent les politologues Nikolaï ­Petrov et Kirill Rogov dans un récent rapport consacré au "développement économique de la Russie 2014-2016". (...) →   Lire la suite de cette chronique

manifestation islamiste à Jakarta2 décembre ◊ Indonésie : les manifestations islamistes de Jakarta

En Indonésie désormais, les organisations radicales appellent à l’arrestation du gouverneur de la capitale indonésienne, chrétien d’origine chinoise, pour blasphème.
Il y a dix jours, Jokowi, président de la république, s’était déclaré "déterminé à stopper la montée du radicalisme". Et n’a pas lésiné sur les moyens. Le 30 novembre, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes à l’appel de la police et de l’armée, les participants priant et chantant pour «appeler à l’unité», et Jokowi a réuni les plus hautes figures militaires, politiques et religieuses pour une réunion de "concorde nationale". Les grandes organisations islamiques se sont désolidarisées du mouvement anti-Ahok, certaines interdisant même à leurs membres de participer à la manifestation. Des panneaux ont été posés un peu partout célébrant la diversité de l’Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde. Des hélicoptères ont lâché des tracts menaçant de poursuites toute tentative de violence vendredi. Environ 22 000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés pour éviter tout débordement à l’issue de la "prière collective" anti-Ahok, mais beaucoup ne seront pas armés en signe d’apaisement.
Cette manifestation, à laquelle ont participé 200 000 militants islamistes revendiqués, intervient quelques jours après l’arrestation de trois suspects liés à l’Etat islamique(...) →   Lire la suite de cette chronique

«Ahok», à l’état civil Basuki Tjahaja PurnamaIndonésie : le gouverneur de Jakarta inculpé de blasphème

En ligne le 25 novembre 2016

Agé de 50 ans, "Aho", à l’état civil Basuki Tjahaja Purnama, a la particularité d’appartenir à deux minorités : les Indonésiens d’origine chinoise (1,2 % des 260 millions d’habitants) et les chrétiens (environ 8 % de la population). Son arrivée à la tête de la capitale en 2014, dans le sillage de l’élection du président Joko «Jokowi» Widodo dont il fut le bras droit, avait été un signe très positif pour la stabilité du pays. A la fin des années 90, de violentes émeutes antichinoises avaient causé la mort de 1 200 personnes, et une «guerre sainte» menée contre les chrétiens dans les îles des Célèbes et des Moluques avait fait entre 5 000 et 10 000 victimes.
Ce technocrate, qui s’était attelé immédiatement à une campagne anticorruption, est candidat à sa réélection en février 2017. Or, fin septembre, il a accusé ses adversaires d’instrumentaliser le verset du Coran qui suggère que les musulmans n’ont pas le droit de choisir des non-musulmans comme chef (...) →   Lire la suite de cette chronique

le président ukrainien Petro Pochenko 24 novembre ◊ Ukraine : le pays se veut "séparé du monde russe" (Porochenko)

L'Ukraine a célébré le 21 novembre le troisième anniversaire du soulèvement pro-européen du Maïdan, qui avait marqué dans le sang sa volonté de rapprochement avec l'Union Européenne et acté sa "séparation du monde russe", selon le président Petro Porochenko.
La contestation proeuropéenne avait pris forme sur la place centrale de Kiev le 21 novembre 2013 et s'était terminée trois mois plus tard avec le renversement du président prorusse Viktor Ianoukovitch, après la mort d'une centaine de manifestants et d'une vingtaine de policiers dans de violents affrontements.

(...) →  lire la suite de cette chronique

exit fidel castro 1er décembre ◊ Russie : la presse pleure en Fidel Castro la perte d’un ami

La mort de Fidel Castro, annoncée le 26 novembre, a déclenché une longue période de deuil officiel à Cuba, où la figure du Dealer Maximo demeure centrale dans l’île toujours dirigée d’une main de fer par son frère Raúl.
Mgr Thomas Wenski, archevêque de Miami, a publié un court communiqué rappelant que le "jugement divin" attend Fidel Castro, pour qui l’heure est venue de rendre des comptes au Très-Haut : "Le jugement de Dieu qui est miséricordieux est aussi juste", a-t-il rappelé. Dans le concert de louanges qui entoure le défunt tyran, c’est un bémol qui mérite d’être souligné. Dans les pays libérés du communisme on aurait pu espérer des réactions encore plus vives. Mais la presse officielle de la Russie a choisi au contraire de saluer la mémoire de l’allié de toujours, le tyran communiste. ¡Hasta siempre!le site Russia Todayadresse un amical "Adieu", à l’ombre du "Comandante". Le site de désinformation (...) →  lire la suite de cette chronique

exit fidel castro30 novembre ◊ Sur la tombe de Castro... quelques critiques salubres...

Un verre à moitié plein c'est aussi un verre à moitié vide. Les dirigeants occidentaux ont fait preuve de lucidité en déclinant l'invitation du régime cubain aux obsèques du dictateur... La France officielle était représentée par Ségolène Royal et sans doute Valérie Trierweiler eût fait aussi bien l'affaire.
Notre vrai motif de satisfaction réside plutôt dans le fait que la presse parisienne, si souvent complaisante pour le castrisme, s'est sentie obligée de publier quelques critiques salubres et justes dont nos lecteurs trouveront ci-dessous les références.
Rappelons que Pierre Rigoulot directeur de l'Institut d'Histoire sociale a pubilé à ce sujet une tribune dans Le Figaro du 28 novembre sous le titre Castro: les mensonges de la révolution et a pu intervenir sur divers médias audiovisuels.
On a pu lire ailleurs (...) →  lire la suite de cette chronique

Chassaigne et Mélenchon29 novembre 2016 ◊ Le PCF et son pseudo-ralliement à Mélenchon

Les images de la cérémonie fort significative présidée par Jean-Luc Mélenchon en souvenir de Castro l'Infidèle, permettaient de déceler la trace de la colère du candidat de la gauche radicale à l'endroit du PCF.
Les médias n'avaient-ils pas annoncé le ralliement, par l'effet d'un vote de militants du Parti, avec une majorité d'ailleurs courte, à 53,6 %, et donc d'apparence démocratique, à la candidature de l'ancien trotsko-socialiste ?
En fait quant au candidat lui-même les réticences étaient considérables. Et elles le restent. André Chassaigne, son ancien rival de 2011, en vue de la campagne de 2012, regrette(...)
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Castro en 1969 aux côtés des dirigeants soviétiques28 novembre 2016 ◊ Castro : les mensonges de la révolution

Dans une tribune publiée par Le Figaro le 28 novembre, Pierre Rigoulot espère que Cuba va s'ouvrir à la démocratie dont elle a été cruellement privée sous la domination de la fratrie. C'est ainsi, souligne-t-il, que commence la révolution castriste : par des mensonges de Castro, jurant que la révolution était démocratique et n'avait rien à voir avec le communisme.
En mourant, Castro quitte définitivement la vie publique cubaine, même si on peut penser que son exemple et ses idées seront souvent invoqués quelque temps encore. Castro n'était plus en première ligne, mais il jugeait, contrôlait, surveillait les uns et les autres, donnait son aval – ou non – à la politique menée par son frère Raùl.
Privé de cette présence tutélaire (...)
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le quotidien communiste la marseillaise23 novembre 2016 ◊ PCF : La Marseillaise dépose le bilan

Quotidien régional du parti communiste, fondé dans la clandestinité, La Marseillaise dépose son bilan. Mais ses dirigeants espèrent encore un placement en redressement judiciaire. Ils invoquent sort de 117 salariés.
"Notre journal continue de paraître et le tribunal examinera notre situation dans les jours qui viennent", affirmaient-ils encore le 23 novembre dans un message aux lecteurs.
Le dernier quotidien régional communiste annonçait cependant, ce jour-là déposer le bilan, en espérant un placement en redressement judiciaire par le Tribunal de Commerce de Marseille.
Le message aux lecteurs poursuit en effet : "Une entreprise est en cessation de paiements lorsque l'argent dont elle dispose, l'actif disponible, ne lui permet pas de régler ses dettes à temps."(...)
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la mosquée baqir ul olu à kaboul22 novembre 2016 ◊ Afghanistan : nouvel attentat antichiite : 27 morts à Kaboul

Ce 21 novembre marquait pour les chiites la fête de l'Arbaïn. Celle-ci correspond à la fin du deuil de 40 jours de l'Achoura, commémorant la mort de l'imam Hussein.
L'attaque a eu lieu à Kaboul contre une mosquée chiite dans laquelle un islamiste s'est fait exploser au milieu de pèlerins qui célébraient une fête.
La communauté chiite de Kaboul a ainsi été une nouvelle fois visée par ce puissant attentat-suicide. Revendiqué par l'organisation État islamique "Daëch", il a fait au moins 27 morts dans la mosquée la mosquée Baqir ul Olum. Le terroriste a déclenché sa charge alors qu'il se trouvait parmi les fidèles dans la mosquée, a indiqué Fridon Obaidi, fonctionnaire du ministère de l'Intérieur.
Selon le porte-parole du ministère de la Santé Mohammad Ismail Kawoosi, il y a eu (...)
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budapest 195621 novembre 2016 ◊ L’ignominie en toutes lettres, il y a 60 ans, dans L’Humanité

3 novembre 1956, à "la une" de l'Huma, déclaration de Maurice Thorez :
… "des erreurs dans l’organisation économique, des fautes, certains actes arbitraires ont été commis , qui suscitaient un mécontentement compréhensible.
(Mais) il va de soi que ces corrections ne pouvaient signifier l’abandon des conquêtes socialistes. Comme Lénine l’a souvent répété, il ne convenait pas de jeter l’enfant avec l’eau sale de la baignoire. La critique justifiée ne devait pas dégénérer en une accusation calomnieuse et sans principes contre le Parti de la classe ouvrière, appelé à diriger l’effort de redressement. Le résultat est que la réaction a mené le jeu (...) →  lire la suite de cette chronique

Roumen Radev18 novembre ◊ Des votes contre l’Union européenne en Bulgarie et en Moldavie

Les États-Unis n’ont pas été les seuls à voter en ce mois de novembre 2016. En Bulgarie et en Moldavie, des élections présidentielles ont également eu lieu le 13. Sans doute, faut-il éviter tout rapprochement simplificateur : la Bulgarie n’est pas la Moldavie. La première ne remet pas en cause son appartenance à l’Union européenne alors que la seconde n’est liée à l’Union Européenne que par un traité d’association. En Bulgarie, les Pomaques et les autres minorités musulmanes, culturellement très proches des Turcs, sont représentés au Parlement et leur parti quoique minoritaire peut jouer un rôle important dans les alliances électorales. Or, il s’oppose aux valeurs européennes et entretient de forts liens économiques avec la Russie depuis longtemps.
Pourtant, Vladimir Poutine peut se frotter les mains tant dans le cas bulgare que dans le cas moldave. Dans le premier pays(...) →  lire la suite de cette chronique

Ciudad Caribia 17 novembre ◊ Venezuela : Mediapart chez les chavistes

Envoyé spécial de Mediapart au Venezuela Jean-Baptiste Mouttet publie dans ce journal en ligne des chroniques qui valent le détours et mériteraient d'être lues par les admirateurs français du régime chaviste. 17 novembre.
La crise économique, écrit-il en effet, que traverse le pays fait trembler le cœur même de la révolution bolivarienne. Ville nouvelle et vitrine du pouvoir, Ciudad Caribia semble s’être pétrifiée à la mort d’Hugo Chavez. Depuis, certains de ses habitants s’accrochent au rêve du Comandante, quand d’autres laissent éclater leur colère.
On trouvera ci-dessous de extraits de son reportage publié ce 12 novembre sous le titre "Ciudad Caribia, la ville rêve du chavisme, montre ses plaies". L'auteur s'est rendu à plusieurs reprises à Ciudad Caribia, en 2011, 2012, 2014 et le 3 novembre 2015.
À l’évocation de Ciudad Caribia, la réaction des habitants de la capitale(...) .→  lire la suite de cette chronique

les restes de l'avion du président polonais16 novembre ◊ Pologne Russie : Smolensk 2010 accident ou attentat ?

Alors que de nombreux signes indiquent une volonté de réimplantation de la Russie en Europe centrale, une information en provenance de Pologne rappelait la difficulté mémorielle de l'exercice : l'exhumation des victimes de la catastrophe aérienne de Smolensk, en Russie, ayant coûté la vie au président Lech Kaczynski en 2010.
L'exhumation des victimes de Smolensk par la justice polonaise a commencé le 14 novembre. Daniel Simonart dans la Tribune de Genève souligne que la démarche "divise leurs proches":
L'objectif prioritaire mais non officiel semble être de chercher sur les corps des traces d'explosifs ou de brûlures. La première enquête officielle réalisée par l'ancien gouvernement libéral a conclu que l'accident était dû à des erreurs humaines et à de mauvaises conditions météo. Mais le parti Droit et Justice (PiS) du frère jumeau du chef de l'État tué (...) .→  lire la suite de cette chronique

erdogan et loukachenko14 novembre ◊ Erdogan et la Turquie : en marche vers le totalitarisme

Dans l'Obs du 10 novembre 2016, le directeur, Matthieu Croissandeau, écrivait sur la "fragile démocratie" : "Aux portes de l’Europe, la Turquie, qui accorda le droit de vote à ses citoyennes bien avant la France, jette aujourd’hui opposants et journalistes en prison."
Le 15 juillet 2016, Erdogan affirmant qu’un coup d‘état était en préparation, fit emprisonner ceux qu’il dénonçait comme des "comploteurs" : plus de 35 000 hommes sont aujourd’hui en prison, appartenant à l’armée, à l’administration, à l’enseignement, à la Justice, aux médias(...) .
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le pape françois en amérique latine8 novembre ◊ Réconciliation et paix en Amérique du sud :
le Vatican à la peine

John Paul Rathbone note dans un intéressant article du Financial Times du 4 novembre combien le pape François, s’est montré actif ces derniers mois en Amérique du sud pour y favoriser les rapprochements et les réconciliations.
Il le fut d’abord à Cuba, explique-t-il, où le Vatican s’entremit entre Cuba et les États-Unis.
Résultat mitigé. Il y eut bien une visite d’Obama à La Havane en mars, un assouplissement de l’embargo, mais le Congrès américain n’a toujours pas donné son feu vert et les réformes annoncées par Cuba sont en marche arrière, la direction ayant peur qu’elles mettent en péril le contrôle de l’État Il le fut ensuite en Colombie, où le Vatican a joué un rôle important(...) .
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santos et le chef des farc sous la houlette de raul castro 7 novembre ◊ Colombie : une réponse populaire à Santos et aux Farc s'organise

Le 5 novembre à Bogota sur Periodismo sin Fronteras a été publié sous le titre "Organiser la réponse populaire à Santos" un article d'Eduardo Mackenzie dont voici la traduction
Le président Juan Manuel Santos a été reçu par la reine Élizabeth II, le 1er novembre 2016, au cours du premier jour de sa visite d'État au Royaume-Uni. Ensuite, il a pu parler devant la Chambre des communes et la Chambre des Lords. Cependant, le président colombien, malgré ses déclarations élogieuses au sujet du Royaume-Uni comme un "allié stratégique de la Colombie pour avancer vers la paix et le libre-échange" n'a pas été, malheureusement, à la hauteur d’un événement qui honorait à la fois sa personne et la République de Colombie.
Dans son discours devant le Parlement britannique, le président Santos n’a pas pu oublier un seul instant sa haine à l’encontre d’une grande partie de ses compatriotes. À nouveau, il a jeté le voile (...) →  lire la suite de cette chronique

Couverture du numéro 604 novembre ◊ Amérique latine : les mythes sont fatigués

Éditorial par Pierre Rigoulot du numéro 60 de Histoire & Liberté qui vient de paraître :
Les pages qui suivent ne prétendent pas faire le tour de l'Amérique latine. Plus que les autres pays, le Venezuela et la Colombie ont retenu notre attention car des événements importants s'y déroulent actuellement.
Au Venezuela, la presse l'a montré, la vie quotidienne est devenue infernalepour la majorité des citoyens. On a beau savoir que systématiquement,inévitablement, toute économie socialiste conduit à des difficultés d'approvisionnement, on ne manque pas d'être surpris et accablé en voyant des millions de gens sans soins faute de médicaments et sans produits alimentaires de base dans le pays qui abrite les plus grandes réserves de pétrole du monde !
Mais la consommation n'est pas seule à être en berne. La démocratie l'est aussi. Ses partisans ont très largement gagné les dernières élections législatives, et pourtant la liberté reste encore hors d'atteinte du fait de misérables astuces plus ou moins légales, du fait de subornations de fonctionnaires et de créations de nouvelles institutions pour les substituer à celles qui sont maintenant dirigées par l'opposition.
Les Juan Carlos Monedero, les Pablo Iglesias, les Martha Harnecker, Alan Woods, Diana Raby et Prédéric Lordon, soutiens depuis l'Europe du "socialisme du XXIe siècle"(...) →  lire la suite de cet éditorial

raoul wallenberg3 novembre 2016 ◊ Wallenberg : le mystère reste entier

Le 1er novembre le diplomate suédois Raoul Wallenberg était enfin déclaré mort par l'état civil de son pays natal. En poste à Budapest à partir de juillet 1944 et jusqu'à l'entrée des Soviétiques, il avait sauvé des milliers de juifs hongrois en leur délivrant des papiers suédois.
Pia Gustafsson, responsable de l’administration fiscale, laquelle gère l’état civil en Suède, a précisé que la date officielle de sa mort a été fixée, fictivement, au 31 juillet 1952 : "Cette date est purement formelle. Juridiquement, nous devons choisir une date au moins cinq ans après sa disparition et il y a des traces de vie jusqu’à la fin du mois de juillet 1947.".
Après avoir vainement cherché, pendant un demi-siècle, à connaître la vérité, obstinément cachée, encore aujourd'hui par les autorités moscovites, la famille Wallenberg avait demandé au printemps un acte de décès officiel.
L’administration fiscale a ainsi respecté un délai de six mois, au cours duquel des avis de recherche, qui sont restés lettre morte, ont été publiés dans les journaux. Né en 1912, Raoul Wallenberg avait rejoint la Hongrie en juillet 1944. Il avait été chargé, diplomate d'un pays neutre, de la mission de sauver les juifs hongrois(...)
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La bataille de Mossoul2 novembre 2016 ◊ La bataille de Mossoul ne fait-elle que commencer ?

L'AFP le 1er novembre, puis le Monde en ligne le 2 novembre à 7 h 09 pouvaient titrer : "Les forces spéciales irakiennes sont entrées dans Mossoul". En effet les forces spéciales de Bagdad avaient pénétré le 1er novembre dans la plus grande ville encore aux mains de l’organisation État islamique, prenant position dans le quartier de Gogjali, dans l’est de Mossoul. Un drapeau irakien flottait à Bartella, à l’est de Mossoul.
Pourtant le groupe djihadiste dispose de plusieurs milliers de combattants, et garde le gros de ses effectifs pour les combats de rue.
L'offensive de l'armée irakienne et de la coalition internationale pour reprendre la ville de Mossoul à l'État islamique a débuté le 17 octobre. Depuis, le groupe fait preuve d'une résistance féroce. (...)
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manifestation de  podemas contre l'investiture de Mariano Rajoy31 octobre 2016 ◊ La haine de la démocratie dans les rangs de l’extrême-gauche espagnole

Non contentes d’affirmer qu’il n’y a pas de changement de régime quand il y en a vraiment un, comme en 1978 après la mort de Franco, les "têtes pensantes" de Podemos soutiennent qu’il y a un changement de régime quand il n’y en a pas ! L’investiture de Mariano Rajoy, affirment-ils, s’apparente ni plus ni moins à un coup d’État !
La victoire au finish de Mariano Rajoy, samedi 29 octobre, le leader du Parti populaire (de centre-droit) n’a pas été acquise sans peine, il est vrai. Et les attaques venues de Podemos Unidos et de ses (rares) amis, sont très révélatrices de son idéologie néo-léniniste. (...)
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le chaviste Morales s'attaque à la presse28 octobre ◊ Bolivie : Evo Morales s'attaque à la presse

À La Paz, comme en Équateur et au Venezuela, l'État essaie de faire taire les dissidences. le gouvernement bolivien qualifie les médias indépendants et leurs journalistes de "cartel du menson." Le 10 août 2015, le vice-président Álvaro García Linera avait formulé la tactique du gouvernement : ne plus accorder de publicité aux médias "qui mentent". La mesure ne tarde pas à produire les effets escomptés. Certains médias ferment temporairement, d’autres sont obligés de mettre la clé sous la porte.
Raúl Peñaranda décrit ainsi la situation : "El Deber, de Santa Cruz, et Los Tiempos, de Cochabamba, ont perdu la totalité des revenus tirés de l’État. Ils sont parvenus à compenser avec de la publicité privée, explique. La situation est beaucoup plus compliquéeà Sucre pour le Correo del Sur.".
L’autre stratégie d’Evo Morales consiste à demander à des entrepreneurs amis d’investir dans certains médias pour mieux les contrôler. De telles opérations se sont multipliées entre 2008 et 2013. Autrefois propriété du groupe espagnol Prisa (...)
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26 octobre ◊ Lettre de tous les intervenants au colloque de l'IHS sur "l'Islamisme conquérant : une troisième vague totalitaire?" adressée à la maire de Paris

                                                      Paris, le 20 octobre 2016
Madame la Maire,
L’Institut d’histoire sociale organise chaque année un colloque sur un thème touchant à la critique du totalitarisme et à la défense de la démocratie. En 2016, le thème choisi concernait l’islamisme et le problème posé  était : "L’islamisme conquérant : une nouvelle offensive totalitaire ?".
Il devait se tenir le 19 octobre  à la Maison de l’Europe où nous avons organisé déjà une douzaine de colloques sans que cela pose la moindre difficulté. Il n’a pas pu se tenir, la direction de la Maison de l’Europe nous annonçant "l’impossibilité absolue" de nous recevoir et sa Présidente expliquant par téléphone au directeur de l’Institut d’histoire sociale vers 18 h, la veille de la tenue de ce colloque, que la Mairie de Paris, propriétaire des lieux, était intervenue pour que la rencontre soit empêchée de se tenir.
>A ce jour, l’Institut d’histoire sociale n’a toujours pas reçu de la part de la Mairie de Paris la moindre explication ni la moindre justification écrite de sa décision, prise de manière pour le moins inélégante à quelques heures de l’ouverture du colloque. (...)
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le blason du parti communiste chinois25 octobre ◊ Chine : la dictature de Xi Jinping se durcit

Actuel président de la République populaire instituée à Pékin en 1949 par Mao, et secrétaire général du Parti unique, Xi Jinping fait figure de dirigeant le plus dictatorial depuis la mort du fondateur. Il a notamment renforcé l'emprise et raffermi l'idéologie du Parti communiste à Pékin
Le 24 octobre, le parti unique avait convoqué dans la capitale quelque 300 cadres du comité central. Cette séance plénière annuelle doit durer jusqu'au 27 et rappeler une ligne s'imposant aux 88 millions de membres du parti. Le prochain congrès se déroulera en 2017 et le mandat de son chef, qui devrait n'être renouvelé qu'en 2022, pourrait bien être prolongé au-delà des 10 ans maximum qu'ont duré successivement, à la tête du parti les directions de Hua Guo-feng (1976-1981), Hu Yaobang (1981-1982 puis simplement secrétaire général après qu'il eut supprimé le titre de président), Zhao Ziyang (secrétaire général de 1987 jusqu'aux événements de 1989), Hu Jintao (secrétaire général de juin 1989-novembre 2002 puis chef de l'État de 1993 à 2003 mais président de la commission militaire de 1989 à 2004) et enfin jusqu'en 2012 en tant que secrétaire général du parti et jusqu'en 2013 comme président de la république Hu Jintao.
Xi Jinpi son successeur n'a, comme on le voit, pas inventé (...)
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poutine 24 octobre ◊ Russie : un budget record pour les fonds secrets

Le projet de loi de Finances de la Fédération de Russie pour 2017 sera présenté le 27 octobre en conseil des ministres et présenté à la Douma le 28 octobre. Il prévoit des revenus de l'État à hauteur de 13 400 milliards de roubles. Au cours actuel de 68 roubles pour un euro cela représente la valeur de 197 milliards d'euros. Les dépenses y figurent de 16 200 milliards de roubles, soit un besoin de financement de l'ordre de 40 milliards d'euros. Or, parallèlement, un correctif de l’exercice 2016 augmente les fonds secrets de 800 milliards de roubles.
Le quotidien indépendant Novaïa Gazeta qualifie de "bombe !" cette nouvelle augmentation. Désormais en effet la part secrète du budget fédéral atteindra "un niveau inégalé depuis la chute de l'Union soviétique": ainsi les dépenses militaires véraitables dépasseront 4 200 milliards de roubles, soit 5,3 % du produit intérieur brut, un quart du budget de l'État(...)
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Tibisay Lucena présidente du Conseil national électoral21 octobre ◊ Venezuela : le régime reporte les régionales

À Caracas, le 18 octobre, le Conseil national électoral a annoncé que les élections des 23 gouverneurs régionaux, dont le mandat se termine en janvier seront reportées. Ces scrutins devaient se tenir en décembre ; ils se tiendraient à la fin du premier semestre de 2017.
Présidé par Mme Tibisay Lucena, le Conseil national électoral (CNE), est essentiellement composé de gens nommés par le pouvoir. L'opposition vénézuélienne dénonce un acte anticonstitutionnel.
Le pouvoir chaviste désormais semble craindre en effet de ne plus être en mesure de gagner un seul scrutin populaire. Dans le quotidien El Nacional Felix Seijas, directeur de l'institut de sondage Delphos explique ainsi : "Quand le gouvernement était populaire, il se servait des élections,. Aujourd'hui qu'il a perdu sa popularité, il ne veut plus se mesurer, car il sait qu'il va être largement battu."
En décembre 2012, du vivant de Hugo Chavez, son parti, le Parti Socialiste Unifié du Venezuela, avait gagné 20 des 23 régions. →  lire la suite de cette chronique

Vladimir Medinski 20 octobre ◊ Au quai Branly le chef de la délégation russe

Le 19 octobre, une délégation étatique russe était venue à Paris pour inaugurer le centre de propagande se voulant à la fois "spirituel, "culturel et "orthodoxe", quai Branly, À la tête de cette délégation le ministre de la Culture Vladimir Medinski. Dans son pays, trois historiens ont demandé qu’on lui retire son grade de docteur en histoire, ses travaux universitaires mélangeant propagande d'État et contre vérités manifestes.
Ministre de la Culture depuis 2012, ce personnage de 46 ans, très influent au sein de l’équipe Poutine, se révèle un grand défenseur de l’esprit faussement patriotique qui empoisonne la Russie de la Culture. Auteur d’une série de best-seller sur les "mythes" concernant le pays prétend désamorcer les "stéréotypes" injustement répandus, selon lui par de méchants étrangers qui osent croire à " l’ivrognerie, à la paresse ou à la cruauté des Russes" et qui sous-estiment la "grande guerre patriotique" de 1939-1945. →  lire la suite de cette chronique

poutine17 octobre ◊ Une protestation contre la venue de Poutine

Le 19 octobre 2016 le Président russe Vladimir Poutine devait venir à Paris, sur invitation du gouvernement français et à l’occasion de l'inauguration du Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe. Il était prévu qu'il discute avec François Hollande des guerres en Syrie et en Ukraine. Il a renoncé pour l’instant. Mais d’autres discussions sont en préparations.
Cependant, le Kremlin emprisonne ses opposants politiques, fournit massivement des armes qui tuent des civils ukrainiens et syriens et envoie des militaires russes faire la guerre en Ukraine et en Syrie : en ce moment même, Alep est bombardée quotidiennement par des bombes au phosphore, des bombes à sous-munitions... larguées depuis les avions russes (et syriens). De plus, la politique et les interventions du Kremlin contraignent, en Syrie et en Ukraine, des millions de personnes à fuir de leur domicile. Dans ces deux pays, Poutine mène la même politique : empêcher un peuple de décider librement de son avenir. Après 5 ans de soutien militaire de Poutine à Bachar al-Assad(...) .
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Kaci Kullmann Five15 octobre ◊ Saumon et Prix Nobel

Par Eduardo Mackenzie

Quel rapport peut-il y avoir entre le saumon norvégien et le Prix Nobel de la paix ? L'anecdote savoureuse qui suit montre qu'il existe un lien entre ces deux extrémités très différentes. Thorbjørn Jagland, un homme politique socialiste influent et éphémère ancien premier ministre de la Norvège, était, depuis des années, le président incontesté du comité qui décerne le Prix Nobel de la paix. Soudain, le 3 mars 2015, à Oslo, il y a eu quelque chose d'inhabituel : Jagland, qui était à cette époque le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, a été démis de ses fonctions, rétrogradé au rang de membre du comité et rapidement remplacé par l’avocate Kaci Kullmann Five, vice-présidente de cet organisme et membre du parti conservateur norvégien.
Jamais auparavant une telle chose n’était arrivée comme cela dans l’histoire de ce prix..
Mme Kullmann a refusé de donner des explications sur cet épisode. (...) .
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manif à hong kong 12 octobre ◊ Hongkong : rentrée mouvementée au Conseil législatif

La rentrée du Legco [Legislative Council], de Hongkong, ce 12 octobre donnait la parole désormais à une nouvelle génération d'élus. Bien plus déterminés à rejeter l'influence du gouvernement communiste de Pékin, ils sont d'abord beaucoup plus jeunes que leurs prédécesseurs.
Harold Thibault et Florence de Changy, correspondants du Monde, soulignent ainsi : "avant, la moyenne d’âge était de 58 ans et le plus jeune député avait 35 ans. Au nouveau Conseil législatif, trois parlementaires ont moins de 30 ans. Le plus jeune d’entre eux, Nathan Law, 23 ans, est encore étudiant. Il s’est fait connaître à la fin de l’été 2014, (...) →  lire la suite de cette chronique

pierre laurent à calais le 10 octobre 11 octobre 2016 ◊ Le PCF et la situation de Calais

Une délégation du PCF était à Calais le 10 octobre sous la conduite du secrétaire national Pierre Laurent. Ce dernier était accompagné de l'eurodéputée Front de gauche Marie-Christine Vergiat.
Il ne s'agissait pas d'y rencontrer les ouvriers, les manutentionnaires ou les salariés de cet ancien bastion du PCF. Tombée aux municipales en mars 2008, la municipalité communiste appartient au passé.
La visite principale en effet concernait les associations d’aide aux migrants. Celles-ci ont évidemment fait part de leurs difficultés. Elles manquent de subventions.
Toutefois, elles ont également assuré que des possibilités de développement de leur activité existent.(...)
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la liesse après la victoire du non 7 octobre ◊ La Colombie a voté Non

Nous nous réjouissons qu'un "plan de paix" élaboré avec les encouragements de La Havane ait été rejeté. Décidément, le "socialisme", modèle XXe ou du XXIe siècle, a du plomb dans l'aile en Amérique latine !
Nombreux étaient ceux qui ne croyaient pas au scénario qui vient de se dérouler en Colombie. L'avenir n'est pas tout tracé cependant et si nous donnons volontiers la parole à notre ami Eduardo Mackenzie pour qu'il nous fasse part de son analyse, d'autres textes suivront, sans doute un peu différents, mais, comme celui-ci, susceptibles d'affiner le point de vue de chacun. PR                  
La Colombie a voté "Non": la paix dans la démocratie a gagné... Par Eduardo Mackenzie(...)
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lula et dilma6 octobre ◊ Brésil : portée de la chute du prétendu parti des travailleurs

La destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff aura sans doute constitué un événement majeur pour toute l'Amérique latine. Elle a été décidée par plus des 2/3 des sénateurs. Hier, leurs partisans écrivaient "Dilma aussi honnête que Lula". Aujourd'hui l'opinion semble devoir deviner que les deux sont aussi malhonnêtes.
Même Le Monde est bien obligé de constater que cet événement signe la fin d’un cycle, ouvert en 2003 avec l’arrivée au pouvoir de Luiz Inacio Lula da Silva :.
"L’histoire ne s’arrêtera pas comme ça", a assuré Mme Rousseff aux militants venus la soutenir ce jour-là, "nous reviendrons". À distance, Lula, le visage fermé, observe sans rien dire celle qui fut sa protégée. La destitution de Dilma Rousseff est aussi son échec. (...)
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régis debray5 octobre ◊ Air France : le sabotage fait partie de la guerre

Au moment où de bons esprits faux, tel Régis Debray, nient péremptoirement l'existence d'une guerre entre Daëch et les pays civilisés, certains faits, malheureusement têtus, démentent leur optimisme.

Le Canard Enchaîné rapportait ainsi en date du 5 octobre que la compagnie aérienne française fait face à une multitude d’incidents en lien avec la montée de l’islamisme radical au sein de ses effectifs. Ceci amène le site du magazine Marianne à poser la question : "La sécurité est-elle garantie sur les vols d’Air France ?" car la compagnie française a enregistré ces derniers temps plusieurs tentatives de sabotage sur certains de ses appareils.(...)
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Barbara Lefebvre29 septembre ◊ Islam et manuels scolaires

Sous le titre "Comment l'islam est abordé dans les manuels scolaires  ?" Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, et auteur en 2005 de Élèves sous influence et co-auteur en 2002 des "Territoires perdus de la République" a accordé au FigaroVox un entretien fleuve réalisé le 23 septembre par Vincent Tremolet de Villers.
Elle y montre comment l'Education nationale porte un regard apologétique sur la civilisation arabo-musulmane.
Quelques extraits : Figarovox : – À quoi sert l'histoire enseignée à l'école : à développer le "vivre-ensemble" ou à instruire les élèves ?
Barbara Lefebvre : – L'histoire scolaire telle qu'elle est prescrite par les programmes officiels transposés fidèlement dans les manuels scolaires, n'est pas l'histoire universitaire. (...)→  lire la suite de cette chronique

Les Farc

28 septembre ◊ Les Farc colombiennes et l'après accord

C'est le 23 septembre, lors de leur conférence nationale, à Llanos del Yari, que les membres des Farc, qui auront ensanglanté la Colombie pendant un demi-siècle ont formellement approuvé l’accord négocié à La Havane avec le gouvernement légal et démocratique de leur pays.

Cette rebellion armée marxiste-léniniste apparue en 1964 avait notamment pris le contrôle du trafic de cocaïne, se finançant aussi par les demandes de rançons, et d'autres activités criminelles etc.  (...)→  lire la suite de cette chronique

Jeremy Corbyn au congrès de Liverpool26 septembre ◊ Grande Bretagne : l'extrême gauche l'emporte au congrès travailliste

En obtenant une large victoire, par 62 % contre 38 % Jeremy Corbin se trouve confirmé à la tête du "plus grand parti politique du monde occidental", selon sa propre expression. le résultat du vote avait été proclamé, au soir du 24 septembre, en lever de rideau du congrès du Labour à Liverpool
Rappelons ici que le parti travailliste n'est plus statutairement contrôlé par les trade-unions qui l'avaient fondé, ni même par son groupe parlementaire qui, à 80 % rejette la nouvelle direction.
De plus ce parti est en déclin.
Fondé au début du XXe siècle par les syndicats britanniques, le parti travailliste est apparu, au plan parlementaire, d'abord timidement : une vingtaine puis une quarantaine de députés avant la première guerre mondiale. À partir des années 1920 il supplante le parti libéral.
Or, s'il forme, aujourd'hui encore, l'opposition officielle (...)→  lire la suite de cette chronique

les leaders de Podemos23 septembre ◊ Brèves de chronique

Espagne : le torchon brûle entre leaders de Podemos  Les journalistes avaient bien trouvé le parti d’extrême-gauche Podemos... Russie : des élections législatives en forme de plébiscite pour Poutine. Une participation en forte baisse par rapport au précédent scrutin, le plus bas depuis... Corée du Nord : Ça change tout ! La Corée du Nord a annoncé que la Ligue socialiste... Chine : un chômage (caché) en hausse Inexistant en 2010, le sous-emploi atteindrait aujourd’hui... France : interview de Chantal Mouffe dans Fakir Chantal Mouffe, une intellectuelle gauchisante belge, est longuement interviewée...
(...)→  lire la suite de cette chronique

georges seguy22 septembre 2016 ◊ Hommages de la CGT et du PCF à Georges Séguy

Le 20 septembre à Montreuil au siège de la CGT, on rendait hommage à Georges Séguy, décédé en août, ancien secrétaire général de la confédération et dirigeant du PCF. Le patio de l'immeuble et désormais a été, en cette occasion, rebaptisé de son nom. Plusieurs centaines de militants, cégétistes et communistes, de toutes générations, qui répondaient à l'invitation des deux organisations, car, comme le note L'Humanité du 22 septembre : "engagé sa vie entière durant, Georges Séguy le fut indissociablement aux plans syndical et politique, ce qu'il assuma 'sans complexe' comme le souligne le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent".
Voici à ce sujet les déclarations de Pierre Laurent ; elles nous semblent se passer de commentaires :
"L'hommage qui nous rassemble est exceptionnel et singulier, mais finalement aussi naturel que le fut l'engagement de Georges tout au long de sa vie. Un engagement dans lequel militantismes politique et syndical ne se confondaient pas mais formaient un tout, solidement ancré dans un seul et même désir de justice.
(...) Georges Séguy vivait le communisme dans sa chair, comme un idéal de société bien sûr, mais aussi comme un rapport concret au temps présent, comme une matrice de compréhension du monde. (...)→  lire la suite de cette chronique

Musulmans de France 21 septembre ◊ Démographie : sur le nombre des musulmans de France

Ce 20 septembre, sur le site Atlantico, Michèle Tribalat répondait à l'évaluation peu scientifique récemment diffusée sur le nombre des musulmans de France :
Atlantico : Dans son rapport sur les musulmans de France publié en exclusivité par le JDD, l'Institut Montaigne avance qu'il y a entre 3 et 4 millions de musulmans en France. Ces derniers représenteraient par ailleurs 5,6% des plus de 15 ans. Ces estimations vous semblent-elles correctes ?
Michèle Tribalat : L’enquête de l’IFOP réalisée pour l’Institut Montaigne a été conduite (...)
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Boualem Sansal 20 septembre 2016 ◊ Boualem Sansal : face à la montée de l’obscurantisme

L’écrivain algérien Boualem Sansal était l'invité du Monde Festival à l'Opéra Garnier, le 18 septembre 2016. Il dénonce "le déclin de la démocratie en France".
Pendant une heure, dans le somptueux décor du foyer du Palais Garnier, l’écrivain algérien, lauréat du Grand Prix de l’Académie française pour son roman 2084, la fin du monde (Gallimard), a livré une vision très personnelle de l’engagement littéraire, de la montée de l’islamisme et des dangers qui guettent, selon lui, la démocratie française.
Interrogé par le journaliste du Monde Nicolas Weill, Boualem Sansal a rappelé la grande difficulté de l’engagement face aux totalitarismes quels qu’ils soient. (...)
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campagne électorale russe19 septembre ◊ Élections législatives russes

La Russie a choisi ce dimanche 18 septembre les 450 membres de la Douma d’État. Avant de pouvoir en analyser les résultats officiels, rappelons le contexte de cette opération constitutionnelle.
Les dernières élections, en décembre 2011, avaient donné le résultat suivant :
Parti communiste russe : 92 sièges (+35)
Russie juste : 64 sièges (+26)
Russie unie (pro Vladimir Poutine) : 238 sièges (-77)
Parti libéral-démocrate de Russie (nationaliste) : 56 sièges (+16).
Kathrin Hille, correspondante du Financial Times à Moscou, explique dans quel climat on a voté et quels sont les enjeux de ces législatives. Nous en donnons de larges extraits.
Le premier point à retenir est le manque d’intérêt pour ce scrutin : (...).
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kim junior15 septembre ◊ La verrue nord-coréenne, pour combien de temps encore ?

La Corée du Nord vient donc d’effectuer son cinquième essai nucléaire. Les condamnations ne manquent pas dans le monde entier. Mais quelle importance ? Dans son délire obsidional, la Corée du Nord trouvera dans sa posture "seule contre tous" de quoi justifier de nouveaux appels à la mobilisation, à la résistance, au combat contre l’impérialisme américain et ses marionnettes de Séoul, etc.
Le Conseil de Sécurité va se réunir, et il décidera de nouvelles sanctions qui ne seront pas appliquées ou qui le seront en les assortissant de divers moyens de les détourner.(...).
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pierre laurent à la fête de l'huma 14 septembre 2016 ◊ PCF : Fête de L'Huma et ligne du parti

Cette année encore à La Courneuve, les 10 et 11 septembre, la Fête de L'Humanité a pu rassembler des dizaines de milliers de visiteurs. Difficile, certes, d'avaliser ici le chiffre incontrôlable, énorme, de 600 000 personnes, annoncé par les organisateurs pour cette 81e édition. Il s'agissait en tout état de cause de rappeler, à ceux qui voudraient l'oublier, la force du parti communiste relativement aux autres composantes de la gauche.
Sans doute dans l'absolu on nous rappellera que ce parti "n'est plus ce qu'il était". Mais on doit comparer son déclin relativement à celui des autres forces politiques.
Son quotidien l'Humanité éprouve par exemple les plus grandes difficultés à survivre. Maurice Ullrich indiqua ainsi que, pour couvrir la crise politique brésilienne il n'avait pas les moyens de faire voyager un envoyé spécial. (...)
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l'islamisme radical13 septembre ◊ Islamisme radical : la répression est juridiquement possible

Sous le titre : "Interdire les manifestations d'allégeance à l'islamisme radical est nécessaire et possible" Bertrand Mathieu, professeur de droit constitutionnel à l'École de droit de la Sorbonne-université Paris-I, montre sur le site Figaro vox quelle forme de répression non-discriminatoire est compatible avec les principes de la Constitution française :
Les pouvoirs publics doivent apporter une réponse législative globale aux manifestations de l'islamisme radical, argumente L'échec de la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité au printemps dernier, l'invalidation par le Conseil d'État des arrêtés municipaux anti-burkini en août, les débats sur l'articulation entre principe de laïcité (...)
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grève de la faim de l’opposant cubain Guillermo Fariñas12 septembre 2016 ◊ Cuba : le sort de l'opposition ne s'améliore pas

Plus de 50 jours de grève de la faim pour l’opposant cubain Guillermo Fariñas, dirigeant du "Forum antitotalitaire uni"
Nous sommes régulièrement informés de l’état de santé de Guillermo Fariñas, psychologue et journaliste cubain, leader du Forum antitotalitaire uni, basé à Santa Clara, la ville du centre de Cuba où se trouve le mausolée à Ernesto Guevara. Nous sommes informés grâce aux messages que nous recevons de Martha Beatriz Roque Cabello. Elle nous a notamment fait part de son inquiétude quant à la santé de Guillermo Fariñas, que tous ses compagnons de lutte appellent "El Coco". Beatriz Roque nous a donné quelques exemples des actions menées par le régime castriste pour déconsidérer l’opposant : il utilise (...) .→  lire la suite de cette chronique

Oussama ben Laden et Ayman al-Zawahiri9 septembre 2016 ◊ Al-Qaïda : sa nouvelle stratégie

En mai 2011, à la mort d'Oussama Ben Laden, al-Qaïda semblait vouée au déclin et à la disparition. Or, cette organisation islamo-terroriste internationale compte sur la défaite prochaine de sa rivale Daësh en Syrie et en Irak pour au contraire rebondir, grâce à une stratégie d'implantation locale patiemment mise en place ces dernières années, que ce soit au Yémen, en Syrie ou au Maghreb. Le tournant s'est produit en 2010-2011.
Dans Le Figaro en ligne le 9 septembre, Georges Malbrunot souligne à cet égard, une différence radicale de stratégie : "contrairement à Daësh, écrit-il, la mouvance terroriste ne veut pas s'aliéner les populations pour établir des sanctuaires au Levant et en Afrique" : .
"Au cours des années qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001, al-Qaïda . (...) .→  lire la suite de cette chronique

Nathan Law, porte-parole de la révolution des parapluies,

8 septembre ◊ Hong Kong : une victoire de l ’opposition démocratique

Les élections au conseil législatif le 5 septembre à Hong Kong, les premières depuis la période de manifestations appelée révolution des parapluies, était les plus importantes depuis la rétrocession du territoire à la Chine en 1997.Le camp démocrate en sort renforcé.
La présence de nombreux candidats issus du mouvement des parapluies mais de la mouvance localiste, qui défend la spécificité et l’autonomie de la péninsule, a chamboulé le paysage politique qui voyait jusque-là s’affronter "pro-Pékin" et "pan-démocrates" (...) .
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françois hollande sous le buste de ho chi minh

7 septembre ◊ Vietnam : grève de la faim pour la liberté

Après la Chine, où il a participé au sommet du G20 de Hangzhou, le président Hollande a entamé le 6 septembre, une visite de deux jours au Vietnam, première visite d’un chef d’État français depuis celle de Jacques Chirac en 2004. Il s’est rendu au Vietnam pour relancer la coopération économique.
La France a demandé aux autorités vietnamiennes la remise en liberté de quatre militants des droits de l'Homme, lors de la visite de François Hollande au Vietnam, a-t-on appris mercredi auprès de l'entourage du président français. Il s'agit d'un militant catholique, du fondateur d'une formation politique dans ce pays communiste à parti unique, d'une militante engagée contre les expropriations et d'un blogueur.
Ils ont tous été condamnés à de longues peines de prison (...).
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karimov

6 septembre ◊ Ouzbékistan : le modèle post-soviétique en Asie centrale

Islam Karimov, au pouvoir depuis 1989, était mort à l’âge de 78 ans d'une hémorragie cérébrale, et les autorités ouzbèkes ont tardé à confirmer officiellement son décès le 2 septembre à Tachkent. Il dirigeait sans partage l’Ouzbékistan, depuis l'indépendance survenue en 1991 et ayant même détenu, depuis 1989 le pouvoir local dans le cadre soviétique en tant qu'apparatchik du parti communiste.
Cette disparition est un événement important dans cette région où l’alternance politique est quasiment réduite à néant, hormis au Kirghizistan voisin.
Selon l'usage musulman ses funérailles se sont déroulées très rapidement, le lendemain 3 septembre dans sa ville natale de Samarcande.
Passé du costume de premier secrétaire du parti communiste à président en 1991 (...) . →  lire la suite de cette chronique

LEOPOLDO LOPEZ5 septembre 2016 ◊ Lettre de prison de Leopoldo Lopez entre deux manifestations

Le premier septembre, avant une première manifestation monstre contre le régime chaviste de Maduro, et avant une deuxième prévue le 7, Leopoldo Lopez, un des principaux dirigeants de l’opposition vénézuélienne, a rendu public un texte dont l’importance n’échappera pas à nos lecteurs. Il fait le point sur la situation au Venezuela, souligne les enjeux de la lutte actuelle et dégage les perspectives qui s’offrent au pays.
Je suis incarcéré à la prison militaire de Ramo Verde, très près de Caracas, depuis le 18 février 2014. Ma faute fut de protester de manière pacifique contre le gouvernement corrompu, inefficace, répressif et antidémocratique de Nicolas Maduro (...) .
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la manifestation du 1er septembre à Caracas2 septembre ◊ Manifestation sans précédent de l'opposition anti-Maduro à Caracas

Ce 1er septembre à Caracas l'opposition vénézuélienne est parvenue, pour la première fois cette année, à mobiliser massivement les partisans d'un référendum révocatoire du président Nicolas Maduro. Et elle appelle à de nouvelles manifestations le 7 et 14 septembre.
La grande marche nationale a rassemblé un million de personnes contre le président Nicolas Maduro. "Un pari réussi" selon le correspondant de France 24 et de rFI à Caracas, Julien Gonzales.
Il faut à ce sujet lire les publications en français des partisans du chavisme. Ceux-ci non seulement nient la réalité du désastre matériel de ce régime mais accusent de partialité tous les observateurs. (...) →  lire la suite de cette chronique

Rodrigo Londoño Echeverri, alias Timoleón Jiménez ou Timochenko, chef des Farc
formé par l’université Patrice Lumumba à Moscou1er septembre ◊ Le PCF applaudit aux accords de La Havane

Le Parti Communiste Français ne semble pas avoir trop d'occasion de se réjouir ces derniers temps. Le communiqué ci-dessous, qu'il titre "La Colombie se réveille enfin sans guerre" avec le Front de Gauche, et la Gauche Européenne, en date du 1er septembre 2016 nous semble, en revanche, assez bien caractériser la nature, pour le moins ambiguë, de "l'accord" conclu entre les Farc et le président colombien Santos :
Le PCF se félicite du dénouement d’un conflit qui a déchiré le pays pendant 52 ans, faisant plus de 220 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.
L’accord de La Havane est l'événement le plus important pour le pays lui-même, mais aussi pour toute cette région. La joie est légitime, elle est le triomphe(...)

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Kim Yong-Jin ministre de l'Éducation nord coréen31 août ◊ Corée du nord : fusillé pour manque de respect

La Libre Belgique est un des journaux européens les plus sensibles à ce qui se passe en Corée du Nord. Ce 31 août, elle publiait un article sur l’exécution récente – "pour manque de respect" – d’un vice-Premier ministre, chargé de l’éducation. Nous en reprenons ci-dessous les principaux passages.
Depuis son arrivée au pouvoir après le décès de son père fin 2011, le jeune dirigeant nord-coréen aurait déjà exécuté ou rétrogradé plusieurs hauts responsables dans le but apparent de renforcer son emprise sur le pays. Dernière victime en date, le ministre de l'Éducation Kim Yong-Jin, qui "a été exécuté", comme l’a annoncé ce 31 août, lors d'une conférence de presse, le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification (...) →  lire la suite de cette chronique

les terrorsites se seventdes réseauw30 août ◊ Combattre l'islamisme sur tous les fronts

Dans une lettre ouverte, des personnalités militantes exhortent les dirigeants politiques français à mener une guerre éminemment politique et économique contre l'islamisme radical :
Alors que depuis 2012 notre pays connaît une vague d’attentats sans précédent, pas un jour ne passe sans que l’un d’entre vous ne clame que "nous sommes en guerre". Pour répondre à l’inquiétude des citoyens, vous proposez des actions et des mesures souvent pertinentes, dont chacun peut légitimement se demander pourquoi elles n’ont pas été mises en œuvre plus tôt.
D’autres de vos idées sont plus contestables, si nous voulons conserver un cadre démocratique à notre République. Quelques-uns d’entre vous font même référence à Churchill ("Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur") ou à Clemenceau ("Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre"), mais peu semblent avoir la lucidité de l’analyse, la cohérence de l’action et la persistance du courage de ces illustres prédécesseurs.(...)

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Les terroristes impunis des Farc29 août ◊ Colombie : un espoir bien naïf ?

À l'heure où tant de gens semblent applaudir à l'entrée en vigueur de l'accord de La Havane entre les terroristes narcotrafiquants des Farc et le gouvernement colombien, après 52 années de guérilla notre ami Eduardo Mackenzie réitère ses critiques contre les zones d'ombres, les faux-semblants et les dangers de cet étrange accord.
Il les développe dans deux textes que nos lecteurs trouveront ci-dessous :
1. "Colombie un très funeste accord de paix" (25 août) et
2. Entretien avec Atlantico : Des guérilleros Farc désarmés et intégrés à la société civile ? Un espoir bien naïf... qui ignore l’histoire de cette guérilla et les termes de l’accord conclu (26 août)(...) →  lire la suite de cette chronique

Syrie : fusion en vue de  groupes rebelles26 août ◊ Syrie : fusion en vue de groupes rebelles

Dans L'Orient Le Jour de Beyrouth, le 24 août Caroline Hayek souligne et considère à cet égard que "si le rôle de Fateh el-Cham (ex-al Nosra) au sein de cette possible entité reste à déterminer, ses intentions réelles sont extrêmement ambiguës."
La dynamique a changé de camp depuis que les rebelles sont parvenus le 7 août courant à briser le siège imposé par le régime syrien et ses alliés à Alep-Est. Fort de leur victoire à l'issue du premier round, les différents groupes composant les forces rebelles sont désormais plus enclins à coopérer et pourraient même fusionner au sein d'une même entité. Plusieurs informations révèlent en effet que des tractations sont en cours depuis lundi entre les différents groupes, parmi lesquels les deux plus importants : le groupe salafiste Ahrar el-Cham, soutenu par la Turquie (...) →  lire la suite de cette chronique

Choudary et Coe25 août ◊ Londres : La fin de l'impunité pour le groupe Choudary

Au Royaume-Uni, résumait le 17 août Hélaine Lefrançois, correspondante à Londres de Libération : "Anjem Choudary a entraîné des jeunes vers un extrémisme violent".
Cette figure du Londonistan vient d'être condamné soulignaient le 16 août Le Monde et The Guardian pour avoir soutenu l’État islamique.
Anjem Choudary, l’un des prédicateurs radicaux les plus célèbres du Royaume-Uni a été reconnu coupable de soutien à l’organisation État islamique, a annoncé The Guardian, mardi 16 août. Son procès a eu lieu en juillet, mais le verdict ne pouvait être révélé avant le 16 août, précise le quotidien (...) →  lire la suite de cette chronique

Anton Vaïno24 août ◊L'inquiétant nouveau bras droit de Poutine

Le 12 août, Vladimir Poutine limogeait son chef de cabinet et vieil allié, l'ancien du KGB Sergeï Ivanov. On apprenait en même temps certaines nominations au sein de l’appareil, interprétées comme une réorganisation stratégique avant les élections législatives, prévues en septembre, et la présidentielle de 2018.
Or, Ivanov était remplacé par un certain Anton Vaïno, que les Russes connaissent peu. À peine plus connu en Russie qu'en occident, l'homme a cependaant derrière lui une œuvre philosophique des plus étranges.(...) →  lire la suite de cette chronique

Vesela Kazakova et Mina Mileva23 août ◊ Bulgarie : deux cinéastes redécouvrent les démons du communisme

Au 22e Festival du film de Sarajevo, était projeté en avant-première, le documentaire La bête est toujours vivante, des cinéastes bulgares Vesela Kazakova et Mina Mileva. Ce film traite de la transition post-communiste bulgare ratée et de la difficulté du pays à reconnaître les crimes commis par les autorités communistes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Œuvre complexe et très intime, La bête est toujours vivante est un documentaire qui parle de l’histoire de la famille de Vesela Kazakova et de la transition, ratée en Bulgarie, mais aussi, du gouvernement communiste et de l’Union européenne. Le récit se développe autour de la figure du grand-père de Vesela, pope orthodoxe engagé dans la lutte anti-communiste
(...) →  lire la suite de cette chronique

Brice Couturier22 août ◊ Brice Couturier : réveillons nous !

Alexandre Devecchio a eu la bonne idée d'interviewer pour FigaroVox le 19 août, Brice Couturier, chroniqueur matinal de France-Culture pendant cinq ans, de septembre 2011 à juin 2016.
Nous reproduisons quelques_uns des moments forts de ce très riche entretien.
Alexandre Devecchio. – De septembre 2011 à juin 2016, vous avez été chroniqueur et co-animateur dans "Les Matins de France Culture". Que retenez-vous de ce quinquennat sur le plan intellectuel et politique ?
Brice Couturier (…) – Ce qui m'a frappé dans les débats des dernières années(...)
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au combat contre Dech 19 août ◊ Un Normalien avec les Kurdes contre Daech

C'est le 13 août que les dernières poches de résistance des djihadistes de l'État islamique ont cédé à Minbej en Syrie, leur principal point de passage vers la Turquie. Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe, ont alors pu célébrer avec les civils la libération de la ville.
Le Figaro du 15 août publiait, recueilli par Édouard de Mareschal le récit d'Hubert, normalien français, qui, à leur côté, combat l'État islamique en Syrie : "Nous menons, déclare-t-il, le même combat contre Daech, un ennemi qui nous a clairement déclaré la guerre. On ne peut plus rester indifférent ou s'enfermer dans la peur. Ça suffit, il faut se battre. S'ils veulent nous frapper chez nous, il faut aller les frapper chez eux." (...) →  lire la suite de cette chronique

Fidel Castro fête son 90e anniversaire : revêtu du survêtement vert algérien entre son frère Raùl et son satellite Maduro18 août 2016 ◊ Une déification calculée

Le 13 août, Fidel Castro a fêté ses 90 ans. La presse occidentale et française en particulier s’est fendue en général d’articles mesurés, admettant les difficultés économiques et l’absence de libertés publiques mais reprenant aussi les litanies du régime : Castro aurait "rendu sa dignité" au peuple cubain, il lui a donné une éducation et un système de santé gratuits etc.

Ne revenons pas une fois de plus sur la critique de ces clichés (...)

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le pape et l'imam17 août ◊ Étonnement devant l'attitude l'Église

Le 10 août Figarovox publiait une importante analyse du philosophe et sociologue Shmuel Trigano professeur émérite des Universités, spécialiste de la tradition hébraïque et du judaïsme contemporain.
Après les attentats, la volonté de l'Église de "pacification sociale" est jugée inquiétante par Schmuel Trigano. Ce positionnement laisse en effet une marge de manœuvre à l'islamisme, notamment aux Frères musulmans qu'il analyse en s'efforçant de répondre à la question : "Le discours moral de l'Église peut-il fonctionner face à l'islamisme ?" (...) →  lire la suite de cette chronique

Corée du nord 16 août 2016 ◊ Corée du Nord, dernières

On hésite à donner des nouvelles de Corée du Nord, tant elles se ressemblent de mois en mois, d’années en années.
La misère continue de sévir. L’Unicef a récemment fait savoir qu’elle avait fourni une aide alimentaire à 1,7 million d’enfants de Corée du Nord depuis le mois de janvier. Elle a aussi fourni au gouvernement nord-coréen des kits d’aides médicales d’urgence d’une valeur de 2,4 millions de dollars et des vitamines d’une valeur de 1,6 million pour 20 000 enfants souffrant de malnutrition sévère. L’organisation a donné aussi pour 1,5 million de dollars de vaccins à 168 000 enfants.
250 000 Nord-Coréens, enfin, (...) →  lire la suite de cette chronique

mayotte 12 août 2016 ◊ Mayotte, la République laïque et la charia

Depuis 2011, l’ensemble d'îles de Mayotte, 227 000 habitants sur 376 km2, est officiellement devenu le 101e département français et le cinquième département d’outre-mer.
Mayotte fait géographiquement et historiquement partie de l'archipel des Comores. Situées dans l’Océan indien, Situées dans l’Océan indien, Situées dans l’Océan indien, à mi-distance entre l’Est africain et le Nord de Madagascar, al-Qumr, de leur nom arabe, sont gagnées à l’islam dans la seconde moitié du XVe siècle, avec l’arrivée de la dynastie arabo-irano-bantoue des Shîrâzis, venue de la côte nord-est de l’Afrique.
Colonisées par la France en 1841, les Comores avaient été rattachées à Madagascar en 1908. Elles deviennent en 1946 territoire d’outre-mer. En 1976, tandis que les trois autres îles Comores accèdent à l’indépendance, Mayotte choisit de rester française, à 99,4 %.
Après avoir été tour à tour territoire d’outre-mer, collectivité territoriale et collectivité départementale, Mayotte est théoriquement désormais un département à part entière. Or, c'est le seul de la République dont la population soit à 95 % musulmane.(...)
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Carte de l'amérique centrale

11 août ◊ Retourner à Cuba ? Plutôt mourir

On ne sait si la presse fêtera le 90e anniversaire de Fidel Castro, le 13 août. En tout cas, son œuvre est là aussi, dans le fait que des milliers de réfugiés cubains n’hésitent pas à tenter de passer à pied l’inhospitalière frontière qui sépare la Colombie et le Panama de peur d’être renvoyés dans leur île.
Un reportage paru il y a peu dans la presse espagnole en dit long sur l’état d’esprit de la population cubaine, sur la catastrophe que représente aujourd’hui ce qui fut "le premier territoire socialiste de l’Amérique" et sur la naïveté, de bien des touristes occidentaux qui reviennent d’une ou deux semaines de vacances cubaines.(...)
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Trump et Poutine 9 août 2016 ◊Trump et Poutine

Il est très important de comprendre de quelles personnes est entouré Trump, quels hommes sont à côté de lui. Comme le savaient déjà les Ukrainiens, une de ces personnalités est Paul Manafort. Nous savons qu’il a travaillé pour Viktor Yanoukovich. Il a été lié aux intérêts financiers de Yanoukovich. Outre cela, il a des relations avec des oligarques ukrainiens et russes. Ils s’occupaient notamment ensemble de différents projets d’investissement. Pour la politique américaine, une telle personnalité est tellement différente et corrompue que (...)
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enfants recrutés par les Farc 8 août 2016 ◊ Colombie : L'horreur des enfants recrutés par les Farc

À l'heure où les plus optimistes fondent leurs espérances sur le projet d'une paix, négociée à La Havane, entre la Colombie et les Farc narco-terroristes, il semble utile de prendre conscience de certaines réalités, rarement évoquées en France, de cette guérilla déclenchée il y a plus de 50 ans par le parti communiste colombien et à laquelle on prétend accorder l'impunité.
Le 12 février 2016, alors qu'était célébrée la "Journée internationale des enfants soldats" les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) annonçaient qu'elles allaient mettre fin à l’enrôlement des enfants dans leurs rangs, ne plus recruter de combattants âgés de moins de 17 ans et libérer les quelque 2 000 enfants-soldats. Les mineurs actuellement dans leurs rangs allaient retrouver une vie (...)
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le chef de boko haram5 août 2016 ◊ Boko Haram d'une stratégie à l'autre

En Irak et en Syrie le territoire contrôlé par Daësh a été réduit entre octobre 2014 et juillet 2016 de 60 000 à 34 000 km2. En Libye, le premier ministre du gouvernement d’union nationale mis en place en mars sous l’égide de l’ONU, annonçait le 1er août, des frappes aériennes occidentales à Syrte, et, dès le 3 août Le Figaro en ligne n'hésitait pas à titrer "Libye : Daësh en déroute".
Ces succès ne doivent cependant pas nous rassurer entièrement. Il est clair en effet qu'en même temps que Daësh connaît des revers, des reculs ou des replis territoriaux, il redéploie une stratégie terroriste, et la France désignée comme "croisée" se trouve aux premières loges.
C'est peut-être dans cette optique qu'il faut observer l'évolution de Boko Haram en Afrique occidentale (...)
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la révolution culturelle 3 août 2016 ◊ Chine : les 50 ans de la révolution culturelle

En août 1966 une hystérie sanglante s'emparait de la Chine, la "grande révolution culturelle prolétarienne" déclenchée par Mao Tsé-toung.
Et, un demi-siècle plus tard, tout arrive  : Le Monde vient de publier une excellente série de 6 articles sous le titre "Il était une fois la Révolution culturelle", à redécouvrir sans modération :
Chine, août 1966, un premier été rouge sang (1|6)
Mao, objet d’un culte absolu (2|6)
Le dernier jour de Lao She (3|6)Les massacres des catégories noires (4|6)
En Chine, la génération perdue des "jeunes instruits" (5|6]
Cannibalisme et crimes d’Etat dans le Guangxi (6|6](...) →  lire la suite de cette chronique

Mugabe1er août 2016 ◊ Zimbabwé : est-ce le commencement de la fin ?

À Harare, le 27 juillet Robert Mugabe, inamovible chef de l'état du Zimbabwé depuis 36 ans rassemblait ses fidèles devant le siège de son parti, la Zanu-PF.
Lançant le signal de la répression contre les anciens combattants contestataires il faisait arrêter deux hauts responsables de l'Association des anciens combattants, Douglas Mahiya et Victor Matemadanda. Respectivement porte-parole et secrétaire général de l'Association des vétérans de la guerre de libération ils avaient osé critiquer le président. Le 28 juillet le collectif des Avocats du Zimbabwé pour les droits de l'homme indiquait : "selon les informations que nous avons, la police est en train de l'inculper de subversion et d'insultes à la présidence".
Le Zimbabwé est plongé dans une situation de crise économique catastrophique et chacun, y compris dans les rangs des profiteurs et des piliers du régime (...) →  lire la suite de cette chronique

Kem Ley vs Hun Sen29 juillet 2016 ◊ Cambodge : le régime et la liquidation de Kem Ley

Le 24 juillet à Phnom Penh une immense foule accompagnait la dépouille de Kem Ley, assassiné quelques jours plus tôt. C'était un analyste et homme politique très populaire, un opposant au régime de Hun Sen et les manifestants ont compris qu'il a été assassiné le 10 juillet sur ordre du pouvoir.
Ce meurtre a été présenté officiellement comme un simple fait divers et le quotidien Cambodian Daily a rendu publiques les pressions exercées sur les responsables des médias pour qu’ils n’évoquent pas la mort de Kem Ley. Le 25 juillet était publiée dans le Phnom Penh Post (...) →  lire la suite de cette chronique

dialogue de paix ou triomphe des farc27 juillet 2016 ◊ Référendum sur les accords de paix entre le gouvernement colombien et les FARC

Ce qui suit n’est pas la position de l’Institut d’histoire sociale mais bien la preuve de sa volonté de comprendre ce qui se passe entre le gouvernement colombien de Manuel Santos et les FARC et la pertinence des critiques que lui adresse Alvaro Uribe.
Personne ne se réjouit de ce qu’on doive négocier avec des tueurs, narco-trafiquants se réclamant de surcroît d’une "révolution" dont nous voyons les sinistres effets à Cuba ou au Venezuela.
Notre ami Eduardo Mackenzie nous a donné, à cet égard,  son point de vue (...)
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→  lire la contribution au débat "Non à l’arrivée de troupes étrangères en Colombie !"par Eduardo Mackenzie

pavel sheremet25 juillet 2016 ◊ Assassinat à Kiev d’un journaliste russe critique de Poutine

Pavel Sheremet, un de ces journalistes russes qui exercent leur profession depuis Kiev, est mort le 20 juillet, victime d’un attentat dans une rue du centre de la capitale ukrainienne. Le journaliste, critique du Kremlin, se dirigeait en voiture à son travail, dans une station de radio locale, quand le véhicule explosa et a brûlé, une charge explosive à effet retard avait été fixée sous le siège du conducteur. Parmi les opposants à Poutine, on interprète l’attentat comme un avertissement.

Dans le dernier de ses commentaires sur le portail de l’Ukrainska Pravda, le 18 juillet, Sheremet commentait le coup d’État en Turquie (...)
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Manif vietnamienne contre l'impérialisme chinois 22 juillet 2016 ◊ Qui osera parler d’impérialisme chinois ?

Quand il s’agissait des pays occidentaux et surtout des États-Unis, communistes et progressistes de tout poil ne se posaient guère de questions, au temps de la guerre froide : le soutien à un régime autoritaire menacé par des révolutionnaires était une preuve tangible de plus du caractère impérialiste des États-Unis. La présence d’une base aérienne américaine, installée ici ou là avec l’accord du gouvernement du pays qui la recevait et la conclusion était vite tirée : l’impérialisme… L’impérialisme, vous dis-je ! (...)
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Kim20 juillet ◊ Corée du nord : Kim Jong-un marchand d'esclaves

L’Alliance européenne pour les droits de l’homme en Corée du Nord signale que des sociétés emploient des travailleurs nord coréens de manière semi-légale – voir le rapport à propos du cas polonais. Leurs salaires sont directement versés au régime de Kim Jong-un.

La mort de Chŏn Kyŏngsu en 2014, un Nord-Coréen qui travaillait sur un chantier naval polonais, le chanter Crist à Gydnia, a été l’élément déclencheur de l’enquête de l’Alliance européenne pour les droits de l’homme. Cet homme travaillait 12 heures par jour, 6 jours par semaine. Son salaire était le strict minimum pour survivre et le seul trajet qu’il était autorisé à faire était pour aller au travail et rentrer chez lui. (...)

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18 juillet ◊ Réactions et analyses face à l'horreur de Nice

Ci-dessous un certain nombre de réactions significatives, plus ou moins en vrac… nos amis le pardonneront.
Le 14 juillet sur la promenade des Anglais
Il convient avant tout de féliciter l’ennemi pour cette brillante victoire : victoire éclair, victoire sur un point emblématique du front, victoire avec un seul martyr au moyen d’une logistique rudimentaire.
Cette victoire de l’ennemi n’est due qu’à l’abyssale impéritie des dits pouvoirs publics français (président de la république, premier ministre, ministre des armées, ministre de l’intérieur, ministre de la justice) : comment un 14 juillet un camion peut-il s’engager et rouler impunément sur l’emblématique promenade des Anglais ??? Pourquoi les forces dites de l’ordre sont-elles dotées de pistolets à eau ? Au nom de quoi (...) →  lire la suite de cette chronique

la promenade des Anglais apprès l'attentat 15 juillet 2016 ◊ Nice

par Pierre Rigoulot

Un engagé volontaire dans l’armée djihadiste vient de nous rappeler à nos fondamentaux : notre société paisible, démocratique, ouverte aux autres, tolérante, est en tant que telle, haïe par les fanatiques islamistes. Une haine telle qu’elle appelle de ses vœux la destruction de cette société.
Ce qui frappe, une fois de plus, avec ce nouvel attentat, c’est l’idée simpliste que chaque être humain qui compose notre société doit être supprimé. Est ici à l’œuvre, une fois encore, le fantasme d’un autrui disparu, et l’avènement d’un monde musulman seul existant, ceux qui le critiquent ou le dénoncent, ceux qui lui sont indifférents, ceux qui s’en réclament mais la pratiquent à leur manière, méritant seulement de disparaître.
Bien sûr, c’est le 14 juillet que l’attentat a eu lieu (...) →  lire la suite de cette chronique

Daesh organisation terroriste 13 juillet 2016 ◊ L'État islamique et l'arme du terrorisme

Fin juin une fanfaronnade de l'armée irakienne, soigneusement retransmise par Le Monde le 26 juin, consistait, après la chute de ce bastion de l'état islamique à laisser croire que "Nous avons sonné le glas de Daësh à Fallouja".
Dès le 3 juillet, l'organisation État islamique frappait à Bagdad dans un attentat dont le bilan n'a cessé de s'alourdir, suivi d'autres attaques qui démentent l'image d'un État en gestation, certes atroce au regard des principes occidentaux et du droit des gens, mais qui pourrait être cantonné dans de strictes limites territoriales, puis résorbé par une opération militaire classique.
Malgré les images montrant les défilés de Daësh ans les villes ou les zones désertiques qu'il contrôle, on doit savoir que par ses attentats l'organisation de l’État islamique a fait plus de 2 500 morts en deux ans, dont 136 en France, frappant dans 23 pays.
On trouvera ci-dessous (...) →  lire la suite de cette chronique

hollande et poutine11 juillet ◊ La Russie : enjeu déterminant pour l’élection présidentielle

Sans se prononcer, dans l'ordre de l'urgence des dangers qui pèsent, par ailleurs, sur l'occident en général et sur la France en particulier, Nicolas Tenzer, président du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique a publié une importante tribune dans Le Monde le 6 février.
Il y développe en effet l'idée, sur le plan de la poiitique intérieure française, que "se positionner face à Vladimir Poutine est déterminant pour l’affirmation de nos valeurs" :
La position par rapport à la Russie constitue l’enjeu déterminant pour l’élection présidentielle. C’est l’axe autour duquel se définissent nos valeurs. Il ne devrait pas laisser l’opinion indifférente : l’avenir de l’Europe et de l’ordre international est en jeu. La question russe est celle de la liberté, du droit et de notre sécurité.
Sur ce sujet, la classe politique est divisée en deux. D’un côté, l’extrême droite et l’ultra-gauche soutiennent la politique de Poutine (...) →  lire la suite de cette chronique

Le parti commande aux fusils8 juillet ◊ Retour aux fondamentaux communistes en Chine ?

La richesse globalement croissante des Chinois et les inégalités marquées de leur niveau de vie selon les régions et les milieux sociaux ne nous renvoient pas à l’image traditionnelle d’un État communiste. C’est ce qu’écrivait le 2 juillet dernier depuis Pékin, Lucy Hornby, correspondante du Financial Times L’égalitarisme n’était pas la tasse de thé des États communistes mais admettons l’idée générale que la Chine s’est bien éloignée du modèle communiste traditionnel et que, ces dernières années, les références officielles au marxisme-léninisme se faisaient plutôt rares.
Les choses changent actuellement avec le président Xi, lequel vient d’appeler les membres du parti "à ne pas trahir ou abandonner le marxisme". Le Parti tout entier, a-t-il lancé, lors d’une adresse d’une heure 20 aux 88 millions de communistes chinois, à l’occasion du 95e anniversaire de leur Parti, "devrait se rappeler que ce que nous sommes en train de construire, c’est le socialisme aux couleurs de la Chine et pas un autre système en isme".(...)
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Les trois totalitarisme, hier et aujourd'hui6 juillet 2016 ◊ Sur le totalitarisme et quelques autres dangers

par Pierre Rigoulot

Ce début d’été nous envoie des signaux très divers. Quelques uns sont encourageants. D’autres plus inquiétants.
En France, l’adoption de la loi travail est prochaine. Les rangs des manifestations de la CGT s’éclaircissent. Même les permanents prennent des vacances et l’on va pouvoir se réjouir de ce que quelques facilités supplémentaires seront accordées aux entreprises pour mieux s’adapter aux variations de conjonctures économiques et pour rapprocher de l’entreprise elle-même, le centre de gravité des décisions que prennent ensemble salariés et direction.
La droite, en annonçant(...) →  lire la suite de cette chronique

conclusion du rapport des Nations unies 4 juillet 2016 ◊ Érythrée : crimes contre l'Humanité du régime marxiste

En ce début juillet un rapport de la commission des droits de l'Homme de l'ONU concluait de façon définitive à la nécessité de poursuivre le gouvernement de l'Érythrée, d'inspiration marxiste-léniniste, en raison de ses crimes contre l'humanité. Ce pays est en effet en tête, avec 400 000 réfugiés, des provenances de réfugiés africains qui, transitant par la Libye, rançonnés par les réseaux de passeurs, tentent de rejoindre l'Europe, dont 47 500 ont demandé en 2015 l'asile en Europe.
Le rapport de la Commission d'enquête des Nations Unies pour l'Érythrée parle aussi de la réduction en esclavage de 400 000 Érythréens. (...)
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nathalie mistral1er juillet ◊ Colombie : Les Farc envoient un message à travers une guérillera française

Il apparaît qu'une Française, originaire de Montpellier, milite depuis 14 ans avec les FARC. Apparemment, les autorités colombiennes ignoraient tout de cela. La révélation a été lancée hier à Paris, comme un scoop de Radio France International, cinq jours après la signature à La Havane d’un "cessez-le-feu bilatéral" entre le gouvernement de Juan Manuel Santos et les FARC.
Sur le site web de RFI, en effet, apparait la photo d'une femme en tenue vert kaki, armée, dans ce qui semble être un abri de fortune, dans la forêt. RFI assure que l'alias de la guérillera est Nathalie Mistral, 42 ans. Dans un extrait audio, la Française dit, en bon espagnol, qu’elle appartient "au front 57 des FARC" à Urabá, près de la frontière avec le Panama. Bien qu'elle ne le dise pas, ce front est l'une des structures les plus actives dans le trafic de drogue des FARC.
RFI certifie qu'une journaliste danoise Lise Josefsen Hermann (1), avait contactée les FARC à Cuba en janvier dernier, et qu’elle a été en mesure (...)→  lire la suite de cette chronique

manif CGT 29 juin ◊ La CGT et le sens d'une manif

Si la 11e mobilisation, ce 28 juin, contre la Loi Travail a bien servi à quelque chose, c'est à souligner une réalité déjà décrite en 2009 par Dominique Andolfatto et Dominique Labbé dans un livre déjà intitulé "Toujours moins" (ed. Gallimard). Livre en conclusion duquel, "appel était lancé à ce qu'une part importante des ressources syndicales provienne des cotisations, appel aussi à "la transparence financière, l'élection libre des dirigeants" et à "leur responsabilité personnelle et collective devant les adhérents".
Notons en effet que le nombre de manifestants à Paris était évalué par la préfecture (...)
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Brexit27 juin 2016 ◊ Le Brexit et les anti-totalitaires

Écrit à chaud ce 25 juin 2016 par André Senik

Quelques réflexions décousues, présentées à titre personnel, qui n’engagent pas le site de l’IHS.

Impossible de ne pas nous sentir concernés, et secoués, dans la mesure où l’Union européenne s’est construite sur des principes anti-totalitaires auxquels nous sommes attachés, et qui sont encore largement combattus dans le monde d’aujourd’hui.(...)
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L’affaire Lam Wing-hee scandalise les médias en Asie24 juin ◊ La Chine ne connaît plus ni ses frontières ni ses limites

L'affaire des libraires de Hongkong, enlevés dans le territoire mais aussi en Thaïlande, et séquestrés pendant des mois en territoire chinois fait beaucoup de vagues en Asie, mais aussi, progressivement, dans la presse occidentale.
L'évoquant, au moment des enlèvements, dans notre chronique du 2 février 2016 nous dénoncions déjà le fait que la Chine bafoue les accords de 1997.
En ligne le 18 juin, le Guardian soulignait que la censure chinoise cherche à étouffer l'affaire (...)
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santos, raùl castro et timochenko22 juin ◊ La Colombie, les FARC et les négociations de La Havane

Les événements se précipitent au gré des négociations menées à La Havane, sous la houlette de Raùl Castro entre le président colombien Santos et les FARC représentées par le chef narcoterroriste Timoleon Jimenez alias "Timochenko".
Le président colombien ayant annoncé que les négociations seraient achevées le 20 juillet, les FARC ont immédiatement répondu, le 21, par un simple "tweet" de leur leader qui tourne la fixation de cette échéance en dérision.
Voici comment notre ami Eduardo Mackenzie, de son côté, lui-même journaliste colombien analysait personnellement, au 21 juin, la situation en posant la question :
Colombie : L’offensive finale des FARC ?(...) → lire la suite de cette chronique

danielle simonnet et maximilien robespierre20 juin ◊ L'éternel retour de Robespierre

Conseillère de Paris, dirigeante du Front de gauche, souvent présentée, depuis la mort de François Delapierre, comme bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Danielle Simonnet demande aujourd’hui à Anne Hidalgo que soit donné à une rue de Paris le nom de Robespierre. Cette vieille idée, à laquelle la gauche humaniste s’était toujours refusée jusqu’ici, mérite qu’on s’y attarde.
La Terreur incarnée par Robespierre était la grande référence révolutionnaire d'un Marx, elle est celle aujourd'hui de penseurs de l'ultra-gauche comme Badiou, Zizek et de leurs émules.
En 2008 était publié un recueil des "Plus beaux discours de Robespierre", Commenté par le philosophe Yves Charles Zarka, universitaire, philosophe et directeur de la revue "Cités", voici comment le llvre est présenté :(...)
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le tueur de magnaville17 juin ◊ Le terrorisme et l’aveuglement du "tout-social"

Notre ami Xavier Raufer, directeur des études au département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines à l’université de Paris II, a accordé un entretien, le 14 juin 2016, à la revue Contrepoints.

À celle-ci, qui s’étonnait de l’absence de "suivi" de Larossi Abdalla, l’assassin de deux policiers en banlieue parisienne, assassin dont le profil "correspond presque parfaitement à celui du terroriste radicalisé, condamné et ayant séjourné en Afghanistan et au Pakistan", Raufer revient sur l’idéologie marxisante dans laquelle sont englués nombre de hauts cadres actuels de l’État.

Pour l’essentiel, explique-t-il avec raison, leur idéologie les aveugle.

Et d’en donner un exemple précis :(...) → lire la suite de cette chronique

judith krivine et florian philippot15 juin ◊ Florian Philippot et Judith Krivine dans un même bateau

Mardi 14 juin, la CGT nous  promettait une manifestation énorme. Il ne semble pas que l’objectif ait été atteint mais il faut avoir entendu à la télévision des militants ou sympathisants du syndicat, dire avec la foi aveugle du charbonnier qu’on leur a inculquée, que le retrait de la loi permettra à leurs enfants de vivre enfin correctement ! On saisit, à constater de telles illusions, l’énormité des bobards dont les dirigeants du syndicat et leurs camarades révolutionnaires ont favorisé la diffusion dans la population. Demain on rasera gratis ! L’antienne est malheureusement inusable.
Il faut dire que les membres du gouvernement ne se sont pas beaucoup attachés au minimum de clarification nécessaire sur la signification de cette loi. Qui a répondu, par exemple, à la violente dénonciation faite par Me Judith Krivine – eh, oui, les chiens ne font pas souvent des chats - dans Le Monde en ligne, du 10 juin 2016 ?.
En l’occurrence, dit-elle, on parle beaucoup de l’article 2(...)
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le cheikh Mawlawi Haibatullah Akhundzada-69613 juin ◊ Afghanistan : la nouvelle direction des talibans

Le 11 juin le centre américain de surveillance de sites jihadistes authentifiait l'information de la nouvelle direction des talibans. Dès sa désignation le 25 mai, en effet, le cheikh mawlawi Haibatullah Akhundzada, le nouveau chef choisi par le conseil (la "Choura") des talibans, avait reçu l'allégeance d'Al-Qaïda.

Le successeur d'Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahiri, s'était immédiatement rallié à ce personnage religieux. Peu connu en occident, celui-ci passe pour un religieux, un spécialiste du hadith c'est-à-dire des sources traditionnelles de la loi islamique.

Cette information ne doit pas nous faire douter de la détermination militaire de cette mouvance. Apparue il y a plus de 20 ans, elle est considérée officiellement comme terroriste par de nombreux pays. On évalue ses effectifs à plus de 35 000 combattants. Ceci sans préjudice de la politique de la main tendue aux "talibans modérés"(...)
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Poutine stratège de la guerre hybride contre l'Europe10 juin ◊ Ukraine : la guerre hybride

Un rapport de l'Otan daté de 2015 précise : Les nouveaux défis stratégiques imposés par la Russie et, jusqu’à un certain point, par Daech au cours de l’année écoulée poussent l’OTAN à tout mettre en œuvre pour trouver une riposte. Ces deux acteurs sont révisionnistes, le premier cherchant à modifier la donne actuelle de l’ordre de sécurité européen et le second, à défaire la structure étatique mise en place au Moyen-Orient après la Première Guerre mondiale. Cette menace à deux visages qui pèse sur les flancs est et sud de l’OTAN oblige aujourd’hui l’Alliance à adopter, en réponse, de nouvelles postures stratégiques.
On parle de "guerre hybride" pour désigner la myriade de tactiques que la Russie met au service de son projet visant à réduire l’influence des États-Unis en Europe et à affaiblir les moyens d’action collective de cette dernière en termes sécuritaires, politiques et économiques. La guerre hybride met à profit les faiblesses intérieures de l’adversaire en utilisant des moyens non militaires (comme l’intimidation et la manipulation politiques, économiques et de l’information) et, à l’appui de ces derniers, la menace de recourir à des moyens conventionnels et non conventionnels. Si le concept de guerre hybride n’a rien de nouveau,(...) → lire la suite de cette chronique

Le drapeau de l’État islamique dominant le désertT 8 juin ◊ L’État islamique c’est d’abord une idéologie

Sous le titre "La principale conquête de Daech est celle du territoire des esprits" Rachid Benzine (1), a publié un point de vue sur la situation dans le Proche-Orient sur Le Monde en ligne le 7 juin.
Notant que, le 21 mai, dans un message audio d’une trentaine de minutes, l’organisation État islamique [EI] a appelé à des attaques contre les États-Unis et l’Europe durant le mois de ramadan, Rachid Benzine remarque que celui-ci a commencé début juin. Il souligne aussi que cet appel, attribué au porte-parole de l’EI, Abou Mohammed Al-Adnani, intervient à un moment difficile pour cette organisation, puisque la coalition antidjihadiste dirigée par les États-Unis est en voie de reconquérir toute une partie du territoire contrôlé par les partisans du "califat" d’Abou Bakr Al-Baghdadi. Le message a pour vocation de remonter le moral de ces derniers. Il dit notamment ceci : "Serions-nous défaits si nous perdions Mossoul, ou Syrte, ou Rakka, ou toutes les villes pour retourner là où nous étions auparavant ? Non, car la défaite, c’est perdre le désir et la volonté de se battre." (...)
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6 juin ◊ Sur l'idéologie de la CGT l'idéologie de la CGT

Cet entretien avec Pierre Rigoulot est paru daté du 7 juin dans la revue libérale Contrepoints, revue en ligne. Nous le reproduisons ici avec quelques modifications stylistiques.
                         "L’idéologie de la CGT, c’est celle de la gauche marxiste et anticapitaliste"
Contrepoints : La CGT fait parler d’elle car elle fait partie des syndicats qui soutiennent les actions de blocages, les grèves dans les différents secteurs ferroviaires et qu’elle fait scandale car elle attaque la police dans une de ses campagnes d’affichage. Idéologiquement, le syndicat a-t-il totalement rompu avec la lutte des classes et sa proximité avec le communisme ?
Pierre Rigoulot : À l’évidence, la CGT se positionne toujours comme un syndicat qui inscrit son action dans une société divisée en classes, une société qui trouvera son salut in fine dans le triomphe de la classe ouvrière et l’abolition du capitalisme. Naturellement, la majorité des militants CGT ne formulent pas cela de manière aussi précise. Ils veulent la "justice sociale", c’est-à-dire un monde du travail dessiné par et pour les travailleurs. (...)
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chine : un chantier inquiétant3 juin ◊ L'évolution dangereuse du "modèle" chinois

La France en butte aux grèves et aux manifestations d’une gauche radicale, la Grande-Bretagne qui s’interroge sur son maintien dans l’Union européenne, une Espagne menacés de l’accession au pouvoir d’une coalition gauchiste/communiste, la situation politique de l’Europe ne brille guère par sa sérénité.
La trouverait-on en Chine dont les groupes de touristes parcourent nos villes de plus en plus nombreux – preuve d’une classe moyenne en pleine expansion) et dont les hommes d’affaires rachètent de plus en plus d’entreprises dans le monde ? Gideon Rachman, dans le Financial Times du 31 mai dernier, souligne que ce "progrès tranquille" est trompeur et que Xi Jin-Ping lance au contraire son pays "dans de nouvelles directions radicales et risquées".
"Ce que M. Xi a fait, explique-t-il, est essentiellement d’abandonner la formule qui a présidé au développement de la Chine durant ces trente dernières années." (...) → lire la suite de cette chronique

1er juin ◊ Venezuela : urgence internationale les drapeaux des 34 pays membres de l'OEA

Le 31 mai, Luis Almagro, secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA) a réclamé une réunion urgente des 34 États membres pour évoquer la crise institutionnelle au Venezuela.

C'est une lettre de 132 pages qu'il a adressée au président du Conseil permanent de l'OEA.

Rappelons que ce Conseil siège, conformément aux dispositions de l’article 83 de la Charte de l’OEA, fondée en 1948 à Bogota, et du Traité interaméricain d’assistance mutuelle (TIAM) et qu'il peut être saisi de toute question qui, conformément aux articles 110 de la Charte de l’OEA et 20 de la Charte démocratique interaméricaine.

M. Luis Almagro, qui est un juriste uruguayen, considère que le Venezuela connaît une "altération de son ordre constitutionnel" et que celle-ci a affecté la démocratie dans le pays."

(...) → lire la suite de cette chronique

un militant de la CGT-chimie30 mai ◊ Que veut la gauche radicale ?

par Pierre Rigoulot

Des manifestations qui se prolongent, et les violences qui les accompagnent, des grèves dures dont nous subissons les effets dans notre vie quotidienne, des pressions sur la presse, empêchée de paraître le 26 mai – à l’exception notable de L’Humanité – sont autant de signes qu’une nouvelle période sociale et politique s’ouvre. Il ne s’agit pas seulement en effet de l’avenir d’un premier Ministre ou d’un président de la République mais d’une lutte féroce entre d’une part une social-démocratie française qui tente d’évoluer en "osant" une loi favorisant les négociations dans les entreprises et une plus grande flexibilité pour procéder à des licenciements économiques et d’autre part, une gauche radicale qui s’oppose à l’économie de marché, qu’elle appelle capitalisme, et qui ne veut rien d’autre que son renversement.
L’idéologie Cette gauche radicale s’est profondément renouvelée : jadis la CGT était la courroie de transmission du parti communiste. (...) → lire la suite de cette chronique

couverture de l'étude de Sylvain Boulouque27 mai ◊ Une étude sur la gauche radicale

 La Gauche radicale : liens, lieux et luttes (2012-2017) par Sylvain Boulouque

En France, la gauche radicale est en phase de déclin, accompagnant la chute de la gauche socialiste.

En dépit de cette rétraction, la gauche radicale continue de connaître une certaine vitalité médiatique. Cette note qui analyse les forces politiques, sociales et électorales d’une gauche radicale morcelée en différents courants et en différentes orientations montre ses domaines et ses champs d’intervention réguliers et, en même temps, cherche à analyser la différence entre la réalité de son implantation, de son influence et de son audience.

Depuis 2012, la gauche radicale a multiplié les interventions dans les domaines politiques, sociaux et culturels. Elles sont ici analysées, tandis que sont également expliqués les mécanismes qui permettent à la gauche radicale d’exercer une influence encore importante.(...) → lire la suite de cette chronique

Le plateau des Glières 25 mai ◊ L’"antifascisme" d’aujourd’hui
ou comment faire du jeune avec du vieux

Rendant compte d’une commémoration des combats de février/mars 1944 sur le plateau des Glières, Le Monde du 24 mai 2016 nous l’apprend : "Aux Glières, l’esprit de la Résistance cherche un nouveau souffle auprès des Nuits debout"..
Naïf que j’étais, je croyais que la Résistance était un mouvement patriotique. Que vient faire "Nuits debout" ici ? Ils sont pour la "révolution mondiale" comme je l’ai entendu affirmer Place de la République sous un tonnerre d’applaudissements. Ils ont pour "la convergence des luttes" pour abattre le capitalisme, comme le répète leur subtil mentor, Frédéric Lordon. Ce dernier, comme Emmanuel Todd en veut, toujours plus. L’un et l’autre me rappellent le prêtre des messes de mon enfance(...) → lire la suite de cette chronique

23 mai ◊ Un parti « démocrate musulman » sur le modèle du parti démocrate chrétien qui a gouverné l’Italie démocratique ? Rached Ghannouchi

Parce que nous sommes favorables à l’adoption par les  musulmans d’une culture démocratique, nous devons saluer les évolutions allant dans ce sens, les soutenir et les faire connaître, tout en signalant sans complaisance ni illusion ce qui continue de poser problème.
C’est le cas de l’interview accordée au Monde par Rached Ghannouchi le président d’Ennahda, à la veille du congrès de ce parti. 
J’ai placé mon commentaire, que je propose à la discussion, à la suite de la présentation de l’interview par le Monde. L’intégralité de l’interview est réservée aux abonnés du Monde
 Paru dans Le Monde du 20 mai 2016 : En Tunisie, Ennahda « sort de l’islam politique »
Le 10e congrès du parti tunisien Ennahda se tient du 20 au 22 mai. Dans un entretien au Monde, son président, Rached Ghannouchi, 74 ans, révèle la teneur de la révision doctrinale en cours au sein de la formation, jusque-là qualifiée d’islamiste. Ennahda, dont le groupe parlementaire est le plus important à l’Assemblée, se définit désormais comme « un parti politique, démocratique et civil et qui a un référentiel de valeurs civilisationnelles musulmanes et modernes ».(...) → lire la suite de cette chronique

Ivan Marquez20 mai ◊ Colombie : les enfants-soldats des Farc

par Eduardo Mackenzie

Un document a été signé. Il permet aux FARC de continuer à recruter des jeunes qui auraient plus de 18 ans.

Les délégations du gouvernement colombien et de la guérilla des FARC à La Havane ont annoncé le 15 mai dernier avoir signé un nouvel accord qui vise à la "protection intégrale des mineurs impliqués dans le conflit armé". Le communiqué dit : "Le gouvernement national et les FARC ont conclu un accord sur la libération des personnes de moins de 15 ans des camps des FARC et un engagement pour l'élaboration d'une feuille de route pour la sortie de tous les autres mineurs et un programme spécial d’intégration de ces mineurs".

Les FARC qui comptent environ 10 000 combattants ont recruté 11 556 enfants soldats entre 1975 et 2014. Au cours de ces années, le groupe armé communiste avait décidé de suivre une ligne de "recrutement généralisé par la force, la tromperie ou la persuasion", a souligné Jorge Fernando Perdomo, le chef par intérim du parquet de Bogota (Fiscalía). Il a ajouté que sur cet ensemble de personnes, 33 % étaient des filles et 67 % étaient des garçons. (...) → lire la suite de cette chronique

18 mai ◊ Le chapitre noir de la révolution culturelle chinoiseMao Tsé-toung

Lancée par Mao Tsé-toung le 16 mai 1966 la prétendue grande Révolution culturelle prolétarienne plongea la Chine dans une épreuve terrible qui dura 10 ans.
À un demi-siècle de distance, Lucien Bianco, sinologue et historien, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), revenait, dans un entretien réalisé par Junzhi Zheng et publié le 17 mai par Le Figaro sur ce chapitre noir que Pékin a toujours du mal à assumer :
Quelle est l'attitude des autorités actuelles chinoises envers la Révolution culturelle ?
Les autorités s'efforcent de maintenir le silence sur la Révolution culturelle, d'empêcher le peuple de s'informer sur ce douloureux et sinistre passé. Beaucoup plus favorable à la Révolution culturelle que je le suis moi-même, l'historien Wu Yiching, auteur du Cultural Revolution at the Margins, a été emprisonné plusieurs jours pour avoir fait son travail consistant à se documenter sur cette période.
Pourquoi le Parti communiste chinois (PCC) craint-il autant d'évoquer cette page de l'histoire ?
Pour maintenir la fiction de sa légitimité. Il est impossible d'évoquer la Révolution culturelle sans rappeler ses horreurs et sans critiquer Mao. Or, le régime juge essentiel de préserver l'image "globalement favorable" (...) → lire la suite de cette chronique

Emmanuel Todd 13 mai ◊ Emmanuel Todd troublé par le souverainisme nord-coréen

Il est une posture que bien des intellectuels affectionnent. Celle de la provocation. Interroger la doxa du moment ne leur suffit pas. Ils la prennent à contre-pied. Sartre adorait cela hier. Emmanuel Todd aujourd’hui. L’homme est connu pour sa modestie et il se félicitera sans doute de cette filiation.

La provocation n’est pourtant pas sans risque. Prévoir la chute de l’URSS quinze ans avant qu’elle arrive est peut-être remarquable. Annoncer le printemps arabe plus ambigu tant on ne sait trop de quoi ce soi-disant printemps est fait. Annoncer un brillant avenir pour un parti communiste français "qui n’a pas vocation à être un groupuscule", comme Todd l’affirma devant le 29e Congrès du parti communiste français en décembre 1996, peut faire sourire. Une réponse et demi de bonne sur trois prédictions, il n’y a pas de quoi se voir en "prophète certifié".(...) → lire la suite de cette chronique

11 mai ◊ Élection d'un maire à Londres et intégration des musulmans le nouveau maire travailliste de Londres

L’élection du maire de Londres prouve-t-elle que l’Angleterre a réussi l’intégration de ses Musulmans ?

Le fait que la majorité des électeurs londoniens se soient reconnus dans un candidat musulman non islamiste, n’est-ce pas la preuve de la réussite d’une démocratie libérale, d’une société au sein de laquelle chacun est libre de pratiquer son culte à titre privé sans s’enfermer dans le communautarisme, c’est-à-dire sans que la société devienne multiculturelle au point d’être foncièrement composite et hétérogène ?

Cette élection ne coupe-t-elle pas l’herbe sous les pieds de la rhétorique victimaire-agressive des recruteurs de djihadistes, en prouvant que les Londoniens non musulmans ne sont pas racistes et que les Londoniens non musulmans ne sont pas discriminés ?

Cette vision enchanteresse d’une Angleterre en voie de réussir l’intégration de ses musulmans, l’un des grands défis de l’Europe, colle-t-elle avec la réalité ?

C’est à quoi répond cet interview paru dans le Figaro du 7 mai. A.S.(...) → lire la suite de cette chronique

couverture du livre de Scot Atran 9 mai ◊ Quand l'Occident répond à Daech par un robinet d'eau tiède

L'anthropologue franco-américain Scott Atran mène ses recherches pour les universités d'Oxford, du Michigan et le CNRS. Après des enquêtes de terrain en Irak, au Maghreb et en Europe, il publie ce mois-ci "L'État islamique est une révolution", aux Éditions Les Liens qui libèrent.

Il livre son analyse de la faiblesse occidentale dans un entretien réalisé par Marie-Amélie Lombard-Latune et publié sur le site du Figaro.

Le chercheur estime que le camp occidental commet une erreur stratégique en sous-estimant le pouvoir d'attraction de l'État islamique, notamment auprès des jeunes.

Le Figaro : L'Occident se trompe, selon vous, en réduisant l'État islamique à un mouvement moyenâgeux, assoiffé de sang, de vengeance, et voué à être défait militairement. Ce serait sous-estimer la formidable capacité d'attraction de l'État islamique et, donc, se tromper de stratégie pour le combattre ?

Scott Atran : L'État islamique propose en effet un projet profondément "séduisant", qui vise à changer et à sauver le monde.(...) → lire la suite de cette chronique

6 mai ◊ Les Russes ont-ils gagné la guerre tout seuls ? L'entrée des Soviétiques à Berlin le 9 mai 1945

Le 9 mai sera une fois de plus célébrée à Moscou, l'entrée des Soviétiques à Berlin, le 9 mai 1945. Cet anniversaire, distinct de celui de la victoire alliée a été institué tardivement. Or, il fonctionne comme symbole d'une idée : les Russes auraient gagné seuls la seconde guerre mondiale.

On trouvera ci-dessous ce que l'auteur courte histoire de la "parade militaire sur la Place Rouge le 9 mai", extrait d'une intervention de l'historien estonien Toomas Alatalu, de l'université de Tallinn :

Ce ne fut qu'en 1965, soit 20 ans après la fin de la guerre, que le Jour de la Victoire été célébré par un défilé militaire. Cet anniversaire avait été déclaré fête nationale le 26 avril 1965.

C'est alors seulement que tous les participants à la guerre ont été honorés d'une médaille "20 ans de la Victoire dans la Grande guerre patriotique".

De même, détail rarement connu aujourd'hui(...) → lire la suite de cette chronique

Le mausolée de Mao 4 mai ◊ La mémoire agissante du communisme
dans le monde d’aujourd’hui

Dans l’éditorial du dernier numéro d’Histoire & Liberté, je m’interrogeais sur ce qui restait du communisme et répondais : sa mémoire, surtout sa mémoire, ce qui n’est pas rien d’autant qu’elle a été pétrie, structurée, organisée depuis longtemps par les communistes sans que beaucoup de leurs adversaires leur répondent et leur opposent une autre mémoire. La "guerre des mémoires" pour reprendre la thématique récente de Communisme, la revue de notre ami Stéphane Courtois, a bien eu lieu, et le résultat actuel de cette guerre est que les  communistes sont dits avoir joué un rôle plus brillant que celui qu’ils jouèrent dans la réalité. On pense aux luttes anticolonialistes conçues comme tremplin pour leurs buts révolutionnaires ; on pense à leur Résistance, au moment où ils la commencèrent et à l’importance qu’ils lui attribuèrent ensuite ; on pense à la défense de la condition ouvrière, sacrifiée sur l’autel de la lutte "classe contre classe" (...)
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2 mai ◊ Bobos et barbusRue Jean-Pierre Timbaud

Géraldine Smith vient de publier Rue Jean-Pierre Timbaud, une vie de famille entre bobos et barbus (Stock, 2016) un passionnant essai sur une rue de Paris, sorte de précipité des fractures françaises. Où l'on mesure le déni d'une partie de la société. Elle est interviewée par Le Figaro :
LE FIGARO. - Pourquoi avoir décidé de consacrer un livre à une rue de Paris ?
Parce que la rue Jean-Pierre Timbaud a été d'abord le lieu de mes espoirs, puis de ma déception. Raconter son histoire sur vingt ans m'a permis de faire le point, de savoir où j'habite -non plus au propre mais au figuré. Nous avons vécu dans ce coin de Paris entre 1995 et 2007. Nos enfants sont allés à l'école catholique, mitoyenne d'une mosquée salafiste réputée pour son radicalisme et d'un centre pour enfants juifs handicapés. Quand nous nous sommes installés, j'étais enthousiasmée par la diversité sociale, religieuse et culturelle de ce quartier qui ressemblait à la «France plurielle» que j'appelais de mes vœux. Mais au fil des ans (...)

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Le drapeau rouge sur La Havane29 avril ◊ Cuba : un régime qui refuse d'évoluer

Moins d'un mois après s'être congratulé avec Barack Obama, le 21 mars, Raùl Castro réunissait le 16 avril le VIIe congrès du parti communiste de Cuba.
Rappelons ici que cette appellation est officielle depuis 1965 et qu'elle n'a pas varié depuis plus d'un demi-siècle. Le secrétaire général en aura été Fidel Castro jusqu'en 2011, date à laquelle Raùl lui a officiellement succédé à ce poste.

Constitutionnellement, Cuba se proclame toujours État socialiste, conservant une référence à José Marti (1853-1895), fondateur du parti révolutionnaire cubain, qui joue, dans l’île, le rôle mythique des grands libertadors latino-américains, l'État se réclame de Marx, Engels et Lénine.
La constitution cubaine va jusqu’à définir, à l’instar de l’URSS, le Parti communiste de Cuba comme "la force dirigeante supérieure de la société et de l'État, qui organise et oriente les efforts communs vers les hautes fins de la construction du socialisme et la marche en avant vers la société communiste."
Toute ouverture de relations (...)

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27 avril ◊ Islamisme djihadiste en Asie manifestation contre un assassinat islamiste

Offensive de l’islamisme radical au Bengladesh mais aussi résistance d’une partie de la population... Il y a quelques jours, le 23 avril, l'État islamique a revendiqué l'assassinat d’un professeur d'anglais "en raison de ses appels en faveur de l'athéisme", Rezaul Karim Siddique, 58 ans, a été tué dans la ville de Rajshahi, au nord-ouest du pays.

Cet attentat fait suite à un autre meurtre quasi identique, survenu à Dacca le 9 avril dernier. Peu après, deux membres d'un groupe islamiste interdit avaient été arrêtés. La victime était un étudiant en droit, Nazimuddin Samad, défenseur de la laïcité. Il avait été abattu près de son université par des inconnus armés de machettes, comme l’étaient les assassins de la semaine dernière. Dans un communiqué, Al Qaida avait accusé Samad d’être un "ennemi d’Allah", assurant qu’on trouvait sur son compte face book au moins trois "insultes" proférées par lui à l’islam.

L’islamisme djihadiste se fait de plus en plus pressant en Asie du Sud.(...) → lire la suite de cette chronique

extrême droite en autriche25 avril ◊ Pour qui sonne le glas ?

Jusqu’au dimanche 24 avril, c’est seulement dans la fiction que sonnait le glas de l’Europe démocratique et libérale.

Soumission, de Houellebecq, fictionnait la victoire de l’un des deux dangers qui menacent l’Europe, l’islamisme.

Dans Le séisme, Martine le Pen présidente, Michel Wieviorka imaginait la victoire de l’autre menace, celle des adversaires national-populistes de l’Europe libérale.

Mais ça, je veux dire le moment de la politique-fiction qui alerte ou qui exorcise, c’était avant les élections présidentielles d’hier en Autriche(...) → lire la suite de cette chronique

22 avril ◊ Famine en Corée du nord : Le pire régime du monde ? Famine en Corée du nord : Le pire régime du monde ?

Selon un rapport de l'ONU rendu public le 21 avril, plus des trois quarts de la population nord-coréenne sont en situation d'insécurité alimentaire. La conséquence directe de l'échec de la politique d'autosuffisance agricole lancée par Pyongyang.

Dans un rapport intitulé "RDP Corée 2016 : Besoins et Priorités", l'Organisation des Nations unies (ONU) met en évidence les graves difficultés alimentaires rencontrées en Corée du Nord. La malnutrition sévit chez les femmes et les enfants de moins de cinq ans, et près de 42 % des Nord-Coréens ont souffert de sous-alimentation sur la période 2014-2016, selon le rapport 2015 sur l'état mondial de l'insécurité alimentaire de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La situation s'est particulièrement dégradée en 2015, quand des périodes de sécheresse ont fait reculer les rendements agricoles de plus de 10 %. La même année, l'ONU affirmait que 7 millions d'habitants (donc plus de 30 % de la population) n'avaient pas accès à une eau de bonne qualité. Mais la précarité alimentaire de la population nord-coréenne est surtout le résultat d'une politique agricole inefficace, qui remonte aux années 1980. Les inondations des années 1990, lessivant les sols et réduisant la surface cultivable, n'ont rien arrangé. Cette période a été marquée par une famine qui fit plusieurs centaines de milliers de morts.

Le régime privilégie les dépenses militaires (...)

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Drapeaux de l'Otan et de la Russie21 avril ◊ Otan-Russie : la réunion du 20 avril

Le 20 avril à Bruxelles, au siège de l'Alliance atlantique s'est tenu une réunion entre les ambassadeurs des 28 pays membres de l'Otan et l'ambassadeur de Russie. L'instance de dialogue est appelée le Conseil Otan-Russie. C'était la première du genre depuis juin 2014 et la crise ukrainienne.
Le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg l'a ainsi commentée : "Nous avons eu une réunion franche et sérieuse, en fait je pourrais dire très bonne". "Nous avons pu échanger nos points de vue, nous écouter les uns les autres (...) ce qui est particulièrement important quand les temps sont difficiles comme en ce moment".
La semaine dernière voyait encore en effet(...)

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20 avril ◊ Nuit debout : un doctrinaire nommé LordonFrédéric Lordon

L’un des principaux inspirateurs du mouvement Nuit debout est directeur de recherche au CNRS, chercheur au Centre de sociologie européen, membre du collectif Les économistes atterrés, collaborateur du Monde diplomatique et disciple de Michel Foucault. Il s'appelle Frédéric Lordon. Ce sociologue est un adversaire déclaré des évolutions libérales en économie. s'est engagé dès le départ contre la loi El Khomri. Et il a pris la parole lors de la première occupation de Nuit debout.
Dans un entretien au journal italien Il Manifesto, traduit par le site Reporterre, et dont le site de L'Obs publiait en date du 16 avril l’extrait ci-dessous, ce théoricien antilibéral revient sur l'origine du mouvement Nuit debout et appelle à l'écriture d'une nouvelle constitution. Il développe des thématiques clairement marxistes. Il se déclare "en désaccord complet" avec les dénégations du clivage droite-gauche et la ligne de Podemos. Il considère que le thème des inégalités est "en train devenir une espèce de consensus mou" et affirme : "La vraie question n’est pas celle des inégalités de revenus ou de fortune, c’est la question de l’inégalité politique fondamentale qu’instaure le capitalisme même : les salariés vivent sous des rapports de subordination et d’obéissance. Le rapport salarial, avant d’être au principe d’inégalités monétaires, est un rapport de domination, et ceci est le principe d’une inégalité fondamentale qui est une inégalité politique."(...) → lire la suite de cette chronique

Un soldat ukrainien présente l'arme d'un des soldats russes19 avril ◊ Ukraine : 14 ans de prison pour les deux militaires russes

La justice ukrainienne a condamné le 18 avril à 14 ans de prison deux hommes, présentés par Kiev comme appartenant au GRU, les services de renseignement de l’armée russe, ont été reconnus coupables d’avoir combattu aux côtés des rebelles prorusses contre l’armée ukrainienne dans l’Est séparatiste du pays.
Les deux soldats avaient été capturés, blessés, en mai 2015, près de Chtchastia, ville sous contrôle des forces gouvernementales à environ 15 km du fief séparatiste de Louhansk. Ils avaient été arrêtés lors de combats impliquant les forces ukrainiennes et "environ 14 membres des forces spéciales" russes pour le contrôle d’un "pont stratégique". Dans une vidéo de l’interrogatoire d’un des captifs, diffusée sur Internet, l’homme alité qui répondait aux questions confirmait appartenir à la "troisième brigade des forces spéciales, basée à Togliatti", à 800 kilomètres au sud-est de Moscou sur les rives de la Volga.(...) → lire la suite de cette chronique

18 avril ◊ Nuit debout après l'expulsion de Finkielkraut Alain Finkielkraut expulsé de la place de la République

Il est très mal vu de le penser, et plus encore de le dire : mais l'expulsion de Finkielkraut révèle la vraie nature de Nuit Debout. Le 13 avril par exemple, L'Huma sous la signature de Pierre Duquesne donnait le ton sur le thème "Nuit debout, ou la démocratie méticuleuse". On nous présentait ces gauchistes comme des gens parfaits, le contraire de l'image du stalinisme.
Et puis les faits se sont chargés de démentir les apologistes.
Dans la nuit du 16 au 17 avril, ayant voulu simplement assister au débat sans intervenir, Alain Finkielkraut a été chassé de la place de la République. Il a été hué sur le lieu de rassemblement, puis expulser. Des vidéos de son altercation avec des participants circulent depuis sur les réseaux sociaux. Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux (voir ci-dessous), les "casse-toi", "facho"
et insultes fusent. On entend également des crachats. Accompagné de son épouse, il se résigne à partir..
Le soir même, les Jeunes communistes se sont félicités d’avoir "tej" (jeté) Alain Finkielkraut..
À lire ci-dessous l'édito de Laurent Joffrin(...) → lire la suite de cette chronique

Yahya Abou Hamam émir du Sahara15 avril ◊ Terroristes : Al-Qaïda menace toujours la France

Lors de sa récente audition au Sénat, Patrick Calvar, le patron de la DGSI, résumait la situation : "L'Europe fera sans nul doute face à d'autres attentats majeurs. La France reste en première ligne. [...]. Al-Qaïda au Maghreb islamique et Al-Qaïda dans la péninsule Arabique considèrent eux aussi la France comme l'ennemi numéro 1." Frapper la France de l’état d’urgence serait devenu une course à l’échalote entre les deux structures rivales du djihad mondialisé, Al-Qaïda et l’État islamique. Dans une note d’évaluation adressée récemment à l’Élysée, à Matignon ainsi qu’à divers ministères, et que Mediapart a pu consulter, l’analyse de la menace actuelle se conclut d’une phrase glaçante : "La France, qui réconcilie les deux organisations dans la haine qu’elles lui vouent, incarne ainsi la cible consensuelle honnie par les djihadistes."
Les attentats du 13-Novembre à Paris et du 22-Mars à Bruxelles ont focalisé l’attention de l'opinion et des médias essentiellement sur la menace constituée par l'organisation État islamique. Mais en fait, la menace Al-Qaïda est toujours présente. Les services de renseignement craignent (...)

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14 avril 2016 ◊ Au Daghestan l’État islamique avance deux jeunes femmes au Daghestan

D'un reportage d'Isabelle Mandraud envoyée spéciale du Monde on retire les informations suivantes :
En deux ans pour l’essentiel, le Daghestan, petite république musulmane du Caucase de 3 millions d’habitants, membre de la Fédération de Russie, a fourni le plus gros contingent de candidats russophones au djihad. "Officiellement, 900 à 1 000 hommes sont partis, selon le ministère de l’intérieur", relève Ruslan Gereiev, le directeur du Centre d’études islamiques du Caucase du Nord, pro-gouvernemental. En trois mois et demi, quatre attentats ont suivi la première fusillade revendiquée par l’organisation État islamique le 29 décembre 2015 au pied de la forteresse millénaire de Derbent (un mort, onze blessés), à 130 kilomètres au sud de la capitale Makhatchkala.
La dernière attaque en date(...)
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Trente ans après la catastrophe nucléaire, une vie en quasi-autarcie y a repris.
Pour Le Figaro Isabelle Lasserre, Grand reporter au service étranger du Figaro s'est entretenu

la place de la république 13 avril 2016 ◊ La nouvelle place de la République

Maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a prévenu le 11 avril que la place de la République investie par les manifestants de Nuit debout depuis le 31 mars devait rester un espace "partagé", accessible à "tous les Parisiens".
Dans le texte ci-dessous Serge Federbusch éclaire le débat  :
La "nouvelle" place de la République, qui devait être un symbole de la politique urbaine et des valeurs dites conviviales de la gauche parisienne, se transforme peu à peu en cauchemar, échappant à ses concepteurs comme une créature du docteur Frankenstein électrisée par un médecin déjanté.
Tout a commencé au début de la deuxième mandature Delanoë, en 2008. (...)
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12 avril ◊ Philippines : terroristes affiliés à Daechle groupe abou sayyaf

Le 9 avril sur l’île de Basilan, au sud de l'archipel philippin, se sont produites les plus graves violences survenues dans le pays depuis le début de l’année.

L'opération militaire menée contre le groupe islamiste Abou Sayyaf a coûté la vie ce jour-là à 18 soldats

Cinq terroristes sont également morts lors de l’offensive lancée quelques heures après l’expiration d’un ultimatum fixé pour la libération de trois otages étrangers menacés de décapitation par le groupe terroriste.

Au moins quatre militaires philippins ont été décapités au cours des affrontements dans lesquels une centaine de militants d’Abou Sayyaf étaient engagés, a fait savoir le lendemain 10 avril le commandant Filemon Tan, porte-parole militaire de la région. Le commandant Tan a indiqué que 53 militaires et probablement une vingtaine de jihadistes avaient été blessés. (...) → lire la suite de cette chronique

Mario Vargas Llosa11 avril ◊ Mario Vargas Llosa dans la lutte pour la Liberté

L'écrivain péruvien, Prix Nobel de littérature en 2010, l'écrivain péruvien est le premier auteur étranger à entrer de son vivant dans la prestigieuse collection française de la Pléiade. Il a accordé le 8 avril un entretien exceptionnel à Patrick Cohen pour France Inter.
Au-delà de la dimension littéraire de l'événement et de l'entretien (que l'on peut écouter entièrement sur ce lien il nous a semblé intéressant d'extraire les déclarations les plus importantes du point de vue de la lutte pour la liberté :
[…] Patrick Cohen : Vos romans sont inscrits dans le réel, ils ont souvent comme point d'appui la réalité politique. Comment vous, qui avez été si inspiré par les dictatures latino-américaines, voyez l'évolution de ce continent, à commencer par la crise brésilienne et la résolution populaire à l'égard de Lula et la présidente Dilma Roussef ?
Mario Vargas Llosa : S'il faut parler de l'Amérique latine, il faut comparer ce qui se passe aujourd'hui avec ce qui se passait avant, il y a vingt ans.(...) → lire la suite de cette chronique

8 avril 2016 ◊ Galia Ackerman : Tchernobyl une grande leçon d'humilitéGalia Ackermann

Galia Ackerman, trente ans après la catastrophe nucléaire, publie "Traverser Tchernobyl" (Éditions Premier Parallèle, avril 2016). Elle a séjourné de nombreuses fois dans la "zone interdite" de Tchernobyl et rencontré ses laissés-pour-compte. e avec elle le 7 avril, à propos de ce livre émouvant et littéraire, qui raconte l'âme et la mélancolie de cette région où vivent encore 10 000 salariés de la centrale et quelques centaines de personnes âgées.
Le Figaro : C'est votre troisième livre sur le sujet. Qu'est-ce qui vous lie à cette zone sinistrée ?
Galia Ackerman : Je suis très attachée à la petite faune de Tchernobyl. J'ai été profondément touchée par les destins de ces gens que j'ai côtoyés pendant des années, par les laissés-pour-compte de Tchernobyl, au point de ne plus pouvoir les abandonner. J'avais aussi le rêve un peu fou de vivre quelque temps dans la zone interdite, pour comprendre de l'intérieur cet endroit fantomatique où vivent 10 000 personnes et à propos duquel un physicien m'a dit que le temps ne s'y écoulait pas de la même manière qu'ailleurs…
Le Figaro : Qu'est devenue Tchernobyl ? (...) → lire la suite de cette chronique

7 avril ◊ Un constat de faillite du communautarismeJacques Julliard

Dans son "carnet" en date du 4 avril, l'historien et essayiste Jacques Julliard médite sur la violence des sociétés multiculturelles, mais aussi sur l'actualité de l'œuvre dWWe Bernanos et les toiles du Douanier Rousseau, notre Apollinaire de la peinture.Voici la partie où il constate que "le communautarisme est une immense faillite" :

Les attentats de Bruxelles ont-ils sonné le glas du communautarisme ? Ce serait trop beau. Certes, la preuve par Molenbeek et Schaerbeek a été apportée qu'à laisser se constituer des ghettos ethniques au cœur des cités, on joue notre liberté et notre sécurité à la roulette russe, ou plutôt islamiste (...)
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6 avril 2016 ◊ De quel canular Badiou est-il le nom ?Alain Badiou

Nous ne résistons pas au plaisir de signaler un article publié sur le blog "Bigbrowser" qui nous semble en dire long sur le caractère pseudo-véritable de la "pensée-badiou" d'aujourd'hui :
Orné d'une photo d'un homme photographiant une statue de Platon, est intitulé par son auteur : "Réussir" son canular philosophique pour dénoncer les discours "supposément profonds".
Benedetta Tripodi a signé un article intitulé "Ontology, Neutrality and the Strive for (non) Being-Queer" ("Ontologie, neutralité et le désir de (ne pas) être-queer") dans la revue anglo-saxone Badiou Studies, "interdisciplinaire" et très confidentielle. Ce texte répondait à un appel à contribution sur le féminisme. Il se voulait, selon son auteure, une exploration du féminisme et des queer studies dans l'œuvre du philosophe Alain Badiou.
Benedetta Tripodi n'a, en fait, jamais existé. La philosophe est une créature de papier(...)
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Boualem Sansal 5 avril ◊ Première urgence : nommer l'ennemi

Boualem Sansal, écrivain algérien, qui a reçu le Grand prix du roman de l’Académie française 2015 pour "2084 : la fin du monde" (Gallimard) nous dit "Nommez l’ennemi, nommez le mal, parlez haut et clair" :

Si, aujourd’hui, il est un mot à bannir du langage, c’est le mot "résister". Résister, c’est donner l’avantage à l’ennemi, lui offrir l’honneur de porter le dernier coup, c’est capituler et mourir.

Résister c’est quoi, quand l’ennemi est déjà dans la forteresse et dispose alentour de réserves fraîches qui ne demandent qu’à passer à l’action ? C’est quoi, quand on a si peur de lui qu’on l’appelle ami, qu’on lui trouve toutes les excuses, quand en vérité l’ennemi c’est nous-même ? Il ne faut quand même pas oublier le début de l’histoire : cet ami qui égorge nos femmes et nos enfants et saccage nos demeures, nous l’avons accueilli, couvé, choyé et même, à tout dire, créé. (...).
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Christopher Caldwell 4 avril ◊ Islamisme : Caldwell et les intuitions de Houellebecq

Dans son livre, "Une Révolution sous nos yeux" préfacé par Michèle Tribalat (ed. Toucan, 2011), le journaliste américain Christopher Caldwell annonçait que l'islam allait transformer la France et l'Europe.
Dans un entretien avec Alexandre Devecchio publié par FigaroVox, il réagit aux attentats de Bruxelles :
Alexandre Devecchio : Après Paris, Bruxelles est frappée par le terrorisme islamiste. À chaque fois la majeure partie des djihadistes sont nés dans le pays qu'ils attaquent. Cela révèle-t-il l'échec du multiculturalisme ?
Christopher Caldwell : Peut-être, mais je ne suis pas sûr que le mot "multiculturalisme" signifie encore quelque chose. Il ne faut pas être surpris qu'un homme né européen commette des actes de terrorisme européen. C'est pour l'essentiel une question pratique. Le terrorisme requiert (...).
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avions russes 1er avril ◊ Syrie : la Russie envoie plus de matériel qu'elle n'en retire

Dans les jours qui ont suivi l'annonce du retrait partiel des forces russes de Syrie à la mi-mars, la Russie a bien retiré de Syrie environ la moitié de ses avions de combat, dont le nombre était estimé à trente-six.
L'examen du trafic maritime suggère que les Russes ont en fait renforcé leur présence navale au large de la Syrie.
Depuis le 14 mars, quand Vladimir Poutine a annoncé un retrait partiel des forces russes de Syrie, le trafic maritime toujours aussi soutenu, voire encore plus intense, entre la Russie et le port syrien de Tartous laisse penser que le Kremlin a envoyé sur place plus de matériel qu'il n'en a retiré, selon une enquête menée par Reuters.
Le "Syrian Express" (...).
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31 mars ◊ Colombie : La Flip en plein bourbierEduardo Mackenzie nous parle de la Colombie

Que peut-on penser d’un journaliste qui finit par devenir un persécuteur des journalistes ? Et qui utilise son titre de dirigeant d'une fondation dédiée à "la protection des journalistes" pour harceler des journalistes qui ont dû fuir la Colombie à cause de la persécution du gouvernement ? Tel est le triste cas d’Ignacio Gomez, président ou ancien président de la Fondation pour la liberté de la presse (FLIP). Ces jours-ci, Ignacio Gomez a péroré comme un dingue, depuis son compte Twitter, contre le journaliste Ricardo Puentes Melo, étiqueté par lui comme "de droite". Il l’insulte et même le menace. On ne sait pas pourquoi. Ce 26 mars, Ignacio Gomez a lancé, en plus, deux photomontages étonnants montrant Ricardo Puentes comme un djihadiste de l’État islamique. Rien de moins. Est-ce que le responsable de la Flip a perdu la tête ? Cherche-t-il qu'un déséquilibré tue Ricardo Puentes en voyant en lui un terroriste ? Tout est possible. Ignacio Gómez agit, en tout cas, avec une telle haine contre Ricardo Puentes qu’il s’expose à une plainte pour incitation au crime.(...) → lire la suite de cette chronique

La Présidente de la République de Lituanie Dalia Grybauskaité 30 mars ◊ La défense des pays baltes : une priorité de l’Otan

La Présidente de la République de Lituanie Dalia Grybauskaité a discuté, à Vilnius le 24 mars avec le Secrétaire général délégué de l’Otan Alexander Vershbow et les membres du Conseil de l’Atlantique Nord, ambassadeurs accrédités des pays membres à l’Otan, des défis de sécurité pour les pays baltes et l’Europe, de la menace terroriste croissante et de la préparation du sommet de l’Otan qui aura lieu en juillet à Varsovie.
La Présidente et les membres du Conseil de l’Atlantique Nord ont fermement condamné les attaques terroristes brutales à Bruxelles. Selon la chef de l’État, le terrorisme est aujourd’hui une des plus grandes menaces sans aucunes frontières. Il y a une guerre terrible et injustifiable contre tous les Européens. Par conséquent, la réponse au terrorisme doit être ferme et regrouper tous les moyens possibles.
Lors de la réunion, l’attention s’est principalement portée sur la préparation du Sommet de l’OTAN qui aura lieu en juillet à Varsovie. (...) → lire la suite de cette chronique

29 mars ◊ Russie : un bond en arrière de dix ansProgression de la pauvreté en Russie

La récession qui frappe la Russie a effacé près d'une décennie de progrès enregistrés par Vladimir Poutine en termes de lutte contre la pauvreté, et la dégradation du niveau de vie semble partie pour se poursuivre cette année.
Selon des chiffres publiés le 21 mars par le service fédéral des statistiques Rosstat, 19,2 millions de Russes, soit plus d'un Russe sur sept (13,4 % de la population), ont vécu l'an dernier en moyenne avec 9 452 roubles par personne (environ 120 euros au cours actuel).
C'est 20 % de plus qu'en 2014 et surtout le chiffre le plus élevé depuis 2006, illustrant les conséquences radicales pour le niveau de vie des Russes de la crise causée par l'effondrement des cours du pétrole et par les sanctions occidentales décrétées sur fond de crise ukrainienne.
Le nombre de Russes considérés comme pauvres reste bien moindre qu'au début du premier mandat de Vladimir Poutine (...) → lire la suite de cette chronique

Bruno Le Maire répond à Michel Sapin25 mars ◊ Le Maire répond à Sapin

Au lendemain des attentats de Bruxelles le ministre parisien des finances, M. Michel Sapin avait cru bon de stigmatiser "une forme de naïveté" de la part de certains responsables politiques belges face au communautarisme. Il aurait pu, pendant qu'il y était, mais il s'en est abstenu, se souvenir de l'appartenance au parti socialiste de l'ex bourgmestre de la commune désormais célèbre de Molenbeek, Philippe Moureaux qui exerça son mandat pendant 20 ans de 1992 à 2012 et encouragea le communautarisme non par "naïveté" mais par électoralisme. Cette attitude est partagée de l'autre côté de la frontière (...) → lire la suite de cette chronique

24 mars ◊ Oser nommer l'islamisme il suffirait que le président François Hollande ose proférer le mot

Pour en finir avec les islamistes, André Senik propose, dans une tribune publiée par Causeur le 22 mars : "Que les musulmans entrent à nos côtés dans la guerre":
L'arrestation d'Abdeslam à Molenbeek et les attentats de Bruxelles qui ont suivi montrent que les terroristes islamistes sont en Europe comme des poissons dans l'eau. S'il nous faut leur faire la guerre, il est nécessaire que les musulmans la leur fassent aussi.
Le terrorisme d’extrême gauche qui poussa au crime terroriste une partie de la jeunesse de souche européenne le fit au nom du prolétariat et du communisme. Ce terrorisme idéologique a été circonscrit et vaincu. La leçon de cette bataille victorieuse peut-elle s’appliquer au terrorisme islamiste ?1.
Une des raisons principales (...) → lire la suite de cette chronique

L'Europe pacifique se découvre des ennemeis                                                                                             23 mars ◊ Quand l'Europe pacifique se découvre des ennemis

Au lendemain de l'arrestation d'un ressortissant français à Bruxelles ce 21 mars, puis de l'affreuse tuerie dans la capitale belge et européenne du 22 l'évolution des esprits marque une prise de conscience de la guerre qui nous est faite.1.
Déjà les attentats de Paris de janvier et novembre 2015 avaient engendré une tentative, sans doute encore maladroite et mal formulée, et un peu éphémère de redressement de certaines illusions1.
Sous le titre "Ce n’est pas l’Occident qui choisit ses ennemis" Daoud Boughezala rédacteur en chef de>Causeur a publié le 22 mars 2016 un important entretien avec Éric Desmons, professeur de droit public à l’université Paris XIII et à Sciences Po :(...) → lire la suite de cette chronique

22 mars ◊ Kazakhstan : quand un parti obtient 82 %Noursoultan Nazarbaïev

Ce 20 mars, les électeurs du Kazakhstan se sont rendus aux urnes pour élire le Majilis. Ces élections législatives anticipées ont sans surprise donné une large majorité au parti du président Noursoultan Nazarbaïev, au pouvoir depuis 1991.
Le parti présidentiel Nour Otan a recueilli 82 % des voix, selon les estimations officieuses communiq Ak-Jol, présenté comme un parti d'opposition mais considéré comme proche du pouvoir et les communistes pro-régime obtiennent respectivement 7,22 % et 7,17 % des voix, dépassant ainsi de justesse la barre des 7 % nécessaire pour entrer au Parlement.
La commission électorale centrale du Kazakhstan a indiqué 77,1 % des électeurs s'étaient rendus aux urnes. C'est un taux de participation record pour des élections législatives dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale peuplée de 18 millions d'habitants sur un territoire immense de 2,7 millions de km2.
Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) estiment cependant(...) → lire la suite de cette chronique

Abdeslam

21 mars ◊ Abdeslam, Hidalgo et le communautarisme

Suspect-clé des sanglants attentats de Paris, Salah Abdeslam, était en fuite depuis plus de quatre mois, a été capturé le 18 mars à Molenbeek. Il est désormais incarcéré dans la prison de haute sécurité de Bruges, en Flandres, dans l'attente d'un transfèrement en France contre lequel son avocat bruxellois belge a commencé une bataille judiciaire.
La ville de Paris, ayant été durement frappée par les djihadistes du 13 novembre, pour la socialiste Anne Hidalgo, l'arrestation de Salah Abdeslam est certes un "soulagement".
Elle estime cependant que sa cavale a été aidée par les réseaux installés dans la ville de Molenbeek.
Le 21 mars, à la faveur de cette arrestation, Anne Hidalgo, maire de Paris, a dénoncé une "forme très communautariste d'organisation" de la commune bruxelloise de Molenbeek. Elle estime qu'elle a "sans aucun doute protégé" le dernier survivant du commando auteur des attentats du 13 novembre.
"Il y a des réseaux de solidarité familiaux, sûrement aussi de petite délinquance qui ont joué, l'enquête dira tout ça, je ne suis pas qualifiée pour avoir un jugement là-dessus. Ce qui est sûr, c'est que la forme très communautariste d'organisation de la ville de Molenbeek est un sujet", a-t-elle déclaré sur France Info, qui l'interrogeait sur les quatre mois de cavale d'Abdeslam.(...) → lire la suite de cette chronique

statue de Lénine18 mars ◊ Statues de Lénine abattues, Komintern retrouvé

C'est ce 17 mars 2016, qu'en Ukraine était abattue la dernière grande statue de Lénine en Ukraine. De vingt mètres de haut, le dernier monument d'importance à la gloire du père de la révolution bolchevique, existait encore dans la ville de Zaporijia, dans le sud-est du pays. Elle a été mise à bas jeudi après deux jours d'efforts et avec l'aide d'une grue géante.
Près d'un millier de statues de Lénine ont été abattues depuis que des manifestants antirusses ont détruit fin 2013 celle qui trônait à Kiev. Seules les régions du pays contrôlées par les séparatistes prorusses ont maintenu ces symboles de l'oppression stalinienne, le "léninisme" étant institué religion d'État par son successeur et disciple, le culte du fondateur de l'Union soviétique ayant toujours pour centre le mausolée de la place Rouge à Moscou.
Le monument de Zaporijia avait été élevé il y a soixante ans. Il représentait le dirigeant révolutionnaire dans une pose héroïque, le bras droit levé. Ces derniers temps, la statue avait été couverte par dérision d'une grande chemise ukrainienne brodée et d'un maillot de l'équipe nationale de football.
En mai le Parlement de Kiev a adopté une législation visant à effacer le passé communiste de l'Ukraine. Ce texte prévoit notamment de changer le nom de près d'un millier de villes et de villages.
Le même 17 mars(...) → lire la suite de cette chronique

David Natera Febres17 mars ◊ Venezuela : Tuer le messager de la corruption

David Natera Febres, directeur du journal vénézuélien Correo del Caroni, a été condamné à quatre ans de prison pour avoir couvert un scandale de corruption. L’affaire remonte à 2013 et concernait l’entreprise publique Ferrominera Orinoco. L’entrepreneur compromis, lui, a été relâché fin 2015. La sentence contre le patron de presse de Ciudad Guayana, poursuivi pour diffamation et injures, a été connue vendredi 11 mars. Le Venezuela rivalise avec Haïti et des États faillis sur l’index de perception de la corruption de l’ONG Transparency International.
Correo del Caroni avait déjà été obligé de réduire sa pagination et sa périodicité (de quotidien à hebdomadaire), à cause des restrictions de papier journal, distribué de manière discrétionnaire par une entreprise contrôlée par le pouvoir. Huit journaux régionaux ont disparu au Venezuela pour la même raison. Selon Miguel Henrique Otero, directeur du quotidien de référence El Nacional, "40  % des Vénézuéliens ont accès uniquement à des médias officiels, tandis que les autres 60 % doivent se contenter de médias autocensurés".(...) → lire la suite de cette chronique

16 mars - Fulton 1946 : l'anniversaire oublié de la guerre froide Winston Churchill

Dans sa chronique du journal alsacien-mosellan L'Ami-Hebdo, sous le titre Trois mots sur la guerre froide, Charles Haegen évoque, dans le contexte d'un surprenant silence médiatique, ce qu'il appelle à juste titre "un anniversaire oublié. Celui du discours prononcé à Fulton par Winston Churchill, annonciateur du début de la guerre froide. :

"De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l’Adriatique, un rideau de fer s’est abattu sur le continent : Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Sofia – toutes ces villes fameuses et les peuples qui vivent aux alentours font partie de la sphère soviétique et sont soumis, d’une manière ou d’une autre, non seulement à l’influence soviétique, mais à des mesures de contrôle très sévères et toujours plus fortes, édictées par Moscou. Les "gouvernements de police" sont établis partout, et, sauf en Tchécoslovaquie, la démocratie véritable ne règne nulle part. La Turquie et l’Iran sont profondément inquiets et troublés des demandes qui leur sont faites, à l’instigation de Moscou."
L’homme qui prononce ces phrases(...) → lire la suite de cette chronique

Omar le Tchétchène15 mars - Vie et mort d'Omar le Tchétchène

On savait depuis plusieurs jours qu'Omar-le-Tchétchène, chef militaire de Daesh avait été grièvement blessé lors d'un bombardement américain probablement le 4 mars. Le 13 mars l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une des sources d'information les plus fiables l'annonçait pour cliniquement mort.
Voici comment Le Monde présente cette "icône djihadiste" : Abu Omar Al-Chichani (Tarkhan Batirashvili) "Général de l’armée noire", "ministre de la guerre du califat" et figure "iconique" de l’organisation État islamique. Aisément reconnaissable avec son bonnet noir et sa longue barbe rousse, Omar Al-Tchitchani est devenu, en moins de trois ans, l’un des chefs militaires de l'État Islamique les plus traqués, au point d’avoir déjà été donné pour mort à sept reprises, selon des sources kurdes, iraniennes ou tchétchènes. De son vrai nom Tarkhan Batirachvili, ce djihadiste de 30 ans(...) → lire la suite de cette chronique

14 mars : Qui sont les nouveaux autoritaires?Maduro et Poutine

Renée Fregosi vient de faire paraître aux Éditions du Moment "Les Nouveaux Autoritaires". Elle donne à Causeur, le 12 mars un entretien réalisé par Gil Mihaely, historien et directeur de la publication de Causeur:
Causeur : À la fin des années 1980, l’implosion de l’URSS semblait annoncer la victoire par KO de la démocratie libérale. Presque trois décennies plus tard, vous nous mettez en garde contre "les nouveaux autoritaires". Qui sont-ils ? Les anciens noms de l’autoritarisme (fascisme, nazisme, stalinisme, maoïsme, etc.) sont-ils toujours pertinents dans le contexte actuel ?
Renée Fregosi : Les trois figures majeures de l’autoritarisme d’aujourd’hui
(...) → lire la suite de cette chronique

Nadia Savtchenko11 mars : Le procès inique de Nadia Savtchenko

C'est en vain que jusqu'ici les Occidentaux ont multiplié les appels à la raison qui commanderait de la part des autorités moscovites la libération de Nadia Savtchenko.
À Paris une première manifestation de protestation devant l'ambassade de Russie s'est déroulée le 9 mars.
Depuis son arrestation, qui remonte à juillet 2014, elle avait été élue en octobre 2014 comme député au parlement ukrainien.
Et après un débat le 28 janvier 2015, sur la Russie et ses violations du droit international perpétrées en Ukraine, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a voté une résolution appelant les autorités russes à la libérer immédiatement.
Elle conteste les accusations la visant et accuse les séparatistes pro-russes de l'est de l'Ukraine de l'avoir capturée sur le territoire ukrainien et livrée aux autorités russes.
Son procès se tient à Donetsk (...) → lire la suite de cette chronique

10 mars : Rouillan et la métamorphose du délire gauchisteRouillan

À la centrale de Poissy où il purge sa longue peine, oublié du public, le sinistre Carlos alias Illitch Ramirez Sanchez, converti à l'islamisme plus encore qu'à l'islam, fait office de philosophe carcéral auprès de ses codétenus, parmi lesquels d'honnêtes condamnés de droit commun. De bonne source ceux-ci supportent difficilement ses leçons et ils en attribuent le côté délirant à la dégénérescence neuronale de leur auteur.
On peut se demander toutefois si une métanoïa d'une certaine extrême gauche, autrefois tiers-mondiste, désormais favorable aux islamo-terroristes n'est que la bizarrerie d'un bizarre lequel en était arrivé, semble-t-il à lasser même ses officiers traitants du KGB. Rappelons que son dernier port d'attache avait été situé au Soudan et qu'il ne fut livré à la justice française qu'après la chute de l'URSS. Rappelons aussi que dès septembre 1921 Zinoviev, au nom du Komintern, appelaient les musulmans au djihad lors de la conférence de Bakou.
Moins flamboyant sans doute (...) → lire la suite de cette chronique

Nikita Serguéïevitch Khrouchtchev9 mars - Communisme : enjeu du rapport Khrouchtchev

Dans un article publié par Figaro-Vox Stéphane Courtois le rappelle : il y a 60 ans, le rapport Khrouchtchev ébranlait le monde communiste. Et il explique que l'objectif du rapport Khrouchtchev était de condamner Staline pour mieux sauver Lénine, alors que c'est Lénine qui a fondé le régime totalitaire soviétique :
Le 25 février 1956 au matin, alors que se tenait au Kremlin depuis dix jours le XXe congrès du Parti communiste d'Union soviétique (PCUS) - le premier depuis la mort de Staline en mars 1953 -, fut convoquée de manière inopinée une ultime séance dont avaient été écartées les délégations communistes venues du monde entier. Personne ne pressentait alors le formidable coup de tonnerre qui allait ébranler le camp communiste jusque dans ses fondements. Soudain, Nikita Khrouchtchev, premier secrétaire du PCUS, monta à la tribune et se livra à une démolition systématique, et souvent caricaturale, de Staline, l'idole intouchable de tous les communistes jusqu'alors.
Devant les 1 436 délégués abasourdis, Khrouchtchev reprocha à Staline en bloc (...) . → lire la suite de cette chronique

8 mars - Ukraine : la vérité sur le 10 mars 1946le pseudo-synode fabriqué par Staline en 1946

Un certain nombre de personnalités du monde orthodoxe slave diffusent en ce moment un texte parfaitement révélateur de la distance entre les cercles de pouvoir et la conscience chrétienne dans la Russie de Poutine.
Le pouvoir politique y affiche en effet son attachement à une église dont il verrouille les hiérarchies, maintenant sous sa coupe les administrations ecclésiastiques telles que le patriarcat de Moscou et son département des relations extérieures telles que mises en place à l'époque de Staline entre 1943 et 1946.
Dans la crise ukrainienne comme dans ses rapports avec l'Église romaine le patriarcat de Moscou adopte de ce fait une ligne sournoisement accusatrice contre le peuple ukrainien en général.
Il présente ainsi les grecs-catholiques ukrainiens comme une "pomme de discorde". Il demande à Rome de les abandonner, en omettant de reconnaître les crimes du stalinisme à leur endroit, et notamment les effets de leur incorporation de force dans l'Église russe le 10 mars 1946.
Rappelons ici (...) . → lire la suite de cette chronique

l'écrivain Kamel Daoud7 mars - Qui a peur de Kamel Daoud

Sous le titre "Les nouveaux staliniens contre Kamel Daoud", Jean-Yves Camus (in Charlie Hebdo N° 1232 du 2 mars 2016) fait le point sur la campagne montée , par une certaine gauche, contre l'un des plus emblématiques critiques de l'islamisme du Maghreb, taxé d'islamophobie :
Ceux qui ont pétitionné contre l'écrivain Kamel Daoud incarnent cette gauche différentialiste qui veut tuer le débat intellectuel. Quand les penseurs du "postcolonialisme" veulent réduire au silence la parole critique des penseurs maghrébins et moyen-orientaux sur leur culture, c'est que le progressisme est malade.
Pour voir dans la tribune que l'écrivain algérien a publiée le 31 janvier dans Le Monde (...) .
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4 mars - Critiquer l'Islam et vivre sous protection policièreMarchand-Taillade et Éric Zemmour

« Après quelques instants d'effroi, j'ai décidé de porter plainte et de faire front. Si ses menaces existent, c'est que je déjoue les plans des Frères musulmans en les portant au grand jour. J'ai décidé de ne renoncer à rien ». — Laurence Marchand-Taillade, Secrétaire Nationale du Parti Radical de Gauche.
Éric Zemmour, journaliste et essayiste, vit sous protection policière. Deux policiers le suivent partout, jusque que dans les tribunaux ou il est assigné par des organisations islamistes qui cherchent à le faire taire en l'accusant « d'islamophobie ».
En France, la saison de la chasse ne ferme jamais pour les critiques de l'islam.
« Vous êtes condamnée à la peine capitale. C'est désormais une question d'heure. » Ce message(...) → lire la suite de cette chronique

moines bouddhistes au Tibet 3 mars - Chine : la répression des minorités s'aggrave

Évoquant la Chine les gros médias occidentaux insistent quotidiennement sur les aléas de l'économie, dont les difficultés marquent les régions côtières. De loin en loin, le public est informé du caractère dictatorial du régime entièrement monopolisé par le parti communiste.
Le développement du tourisme a ceci de bon qu'il permet à eux qui le veulent, une minorité, d'ouvrir les yeux sur la réalité des régions visitées. C'est sans doute pourquoi le Tibet vient d'être fermé aux touristes étrangers. Les autorités chinoises ont en effet annoncer la fermeture de la Province [fictivement]"autonome" tibétaine aux voyageurs étrangers, au moins pendant un mois. Aucune raison officielle n’a été donnée mais cette interdiction revient chaque année à cette période, qui correspond au soulèvement des Tibétains en 2008 contre la répression chinoise et qui avait fait près de 150 victimes.
Les permis spéciaux nécessaires aux étrangers pour voyager au Tibet ne seront délivrés à nouveau qu’au mois d’avril. Le tourisme a explosé au Tibet ces dernières années avec plus de 20 millions de visiteurs en 2015, à plus de 90 % chinois. Ceci permettra de minimiser (...) → lire la suite de cette chronique

2 mars - Colombie : l'opposition dénonce la persécutionla sénatrice Paloma Valencia

Le Centre Démocratique, principale force d'opposition colombienne, dénonce la persécution que lui fait subir le gouvernement Santos et proteste tout particuièrement, contre l'arrestation de Santiago Uribe.
"Nous nous déclarons en rébellion contre la dictature et exhortons le peuple colombien à exercer son droit de protester, s’il est encore temps." Le parti Centre Démocratique annonce, le 29 février 2016, après l’arrestation arbitraire du frère de l'ancien président de la république et sénateur Alvaro Uribe Vélez, sa décision de se retirer de la discussion des commissions parlementaires.
La déclaration a été lue par la sénatrice Paloma Valencia :
"A l’attention du Congrès et des membres des Commissions(...)

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Une combattante kurde1er mars - Contre Daech : la guerre au féminin

La Chaîne parlementaire(LCP) diffuse ce soir mardi 1er mars à 20 30 le documentaire "Femmes contre Daech".
Voici comment Olivier Bories, le présente ce 1er mars dans La Croix.
Elles sont des milliers à avoir pris les armes au sein de la guérilla kurde de Syrie. Pour son documentaire, Pascale Bourgaux a rencontré ces femmes qui se battent contre leurs oppresseurs, hier le régime syrien, aujourd’hui l’État islamique.
En cachette de sa famille, Viyan a choisi cette voie dès ses 18 ans. (...)

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29 février - Albanie : le cadavre d'Enver Hoxha bouge encoreEnver Hoxha

Le 24 février le journal italien Osservatorio Balcani e Caucaso faisait le point sur la "lustration" de la période communiste abominable qu'a connu Albanie pendant un demi-siècle, soulignant qu'elle est surtout une arme pour se débarrasser de ses ennemis politiques.

On légifère, on condamne, dit Tsai Mali, auteur de l'article, mais personne ne semble prêt à regarder son passé en face.

Le 29 novembre dernier, à l’occasion du 70e anniversaire de la victoire contre le fascisme, le ministre albanais de la Défense a décoré près de mille vétérans de la Seconde Guerre mondiale. D’abord passée inaperçue, la liste des militaires honorés a finalement créé la polémique au mois de décembre, et elle continue à faire des vagues. En effet, parmi ces héros s’étaient glissés quelques anciens collaborateurs du régime communiste.

Le nom de Shyqyri Çoku a, en particulier, scandalisé l’opinion publique, notamment les associations de personnes persécutées par le régime communiste. Ancien agent de la Sigurimi, le service de renseignement de l’Albanie (...) → lire la suite de cette chronique

Xi JInping et les journalistes aux ordres26 février - Chine : les médias aux ordres du pouvoir

Les lecteurs et abonnés de l'édition papier du Figaro du 26 février ont bénéficié d'un échantillon intéressant, sur 4 pages de publicité du message que le gouvernement chinois souhaite diffuser en occident. Folioté en pages 9 à 12 l'encart est présenté comme un digest du China Daily. On trouve en page 9, donc la première des 4 une affirmation aussi péremptoire qu'improbable selon laquelle "la Chine garde la confiance des multinationales". Comme preuve, la courbe des investissements directs étrangers ayant atteint en 2015 le montant record de 126 milliards de dollars, en hausse de 6,4 % par rapport à l'année précédente., et à comparer avec 2010 où ils s'élevaient à 105,7 milliards.En comparaison avec cet article (...) → lire la suite de cette chronique

25 février - La Corée du Nord a-t-elle accouché d'un Soljenitsyne?IMAGES DE PYONG YANG

L'association Human Rights Without Frontiers publiait le 22 février un entretien avec Pierre Rigoulot directeur de l'Institut d'Histoie sociale :
Pierre Rigoulot vient de rentrer à Paris de Séoul où il a mené une enquête sur le recueil de nouvelles sorti clandestinement de Corée du Nord et qui va être publié le 3 mars à Paris. Human Rights Without Frontiers l'a rencontré.
HRWF : Le journal britannique The Guardian vient d'annoncer la publication par plusieurs maisons d'édition européennes d'un recueil de nouvelles écrites par un auteur anonyme de Corée du Nord, et sorties du pays clandestinement.
PR : Ces nouvelles (...)
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Hommage à Boris Nemtsov 24 février - À voir d'urgence : Boris Nemtsov : l'opposant assassiné

Ce 23 février 2016 à 22 h 45 la chaine Arte diffusait "Boris Nemtzov - un visionnaire assassiné" un documentaire de la plus haute importance sur la vie, la mort et le legs de Boris Nemtsov.
Il y a presque un an, Boris Nemtsov, en effet, était assassiné au pied du Kremlin. Ancien ministre et vice-président du gouvernement Russe, il était devenu sous Poutine un farouche opposant au régime.
Cinq personnes ont été arrêtées pour son meurtre mais la recherche du commanditaire piétine toujours dans une Russie où de nombreux opposants politiques sont assassinés, internés ou emprisonnés. (...)
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23 février - Syrie : "Alep vivra" une lettre au présidentAlep bombardée

Sous une photo de la ville d'Alep après un bombardement le 14 février 2016 en Syrie, et sous le titre "Alep vivra", un certain nombre de personnalités du monde culturel ont publié dans Libération une lettre ouverte adressée le 21 février au chef de l'État. La veille, avant son départ pour le Pacifique sud, le président de la République avait à cinq des signataires de cette lettre ouverte, un entretien au cours duquel il leur a assuré partager leurs alarmes et leurs analyses, et vouloir mettre en œuvre tout ce qui dépendra de la France pour que l’aide humanitaire parvienne aux populations assiégées.
Depuis cinq ans, en effet, une guerre est menée par un dictateur contre son propre peuple. Les frappes russes, l’offensive du régime, les attaques du Hezbollah et des milices irakiennes, soutenues par l’Iran, ne visent Daech que de manière très marginale. Des personnalités du monde de la culture interpellent le Président.
Monsieur le président de la République,
Nos générations (...)
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Amedy Coulibaly22 février -Terrorisme, radicalisation et prison d'un Coulibaly

C'est un très important témoignage que nous a livré Mediapart le 20 février dans un article intitulé Amedy Coulibaly, retour sur ses années de prison.
La journaliste Warda Mohamed avait longuement rencontré Amedy Coulibaly, qui a été détenu à Fleury-Mérogis, le 31 décembre 2008. Elle participera par la suite à la réalisation du documentaire "D3, reality taule. " L'auteur de la tuerie de Montrouge et de l'attentat contre l'Hyper Cacher en janvier 2015 lui avait raconté alors ses années de prison. "La taule m'a transformé", commence-t-il.
Insistons ici sur un point (...)

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19 février - Biélorussie : l'Union européenne lève les sanctionsAlexandre Loukachenko

L'Union européenne a décidé le 15 février de lever les sanctions qu'elle avait décrétées ces dernières années contre 170 personnalités biélorusses, dont le président Alexandre Loukachenko, pour l'encourager à faire davantage sur les droits de l'Homme.

Les 28 ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, ont adopté une texte donnant leur "accord au fait que l'Union européenne ne prolongera pas ses mesures restrictives contre 170 individus et trois entreprises", privés de visas et dont les avoirs étaient gelés dans l'Union européenne.

Toutes les sanctions édictées par Bruxelles contre la Biélorussie ne sont toutefois pas levées.
"L'embargo sur les armes et les mesures restrictives contre quatre individus listés en lien avec les disparitions non résolues de deux hommes politiques de l'opposition, un homme d'affaires et un journaliste, seront prolongés pour une période de douze mois", précise ce texte.

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier (...) → lire la suite de cette chronique

Le Capitole18 février - États-Unis : un appel latino-américain adressé au Congrès

La campagne en vue des primaires présidentielles américaines occupe le terrain médiatique. Elle laisse de côté un certain nombre d'aspects essentiels du scrutin de novembre prochain qui, rappelons-le, renouvellera le Congrès. La politique extérieure des États-Unis dépend essentiellement de la majorité sénatoriale. Il nous paraît donc de la plus haute importance de montrer combien les responsabilités.
On trouvera ci-dessous un appel provenant de Colombie, alors même que les médias internationaux y vantent le prétendu "processus de paix" porté par Santos et qui aboutirait à la réintégration des FARC terroristes et marxistes-léninistes dans le champ de la vie politique en préservant leur impunité quant à leurs crimes et à leur implication dans le narco-trafic.

Voici le texte adressé au Congrès des États-Unis le 10 février :(...) → lire la suite de cette chronique

17 février - Russie : Poutine en questionsPoutine

La situation au Proche-Orient renforce et légitime les interrogations occidentales à propos de la Russie et de son président. Dans un article intitulé "De quoi le nom de Poutine est-il synonyme ?" publié en ligne le 16 février Isabelle Mandraud correspondante du journal à Moscou, donne des éléments de réponse :
Quelque chose a changé. On ne dit plus "le pouvoir ", " l’entourage ", voire "le Kremlin ", pour dénoncer quelque malversation supposée commise tout au sommet de l’État russe, mais "Poutine". Pour la première fois, quasi coup sur coup, le nom du président russe, Vladimir Poutine, a été cité par des autorités extérieures à la Russie dans deux sombres affaires. La première concerne un meurtre, la seconde, la corruption. Rien de moins  !
Le 21 janvier, le juge britannique Robert Owen, chargé d’une enquête publique sur la mort du ressortissant russe Alexandre Litvinenko (...) → lire la suite de cette chronique

Liés au couple présidentiel vénézuélien Efrain Flores et Franqui Flores ont été arrêtés dans les Caraïbes et sont détenus aux États-Unis pour trafic de cocaïne 16 février - Venezuela: la drogue et les réseaux du pouvoir

Le 14 février au petit matin, divers sites de journaux francophones reproduisaient in extenso, une courte dépêche de l'AFP. De la Libre Belgique au Parisien tous reprenaient sans hésiter le titre fourni par la rédaction de l'agence : "Venezuela un officier arrêté en possession d'une demi-tonne de cocaïne".
En examinant les faits plus attentivement on les découvre un peu plus conséquents. Ils ne constituent aucunement un cas isolé.
La veille et l'avant veille ce n'est pas une mais deux arrestations qui avaient mis en cause l'armée vénézuélienne et son imbrication grandissante, sous le régime chaviste, avec le narco-trafic
e 12 février, en effet c'est accompagné de 6 hommes qui portaient des uniformes militaires sans qu'ils fassent partie de l'armée vénézuélienne, que le major Juan Jose Sorja, 40 ans, était appréhendé porteur de 503 kg de cocaïne. Cette cargaison était transportée dans un camion. En inspectant le véhicule, les gardes ont découvert 450 paquets dissimulés dans la plateforme du véhicule. Le lendemain 13 février c'était au tour (...) → lire la suite de cette chronique

15 février - Grande Bretagne : quand l'extrême gauche s'empare du parti travaillisteJeremy Corbyn

Depuis l'élection de Jeremy Corbyn, le 11 septembre 2015, à la tête du parti travailliste, le marxisme est à nouveau à l'ordre du jour. Chaque fois qu'un débat oppose, au sein de la gauche, les adeptes du marxisme aux responsables politiques plus pragmatiques, on peut faire confiance à l'insubmersible Marie-Noëlle Lienmann pour s'aligner sur des positions qui ressemblent fort à celles du PCF.
En septembre 2015 cette sénatrice de Paris adressait un message enthousiaste à Jeremy Corbyn sur le thème "Cher Camarade, J'espère de tout cœur que tu seras élu leader du Labour Party de Grande-Bretagne…" Elle n'a pas été déçue.
Les prises de position du nouveau dirigeant, y compris sur le terrain de la politique étrangère, n'ont cessé en effet de creuser le fossé avec le consensus britannique. Or, le Sunday Telegraph du 14 février mettait en lumière un certain nombre de personnalités composant le groupe Momentum et qui s'emploient à radicaliser le parti, et à faire partir des rangs travaillistes les éléments modérés qui peuplent la chambre des Communes.(...)

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David Headley12 février - Inde : le procès du terrorisme pakistanais de Bombay

Le 8 février, s'est ouvert à Bombay [Mumbai] le procès de l'organisateur des attentats meurtriers de novembre 2008 qui avaient occasionné la mort de 174 personnes. Le 26 novembre 2008, rappelons-le, 10 terroristes pakistanais du Lashkar-e-Taiba, avaient débarqué dans la ville après avoir traversé la mer d'Arabie en bateau depuis Karachi. Après s'être scindés en 5 équipes commandos de deux hommes ils avaient attaqué 6 endroits fréquentés de la ville, dont l'hôtel Taj, de renommée mondiale, cherchant à faire le plus de morts possible. Cette attaque coordonnée de façon militaire avait duré 3 jours.
À noter que le mode opératoire n'est pas sans rappeler les attentats de Paris de novembre 2015.
Les audiences du 8 et du 9 ont été accablantes pour les services spéciaux pakistanais soulignant les liens (...)

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11 février - Colombie : recul des libertés et impunité pour les FARCSantos

Dans son rapport annuel publié le 8 février, la Fondation pour la liberté de la presse (FLIP) constate que la Colombie a subi "un net recul en matière de liberté d'expression" en 2015. Le pays recense 232 victimes répertoriées, dont deux morts.
Selon la liste établie par le Comité de protection des journalistes (CPJ), L'année 2015 démontre un net recul en matière de liberté d'expression. Les deux assassinats situent la Colombie en position n° 11 des pays les plus meurtriers pour exercer le journalisme, a précisé la FLIP.
Au total 152 journalistes ont été tués en Colombie depuis 1977, dont Luis Antonio Peralta le 14 février 2015 à El Doncello, département de Caqueta (sud-ouest) et Flor Alba Núñez le 10 septembre dernier à Pitalito, département du Huila (centre).
La FLIP, principale association colombienne de défense de la liberté de la presse, a souligné que le nombre total de victimes était le plus élevé depuis 2009.
"Près d'un tiers, 77, ont été victimes de menaces, le type d'agression le plus fréquent contre la presse"(...)
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Les 5 libraires enlevés10 février - Hong Kong : la Chine bafoue les accords de 1997

Les scènes d’émeutes apparues ce 9 février à Hong Kong auraient pu, – auraient dû, – rappeler à l'opinion internationale la question politique de ce territoire rétrocédé à la Chine par la Grande-Bretagne, à certaines conditions, dont le respect se révèle de plus en plus problématique, notamment quant aux libertés individuelles. Ces affrontements, survenus dans le contexte débonnaire du Nouvel An chinois, ont fait près de 100 blessés. 54 personnes ont été arrêtées.
Selon les médias et la police du territoire, en effet, l’opposition de la rue s’est peu à peu transformée en bataille rangée, avec le soutien des “localistes”. La mouvance dite “localiste” prône une plus large autonomie pour Hong Kong. Elle a émergé dans la foulée du “mouvement des parapluies” en 2014.
Le South China Morning Post révèle ainsi qu'Edward Leung Tin-kei, l’un des dirigeants localistes a été vu en tête des manifestants et a été arrêté. Or, il est candidat à un scrutin législatif partiel dans trois semaines.
Dans ce contexte le cas de 5 libraires "mystérieusement" disparus (...) → lire la suite de cette chronique

9 février - Chine : confessions à grand spectaclePeter Dahlin

Renouvelant une tradition héritée du totalitarisme communiste, le régime de Pékin met en scène, ces derniers temps, les aveux des victimes de sa répression. La seule novation par rapport aux aveux imposés aux accusés lors des procès de Moscou de 1936-1938 et autres procès de Prague de 1952 réside dans l'utilisation systématique de la télévision.

Patrick Saint-Paul dans Le Figaro rapporte ainsi comment pour consolider son pouvoir et imposer son ordre, le Parti communiste multiplie les confessions télévisées :

Sanglotant dans sa combinaison jaune de détenu, le jeune acteur Ke Zhen-dong a "très mal jusqu'au fond du cœur". Il présente ses "excuses" à la "Chine entière" pour s'être drogué avec le fils du célèbre Jacky Chan. Starlette de l'Internet, la belle Guo Mei-mei a troqué les poses lascives en maillot de bain ou accoudée au capot d'une Maserati pour une mine hagarde en combinaison orange, façon pénitencier de Guantanamo. Elle regrette "profondément" d'avoir cédé au "plaisir de frimer comme une petite fille matérialiste" (...) → lire la suite de cette chronique

zone d'expansion de l'État islamique

8 février - Islamisme : la ruée vers l'est ?

Les Européens s’inquiètent avec raison de la poussée vers l’Ouest de l’État islamique : les attentats de Paris, les « planques » de Saint-Denis ou de Molenbeeck sont toujours au cœur de leurs préoccupations.

Mais ce n’est pas vers l’Ouest seulement, que s’étend la menace. Comme l’explique Victor Mallet dans le Financial Times du 2 février 2016, nous assistons à une véritable mondialisation de l’extrémisme. Extrémisme islamiste, bien sûr mais c’est nous qui précisons ! Si le titre – The globalisation of extremism – est en effet quelque peu abstrait, le contenu de l’article ne l’est pas du tout. Il décrit le développement de groupes islamistes qui ne reçoivent pas nécessairement le soutien matériel de l’État islamique mais peuvent être en relation avec lui ou manifestent leur désir de tisser des liens avec lui.(...) → lire la suite de cette chronique

5 février - Érythrée : un immense camp de travail forcétravail forcé des enfants en Erythrée

Un voyage parlementaire en Érythrée divise actuellement l'opinion suisse.
Et ce déplacement en Afrique dérange, notamment, car son organisateur n'est autre que le consul honoraire d'Érythrée en Suisse, Toni Locher.
Pour les uns ce déplacement n'est que de la pure propagande du régime érythréen. Au contraire tel autre conseiller national arrivé en Érythrée, balaie ces critiques. Dans le passé six parlementaires membres de son parti, l'UDC, s'étaient rendus en Iran en 2014, déclenchant une polémique comparable. On avait alors parlé de manipulation de la part de Téhéran. Entre les deux, tel démocrate chrétien genevois, en la personne de Claude Béglé qui sera également du voyage en Érythrée, espère y voir "les deux faces" tout en se disant i parfaitement conscient que le régime essaiera de montrer un seul "côté des choses".
Cette affaire relance, chez nos amis et voisins, le débat, dont ils n'ont pas l'exclusivité (...)
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le film4 février - Ukraine : les prétendues hordes fascistes un film

Par la diffusion d'un film, le 1er février sur Canal+ les téléspectateurs ont été abreuvés du mensonge poutinien par excellence tendant à réduire le soulement ukrainien au "fascisme" et à "l'extrême droite" - laquelle pourtant professe en France la plus grande admiration pour Vladimir Poutine.
Depuis le VIIe congrès du Komintern de 1935, on sait, en effet, que la propagande du Kremlin désigne pour fascistes, indistinctement, tous ses adversaires, y compris les plus imporbables, les trotskistes, les juifs, sionistes ou non, etc. De même l'hitlérisme est désigné de la sorte alors que dans le langage courant, et du point de vue de la jurisprudence, fasciste et nazi ne sont pas synonymes. En dépit de ce que nous appelons chute du communisme Vladimir Poutine a conservé, jusqu'ici, ce révélateur tic de langage.
Sur le site Inform Napalm Hayla Coynash passe ainsi au crible l'adaptation, par un réalisateur français adapte du message de Poutine sur les "hordes fascistes" à l'usage du public français(...) → lire la suite de cette chronique

3 février - Libye : les préparatifs ont commencéLIbye

La coalition anti-Daech s'est réunie à Rome ce 2 janvier pour envisager une intervention en Libye. Début janvier les occidentaux considéraient qu'en Libye, Daech se rapprochait de la conquête du "croissant pétrolier". L’organisation État islamique avait lancé les 4 et 5 janvier une offensive contre la région du littoral central, où se trouvent les principaux terminaux pétroliers du pays.
En face, le processus de paix parrainé par les Nations unies peine toujours à s’imposer.
Cette situation conforte l’envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Martin Kobler, dans sa détermination à imposer la mise en œuvre de l’accord politique signé le 17 décembre à Skhirat au Maroc. Réagissant la 5 janvier à l’attaque, M. Kobler a prévenu que "chaque jour perdu dans la mise en œuvre de l’accord est un jour gagné pour Daech". L’accord prévoit (...) → lire la suite de cette chronique

Michèle Chay 2 février - CGT : à l'assaut des petites entreprises

En cette année 2016, du 28 novembre au 12 décembre, auront lieu des élections dites de représentativité dans les petites entreprises de moins de 11 salariés, que l'on désigne désormais sous le sigle TPE. Ces entreprises de l'artisanat, aussi bien celle du bâtiment, du commerce de proximité, ou des services, mais aussi les associations, les employeurs particuliers, les professions libérales, emploient au total 4,6 millions de salariés.
En 2012, 465 756 d'entre eux se sont exprimés : ceci veut dire qu'exactement 89,6 % se sont abstenus.
La CGT est arrivée assez largement en tête avec un résultat de 29,54 % : ce qui signifie en fait que 3 % des salariés de ces TPE se reconnaissent dans le syndicat communiste soit moins que la moyenne des Français. (...) → lire la suite de cette chronique

Hollande et Raùl Castro en mai 20151er février - Cuba : Raùl Castro à Paris, dictateur impuni

La visite officielle de Raùl Castro mérite réaction de la part de tous les amis de la Liberté. Relevons par exemple, celle, un peu épidermique, d'un Jean-Michel Aphathie s'esclamant sur Europe N°1 le 28 janvier :
"C'est le printemps des dictateurs. Après le président iranien Hassan Rohani qui vient nous acheter des avions, des voitures et des frigos, la France va accueillir la semaine prochaine Raùl Castro président dictateur de Cuba. Un phénomène ce Raùl Castro avec son frère Fidel il est au pouvoir depuis le 1er janvier 1959 et il n'a jamais rencontré un électeur de sa vie. On doit signaler l'entretien avec Jacobo Machover publié par L'Opinion ce 31 janvier: "La légitimation de Raul Castro s’est accompagnée d’une légitimation de la répression".
Ceci amène Reporters sans frontières à poser la question : François Hollande osera-t-il regarder Raùl Castro droit dans les yeux ? (...) → lire la suite de cette chronique

Le film salafistes 29 janvier - Salafistes : la critique, pas la censure !

Dans Figarovox le 27 janvier, Pierre Rigoulot, analyse l'émotion suscitée par le documentaire choc "Salafistes" :
Le monde occidental n'est pas seulement confronté à une nouvelle vague d'attentats meurtriers. Il est touché par une mise en cause radicale de ses principes (démocratie, droits de l'homme, tolérance) par une minorité islamiste radicale à laquelle appartient la mouvance salafiste. Il vaut toujours mieux connaître son adversaire pour le vaincre. En conséquence, un film documentaire sur le salafisme semble plutôt une bonne chose. Pourquoi alors l'interdire ? Sans doute des enfants ne tireront pas profit d'un film que ses propos dépasseront et que ses illustrations violentes choqueront. Dès lors, on ne voit pas pourquoi ne pas l'interdire aux jeunes spectateurs de moins de 12 ou 13 ans. Mais il est indéniable que quelques années plus tard, la plupart des adolescents ont une idée du terrorisme, une idée de la tolérance, une idée de la démocratie et qu'ils peuvent répondre à toute profession de foi totalitaire, même souriante. Vouloir interdire le film c'est une manière d'avouer qu'on ne sait pas comment répondre à ces partisans d'un système de pensée et de vie commune totalitaires.(...) → lire la suite de cette chronique

28 janvier : Islamisme : deux agressions médiatiquesAgressions médiatiques

Coup sur coup, le 21 janvier dans l'émission "Des paroles et des actes" animée par David Pujadas et, sur "Canal Plus", en présence d'une Najat Vallaud-Belkacem étonnamment inerte le 25 janvier, deux représentants islamistes ont pu se livrer à des intrusions impunies. Dans une tribune publiée le 26 janvier par Figarovox Isabelle Kersimon réagit à ce double scandale, estimant que les médias font preuve d'irresponsabilité en invitant sur leur plateau de tels représentants de la religion musulmane :

La société du spectacle si bien analysée par Guy Debord est une ogresse qui se nourrit infiniment d'elle-même. Depuis quelques années, elle développe avidement ce qu'elle nomme "clash".

(...) → lire la suite de cette chronique

Vitaly Mansky 27 janvier - Vitaly Mansky : l'aventure d'un cinéaste dissident

Son nouveau documentaire "Under the Sun" ("Sous le Soleil") était diffusé en avant-première dans le cadre du Festival du Film de Talinn.
Il a donc choqué les plus hautes sphères du pouvoir à Moscou comme à Pyongyang. Il offre aux spectateurs un accès inédit aux coulisses de la propagande nord-coréenne, et ce grâce à des méthodes de tournage controversées, rapporte le Guardian.
Comment les images ont-elles pu être filmées dans un pays que l'on sait ultra-hermétique ? Le documentaire, au départ, devait suivre une famille nord-coréenne, au sein de laquelle une fillette se prépare aux célébrations de l'anniversaire du premier dirigeant de la Corée du Nord Kim Il-sung. Le projet avait été approuvé par les autorités, moyennant "quelques contreparties": un partenariat total avec le gouvernement nord-coréen, la visualisation par les organes officiels de toutes les séquences enregistrées, et un contrôle complet sur le script afin de corriger toutes les "erreurs". (...) → lire la suite de cette chronique

Nguyen Phu Trong Secrétaire général au XIIe congrès du parti de Ho Chi-minh26 janvier - Vietnam : le XIIe congrès consolide Nguyen Phu Trong

Ouvert à Hanoï le 21 janvier, le XIIe congrès du parti communiste vietnamien, toujours dédié au culte de Ho Chi Minh aura été l'occasion de confirmer le pouvoir, à la tête du pays du secrétaire général Nguyen Phu Trong et de consolider le régime.
Peuplé de 90 millions d’habitants crédité d'une croissance de 6,7 % en 2015, pays fort important en Asie du Sud-Est, le Vietnam est gouverné comme la Chine par un régime hybride, politiquement communiste économiquement capitaliste.
Le congrès du Parti communiste vietnamien est organisé tous les cinq ans, de façon presque immuable. Sa fonction consiste à valider les politiques décidées par l’Etat-parti pour le quinquennat à venir. Il a d’ordinaire plutôt les allures d’un conclave sans grande surprise où tout est souvent joué des mois à l’avance.
Cette année, les observateurs (...) → lire la suite de cette chronique

Luis Salas un gauchiste nommé en janvier à la tête de l’économie vénézuélienne

25 janvier - Venezuela : urgence économique et conflit politique

Alors qu'à l'évidence le délabrement de l’économie du Venezuela s’accélère, le régime Maduro, largement responsable du désastre, après avoir dilapidé la rente du pétrole, prétendait instituer un "état d’urgence économique". Le parlement d'opposition a rejeté ce piège grossier le 22 janvier.
Rappelons le contexte de la lutte entre les pouvoirs constitutionnels à Caracas.
Le pouvoir exécutif est entre les mains de Nicolas Maduro, successeur de feu Hugo Chavez depuis avril 2013. Une procédure de destitution est constitutionnellement possible à l'initiative du parlement. Elle suppose une majorité parlementaire des 2/3
Celui-ci est depuis le scrutin du 6 décembre dominé pratiquement aux 2/3 par une opposition qui avait obtenu alors une majorité écrasante.
Fin décembre, 34 nouveaux juges (13 titulaires et 21 suppléants) étaient nommés par Maduro au Tribunal suprême de justice qui fait notamment office de conseil constitutionnel. (...)

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Mme Tsai première présidente de la Chine libre

22 janvier Taïwan et les échecs du régime chinois

La chute des valeurs en Bourse, la baisse du niveau de croissance statistique des 20 dernières années ou la baisse du Yuan : voilà les symptômes qui inquiètent les commentateurs agréés.
Certaines illusions se dissipent dans les gazettes, et chez ceux les qui ne s'intéressent qu'à la finance chinoise, dans l'ignorance de la culture millénaire de ce pays.
Les occidentaux complaisants et naïfs semblent découvrir, trop lentement mais pas assez sûrement, que le président Xi Jin-ping ne diffère des dictateurs de son espèce, plus nombreux qu'on le croit – que par le nombre de ses sujets asservis et par la richesse de ses milliardaires esclavagistes – ces derniers étant eux-mêmes enchaînés au pouvoir politique parti unique communiste. [Un des traits de l'ère Xi Jin-ping semble aussi la réaffirmation du principe de Mao Tsé-toung : "le parti commande aux fusils".]
PLes amis de la liberté se préoccuperont quant à eux d'autres phénomènes (...)
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La délégation 21 janvier - Ukraine : une 'délégation française' dans le Donbass

Diverses associations européennes de défense des droits diffusent sur la toile un bon exemple de l’utilisation par les séparatistes ukrainiens pro-russes des sympathies manifestées par les milieux proches du Front National à l’égard de Vladimir Poutine.
Présentés par ces séparatistes comme formant une "délégation française", Jacques Closterman, un proche du Front National, Josy-Jean Bousquet, un avocat de Béziers et Hanen Maksud, avocat lui aussi, ont donc visité la soi disant "République populaire de Donetsk". Leur but, selon les militants russes ou soutenus par la Russie, était de "rassembler des cas de crimes de guerre ukrainiens contre des résidents du Donbass" afin de les faire connaître à leur retour en France et en Europe.
De qui sont-ils les délégués ?

Cela n’est pas très clair mais la question est d’autant plus pertinente que tous les trois sont surtout présentés comme des "défenseurs des droits de l’homme", une référence (...)

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opération Barkhane20 janvier - Contre-insurrection : Barkhane en débat

L'offensive djihadiste sanglante de Ouagadougou a provoqué un débat de deux spécialistes des questions militaires qu'il nous semble intéressant de porter à la connaissance de nos lecteurs. Il oppose Jean-Dominique Merchet correspondant défense et diplomatie de l'Opinion à l'historien Bernard Lugan qui publie l'Afrique réelle.
Sous la devise "Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger", Jean-Dominique Merchet dans l'Opinion du 18 janvier, considère qu'à "Ouagadougou l’opération française Barkhane a été à nouveau contournée."
Après Bamako le 20 novembre, Ouagadougou le 15 janvier : Barkhane, l’opération militaire française au Sahel, a une nouvelle fois été contournée par son principal ennemi, le groupe Mourabitoune de Mokhtar Belmokhatar, proche d’AQMI (Al Qaïda au Maghreb Islamique). Au moins une vingtaine de personnes ont trouvé la mort la nuit dernière au cours d’une attaque terroriste dans la capitale du Burkina. Les forces spéciales françaises sont intervenues.
Alors que l’armée française(...) →  lire la suite de cette chronique

Moelenbeck

19 janvier - Belgique : Genèse d’une pépinière terroriste

Sénateur belge, ex-secrétaire général de Médecins sans frontières. Alain Destexhe analysait en dans le Magazine Causeur n° 89 daté de décembre l'expérience catastrophique de Molenbeek. En voici quelques extraits significatifs :.
Depuis vingt ans, déplore-t-il en effet à juste titre, Bruxelles est devenue le laboratoire du communautarisme ethnique et religieux. Dopée au cocktail détonnant du multiculturalisme et du déni des réalités, la capitale belge est également devenue celle de l’islamisme radical en Europe et une base arrière du terrorisme djihadiste. Le problème est loin de se résumer à Molenbeek, aujourd’hui symbole de toutes les dérives.(…).
En douze ans, souligne-t-il plus loin plus d’un million de personnes ont immigré dans un pays d’à peine dix millions d’habitants. (...) →  lire la suite de cette chronique

Mokhtar Belmokhtar18 janvier - Afrique : l’attaque d’Aqmi à Ouagadougou

Pendant la fin de semaine en Afrique deux attaques sanglantes, ainsi que l'enlèvement d'un couple d'otages australiens ont démontré une nouvelle fois la réalité de l'adversaire face auquel sont engagés les soldats français.
On aurait donc tort de sous-estimer la capacité de se développer de l'islamo-terrorisme au simple motif que les frappes contre Daech en Syrie et en Irak causent des pertes à la plus spectaculaire de ses organisations, "l'État islamique".
Le 15 janvier, une attaque des Chabab somaliens contre la base militaire de l’Armée nationale (SNA) à Al-Adde, faisant plusieurs dizaines de morts. Cette base, au sud du pays, abritait également les troupes du contingent kényan de la Force de l’Union africaine (Amisom). Soulignons que le Kenya, avec 3 600 soldats, fait partie des principaux contributeurs de l’Amisom qui comptent près de 22 000 hommes.
Dans la nuit de vendredi 15 au samedi 16 janvier, une attaque dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. L'agression a tué 29 personnes dont au moins 14 étrangers, parmi lesquels 6 Québécois et 2 Français. Cet épisode sanglant(...) →  lire la suite de cette chronique

Karl Marx15 janvier - Le Totalitarisme : en germe dans l'œuvre de Marx

Directeur de l'Institut d'histoire sociale, Pierre Rigoulot, vient de publier dans Le Figaro du 14 janvier une tribune rappelant la part de Marx dans génèse des crimes couramment qualifiés, notamment depuis le rapport Khrouchtchev de 1956, comme essentiellement , voire exclusivement, "staliniens". Il voit dans l'ouvrage rigoureux d'André Senik sur le Manifeste du Parti communiste, la réfutation du poncif "on ne peut pas condamner Marx à cause des crimes commis en son nom". Voici cette tribune :

Il est des livres qui font événement. Celui d'André Senik, Le Manifeste du Parti communiste aux yeux de l'histoire, qui vient de paraître, est de ceux-là. C'est un événement intellectuel et politique. Avec lui, une boucle est bouclée.

Responsables de millions de morts, Staline, Mao et Lénine ont fini par être discrédités. Pour autant, une question (...) →  lire la suite de cette chronique

Mickaël Wamen14 janvier - CGT : une condamnation qui devrait faire date

Si elle est confirmée en appel, la décision de justice du 12 janvier, à l'encontre des cégétistes de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, fera date.
Huit anciens salariés de l'usine, dont 7 encartés à la CGT, comparaissaient ce 12 janvier devant le tribunal correctionnel d'Amiens. Ils avaient séquestré durant 30 heures, les 6 et 7 janvier 2014, de deux cadres de l'usine de pneumatiques Goodyear, aujourd'hui fermée : le directeur des ressources humaines ainsi que le directeur de la production.
Le procès s'est déroulé sans plaignant : Goodyear avait en effet retiré sa plainte en application de l'accord de fin de conflit signé avec les syndicats fin janvier 2014, tout comme les deux cadres concernés qui se sont désistés après avoir déposé plainte à titre individuel dans un premier temps.
Parmi les prévenus, l'un d'eux Mickaël Wamen a été candidat communiste aux élections législatives de 2012, dans la première circonscription de la Somme. Il était soutenu par Maxime Gremetz, député PCF sortant, mais aussi délégué syndical CGT pendant les 7 années où il mena l'agitation, entre 2007 et 2014, contre la disparition du site.(...)

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Le pétrole de Daech13 janvier - Daech : les finances nerf de la guerre

CNN, la première annonçait le 11 janvier une frappe visant une réserve d’argent liquide de Daech à Mossoul. Cette aurait tué entre 5 et 7 civils, selon les estimations de la coalition.
"Nous estimons la valeur des sommes visées en millions de dollars, probablement des dinars irakiens provenant des activités illégales de l’État islamique, comme la contrebande de pétrole, le pillage ou l’extorsion de fonds", indiquait une source américaine. L’organisation État islamique "est obligée de faire toutes ses transactions en cash".
La coalition a déjà mené dans le passé au moins un bombardement contre ce genre de réserve financière, mais celle-ci serait la plus grosse jamais visée.
Les États-Unis et la coalition ont intensifié depuis l’automne leur campagne contre Daech. Ils cherchent notamment à le désorganiser.(...) →  lire la suite de cette chronique

12 janvier - Russie : Poutine, le pétrole et le complotHausse et baisse des cours du pétrole

Le magazine allemand Bild publiait le 11 janvier la première partie d'un entretien avec Vladimir Poutine qui ne manque pas d'éclairer sur la perception qu'il souhaite faire partager des difficultés actuelles de la Russie.
Outre la certitude qu'il affiche du droit divin de son pays sur la Crimée et des anecdotes remontant à 2007, il ose affirmer que la question des frontières ne compte pas pour lui. L'ancien officier du KGB dit incidemment, avec conviction : "je n'ai jamais changé".
Il affirme évidemment devant les journalistes de Bild, que "petit à petit" l'économie russe se stabilise. Mais il est obligé de reconnaître que les sanctions économiques déclenchées par son intervention dans la crise ukrainienne affectent sérieusement Moscou. Son interprétation de l'évolution du marché de l'énergie laisse cependant rêveur. (...) →  lire la suite de cette chronique

Kim11 janvier : Pop sur le 38e parallèle

Dans Le Monde du 10 janvier, on trouve, signée de Philippe Mesmer, cette réjouissante correspondance – réjouissante car elle indique que le gouvernement du Sud a pris des décisions qui vont tout à fait dans le sens que nous souhaitons de faire passer à l’intérieur même de la Corée du Nord des textes, de la musique et des images pour ouvrir la prison baptisée « République démocratique et populaire de Corée ».
Mais laissons parler Philippe Mesmer :

La voix est féminine, le ton neutre, mais le message est clair :(...) →  lire la suite de cette chronique

Devant la moquée de Valence8 janvier Terrorisme contre l'Europe : Pourquoi mentir ?

Pourquoi mentir ? C'est la question que pose Manuel Gomez dans Dreuz.info. Pourquoi dissimuler ? Pourquoi mentir ?, interroge-t-il. Il s’agit bien d’un attentat terroriste.
Par chance, ou par maladresse (parce qu’il n’avait pas la maîtrise de son véhicule) le tueur a manqué son coup.
Quel aurait été la réaction des autorités, du président de la République et du ministre de l’Intérieur, si trois ou quatre militaires avaient été tués ?
Aurait-on également déclaré officiellement qu’il ne s’agissait pas d’un attentat terroriste ?
Examinons les faits dans leur exactitude : un Français, d’origine tunisienne et de religion musulmane, Manuel Gomez souligne ainsi dans Dreuz.info.. a foncé délibérément sur quatre militaires qui protégeaient une mosquée à Valence (Drôme).
Dans un premier temps certains ont, bien entendu, lancé la rumeur qu’il pouvait s’agir d’un extrémiste de droite. Forcément puisqu’il attaquait une mosquée.
Mais non, c’est bien un Français d’origine maghrébine et de religion musulmane.(...) →  lire la suite de cette chronique

Nathalie Pasternak7 janvier 2016 - Ukraine libre : in memoriam Natalka Pasternak

La disparition de Nathalie Pasternak endeuille tous les amis de la cause de la liberté.
Nous avions rencontré pour la première fois Madame Pasternak en février 2014, à l'occasion de la conférence d'Annie Daubenton (1) consacrée au Soulèvement ukrainien. Elle était présente au premier rang dans toutes les circonstances associées à la cause de la liberté et de sa patrie.
Une cérémonie religieuse aura lieu lundi 11 janvier (2).
Notre amie Galia Ackerman au nom du Comité Ukraine (3) lui a rendu hommage sur le site de Libération du 6 janvier 2015 :
 Nathalie Pasternak, une lumière s’est éteinte… Le 4 janvier 2015, Nathalie Pasternak, âgée de cinquante ans, est décédée après une très longue et pénible maladie. D’ascendance ukrainienne, celle que tout le monde appelait par son prénom ukrainien, Natalka, est née en France, a fait des études d’histoire, a enseigné dans une école. Elle était mère de trois enfants, Demian, 17 ans, Lily, 14 ans et Ivan, 8 ans.
Le cœur de cette femme extraordinaire a toujours battu pour l’Ukraine. La patrie de ses ancêtres, avec son passé tragique, peu connu en France, avec son présent, tumultueux et héroïque, était au centre de ses préoccupations. Devenue présidente du CRCUF, Conseil Représentatif des Communautés Ukrainiennes de France, pendant la révolution Orange de 2004, Natalka a pu changer l’existence un peu somnolente de ces communautés : ces Français d’origine ukrainienne, comme elle, et de très nombreux immigrés qui ont choisi de vivre en France. Dès la révolution Orange, Natalka a milité pour une meilleure compréhension de l’Ukraine en France, notamment celle des enjeux de son combat pour la liberté et la dignité. On lui doit de nombreuses initiatives, comme l’organisation de l’envoi d’observateurs internationaux en Ukraine durant diverses élections. (...) →  lire la suite de cette chronique

Artur Mas6 janvier - Espagne : les gauchistes paralysent la Catalogne

C'est seulement ce 3 janvier que le mouvement indépendantiste d'extrême gauche catalan CUP a tranché, d'extrême justesse, un débat interne qui le divise depuis septembre. Le résultat est édifiant.

Aux élections régionales du 27 septembre dernier, en effet la coalition pour l’indépendance de la Catalogne, Juntes Pel Si (Ensemble pour le oui), dont Artur Mas était l’un des chefs de file, a obtenu 62 des 135 sièges. Il lui manquait donc six sièges pour former une majorité et investir le sortant, Artur Mas. Mais après la décision de la CUP, l’intéressé ne recueillerait que 62 voix pour, 63 voix contre, et dix abstentions.

Artur Mas "nationaliste conservateur, issu d’un parti ravagé par les affaires de corruption, partisan de politiques d'austérité musclée, et qui a amorcé en 2012 un virage serré vers l’indépendance – jugé très opportuniste par certains observateurs –, est une figure controversée, surtout auprès de l'électorat de gauche." Tel est du moins(...) →  lire la suite de cette chronique

Henry Ramos Allup 5 janvier 2016 Venezuela : l'opposition désigne Henry Ramos Allup pour présider l'assemblée

Dans notre chronique du 22 décembre nous évoquions la tentative de la dictature, vaincue aux élections législatives, pour contourner un résultat pourtant clair et net : le peuple vénézuélien ne veut plus du chavisme. Et la légitimité sortie des urnes est dans le parlement où revient, entre autres, une Maria Corina Machado, qui avait été privée de son mandat de députée par seule la volonté du président sortant de l’Assemblée, le capitaine Diosdado Cabello.
Il est donc capital que le groupe parlementaire de l’opposition vénézuélienne, désormais majoritaire, ait pu désigner le 3 janvier pour présider l’Assemblée nationale Henry Ramos Allup, social-démocrate et vice-président de l’Internationale socialiste.
Le groupe s’est réuni dimanche 3 janvier à Caracas, deux jours avant l’investiture de la nouvelle Assemblée, où les opposants disposent de la majorité qualifiée des deux tiers. Le choix s’est fait par un vote à bulletins secrets des députés de la Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition électorale de l’opposition. Henry Ramos a obtenu 62 voix, contre 49 pour l’autre candidat(...) →  lire la suite de cette chronique

La chasse aux renards du régime communiste chinois4 janvier 2016 : Chine : opération chasse aux renards

Les régimes totalitaires ne parlent pas de délinquance financière mais de corruption. Ainsi le 1er janvier c'est en tant que suspect de corruption qu'était arrêté en Guinée Pei Jianqiang. Âgé de 48 ans, ancien directeur du département de l'importation et l'exportation de China Enterprise International Cooperation Co., il avait fui en novembre 2009.
Le 3 janvier, le site Chinafrica.info donnait, au sujet de cette affaire, d'intéressantes précisions :
L'un des fugitifs les plus recherchés de Chine, soupçonné de corruption, a été arrêté le dernier en République de Guinée et expulsé vers Pékin. Il est l’un des plus gros bonnets victimes à ce jour de la lutte anti corruption en Afrique.
Les polices des deux pays ont travaillé ensemble pour parvenir à cette arrestation après des informations confirmant que M. Pei se cachait à Conakry, capitale de la Guinée, et gérait un centre de soins.
Pei Jianqiang est la dernière victime en date de l’opération "chasse aux renards". Le nom donné par le gouvernement chinois à la gigantesque battue menée dans le monde entier par une équipe de policiers sous couverture. Objectif : rapatrier les ripoux du Parti qui ont fui avec la caisse. Ils sont plusieurs dizaines de milliers à avoir ainsi quitté le pays emportant avec eux l’équivalent de 123 milliards de dollars !(...)
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CHRONIQUES DE L'ANNÉE 2015

Petro Porochenko et Jean-Claude Juncker 31 décembre - L’Ukraine s’éloigne de plus en plus de Moscou

>L'europessimisme est de mise dans de nombreuses capitales ces derniers temps. Ainsi, commissaire européen l’économie numérique, et membre du parti conservateur allemand, Günther Oettinger, évoquait le 30 décembre une "danger sérieux désagrégation de l'Union Européenne".
>Pourtant, Yves Bourdillon dans le quotidien économique les Échos souligne l'importance géopolitique du rapprochement entre l'Ukraine et l'Europe des 28 :
>Et Moscou, en effet, ne manque pas de dénoncer les facilités douanières accordées à Kiev, par l’accord d’associationentre l'Ukraine et l'Union Européenne :
Le 1er janvier entrera en vigueur, dans une relative discrétion, l’accord d’association entre Kiev et Bruxelles. Depuis 2013, ce rapprochement est à l'origine de la plus grave crise(...)
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Kim Jong Eun30 décembre : Corée du Nord : tyrannie de Kim Jong-eun an IV

Il y a quatre ans, le 17 décembre 2011, mourait Kim Jong Il, le deuxième représentant de la dynastie qui accable depuis plus de six décennies, 25 millions de Coréens. Lui succéda alors, Kim Jong Eun, son troisième fils, un jeune homme de moins de trente ans. Désigné quelques jours après par le Rodong Shinmun, le journal du parti unique, "commandant suprême de l'armée".
Cette promotion fut confirmée le 30 décembre 2011 par le Bureau politique. Il avait été appelé par le même organe de presse, le 26 décembre, "chef du Comité central".
Mais ne nous attardons pas sur les voies impénétrables du centralisme démocratique à la sauce nord-coréenne et arrêtons-nous sur le bilan de ces quatre années de pouvoir du dernier représentant de la famille Kim.
La politique de terreur se poursuit au point que les cadres du parti, de l'armée et du gouvernement ont perdu toute ambition. Ils savent mieux que personne qu'il est périlleux de s'approcher du sommet du pouvoir !
Après l'espoir suscité par certaines manifestations de modernité - il s'était en effet affiché aux côtés de sa femme, puis avait posé entouré de personnages de Walt Disney - il fallut vite déchanter : (...)
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Vladimir Poutine et Donald Trump29 décembre : Vladimir Poutine, Donald Trump et les réalités économiques russes

Nous portons ici à la connaissance de nos lecteurs le contenu d’une conférence de presse donnée récemment par Vladimir Poutine à Moscou. Le Times en a rendu compte en page 3 de son numéro du 18 décembre. Après une dizaine de jours, elle garde encore tout son sel. C’est Kathrin Hille qui en a rendu compte depuis la capitale russe.
Vladimir Poutine a annoncé aux Russes qu’ils devaient se préparer à un long hiver. Il les a prévenus d’un affaiblissement sensible de leur économie et de la nécessité où ils se trouveront de se serrer encore plus la ceinture.
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Ursula Gauthier 28 décembre - Chine : l’expulsion d'une journaliste française

On a appris le 25 décembre à Pékin qu'Ursula Gauthier devra quitter la Chine le 31 décembre, où elle était en poste depuis six ans.
Elle était l’objet depuis un mois d’une campagne d’attaques médias étatiques chinois à la suite d’un article publié 18 novembre décrivant la politique répressive menée par le gouvernement communiste chinois dans la région qu'il appelle "Xinjiang " (Turkestan chinois).
Il s’agit d’une "entrave à la liberté d’informer", proteste Matthieu Croissandeau, le directeur de la rédaction du magazine qui l'emploie.
L’hebdomadaire français L’Obs juge en effet "inacceptable" l’expulsion de facto de sa correspondante à Pékin et estime que c’était "un avertissement lancé à tous les reporters étrangers basés en Chine".
En poste à Pékin depuis six ans, l'intéressée a annoncé le 25 décembre avoir reçu la confirmation par les autorités chinoises qu’elle serait de facto expulsée du pays le 31 décembre, à la suite du non-renouvellement de sa carte de presse et de son visa.(...)
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Maidan24 décembre - Ukraine : un débat sur France Culture

Le 23 décembre à 18 heures une émission passionnante et documentée, à réécouter d'urgence sur le site de France Culture se proposait de répondre à la question "L'Ukraine a-t-elle les moyens d'un bras de fer avec la Russie ?" [durée : 59 minutes]
Intervenaient : Anne de Tinguy, professeur à l'INALCO et chercheur au CERI-Sciences Po, auteur de "L'Ukraine, nouvel acteur du jeu international" ed. Bruylant, 2001
Alexandra Goujon, maître de conférence à l'université de Bourgogne et à Sciences Po, spécialiste des pays de l’est, auteur de "Les démocraties. Institutions, fonctionnement et défis" ed. Armand Colin, 2015
Florent Parmentier, maître de conférences à l'IEP de Paris et co-fondateur du blog Eurasia auteur de "Les chemins de l'Etat de droit. La voie étroite des pays entre Europe et Russie" ed. Presses de Sciences Po, 2014(...) →  lire la suite de cette chronique

manifestants djihadistes à Djakarta 23 décembre - Menaces djihadistes en Indonésie

Le plus peuplé des pays à majorité musulmane, l'Indonésie passe pour échapper à la pression islamiste et terroriste, en dépit du terrible coup de semonce de l'attentat de Bali, avec ses 202 morts et ses 209 blessés d'octobre 2002. Hélas l'actualité récente prouve que cet archipel immense de 250 millions d'habitants répartis dans 17 500 îles, et dont on présente l'islam comme particulièrement syncrétique, tolérant, etc. ne reste pas à l'abri des prédications fanatiques et de la pénétration des réseaux terroristes.(...)

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Maduro et Cabello 22 décembre Venezuela : un Parlement parallèle pour contourner les urnes

Largement vaincu aux élections législatives du 6 décembre, le pouvoir "bolivarien" du Venezuela ne semble pas décidé à appliquer l'alternance la parade. Dès le 16 décembre, en effet, le capitaine Diosdado Cabello, président sortant de l’Assemblée nationale, numéro deux du régime, a défendu la création d’un "Parlement communal", un organe parallèle qui siégera dans une salle voisine de l’Hémicycle.

"Le Parlement communal est une subversion pacifique contre un parlement bourgeois, a-t-il expliqué dans le cadre du programme hebdomadaire dont il dispose à la télévision d'État. Ils croient qu’ils vont gouverner sur les décombres de notre patrie, mais ils ne vont ni gouverner ni voir ces ruines."

Le chef de l'État Nicolas Maduro a annoncé, de son côté dans son propre programme télévisé, son intention de "donner tout le pouvoir au Parlement communal, qui sera l’instance législative du peuple depuis les bases". (...) →  lire la suite de cette chronique

Antonio Elorza21 décembre - Entre populisme et séparatisme : situation de l'Espagne

→ écouter ou télécharger la conférence débat d'Antonio Elorza à Nanterre. Donnée le 10 décembre 2015 dans le cadre de l'Institut d'Histoire sociale elle annonce la situation à laquelle est confronté le pays

La crise économique a frappé en 2008 une société à laquelle le président socialiste Zapatero avait promis croissance et bien-être illimités. C’est le contraire qui survint, provoquant en mai 2011 la contestation des Indignés. Podemos, mouvement fondé en janvier 2014 par des universitaires proches d’Hugo Chavez, proposa une réponse radicale à la crise et fut largement suivi par les électeurs. À quelques semaines des élections législatives, où en est ce mouvement? Que propose-t-il ?(...)

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Obama vs Raùl Castro18 décembre - Négociations Cuba-États-Unis : un an déjà

Le 17 décembre 2014, le Président Obama et le Secrétaire général du PC cubain, Raùl Castro annonçaient qu’ils allaient ouvrir des négociations en vue de rétablir des relations diplomatiques rompues depuis plus d’un demi-siècle. Seraient mis sur la table tous les sujets qui fâchent et notamment ce que les dirigeants cubains appellent mensongèrement "blocus" et qui n’est qu’un embargo, mais aussi le maintien de la base de Guantanamo, le sort de quelques nationaux emprisonnés de part et d’autre, les questions liées à l’immigration et aux voyages des Cubains aux États-Unis et des Nord-Américains à Cuba.

Bill Clinton avait allégé cet embargo en 1998 : médicaments et produits alimentaires furent exclus de cet embargo. En 2006, les marchandises américaines représentaient 11 % des importations cubaines.

Tout le monde n’est pas favorable au maintien de l’embargo aux États-Unis (...) →  lire la suite de cette chronique

17 décembre -Islamo-terrorisme : Les confidences d’Abaaoud ABAOUD

La police française a recueilli les confidences d’Abaaoud cerveau des attentats du 13 novembre à travers les auditions de ceux qui l’ont côtoyé durant son périple :

Il est 21 h 30, le 17 novembre, lorsque Hasna Aït Boulahcen, 26 ans, récupère son cousin, Abdelhamid Abaaoud, caché dans un buisson rue des Bergeries à Aubervilliers. Ce soir-là, elle est accompagnée d’une amie. Les deux femmes se sont connues un mois plus tôt alors que Hasna rentrait d’un séjour de plusieurs mois au Maroc, le pays de ses parents. Là-bas, a-t-elle confié à son amie, elle a rencontré un salafiste qui lui a promis la Syrie en guise de voyage de noces.

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16 décembre : L'islamo-terrorisme en Malaisiemanifestants djihadistes à Kuala Lumpur

Dans ce pays de 30,4 millions d’habitants sur 329 000 dont plus de la moitié de la population est musulmane. Le gouvernement a réussi a jusqu'ici à esquiver la menace du terrorisme.

Mais il s’inquiète de l'écho croissant que rencontre l’organisation État islamique.

Bruno Philip correspondant du Journaliste au Monde<:/em> en Asie du Sud-Est basé à Bangkok, brosse le tableau suivant de la situation :(...)

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Pu Zhi-qiang15 décembre - Chine : le procès de Pu Zhi-qiang

Le 14 décembre à Pékin s'est ouvert à 9 heures du matin un procès exemplaire : celui de Pu Zhi-qiang, un avocat de la cause des droits de l’Homme.

Maître actuel de la Chine Xi Jin-ping, chef du parti communiste chinois et du pouvoir exécutif, se réclame du principe de "gouvernance par la loi". En réalité une nouvelle directive rend les juges responsables à vie en cas d’erreur judiciaire. Depuis son arrivée au pouvoir, Pékin a nettement durci la répression de toutes les critiques venant de la société civile, des juristes, des militants ou des universitaires. Plusieurs dizaines d'avocats défenseurs des droits de l'Homme avaient été détenus en juillet dernier à travers le pays.

L'accusé, aujourd'hui âgé de 50 ans, avait été un des dirigeants du mouvement des étudiants, lors des manifestations de 1989 sur la Place Tiananmen (...) →  lire la suite de cette chronique

Clémentine Autain

14 décembre - Extrême gauche : les régionales, "Ensemble" et la carte du communautarisme

Au-delà des polémiques assez violentes de la fin de campagne, une question s'est manifestée "en creux" pour employer le langage de Claude Bartolone : celle du vote communautariste.

Le candidat de la gauche, élargie au second tour aux écologistes de la liste Emmanuelle Cosse et aux communistes de la liste Pierre Laurent a cherché à l'utiliser, de façon certes indirecte : il a accusé son adversaire d'être la candidate de la race blanche, et maintenu son propos qui avait fait pourtant scandale tant il était contraire à la tradition républicaine. Le résultat n'a pas répondu à ses espérances. En l'absence de statistiques de cet ordre, on se contentera d'observer le taux d'abstentions en Seine Saint-Denis. Anormalement élevé au premier tour, à hauteur de 63 %, il baisse de 9 points au second tour : 54 %.

Mais cette baisse de 9 points est exactement égale à celle de l'ensemble de la région, où les abstentions passent de 54 à 45 %.(...) →  lire la suite de cette chronique

une femme voilée11 décembre - Le libéralisme relève la tête en Espagne :
l’ascension de Ciudadanos

L’enthousiasme suscité par Podemos, cousin espagnol du Front de gauche français, du Mouvement cinq étoile italien et de la Siryza grecque, est partiellement retombé. Mais cette bonne nouvelle en cache une autre : le développement, à quelques jours des élections législatives espagnoles du 20 décembre, d’un jeune parti libéral. Le Financial Times du 9 décembre lui consacre un intéressant article que nous proposons ici à nos lecteurs. Il est signé Tobias Buck.

En cette année de profonds bouleversements politiques en Espagne avec de nouveaux mouvements vent en poupe et d’amers revers pour les partis ayant pignon sur rue, les électeurs semblent prêts à nous concocter une surprise finale. Alors qu’il reste moins de deux semaines avant l’élection générale, les soutiens au parti centriste Ciudadanos (= citoyens) sont en très nette hausse.

Pas plus tard que l’an dernier, Ciudadanos n’était qu’un petit parti régional en Catalogne(...) →  lire la suite de cette chronique

une femme voilée

10 décembre La femme voilée du métro

On trouvera ci-dessous le texte d'un article de Luc Le Vaillant, publié le 7 décembre dans Libération. Il a déchaîné les réseaux sociaux. De très nombreux journalistes ont également fait part le 8 décembre de leur désapprobation sur un contenu "qui ne reflète pas, à leurs yeux, les valeurs du journal et leurs convictions personnelles".

Il nous a semblé, au contraire, que le scandale est artificiel ; que ce texte doit être lu au second degré et que son auteur reste distancié par rapport aux phobies et fantasmes dont il se fait simplement l'écho, car ils traversent l'esprit de ses compagnons de voyage, et par conséquent qu'il n'incite en rien à la haine ou à la discrimination. Il décrit.

Un tel flot de condamnations, d'un texte non dénué d'humour et de qualités littéraires, nous semble significatif, au moment où, en théorie nos dirigeants se reconnaissent en guerre avec l'islamisme radical et où, dans la pratique, aussi bien en Syrie qu'au Mali les forces armées françaises sont engagées dans des opérations de guerre contre Daech en Syrie et en Irak et contre Aqmi au Sahel.

Il nous a donc paru utile de le porter à la connaissance des lecteurs de cette chronique (...) →  lire la suite de cette chronique

les élections du 6 décembre 2015 au Venezuela

9 décembre Venezuela : la victoire de l'opposition

Chronique d’un phénomène politique sans précédent : les élections du 6 décembre 2015 au Venezuela

Les résultats des élections législatives qui ont eu lieu au Venezuela le dimanche 6 décembre dépassent largement les prédictions, tant des opposants que du gouvernement. L’amplitude du triomphe de la coalition de l’opposition, la Table de l’Unité Démocratique (MUD), ouvre des possibilités politiques inattendues pour les prochaines années.

Trois aspects doivent être soulignés.

Tout d’abord, la grande mobilisation des votants(...) →  lire la suite de cette chronique

Pierre Laurent, Emmanuelle Cosse et Claude Bartolone

8 décembre À la une de L'Huma : l'accord de fusion

Face à la montée du FN le parti communiste, exsangue et déserté par les électeurs trouve encore le moyen de réapparaître en Ile-de-France dans la liste Bartolone. Quelques élus "front de gauche", choisis par le PCF, pourront siéger au conseil régional en parfaite union avec la municipalité parisienne où Ian Brossat lui aussi PCF, fait figure de numéro 2 en tant qu'adjoint à la maire de Paris, Anne Hidalgo, chargé du logement et de l'hébergement.

Voici in extenso l'article mis en ligne daté du 7 décembre sur le site L'Huma, avec la mention "avec AFP" :

Gros titre : Régionales. Ile-de-France : accord de fusion des listes de gauche et des écologistes

Légende sous la photo : Claude Bartolone (PS), Emmanuelle Cosse (EELV) et Pierre Laurent (mentionné comme "Front de gauche") (...) →  lire la suite de cette chronique

le mollah Omar et son successeur Akhtar Mansour 7 décembre : Afghanistan : retour à la case talibans

Une information, vraie ou fausse, en date du 2 décembre a remis à l'ordre du jour l'activité des talibans en Afghanistan. Diffusée dans le monde entier par les agences de presse, puis démentie, sans preuves, par les porte-parole de l'intéressé, elle fait état d'une blessure par balle infligée au principal dirigeant de la guérilla le 1er décembre, dans le cadre de ce que les communistes auraient pu appeler autrefois "une franche explication entre camarades."

L’Occident n'est intervenu militairement en Afghanistan qu'au lendemain du 11 septembre. Il s'agissait d'y combattre al-Qaëda, responsable de l'attaque contre les États-Unis. Or, le chef de l'organisation avait installé son quartier général, sous la protection du mollah Omar et du régime dit des talibans, qui se définissait lui-même comme l'émirat islamique d'Afghanistan.
En dehors de leurs convictions islamistes communes et de liens personnels entre leurs deux dirigeants qu'étaient Omar et Oussama ben Laden, il n'existait alors aucune ligne d'action stratégique commune aux talibans et al-Qaëda.

Le régime afghan était issu de la lutte contre l'occupation soviétique (...) →  lire la suite de cette chronique

Lilian Tintori4 décembre : Venezuela : le redressement ne sera pas facile

Inutile et dangereux. C’est de plus en plus ainsi que le reste du monde voit le régime du Venezuela. Le pays apparaît à la dernière place de l’indice d’état de droit du Projet de Justice Mondiale .

Des figures majeures du régime, comme Diosdado Cabello, le président de l’Assemblée nationale et le deuxième personnage de l’État au Venezuela, doit faire face à des accusations américaines de trafic de drogues. M. Cabello a rejeté de telles accusations comme faisant partie d’une campagne contre le Venezuela socialiste. Mais ce genre d’invective n’a plus l’impact qu’il avait ici auparavant – pas plus qu’il ne porte dans une bonne partie de l’Amérique du Sud. Même d’anciens alliés comme l’Argentine retirent leur soutien et la "marée rose" des leaders de gauche qui gouvernaient une grande partie de la région, perd de sa puissance, emportée par la catastrophe des prix des biens de consommation.

Mauricio Macri, (...) →  lire la suite de cette chronique

Le cadavre de Chavez bouge encore 3 décembre : Venezuela : le chavisme a-t-il dit son dernier mot ?

Dimanche 6 décembre vont se dérouler les élections législatives au Venezuela. Les sondages donnent l’opposition démocratique nettement victorieuse. Tous nos lecteurs s’en réjouissent. Mais Maduro a-t-il dit son dernier mot ? C’est la question que se pose le remarquable article d’Andres Schipani paru le 1er décembre dans le Financial Times. En voici la première partie, traduite en français.

Dans une petite maison de La Acequia, une de ces agglomérations posées dans la pierraille, qui s’étendent sur les collines autour de Caracas, Carlos prépare sa journée de travail, chargeant des munitions, empilant des grenades, rangeant des gilets pare-balles et des cagoules noires.

"On a un kidnapping à faire, maintenant ; on doit être prêts", me dit cet homme de 28 ans qui travaille avec un gang de 80 membres. Il a tout un ensemble de spécialités, du kidnapping au trafic de drogue et au meurtre. Il affirme aussi qu’il a un puissant allié : le gouvernement vénézuélien. (...) →  lire la suite de cette chronique

José Eduardo dos Santos a pris le pouvoir en 1979 il dirigeait alors la guerilla marxiste 2 décembre : Angola : depuis 36 ans Dos Santos…

Du 3 au 5 décembre, à Luanda, l’Unita, principal parti de l'opposition angolaise, se réunira pour élire son nouveau président. Trois candidats sont en lice. L'enjeu est crucial car, depuis la mort au combat de Jonas Savimbi dans le bush angolais en février 2002, et la fin de la guerre civile l’opposition manque de leader charismatique.
Aux dernières législatives d’août 2012, le parti au pouvoir, ex-création du défunt bloc soviétique, l’avait encore emporté haut la main, avec un score officiel de 71 % des voix. Dans ce pays où, depuis 2010, le président de la République est élu par les députés, c'est en septembre 2012, José Eduardo dos Santos a donc été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans. En 2017, si son parti le MPLA gagne les législatives, il pourra se représenter devant l’Assemblée nationale pour un ultime mandat. À cette date, il aura 75 ans.
Alors que le pays a célébré, le 11 novembre, les quarante ans de son indépendance, l'Angola est donc dirigé depuis 36 ans par José Eduardo dos Santos l'ancien chef de la guérilla marxiste-léniniste du MPLA.
En septembre 1979, à la mort d’Agostinho Neto, ce jeune ingénieur (...) →  lire la suite de cette chronique

Une caricature israélienne1er décembre : Daech : solitude de la France ?

Professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po, Jean-Pierre Filiu a aussi été professeur invité dans les universités de Columbia (New York) et de Georgetown (Washington). Ses travaux sur le monde arabo-musulman ont été diffusés dans une douzaine de langues. Il publie une chronique dans Le Monde où il s'interrogeait le 29 novembre sur ce qu'il appelle "La terrible solitude de la France face à Daech" :

Le 11-Septembre américain a suscité en 2001 une authentique mobilisation internationale autour des États-Unis agressés. Une résolution adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU a en effet permis l'établissement d'une coalition qui, en quelques semaines, a pu balayer le régime taliban et détruire le sanctuaire d'Al-Qaëda. L'aveuglement idéologique de l'administration Bush lui a interdit d'éliminer la direction d'Al-Qaëda et l'a conduit à la désastreuse invasion de l'Irak, invasion qui a créé le terreau fertile à l'émergence de Daech.

Le 11-Septembre européen qu'est le 13-Novembre (...) →  lire la suite de cette chronique

 30 novembre : L’Équatorien Rafaël Correa : le plus discret des dictateurs “bolivariens”Équateur : durcissement politique et défis de l'économie

Moins spectaculaire que les autres régimes "bolivariens" d'Amérique du sud, le gouvernement équatorien de Rafaël Correa a longtemps constitué une des bases-arrière des terroristes communistes et narco-trafiquants des Farc de Colombie. Ces derniers mois, il a tenté – jusqu'ici vainement– d'imposer au pays un nouveau mandat présidentiel. Aujourd'hui,le régime de Correa se trouve pris en tenaille entre la baisse des revenus pétroliers et certains effets négatifs de la "dollarisation."

Andres Schipani, correspondant du Financial Times, est basé à Bogota, en Colombie mais voyage beaucoup en Amérique latine. Le 18 novembre, il a adressé de Tulcan, en Bolivie, un article intéressant à son journal ; intéressant dans la mesure où il confirme le reflux du "bolivarisme". Sans doute, Correa est pour le moment beaucoup moins menacé que ne l’était Kirchner, et la popularité dont il peut encore se prévaloir suffirait à rassurer un Maduro, de plus en plus contesté au Venezuela ou un Evo Morales, mis en cause par de plus en plus de Boliviens. Mais le reflux a commencé pour le leader équatorien.

(…) M. Correa est connu pour être un des plus pragmatiques (...) →  lire la suite de cette chronique

Can Dündar, rédacteur en chef de Cumhuriyet 27 novembre : Un secret d'État turc : les livraisons d’armes à Daech

En faisant emprisonner, le 26 novembre, Can Dündar, rédacteur en chef d'un des principaux journaux du pays le gouvernement d'Ankara n'a pas seulement souligné sa véritable nature autoritaire, il a corroboré implicitement les accusations du quotidien Cumhuriyet. Il a été écroué en compagnie de Erdem Gül, responsable du bureau de la capitale. Les deux journalistes ne sont pas inculpés de propagation de fausses nouvelles mais ils sont accusés d’espionnage et de divulgation de secret d’État.

En juin, où les menaces du pouvoir avaient commencé à se manifester, c'est toute la rédaction du quotidien qui s'était solidarisée en titrant : "Le responsable, c’est moi."

Depuis 1924 le journal turc Cumhuriyet est considéré comme une institution de la république kémaliste dont il a toujours défendu la laïcité et les anciennes avancées en matière de droits de la femme. Il est évidemment au premières loges de la répression systématique entreprise par l'AKP contre tout ce qui n'applaudit pas à la réislamisation rampante, appuyée par le gouvernement, depuis 2002. Que dit le journal : "Le gouvernement AKP a toujours nié(...) →  lire la suite de cette chronique

Un converti djihadiste 26 novembre : Le Djihadisme comme avatar révolutionnaire

Professeur à l’Institut universitaire européen de Florence, Olivier Roy est un politologue bien connu, spécialiste du monde musulman faisant autorité. On lui doit de nombreux travaux sur le sujet. Citons notamment le petit volume de la collection Archives sur la confrérie des Frères Musulmans. À partir du 11 septembre 2001 et jusqu'en 2014, il était intervenu dans Le Monde et ses textes ont été réunis sous le titre La Peur de l’islam.
Le 24 novembre il publiait, toujours sur le site du Monde, sous le titre "Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste" une contribution où il s'interroge, donnant d'utiles précisions sur ce que l'on peut savoir des djihadistes, tous ressortissants français ou belges, qui ont frappé le 13 novembre à Paris :

La France en guerre !, écrit-il. Peut-être. Mais contre qui ou contre quoi ? Daech n’envoie pas des Syriens commettre des attentats en France pour dissuader le gouvernement français de le bombarder. Daech puise dans un réservoir de jeunes Français radicalisés qui, quoi qu’il arrive au Moyen-Orient, sont déjà entrés en dissidence et cherchent une cause, un label, un grand récit pour y apposer la signature sanglante de leur révolte personnelle. L’écrasement de Daech ne changera rien à cette révolte.(...)

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Hillary Clinton vs Abdellah Tourabi 25 novembre : Terrorisme : Un musulman répond à Hillary Clinton

On ne présente pas Hillary Cliton, ancienne secrétaire d'État américaine et sénatrice New-York. Le 19 novembre le Council on Foreign Relations mettait en ligne une conférence où elle développait l'idée selon laquelle "les musulmans n’ont absolument rien à voir avec le terrorisme".

Après avoir dit que nous ne sommes pas en guerre avec l'islam, ce que personne n'ignore, elle composait cet assemblage de demi-vérités qui équivaut à une sorte de dogme qu'elle proclame, depuis Washington, urbi et orbi: "Soyons clairs: l’islam n’est pas notre adversaire" car, c'est le point qui peut surprendre : "Les musulmans sont des gens pacifiques et tolérants et n’ont absolument rien à voir avec le terrorisme."

Directeur du journal marocain, Tel Quel dans son édito du 20 novembre, Abdellah Tourabi répondait, à elle et à tous ceux qui répètent à l'envi cet élément de langage présenté comme une argumentation : A chaque fois que se produit un attentat (...) →  lire la suite de cette chronique

Le drapeau de Daech 24 novembre Daech : une idéologie génocidaire

Président de l'Institut Kurde de Paris, Kendal Nezan est bien connu des auditeurs de notre Institut d'Histoire sociale. Le 20 novembre, il adressait au Monde cette contribution, que le quotidien publiait sous le titre : "Ne pas sous-estimer l’idéologie génocidaire de Daech". Voici le texte de cette importante mise en garde :

Les attentats de Paris, intervenant après le crash d’un avion de ligne russe au-dessus du Sinaï et le carnage de Beyrouth revendiqués par Daech nous rappellent cruellement que loin de s‘affaiblir et de se cantonner à "Syraq", le potentiel de destruction de cette organisation terroriste devient planétaire. Cette menace est infiniment plus grave que celle d’al-Qaëda en son temps car, à la différence de cette dernière, dépourvue de base logistique permanente et formée de quelques centaines d’individus, Daech est un quasi État disposant de ressources humaines et matérielles incomparables. Il contrôle un territoire plus vaste que celui du Royaume Uni, peuplé de huit millions d’habitants (...)
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l'ennemi islamiste radical 23 novembre : Lutte contre le terrorisme : un regard israélien

Deux États aux racines millénaires sont apparus, dans des conditions certes fort différentes, à la fin des années 1940 : l'Inde (15 août 1947) et Israël (14 mai 1948). Or ces deux pays n'ont pas seulement eu en commun d'hériter de la volonté de l'empire britannique de diviser pour régner. Ils ont trouvé en face d'eux des organisations dont le terrorisme a toujours été, depuis un demi-siècle, l'arme essentielle dans le cadre des deux conflits : indo-pakistanais d'une part, israëlo-arabes d’autre part. Leur expérience semble donc incontournable pour la défense d'une Europe confrontée aujourd'hui aux mêmes ennemis.
On trouvera ici l'expression d'un point de vue israélien émanant d'une des agences les mieux renseignées de l'État hébreu.
Cet article a été publié le 20 novembre par Metula News Agency sous le titre "La fin des mythes>, sous la signature de Stéphane Juffa. Extraits :
"Nous allons mener un combat, il sera impitoyable", c’est ce qu’avait déclaré le Président Hollande dès vendredi lors de sa visite au Bataclan, peu de temps après la pacification des lieux. Oui mais un combat contre qui ? C’est la grande question(...) →  lire la suite de cette chronique

Massoud Barzani annonce la reprise de Sinjar 20 novembre Kurdes : l'engagement au sol contre Daech

On a appris le 14 novembre à l'aube  que les Kurdes avait repris la ville et position stratégique de Sinjar, qui était contrôlé par le groupe Etat islamique depuis plus d'un an. Ils ont ainsi infligé un sérieux revers à Daech. Le drapeau kurde flotte de nouveau sur cette ville située en Irak, sur la route entre les deux principaux bastions du groupe État islamique "Daech" Mossoul, en Irak, et Racca, en Syrie. Les communications entre les deux villes sont désormais coupées par l'avancée des peshmergas.

L'annonce officielle en était faite par Massoud Barzani, dirigeant du parti démocratique du Kurdistan et présidentélu de la région autonome du Kurdistan irakien, qui dispose d'un parlement où siègent plusieurs partis. Ce territoire administré depuis Erbil constitue l'embryon d'État, dont dispose désormais ce peuple sans État, auquel le traité de Sèvres jamais appliqué avait promis l'indépendance en 1920 et qui se trouve partagé au mépris du droit à l'autodétermination entre Turquie, Irak, Iran, et Syrie.(...) →  lire la suite de cette chronique

Blason de l'Ukraine 19 novembre Ukraine : témoignage de Benoît Hardy

Ce 18 novembre le site Ukraine-Crisis publiait un important témoignage d'un activiste et bénévole français, Benoît Hardy. Soulignant que celui-ci, bien renseigné sur la situation du front en Ukraine, ne cherche aucune reconnaissance, cultive la discrétion ne croit pas un mot de la propagande russe, Ukraine-Crisis remarque qu'il est également sceptique vis-à-vis des porte-parole officiels ukrainiens. On trouvera ci-dessous le texte de l'entretien.

Ukraine-Crisis – Vous êtes connu comme un commentateur très actif des événements en Ukraine. À quel moment vous avez commencé à vous intéresser à l’Ukraine et pourquoi ? Quand avez-vous visité l’Ukraine pour la dernière fois ?

Cela fait des années maintenant que je m’intéresse à l’Ukraine, bien avant Maïdan. Et plus particulièrement au Donbass où j’ai vécu avant la guerre. Ce fut d’abord pour des raisons professionnelles, puis personnelles car ma femme est originaire de la région. Une fois de retour en France, nous avons été saisi par le tableau biaisé et réducteur que rapportaient les médias, qu’ils soient sous influence russe ou pas.(...)

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Assad18 novembre Syrie : pourrait-on se réconcilier avec Bachar el-Assad ?

De plus en plus de bons esprits, ces derniers temps nous invitent à considérer Bachar Al-Assad comme faisant partie de la solution du conflit syrien.

Doctorant à l’université de Genève, unité d’arabe, Nicolas Appelt >rappelait dans une récente tribune publié par Le Monde les réticences qu'appelle la perspective d'une telle alliance :

Les habitants du camp palestinien de Yarmouk martyrisés par le régime et l’État islamique, ceux de Douma, banlieue de Damas, bombardés par l’aviation d’Assad, tout comme ceux d’Alep, toujours à la merci des barils de dynamite largués des hélicoptères de l’armée dite "régulière", apprécieront cette nouvelle donne. (...)

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Les trois alliés qui fâchent

Contre Daech : stratégies et alliances

En ligne le 17 novembre

Dans notre précédente chronique, consécutive des attentats de ce 13 novembre, était affirmée la volonté de l'Institut d'Histoire sociale, de travailler à clarifier certaines questions que trop de politiques et de diplomates se plaisent à obscurcir.
Parmi les questions qui fâchent retenons celle des buts de guerre et celle des alliances.
François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, les aborde dans une tribune publiée par Le Monde, sous le titre "Après les attentats, la peur n’est pas bonne conseillère" :
Après New York, Madrid, Bombay, Londres, Moscou, Ankara, Tel Aviv et quelques autres, Paris rejoint la triste liste des grandes villes victimes du terrorisme de destruction de masse d’inspiration djihadiste. Notre premier devoir est certes de pleurer nos morts et de venger les victimes de cette nuit sanglante du vendredi 13 novembre. Ce malheur ne nous est cependant pas propre comme nous le rappelle la liste des métropoles déjà frappées : elle nous rappelle que d’autres ont déjà eu à gérer ce type de situation (...)

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La Tour Eiffel en deuil

16 novembre : Contre Daech, poursuivre notre travail antitotalitaire

Nous le disons depuis quelques mois, notamment dans notre revue Histoire & Liberté : l'islamisme djihadiste, cette nouvelle forme de la barbarie totalitaire, a déclaré la guerre aux démocraties et à leurs valeurs de pluralisme et de tolérance. Il est absurde de le nier, pour "éviter des tensions" dans notre pays.
Il a d’ailleurs déclaré la guerre à tout ce qui n’est pas lui et son « Califat » depuis longtemps. L’attaque contre Charlie-hebdo date de plus de 10 mois et l’attentat contre le Centre juif de Bruxelles d’un an et  demi : Daech n'avait pas encore pris son essor.
Des avions français ripostent à cette offensive en frappant les positions militaires du Califat. Les terroristes de Daech, ou liés à lui, viennent de frapper à l'aveugle des gens qui vivaient en France, et de surcroît s'amusaient, écoutaient de la musique ou buvaient éventuellement de l'alcool. Des activités impies à cause desquelles ces fanatiques, adeptes d'un islam fondamentaliste, n'hésitent pas à tuer.
Il faudra continuer à vivre après l'attentat du 13 novembre (...) →  lire la suite de cette chronique

Une manif de la CGT

13 novembre : La CGT, les 32 heures et l'avenir d'une illusion

Dès son accession au secrétariat général de la CGT, le camarade Martinez a lancé sa grande revendication : le passage à la semaine des 32 heures.Les personnes sensées haussent certes les épaules.

Or, le quotidien Sud Ouest, qui annonçait, avec d'autres, le 5 février cette surprenante offensive de l'idéologie, publiait en même temps un sondage rapide portant sur 2 400 personnes. La question était : "Pour vous, passer aux 32 heures par semaine, ce serait... 'Une bonne idée, cela va dans le sens du progrès et permet de dégager du temps de travail pour les chômeurs,' répondaient 36.8 % des lecteurs cependant que 6 % jugeaient cette proposition 'une aberration, le passage aux 35 heures était déjà une erreur ; seuls 3,2 % répondaient : 'J'ai un avis plus nuancé, je l'exprime dans les commentaires."'

Retenons donc, dès le départ que le partage des opinions, en gros 2/3 contre 1/3 ouvre une large perspective de développement à la propagande communiste et cégétiste, sachant que les communistes ne comptent désormais guère plus de 10 % de sympathisants explicites.(...)

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André Glucksmann12 novembre : Au lendemain de la disparition d'André Glucksmann

La disparition d'André Glucksmann connue le 10 novembre, a été l'occasion de nombreuses réactions. Et l'Institut d'Histoire sociale ne manquera pas, dans les jours qui viennent, de contribuer à saluer son legs. Ceux qui l'aimaient et qui le pourront se rendront vendredi 13 novembre à 15 heures 30 au Père Lachaise participer à un dernier signe d'amitié à ce grand combattant de la lutte contre le totalitarisme.
Pour contribuer aux hommages dans ce contexte, on trouvera ci-dessous un texte qui avait été publié en dans la revue Le Meilleur des Mondes en 2008 sous le titre : "Les leçons de Soljenitsyne". Il n'avait jamais éte diffusé sur internet.

Entretien de Galia Ackerman avec le philosophe français André Glucksmann (...)

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Evo Morales

10 novembre : Le Bolivien Evo Morales et ses admirateurs français

Ce 8 novembre dans l'après-midi d'un dimanche d'automne exceptionnellement doux et paisible une dépêche AFP, relatant un événement survenu la veille 7 novembre à Pau se voyait reprise, sans le moindre commentaire polémique, sur le site du Figaro. Evo Morales, président de la république bolivienne venait d'être décoré par l'université de Pau.
Cette rare distinction de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour délivre, décernée pour la treizième fois de son histoire, a été remise au récipiendaire par Mohamed Amara, président de l'UPPA.

Voici le texte du Figaro rédigé avec l'AFP :
Le président bolivien, Evo Morales Ayma, 56 ans, qui doit rencontrer lundi son homologue français François Hollande, a été fait samedi Docteur Honoris Causa d'une université du sud-ouest de la France, a constaté l'AFP (...)

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Boualem Sansal 9 novembre : L’islam, l'islamisme et l'écrivain Boualem Sansal

Boualem Sansal est un romancier algérien très connu. Ses livres ont reçu du public une consécration indiscutable. Ainsi, après plusieurs autres, son dernier roman "2084", paru fin août s’est déjà vendu à 100 000 exemplaires. Pas besoin pour cette œuvre, pensera-t-on, de la gloire fugace quoique commerciale des prix littéraires.

Or, les islamistes font pression. Ainsi en 2011 ils avaient demandé l'annulation du prix pour la Paix que lui avait décerné le jury des éditeurs allemands. Le motif de cette pression était paradoxalement le fait qu'il militait pour la Paix. En cet automne 2015, ce fut au tour des jurys parisiens de l'éliminer plus ou moins discrètement de leurs listes, le soupçonnant d'être "islamophobe".
Il s'en explique dans des propos recueillis pour Le Monde par Raphaëlle Rérolle
Raphaëlle Rérolle  : Dans votre dernier roman,  2084 ", vous décrivez un totalitarisme religieux derrière lequel on devine l’islam. Pourtant, celui-ci n’est jamais nommé. Est-ce par prudence  ?

Boualem Sansal : Quelle religion sera au pouvoir après 2084  ? Pas l’islam que j’ai connu dans mon enfance(...)

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La madrasa de Darul Uloom6 novembre : Enquête du Financial Times sur un réseau de Madrasas

Le Financial Times vient de publier, dans son numéro du 31 octobre/1er novembre 2015 une intéressante et inquiétante enquête sur un grand réseau de Madrasas (écoles coraniques) dont la maison mère, si l’on peut dire, se trouve à Deoband, dans la grande banlieue de New Delhi, en Inde : la madrasa de Darul Uloom.

Avec à sa tête Arshad Madani, un religieux vénéré par des millions de musulmans d’Asie.

Dans ses cent premières années d’existence (1867-1967), le réseau a fondé 8 934 madrasas et maktabs(...)

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Les honkers pirates chinois recherchés par le FBI

5 novembre : Informatique : les "honkers" pirates chinois

Le développement mondial de l'informatique, depuis 30 ans, puis la vertigineuse ascension du web ont été liés à la puissance et à l'économie des États-Unis. Les grandes firmes de cette face du phénomène sont très connues : Google, Amazone, Facebook, Twitter mais aussi Microsoft, Apple, etc.

Moins souvent citée, la guerre souterraine, tant russe que chinoise est dénoncée comme relevant la piraterie. Dans notre chronique du 9 juin nous avions ainsi évoqué, en Russie : l'agence de l'intoxication via internet. Que savons-nous, sur ce terrain, des actions menées par la Chine communiste ?

Certes les présidents américain et chinois signé le 25 septembre un accord de non-agression informatique, mais, en Chine, des milliers de hackers rouges (...)

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Bidhya Devi Bhandari nouvelle présidente du Népal : une dirigeante du parti communiste 4 novembre : Népal : le Parti communiste s'empare de la présidence

L'Humanité en ligne du 3 novembre réservait les détails de cette grande nouvelle aux abonnés de son édition digitale. Ne pillons donc pas honteusement ce chef-d’œuvre en péril.

On se contentera ainsi, aujourd'hui, du seul titre de l'ancien "organe central" du parti, qui se réjouit dans ces termes : "Une communiste succède à l’abominable roi des neiges". Et voici les alléchantes premières lignes de l'article que signe Lina Sankari : "Après une transition de huit ans, la militante Bidhya Devi Bhandari, plusieurs fois ministre, prend la présidence de la jeune République."

Âgée de 54 ans, Mme Bhandari est présentée dans la plupart des médias comme une "militante féministe" et elle est saluée comme telle. Elle a, effectivement, fait campagne pour un système de quota en faveur des femmes. Elle a ainsi imposé, dans le texte de la nouvelle constitution adoptée en septembre dernier, l'obligation que le président ou le vice-président soit une femme, comme un tiers des députés au Parlement. Elle-même avait été nommée ministre de l'Environnement et de la Population par le roi dans les années 1990, elle fut également ministre de la Défense de 2009 à 2011.

Désignée le 28 octobre par 327 voix, contre 214 pour son rival, Kul Bahadur Gurung, elle est entrée en fonction le 29 octobre.

Son mari, Madan Bhandari, était le chef du parti communiste marxiste-léniniste. En 1993, il a trouvé la mort, sans aucun témoin (...) →  lire la suite de cette chronique

Babouchkas 3 novembre : Incertitudes sur la démographie russe

Alors que la plupart des thuriféraires du régime poutinien se prévalent d'un redressement démographique apparent, Isabelle Mandraud, correspondante du Monde à Moscou, met les choses au point :
La démographie d’un pays, écrit-elle, est une affaire sérieuse et Vladimir Poutine y accorde beaucoup d’attention. Lors de sa dernière adresse à la nation, le 4 décembre 2014, le chef du Kremlin s’était félicité que la population russe, déjouant les prévisions les plus pessimistes de l’ONU, atteigne le chiffre de 146 millions, "avec la Crimée" (2 millions d’habitants) tout juste annexée. Il avait tort.
Dans son numéro daté du 5 au 18 octobre, le bulletin électronique russe Demoscope Weekly, dirigé par le très respecté démographe Anatoli Vichnevski, contredit l’optimisme du chef de l’État avec des tableaux inquiétants.
Certes, les courbes sont orientées à la hausse, mais elles annoncent aussi un nouveau creux de natalité. Et l’espérance de vie, après être descendue très bas, a seulement retrouvé son niveau de… 1987. (...)

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Contre Marx pour Marx2 novembre : Marx : débat Quiniou Senik

Philosophe attitré de l'Huma et détenteur d'un blog sur Médiapart, Yvon Quiniou rêve d'un Marx qui serait blanc comme neige.

On trouvera ci-dessous l'article qu'il a publié dans son blog sur Mediapart et les réponses d'André Senik.

Pour commencer je dois, écrit André Senik à Yvon Quiniou, saluer le ton de votre critique, qui ne transpose pas la lutte des classes dans la philosophie. Un libéral comme moi ne peut que s’en réjouir.

Ensuite, je dois constater que nous ne ferons pas coïncider nos lectures des mêmes textes, sans doute parce que notre rapport personnel au communisme et au totalitarisme en général n’a pas été le même. En ce qui me concerne, je sais le bonheur que j’ai eu d’échapper à la barbarie nazie et à la catastrophe stalinienne, dont j’aurais pu même être un acteur, si Paris avait connu le sort de Prague (...) →  lire la suite de cette chronique

« Apocalypse Staline »30 octobre : « Apocalypse Staline »

Annulez rendez-vous d’affaires et dîners en ville. Vous verrez une autre fois le dernier film japonais et vous remettrez à plus tard la conférence sur la mécanique quantique ou la lecture publique de passages croustillants des Mémoires du Duc de Saint-Simon : mardi 3 novembre, à 20 h 55 sur France 2, ce sera le jour de la diffusion de Staline, le dernier volet de la série « Apocalypse » d’Isabelle Clarke et Daniel Costelle, un volet qui fera suite à ceux que les auteurs ont déjà consacrés aux deux guerres mondiales et à Hitler.
Comme lors de la sortie des volets précédents, la colorisation sera discutée par les nostalgiques de leur propre enfance et des actualités en noir et blanc. Mais, il faut, une fois de plus, souligner le sérieux avec lequel cette colorisation a été réalisée, après des mois de recherches méticuleuses. Le moindre bouton de veste, la moindre décoration, le moindre bâtiment officiel est ainsi renvoyé au réel, à la vie et à l’époque où il a été filmé.
istoire de l’Union soviétique. Mais ils ont un sens, ces flash-backs, et même plusieurs (...)

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Les Tchadiens aux côtés des Nigérians et des Camerounais contre Boko Haram29 octobre : Une victoire africaine contre Boko Haram

Le 27 octobre, l’armée nigériane a libéré 338 otages, dont 138 femmes et 192 enfants captifs de Boko Haram. Ils ont aussitôt été emmenés à Mubi, dans un camp de personnes déplacées de l’État d’Adamawa. L'opération visait des camps terroristes de Boko Haram situés dans les villages de Bulajilin et Manawashe en bordure de la forêt de Sambisa, un repaire des rebelles islamistes situé dans l’État de Borno.

L’armée nigériane affirmait également le 28 octobre avoir tué 30 membres de Boko Haram récupérant leurs armes et leurs munitions.

On se souvient qu’en avril 2014 les insurgés islamistes avaient enlevé plus de 200 lycéennes à Chibok, ce qui avait suscité un émoi international suscitant le mouvement #BringBackOurGirls. On évalue, pour le seul Nigeria, à plus de 2 000 le nombre de personnes enlevées par Boko Haram depuis le début de l'année 2014.

De son côté l’armée affirmait en septembre (...) →  lire la suite de cette chronique

Jorge Valls28 octobre : Cuba : disparition en exil de Jorge Valls

Dans son livre terrible et décapant "Cuba : l'aveuglement coupable" Jacobo Machover répond à ce qu'il appelle le "coup de foudre romantique" des intellectuels parisiens, fascinés par Castro. Il souligne en effet : "L'affirmation selon laquelle 'Fidel c'est Cuba, Cuba c'est Fidel' est marquée du sceau de l'ignorance, réductrice et méprisante pour les Cubains".
La disparition de Jorge Valls nous donne l'occasion de rappeler combien riche en intellectuels, poètes, artistes, etc. opposés au castrisme contraints à l'exil et/ou persécutés par lui, l'île dont les communistes se sont emparés en 1959 a toujours été, à l'avant-garde de l'Amérique latine. N'oublions jamais aussi que ce pays, à la pointe du développement dans la région dans les années 1950 est aujourd'hui ravalé au niveau des pays les plus misérables de l'Amérique centrale.
Cette disparition de Jorge Valls, écrivain et opposant cubain, mort en Floride à 82 ans souilgne ainsi la violence de la répression castriste.
Jorge Valls qui vient de mourir à Miami était né à La Havane en 1933. En 1952, âgé de 19 ans il s'engage dans la lutte contre le régime de Batista. En 1964, il est condamné en raison de ses opinions par le régime de Fidel Castro à 20 ans de prison, qu'il purgera intégralement. Et il quittera son pays natal. Il décrira ainsi en 1986 sa vie dans une prison cubaine sous le titre "Vingt ans et quarante jours". (...)

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Wang Yu 27 octobre : Chine : l'affaire Wang Yu s'aggrave

Le 9 juillet, en pleine nuit, la police de Pékin arrêtait Me Wang Yu, avocate chinoise âge de 44 ans. Elle a en effet défendu toutes sortes de victimes de la persécution communiste, depuis l’universitaire ouïgour Ilham Tohti jusqu'aux membres du mouvement religieux interdit Falun Gong. Et son crime est de militer pour les libertés que persiste à bafouer le régime toujours encadré par le parti unique. (...)

Depuis bientôt 3 mois Me Wang Yu a disparu.
Dix jours après son arrestation un reportage sur la télévision d'État CCTV lui était consacré la montrant protestant, deux mois plus tôt, dans un tribunal de Shenyang contre le comportement d'hommes en uniforme. Sans expliquer les raisons de cette colère la télévision chinoise en stigmatisait le caractère "inacceptable".
Le 2 septembre le Guardian pouvait présenter cette affaire comme "le point de départ d'une répression sans précédent à l'encontre de la communauté des dissidents chinois." (...) →  lire la suite de cette chronique

Pablo Escobar26 octobre : Colombie : triomphe posthume de Pablo Escobar ?

C’est la plus absurde des négociations "de paix". Peut-être même la plus désastreuse et la plus humiliante pour un pays. L'opération entreprise depuis quatre ans par le président Juan Manuel Santos avec les FARC à La Havane semble toucher à sa fin. Une fin qui s’annonce désastreuse. En mars 2016, disent-ils, ce sera la signature de la paix. Mais on sait déjà que cette fin ne conduit pas à la paix promise, mais à quelque chose d’abject : à une victoire stratégique du terrorisme.
Les excès juridiques à laquelle cette négociation est parvenue, l’ont d’ores et déjà vouée à l’échec avant cette date. Elle a échoué malgré la tentative de Santos de créer une image différente moyennant des tonnes de publicité, et autres menaces et croche-pieds contre l'opposition colombienne. Suite à l'annonce du "préaccord judiciaire" du 23 septembre dernier, l'échec est devenu encore plus évident : tout le monde a vu que Santos mentait aux FARC et que ces dernières avaient menti à Santos. Car les points du "préaccord" n’étaient pas au nombre de 10 mais 50, voire 60 et que ce "préaccord" comporte des aspects tellement sinistres qu'aucun des acteurs ne s’est risqué à révéler son contenu réel.
La dérive juridique consistant à faire que l'ordre juridique international accepte qu’en Colombie, des crimes odieux, tels que le trafic de drogue, les enlèvements, les massacres et même la disparition forcée de personnes, comme ils viennent de l’annoncer le 20 octobre 2015, doivent être considérés comme des délits politiques (...) →  lire la suite de cette chronique

Le manifeste du parti communiste aux yeux de l'Histoire23 octobre : Laurent Joffrin : "Accusé Marx, levez-vous !"

Dans Libération du 22 octobre, Laurent Joffrin, dans un bon jour, signe la première recension du livre qu'André Senik présentera ce 9 novembre aux auditeurs de l'Institut d'Histoire sociale.
Cet article est chapeauté de la présentation suivante : André Senik, agrégé de philosophie, ex-soixante-huitard aujourd’hui plutôt néoconservateur, instruit le procès.
Nous nous faisons un devoir et un plaisir de l'archiver ci-dessous :
Un spectre hante Saint-Germain-des-Prés : c’est, écrit Laurent Joffrin, le spectre de Karl Marx. Par une inconcevable légèreté, une certaine critique parisienne s’évertue à remettre à la mode le vieux prophète du communisme en portant aux nues quelques échappés de Jurassic Park, comme Badiou ou Zizek, qui trouvent amusant de proclamer leur admiration pour Staline ou Mao, notamment dans leur œuvre principale qui a consisté à faire tuer quelques dizaines de millions de personnes coupables de ne pas comprendre dans toute leur subtile dialectique les immenses bienfaits du marxisme en actes. Quelques économistes bourgeois, comme dirait Marx, tel Jacques Attali (...)

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L’isolement du régime de Maduro s’aggrave22 octobre : Venezuela: des élections sans observateurs internationaux

Le régime de Caracas a donc refusé de valider la désignation du Brésilien Nelson Jobim comme chef des observateurs de l'Unasur pour le scrutin du 6 décembre.

Patrick Bèle dans Le Figaro du 22 octobre fait remarquer que : L'organisme régional était le seul que le régime chaviste avait accepté. Un signe d'isolement supplémentaire du gouvernement de Nicolas Maduro.

Le Brésil s'est retiré de la mission de l'Unasur d'observation des élections parlementaires au Venezuela, le 6 décembre prochain. Caracas n'a pas répondu aux demandes du Tribunal supremo electoral (TSE) brésilien qui avait réclamé l'accès à un audit du système de vote électronique. (...) →  lire la suite de cette chronique

Xi Jing-pin champion de foot21 octobre : Chine : Xi Jin-ping restaure le culte de la personnalité

À l'heure où l'Europe lui déroule un tapis rouge, il n'est pas mauvais de s'interroger sur Xi Jin-ping. C'est au nom de la lutte contre la corruption, que le N°1 chinois a écarté ses rivaux qu’il a muselé la contestation au sein de la société civile et qu’il a développé le culte de sa propre personnalité.

Lorsqu'il n'était encore que secrétaire du Parti communiste chinois dans la province du Zhejiang Xi Jin-ping était considéré comme un "prince rouge" à l'égal des autres. Aujourd'hui on en fait un héritier direct du fondateur du régime, Mao.

Une chanson, Tout le monde admire Xi Jinping, symbolise à elle seule le culte de la personnalité, et même la folie des grandeurs du nouveau dictateur, ayant liquidé le principe de direction collégiale institué par Deng Xiao-ping. La première phrase en est "La Chine a vu naître Papa Xi". On remarquera qu'elle est directement inspirée de la première phrase de la chanson révolutionnaire Soleil rouge, "La Chine a vu naître Mao Tsé-toung".

Chansons à la gloire de Xi Jinping (...) →  lire la suite de cette chronique

Alexeï MIller patron de Gazprom20 octobre : Gazprom, l'Europe et l'indépendance énergétique

Répondant aux pressions et menaces subies depuis la crise ukrainienne, l'Union Européenne entend mettre fin à sa dépendance énergétique à l'égard de la Russie, notamment pour garantir la sécurité des 
approvisionnements. Cette dépendance touche en particulier les pays baltes qui se retrouveraient démunis si la 
Russie décidait de fermer les vannes.
Le géant russe de 
l'énergie Gazprom en a largement profité et l'on évalue à 40 % la surfacturation de certaines de ses livraisons dans plusieurs pays de 
l'Union où elle bénéficiait d'une position de monopole.
Pour avancer vers l'indépendance énergétique, la Lituanie et la 
Pologne ont signé le 15 octobre un accord pour construire un gazoduc entre 
les deux pays et désenclaver les pays baltes. Financé en partie par l'Union Européenne, qui doit permettre de mettre fin à l'isolement énergétique des pays baltes dans l'Union européenne et à leur dépendance vis-à-vis de la Russie.
"Vous avez réalisé bien plus qu'une connexion de gazoduc, vous avez fait bien plus que lier vos pays, vous avez mis fin à l'isolement énergétique des pays baltes, vous avez mis fin à leur dépendance durable à un fournisseur unique", – référence transparente à la Russie, – s'est félicité le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker qualifiant cette signature de "moment historique".(...)

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Martinez secrétaire général de la CGT19 octobre : La CGT, le dialogue social et la semaine des 32 heures

Dans le Journal du Dimanche du 18 octobre le secrétaire général de la CGT confirmait largement ce que nous avions souligné dans notre chronique datée du 15 : la volonté de sa nouvelle direction de bloquer le dialogue social.

Il prend d'abord pour prétexte l'accord sur les retraites par répartition en date du 16, accord qui ne lui convient pas dans la mesure où il calcule que les entreprises, ce qu'il appelle "le patronat" ne contribuera qu'à hauteur de 10 %, à l'effort d'équilibrage entre actifs cotisants et retraités, ce qu'il présente de la manière suivante :

Cet accord, dit-il, est tout simplement scandaleux. Sur les 6 milliards d'économies, il y a 5,4 milliards qui seront faits sur le dos des salariés et des retraités, et seulement 600 millions par le patronat (...)

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Poutine face au pouvoir de l'islam sunnite16 octobre : Un nouveau problème en perspective pour Poutine
avec son engagement militaire en Syrie

Le tournant stratégique décidé par Poutine d’engager des frappes contre les adversaires de Bachar El Assad fait l’objet d’un article signé Guy Chazan dans le Financial Times du 14 octobre. La montée du mécontentement parmi la population musulmane sunnite de la Russie va s’ajouter aux préoccupations d’ordre économique et financier de Vladimir Poutine et à la relative impasse dans laquelle il s’est fourvoyé en Ukraine.
L’étoile d’une partie de la droite française va-t-elle pâlir ? Il est vrai que la molle réaction des Occidentaux contre Daësh, leur incapacité à s’appuyer sur une troisième force (il n’y a pas d’islamistes modérés et les Kurdes restent trop souvent "représentés" par un PKK à l’idéologie révolutionnaire archaïque et adversaire d’une Turquie encore membre de l’OTAN), a facilité la décision de Poutine.(...) →  lire la suite de cette chronique

Martinez secrétaire général de la CGT annonçait  dès le mois d’août une  feuille de route intransigeante15 octobre 2015 : La CGT durcit le ton et parle de "voyous à cols bancs"

On a appris officiellement le 14 octobre que la CGT boycottera la 4e conférence sociale qui doit se tenir le 19 octobre. Cette décision a été prise par la commission exécutive de la centrale réunie à Limoges dans le contexte de la célébration de l'anniversaire des 120 ans de la création de la CGT, ancienne manière.

Dès le 13 octobre le secrétaire général Philippe Martinez avait commencé à préparer le terrain en tirant argument des incidents du 5 octobre lors du CCE d'Air France. Ceux-ci avaient été manifestement déclenchés par les gros bras de la CGT elle-même. Les vidéos ne laissent aucun doute à ce sujet, ceux-ci brandissant les drapeaux rouges frappés du sigle de la centrale.

Le même jour la CGT d'Air France ironise dans un montage vidéo sur ce qui a fait particulièrement scandale dans l'opinion : la chemise arrachée du Directeur des Ressources Humaines M. Xavier Broseta, parlant d'un "petit bizutage improvisé", ceci venant de salariés [légitimement] en colère (...) →  lire la suite de cette chronique

Un stalinisme sans nuance14 octobre : La dictature nord-coréenne a fêté son 70e anniversaire

Le 10 octobre à Pyongyang le régime nord-coréen fêtait le 70e anniversaire de la dictature communiste. Une gigantesque parade militaire a été organisée en présence du numéro un du pays, Kim Jong-un.
Alors qu'il s'agissait de fêter le parti communiste dit des travailleurs, c'est un défilé militaire gigantesque qui tendait à démontrer la puissance de l'État.
La parade s'est déroulée sur la place Kim Il-Sung, avec chars, missiles et défilés au pas de l’oie. Tout a été mis en scène pour associer montrer à quel point le régime de parti unique est militairement fort.
Dans les rues de la capitale, on apercevait partout les chiffres "10-10", représentant le 10 octobre, la date de naissance du [prétendu] Parti des travailleurs : sur des affiches géantes ou dans des compositions florales aux principaux carrefours. Ces démonstrations auront été les plus impressionnantes depuis que Kim Jong-un a succédé à son père Kim Jong-Il à sa mort en 2011.
Sur la place Kim Il-sung, des dizaines de milliers de civils(...)

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Alexandre Loukachenko 13 octobre : Biélorussie : un cinquième mandat pour Loukachenko

Souvent qualifié de dernier dictateur d'Europe le président biélorusse Loukachenko n'avait guère de doute sur sa réélection ce 11 octobre.
On considère désormais que "craignant Poutine et le manque d'argent, il se rapproche de l'Ouest".
Envoyé spécial du Monde à Minsk Benoît Vitkine notait le soir même :
La présidente du bureau de vote numéro 74 de la ville de Tchist baisse la voix comme si elle confiait un grave secret : " Ici, on vote beaucoup pour Alexandre Loukachenko." Pour Ianina Ivanovna Matiouchonok, 67 ans, ancienne enseignante, rien d’étonnant à cela : Tchist, 6 200 habitants, plantée dans la campagne à une cinquantaine de kilomètres de Minsk, n’est rien de moins à ses yeux qu’une "petite Suisse".
À en croire le résultat du scrutin(...) →  lire la suite de cette chronique

En septembre 2015 la Chine prêtait 
encore 5 milliards de dollars au Venezuela12 octobre : La révolution bolivarienne dans les mains de la Chine

Journaliste en charge de l'économie internationale, Anne Cheyvialle publiait dans Le Figaro du 5 octobre un résumé de la situation actuelle à Caracas. Depuis que la perspective d'élections presque démocratiques, fixées au 6 décembre, a été concédée par le pouvoir "chaviste", ce moment pourrait se révéler décisif pour toute l'Amérique latine que manifestement la Chine de Xi Pin-yin envisage désormais comme une zone de pénétration. Rappelons à ce sujet qu'en liaison avec Cuba, le régime "chaviste" avait fait du pays une plaque tournante de la révolution "bolivarienne" active dans toute l'Amérique latine..
Sous le titre "le Venezuela survit sous perfusion de la Chine" elle rappelle en effet :.
Victime de la chute du pétrole, le pays s'enfonce dans l'hyperinflation et la récession. Pékin lui a prêté 60 milliards de dollars pour éviter la faillite..
Le Venezuela subit le double effet du ralentissement chinois et de l'effondrement des cours du pétrole, qui ont diminué de moitié depuis un an. Caracas survit depuis plusieurs mois sous perfusion de Pékin. Sans l'aide de la Chine qui lui a prêté, depuis 2009, 60 milliards de dollars, le pays serait déjà en faillite.(...)

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Svetlana Aleievitch9 octobre : Prix Nobel de Littérature à Svetlana Alexievitch

Écrivain biélorusse, Svetlana Alexievitch vient de recevoir le Prix Nobel de Littérature. En octobre 2013 Histoire & Liberté dans livraison N° 52 avait publié une recension, par Florence Grandsenne, de son livre la Fin de l'homme rouge : Svetlana Alexievitch écrivain et journaliste biélorusse, est désormais bien connue en France pour un certain nombre d'ouvrages concernant la mémoire de l'histoire russe depuis 1917. C'est dans le but de mettre à jour et de conserver les traces laissées par cette tragique histoire dans la vie des hommes et des femmes qui l'ont vécue que l'auteur s'est lancée dans l'écriture de cette "chronique des gens ordinaires de la Grande Utopie".
Svetlana Alexievitch a centré ses enquêtes sur quelques moments clés : la guerre des partisans  -La guerre n'a pas un visage de femmes; la guerre d'Afghanistan - Les cercueils de zinc ; la catastrophe de Tchernobyl - La supplication ; la chute du système soviétique - Ensorcelés par la mort et Les derniers témoins.
Il s'agit non pas de romans, mais de recueils d'entretiens, que l'auteur traite d'une façon particulière : au lieu de les présenter tels quels, elle fait un travail de découpage, de montage, de réécriture qui aboutit à la constitution d'une sorte de mosaïque qu'elle appelle "un roman des voix". Le résultat est magnifique. Mais pas très scientifique : un certain nombre de critiques ont été faites à l'auteur pour cette technique, qui ne respecte pas tout à fait le témoignage originel.
C'est à la dernière phase de l'histoire russe (...) →  lire la suite de cette chronique

L'effondrement de la santé publique au Venezuela8 octobre Venezuela : effondrement de la santé publique

Dans Le Monde daté du 8 octobre, Marie Delcas, envoyée spéciale du journal à Caracas, dresse un édifiant tableau de la situation sanitaire du pays. Observons-le toutefois : il faut une bonne dose de jésuitisme à la rédaction du Monde pour attribuer la situation de ce pays à "la crise". Une fois de plus : les faits sont sacrés, les commentaires sont libres. Fierté, autrefois, de la démagogie chaviste, et de ses inspirateurs cubains, l'effort du pays sur le terrain de la santé publique n'est plus qu'un souvenir désormais douloureux :

Sous le soleil de midi, Emilia Lares, 72 ans, fait la queue depuis quarante minutes, devant la pharmacie de la place d’Altamira, dans l’est résidentiel de Caracas. "Mes réserves d’insuline s’épuisent", explique-t-elle (...) →  lire la suite de cette chronique

Les ruines d'une Église dans la province de Pinyang près de Wenzhou 7 octobre : Chine : la chasse aux chrétiens

Le Parti communiste chinois a pratiquement toujours combattu toutes les religions, dénoncées toutes comme opium du peuple. S'agissant du christianisme, il déclare le suspecter de surcroît de fonctionner comme "agent de l'étranger" entreprenant de saper sa mainmise idéologique.

Dans Le Figaro du 5 octobre Sébastien Falletti publie un reportage sur la ville de Wenzhou, 9 millions d'habitants dont 11 % de chrétiens, épicentre de la persécution.

Illustrant l'article : la photo d'un homme debout devant les ruines d'une église dans la province de Pinyang près de Wenzhou.

Depuis 2013 (...) →  lire la suite de cette chronique

Syrie qui contrôle quoi en octobre 20156 octobre : Syrie : l'implication militaire de la Russie vue de Beyrouth

Le 4 octobre, le quotidien francophone de Beyrouth L'Orient-Le Jour interrogeait trois experts quant aux conséquences de l'implication militaire russe analysées en 5 questions posées par Nour Braïdy.

Avec l'implication directe de l'armée russe sur le terrain, le conflit syrien semble en effet encore plus complexe.

Le 30 septembre dernier, la Russie effectuait ses premiers bombardements aériens en Syrie. L'engagement militaire et direct de la Russie, fidèle alliée de Bachar el-Assad, vient complexifier un peu plus encore le conflit syrien dans lequel sont engagés un grand nombre d'acteurs, syriens et étrangers.

Décryptage de la nouvelle donne avec Fabrice Balanche, géographe et spécialiste de la Syrie, Frédéric Pichon, chercheur spécialiste du Moyen-Orient, et Thomas Pierret, spécialiste de l'islam sunnite et de la Syrie.

1. Quelles sont les implications de l'engagement russe sur le terrain ? (...) →  lire la suite de cette chronique

Le philosophe Marcel Gauchet 5 octobre : Marcel Gauchet : Les ressorts du fondamentalisme islamique

La dernière livraison de la revue Le Débat comprend une longue réflexion de Marcel Gauchet sur les ressorts du fondamentalisme islamique qui mérite d’être lue avec attention. Nous avons beaucoup de respect pour son œuvre, en particulier pour son analyse du totalitarisme. Il est venu débattre dans nos locaux avec notre ami André Senik (c’était le 22 janvier  2015).  Il faut donc essayer de surmonter la difficulté de ce texte.
Disons-le tout de suite, la thèse  développée ici suscite spontanément une certaine méfiance. Ainsi, les violences islamistes seraient les ultimes soubresauts d’un monde remis en cause par la mondialisation triomphante ? N’y a-t-il pas beaucoup d’optimisme ou un peu de naïveté dans cette perception ou un peu de naïveté dans cette perception ? Mais la difficulté pour les démocraties occidentales à s’opposer à l’islamisme, tant au Moyen-Orient qu’en Europe est un sujet de préoccupation suffisamment grave pour prêter l’oreille aux voix les plus autorisées.
Gauchet en est une. Écoutons-le.
Selon lui, on ne comprend pas en Europe(...) →  lire la suite de cette chronique

La Jeanne d’Arc Kurde Reem Hassan tombée en héros face à Daech2 octobre : Les héroïnes du Kurdistan

Ces derniers temps, et alors que la France s'est engagée dans la lutte contre Daech, nos grands moyens d'information sont demeurés discrets à propos des Kurdes qui luttent, sur le terrain, depuis le début, au sol contre l'ennemi commun.
Dans un article publié le 25 septembre sur le site de Riposte laïque et intitulé "La Jeanne d’Arc Kurde Reem Hassan est tombée en héros face à Daech" Francis Gruzelle soulignait cependant l'héroïsme des combattants kurdes et en l'occurrence des combattantes, qui forcent notre admiration :
>La résistance Kurde vient de le confirmer : le lieutenant Reem Hassan, chef d’une unité combattante chrétienne et kurde est tombée au combat, voici 48 heures, dans un affrontement contre l’État Islamique dans le Ghab, région de l’Ouest syrien. Son unité serait tombée dans une embuscade tendue par des unités de Daech, et le lieutenant Reem Hassan se serait sacrifiée, dans un combat à 1 contre 50, pour que les combattants Chrétiens et Kurdes puissent se replier….
Pendant ce temps là, à nos frontières(...) →  lire la suite de cette chronique

Pierre Manent une nation faible un islam fort1er octobre : Manent : une nation faible et un islam fort ?

Le 28 septembre Le Figaro publiait complaisamment les extraits du nouveau livre de Pierre Manent. Le journal rappelle, sous la signature de Guillaume Perrault, que Pierre Manent, disciple de Raymond Aron, dont il fut l'assistant au Collège de France, directeur d'études honoraire à l'École des hautes études en sciences sociales occupe une place de premier plan dans le paysage intellectuel de notre pays.
Il a œuvré pour remettre à l'honneur les grands penseurs libéraux français du XIXe siècle. Pierre Manent s'est ensuite consacré à l'étude des formes politiques - la tribu, la cité, l'empire, la nation - et à l'histoire politique, intellectuelle et religieuse de l'Occident. Bref il s'agit d'un homme qui compte dans le p.i.f., paysage intellectuel français.
Voilà cependant comment Pascal Bruckner, dans Le Point juge l'attitude qui se dégage de ce livre, sous le titre "Une grande leçon de défaitisme" :
Pierre Manent, brillant philosophe politique, ancien assistant de Raymond Aron, serait-il devenu un personnage du "Soumission" de Michel Houellebecq ?
L'hypothèse n'est pas invraisemblable, à lire son dernier ouvrage, "Situation de la France" (...)
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Fidel Castro au Kremlin au temps de sa splendeur en compagnie de Nikita S. Khrouchtchev30 septembre : Cuba : Les indics de la dictature castriste

C'est sous cette appellation très violente "d'indics", aussi violente que la réalité du régime, que Le Monde du 29 septembre, sous la signature de Clara Wright évoque le 55e anniversaire des CDR cubains Comités de défense de la Révolution :
"Dans chaque pâté de maisons, un comité. Dans chaque quartier, la Révolution. […] Pays en lutte, Révolution." La chanson des Comités de défense de la Révolution (CDR) résonne, lundi 28 septembre à Cuba, pour leur 55e anniversaire. Créés par Fidel Castro en 1960, ces comités ont un but : "la vigilance révolutionnaire collective", afin de lutter contre "le terrorisme d’État déchaîné du gouvernement des États-Unis, de la CIA et du Pentagone contre Cuba", peut-on lire sur l’encyclopédie en ligne cubaine. Mais quelle utilité, cinquante-cinq ans plus tard, à l’heure du dégel avec leur ennemi américain ?
Concrètement, ses membres, les "cederistas", rapportent aux autorités cubaines les faits et gestes des habitants. Les auteurs exilés ou blogueurs dissidents ont dénoncé régulièrement la contribution des CDR à un système de surveillance continu et oppressant, notamment par l’organisation de patrouilles de nuit et un réseau d’informateurs. Dans la rue, on les appelle communément les "trompetas" : les balances, autrement dit.
"Trompetas ? C’est une grossièreté populaire !"
(...) →  lire la suite de cette chronique

Santos-Timochenko : la démocratie colombienne est trahie par son président sous l’égide du dictateur cubain Raùl Castro29 septembre : Colombie : Santos et le pacte d’impunité

À la suite des accords conclus à La Havane entre le président colombien Santos et la guérilla des FARC, Eduardo Mackenzie a diffusé en espagnol le 26 septembre ce texte dont il nous transmet la traduction.
La réunion spectaculaire avec poignée de main entre le président colombien Juan Manuel Santos et Timochenko, le chef terroriste des Farc, à La Havane, et le grotesque pacte "de justice" signé sous les auspices du dictateur Raùl Castro, n'a pas réduit la méfiance des Colombiens à l’égard du soi-disant processus de paix. Malgré le battage médiatique et la rhétorique sophistiquée utilisée avant, pendant et après la réunion, Santos a été incapable de convaincre les Colombiens que les accords avec les FARC constituent une avancée significative vers la paix et la réconciliation nationale.
Le cœur de l'accord avec Timochenko se résume à une phrase : les crimes abjects des FARC ne seront pas punis. L'impunité a été accordée à cette catégorie de crimes, y compris les crimes contre l'humanité, par un trucage de sanctions qui suscite l'étonnement des nations civilisées : le "travail social" que devront accomplir les chefs terroristes dans des fermes, des bureaux, des palais et d’autres espaces confortables et ouverts. (...) →  lire la suite de cette chronique

KIm n° 3 inamovible et imperturbable28 septembre : Disette en Corée du Nord après quatre ans de réformettes

On connaît la trouvaille, prêtée sans doute à tort, à Marie-Antoinette : "Ils n’ont plus de pain ? Qu’ils mangent de la brioche". À l’autre bout du continent eurasiatique, en Corée du Nord, Kim Jong Eun, le n° 1 de cet épouvantable régime pourrait dire : "Ils n’ont plus de riz ? Qu’ils mangent des statistiques".
Lundi dernier, 21 septembre, le Financial Times rapportait les réjouissances (obligatoires), au Sud-Ouest de la Corée du Nord, des fermiers de la province de Hwanghae méridionale aux accents entraînants d’une chanson bricolée pour les besoins de la propagande : la "Chanson de la récolte exceptionnelle". Il s’agissait de fêter l’amélioration des conditions de vie et de production dans la campagne nord-coréenne, "devenue maintenant un endroit où il fait bon vivre et travailler grâce à (vous l’aviez deviné) la direction du Parti du Travail".
À la tête du Parti depuis près de quatre ans, Kim Jong Eun a, dans ses discours, insisté sur les perspectives de progrès économique, jurant que "son" peuple n’aurait plus bientôt à se serrer la ceinture. (...) →  lire la suite de cette chronique

Aux échecs : Sacrifier un pion pour sauver la Dame25 septembre : Poutine-Tsipras : sacrifier la Grèce pour sauver la Russie

Examinant le nouveau tournant dans la politique de Vladimir Poutine, Galia Ackermann, dans le Huffington Post du 24 septembre, livrait les éléments suivants d'information et d'analyse sur l'attitude du Kremlin en relation avec la crise grecque :

La réélection d'Alexis Tsipras au poste de premier ministre de la Grèce a réconforté l'Union Européenne et les créditeurs internationaux de ce pays. Les jours dramatiques ayant précédé le référendum du 5 juillet 2015, soldé par la victoire haut la main du "non" (plus de 61 % des suffrages), lorsque le scénario du Grexit semblait plus que probable malgré la position valeureuse de François Hollande, paraissent bien lointains.

Cependant, on n'a pas assez souligné que c'est à Vladimir Poutine que nous devons cette issue heureuse. Rappelons quelques faits (...) →  lire la suite de cette chronique

Ali Mohammed Al-Nimr24 septembre : Totalitarisme religieux en Arabie Saoudite

Ajoutant sa voix à une mobilisation qui devient presque mondiale, Pierre-Hervé Grosjean, curé de Saint-Cyr-l’École, et secrétaire général de la Commission Ethique et Politique, a lancé ce 23 septembre, un appel au chef de l'État. "M. le Président, écrit-il dans une Tribune de Figaro/Vox, empêchez la décapitation et la crucifixion du jeune Ali par l'Arabie saoudite !"

L'Arabie saoudite, en effet, a prévu de crucifier à partir de ce 24 septembre, Ali Mohammed Al-Nimr, jeune opposant chiite.

L'abbé Grosjean appelle dès lors la France à prendre ses responsabilités face à un État "allié qui bafoue les droits de l'homme de manière aussi ostensible :

Il a 21 ans. Demain, si rien n'est fait, il sera décapité, puis son corps sera exposé crucifié, "jusqu'au pourrissement. Par les barbares de Daech ? Non. Par un de nos alliés. Un de nos partenaires commerciaux les plus importants. Un de nos "pays amis que nos présidents successifs visitent souvent. Par l'Arabie saoudite.(...) →  lire la suite de cette chronique

la catastrophe de Tianjin : La gifle politique la plus spectaculaire contre 
l'équipe Xi Jinping-Li Keqiang depuis son arrivée au pouvoir23 septembre : Chine : La colère de Tianjin

Ceux qui écrivaient il y a quelque 30 ans que la grande affaire des années à venir serait la restauration du capitalisme en Chine pouvaient passer pour des illuminés. Depuis 20 ans cette prophétie est devenue banalité. Entre-temps la doctrine de Deng Hsiao-ping sur le primat de l'économie s'est complètement imposée, au point que, même en occident, peut-être même surtout en occident, il semblait presque incongru, sinon de mauvais goût de s'interroger, au-delà des déconvenues boursières sur le régime politique qui prévaut à Pékin.
Survenue le 12 août cependant, la catastrophe de Tianjin, sans être aussi lourde que celle de 1986 à Tchernobyl en URSS, préfigurait des inquiétudes de tous ceux qui, pensant peut-être que les arbres poussent jusqu'au ciel et que la "croissance chinoise", rattrapant à marche forcée les années de folie maoïste, avait vocation à éclipser le caractère dictatorial du régime communiste. Le 22 septembre, Patrick Saint-Paul, correspondant du Figaro à Pékin donnait sous le titre "À Tianjin, la colère ne retombe pas" d'importantes informations de nature à calmer les ardeurs des commentateurs toujours prompts à encenser ce gouvernement :
(...) →  lire la suite de cette chronique

Le 17 septembre MM. Myard et Poutine sur le plateau de LCP22 septembre : Crimée : démenti infligé à la propagande pro Poutine

Le 17 septembre l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe faisait le point à Moscou sur la situation des droits de l'Homme en Crimée.
Soulignant que celle-ci se détériore cependant que la Russie entend présenter son annexion pour irréversible, l'OSCE, créée il y a plus de 40 ans pour appliquer sur tout le continent l'acte final d'Helsinki, inflige un démenti sérieux à la propagande Propoutine en France.
Dans l'ignorance sans doute de ce rapport MM. Myard et Sapir étaient venus, le même jour, servir cyniquement leurs arguties pro-Poutine sur La Chaîne Parlementaire, - confrontés à Jean-Marc Germain, député PS des Hauts-de-Seine et Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l’Institut Français de Géopolitique - M. Myard avec ses ricanements habituels, l'économiste franco-russe Sapir avec son aplomb imperturbable.
(...) →  lire la suite de cette chronique

Le 19 septembre à Caracas les manifestants pro démocratie
promènent en effigie la juge Susana Barreiros 21 septembre : Venezuela : la manifestation pour Leopoldo Lopez

Le 19 septembre des milliers de Vénézuéliens étaient mobilisés à l'appel du MUD, "Table ronde d'unité démocratique" dans les grandes villes de tout le pays : à Caracas, mais aussi Maracay, Maracaibo, San Cristobal, Merida, de Puerto Ordaz et Ciudad Guayana et Barcelone et Cumana-Orient.

Ils exprimaient leur solidarité avec l'un des dirigeants les plus en vue d'une opposition en quête d'unité : Leopoldo Lopez, condamné il y a 18 mois à une longue peine d'emprisonnement, et actuellement détenu. Ils dénonçaient la servilité des autorités judiciaires et notamment cele de la juge Susana Barreiros qui vient de le condamner, et dont ils promènent l'effigie. Ils protestaient plus généralement contre le gouvernement de Nicolas Maduro et appelaient à voter massivement dans le cadre des élections législatives de décembre.

(...) →  lire la suite de cette chronique

Celine Pina

18 septembre : Le Salon de la femme musulmane en question

Céline Pina, conseillère régionale du Val d’Oise, tire quelques leçons du "Salon de la femme musulmane" qui s’est tenu à Pontoise les 12 et 13 septembre dernier en répondant, pour le site Figarovox aux questions de la journaliste indépendante Isabelle Kersimon.
On lira ci-dessous quelques passages particulièrement intéressants de cette interview, publiée en ligne le 14 septembre :
Isabelle Kersimon - Ce Salon dédié à "la femme musulmane" invite de jeunes prédicateurs notoirement fondamentalistes, des salafistes quiétistes, dont les propos sont pour le moins conservateurs. Bien que ce courant s'oppose à la violence djihadiste, vous contestez son innocuité.
Céline Pina - Ce rassemblement en lui-même poursuit ses propres objectifs, qui sont de rendre le plus visible possible l'un des courants les plus intégristes, obscurantistes et sectaires de l'islam, supposé représenter tous les musulmans. Il y a là une démonstration de force et une stratégie d'influence qui s'adresse autant aux décideurs qu'aux musulmans et qui font pression sur les deux.
Aux musulmans, on fait passer le message qu'aujourd'hui ce sont les islamistes qui tiennent le haut du pavé et que pour "respecter leurs origines", il faut clairement refuser les principes qui structurent notre citoyenneté : émancipation, égalité femmes/hommes, laïcité... C'est clairement l'islam contre la République. Et c'est pensé et instrumentalisé comme tel.
Aux décideurs, on montre ses muscles. Les organisateurs démontrent que ce discours est légitime, puisqu'il est accepté et ne déclenche aucune réaction ni de l'État ni des élus locaux. (...) →  lire la suite de cette chronique

Le réduit alaouite17 septembre : Syrie : les divergences entre Russes et Occidentaux

Les États-Unis, dirigent depuis l'été 2014 la campagne de frappes contre l’État islamique, tant en Irak qu'en Syrie. La Coalition anti-État islamique qu'ils ont rassemblée compte à ce jour 22 pays. Ils observent par ailleurs un renforcement de la présence militaire russe en Syrie. Et ils s'en inquiètent ouvertement. En décidant d'engager les forces dont la France dispose dans la campagne aérienne de Syrie, le chef de l'État confirme une position occidentale fort éloignée de celle des Russes.

Selon Vladimir Poutine, en effet, l'exode massif des réfugiés de Syrie n'est pas lié au soutien qu'il apporte au régime de ce pays, mais aux hostilités provoquées de l'étranger par les livraisons d'armes et d'autres matériels. "Si Moscou ne soutenait pas le président Bachar al-Assad, la situation en Syrie serait pire qu'en Libye et la crise des migrants serait encore plus grave" développe le président russe, qui affirme que la Russie aidera toujours Damas à lutter contre les djihadistes et appelle la communauté internationale à se joindre à ses efforts. (...) →  lire la suite de cette chronique

Martinez à la fête de L'Huma16 septembre : CGT : Martinez à la fête de L'Huma

Au lendemain de la Fête de l'Humanité des 12 et 13 septembre, le journal communiste n'insiste pas trop sur les désaccords pourtant manifestes entre le PCF canal historique et ses petits partenaires au sein du Front de Gauche, sans parler des écolos en pleine recomposition, et dont une partie de l'extrême gauche/ Gauche de la gauche/ "opposition de gauche" selon les divers commentateurs souhaitent accommoder les restes.
Rappelons à ceux qui l'auraient oublié que L'Huma ne se définit plus sur sa manchette comme "l'organe central" du vieux parti.
En exergue du site, le 15 septembre, on pouvait lire cette forte pensée "L’Humanité donne la parole à toute la gauche, établit des passerelles, fait entendre une autre musique que celle du social-défaitisme ambiant."
Cela vient d'Emmanuel Maurel. Né en 1973 à Épinay, cela ne s'invente pas, a été de 2010 à 2014, vice-président de la région Ile-de-France chargé de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’alternance et de l’emploi, avant d'être élu en 2014 eurodéputé sur la liste du parti socialiste. (...) →  lire la suite de cette chronique

Colombiens expulsés du Venezuela 15 septembre : Venezuela/Colombie : la conciliation en échec

Ce 11 septembre les ministres des Affaires étrangères de Colombie et du Venezuela se sont réunis à Quito pour tenter de résoudre le différend qui oppose les deux pays.

Avant d'examiner le résultat de cette négociation, il faut cependant commencer par le commencement.

À lire les dépêches d'agence ce serait en effet "la crise frontalière" qui aurait chassé quelque 20 000 Colombiens du Venezuela. Le lecteur européen pressé est porté à croire de la sorte que cette affaire, lointaine à ses yeux ressemble à celle, d'une tout autre nature, qui préoccupe l'Union européenne en ce moment (...)

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Jeremy Corbyn14 septembre : Grande Bretagne : le retour du marxisme

C'est un collège électoral de 550 000 personnes, dont 76 % se sont exprimées, qui a élu au premier tour ce 12 septembre Jeremy Corbyn, à la tête du parti travailliste. Âgé de 66 ans, considéré comme un marginal, porte-parole de la gauche radicale, il a obtenu 59,5 % des suffrages.

Il succède à Ed Miliband, dans un pays où un chef politique vaincu, comme il le fut aux élections à la chambre des Communes en mai, doit céder la place.

Le correspondant du Monde à Londres, M. Philippe Bernard, se trompe et trompe ses lecteurs en prétendant que "pas un responsable travailliste, pas un commentateur politique, et aucun simple citoyen britannique ne l’avait prévu." Bien au contraire, cette nouvelle était annoncée, comme une catastrophe, par de nombreux journalistes et responsables anglais, aussi bien dans les colonnes du conservateur The Telegraph que par les anciens premiers ministres Tony Blair comme Gordon Brown.

Dès la mi-août dernier sondage disponible le créditait de 53 % des voix et d’une confortable avance sur ses trois concurrents, Andy Burnham, Yvette Cooper et Liz Kendall, elle-même "blairiste". Dans un sondage auprès des lecteurs en ligne(...) →  lire la suite de cette chronique

Emomalii Rahmon préside le Tadjikistan depuis 1994

11 septembre: Tadjikistan : reprise de la guerre civile

Emomalii Rahmon préside la République du Tadjikistan depuis 1994. Ce pays de 8,2 millions d'habitants sur 143 000 km2, était alors en proie à une guerre civile qui fut interrompue en juin 1997. Le conflit opposait ceux qu'on appelait respectivement le "camp communiste", issu de l'appareil soviétique et les "islamo-démocrates", qui allaient bientôt passer sous la coupe d'al-Qaïda.

La dislocation de l'URSS en 1990-1991 n'a donc pratiquement pas mis un terme à colonisation russe entreprise en 1868, dans cette terre persane de l'Asie centrale échue en partage à l'Empire des tsars à l'époque du grand jeu opposant celui-ci à l'Empire britannique. La russification du pays s'était développée à l'époque stalinienne, la population russe passant de moins de 1 % en 1926 à 13 % en 1959, la république restant la plus pauvre de l'ancienne URSS.

Après quelques jours d'indépendance proclamée en 1991, les anciens communistes (...) →  lire la suite de cette chronique

Le vandalisme de l’État islamique à Mossoul

10 septembre : Vandalisme islamo-terroriste : la véritable raison

Le monde entier a appris avec une horreur légitime les actes de vandalisme, de pillages et de destructions commis par les islamo-terroristes contre les sites antiques et contre les musées du proche orient. Mais la question n'est presque jamais véritablement posée : pourquoi l'État Islamique détruit-il, sous couvert de liquidation fanatique des restes du paganisme, les temples et sites antiques en Syrie et en Mésopotamie ?

Une réponse bien informée nous est fournie après enquête par Mick Van Loon sur Newsmonkey. Elle a de quoi surprendre :

L'État Islamique détruit des temples antiques de Syrie pour cacher, écrit-il, que tout y a été pillé.

L'État islamique vend en effet, les statues, les frontons en pierre (...) →  lire la suite de cette chronique

Fiodor Loukianov

9 septembre : Chine-Russie : un exercice moscovite d’anticipation

Le 2 septembre Fiodor Loukianov, spécialiste moscovite des relations internationales publiait un article révélateur dans la revue Gazetta imagine l’état du monde quand auront fusionné les projets de "nouvelle route de la soie" et d’Union eurasiatique. Et il prophétise qu'en 2025 "l’armée chinoise défilera sur la place Rouge".

Projetons-nous, écrit-il, dans l’avenir : nous sommes en mai 2025. La Russie s’apprête à célébrer le 80e anniversaire de la victoire lors de la Grande Guerre patriotique. De cette guerre, il ne reste que quelques témoins vivants et tous sont presque centenaires. Les célébrations elles-mêmes jouent chaque année un rôle plus important dans l’identité politique et idéologique de la Russie. Plus de trente ans après la disparition de l’URSS, aucun épisode de l’histoire du pays n’a été jugé susceptible de remplacer cet événement comme socle moral et idéologique.

Dans la deuxième moitié des années 2010, le fossé historique (lié à l’interprétation de l’histoire) entre la Russie et les pays européens réunis au sein de l’Union européenne avait achevé de se creuser. L’interprétation de la Seconde Guerre mondiale comme crime partagé (...)

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Hollande en chef de guerre8 septembre : Islamo-terrorisme : la guerre sera longue

Sous le titre "La guerre sera longue" Jean-Marie Montali s'exprimait dans le Parisien du 6 septembre. Il argumentait donc avant même la conférence de presse du chef de l'État. Il est vrai que le contenu en était connu d'avance sur le principe d'une intervention aérienne en Syrie. L'éditorialiste résumait ainsi la situation :

"Les guerres ne se gagnent pas sans engager de troupes au sol. Un an de bombardements n'ont pas empêché la secte des égorgeurs de continuer, en Syrie et en Irak, à faire ce qu'elle fait de mieux : massacrer, violer, détruire. Daech est un cancer qui ronge la Syrie, l'Irak, la Libye, et qui se répand de l'Europe à l'Asie. De plus en plus de voix, aux États-Unis, en Europe et dans les émirats du Golfe réclament une intervention terrestre. Mais les Occidentaux, hantés par les mauvais souvenirs des expéditions somalienne, irakienne et afghane, hésitent encore à s'engager totalement. Dans ce contexte, la décision de l'Élysée de ne plus s'interdire de frapper le nid de vipères en Syrie a le mérite de la cohérence. Mais elle n'est pas déterminante et ne changera pas grand-chose au cours d'une guerre qui risque de s'éterniser."(...)

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Poupées russes7 septembre : La propagande selon Poutine

À voir le 8 septembre à 20 h 55 sur Arte : "La propagande selon Poutine" de Stephan Kühnrich.
D'après Sorj Chalandon in Le Canard enchaîné du 2 septembre 2015 :
Un ancien journaliste de la télévision allemande, passé à la chaîne d'information Russia Today à destination du public germanophone, est interviewé par une consœur russe à propos des attentats terroristes.
Pour accompagner ses propos, nous voyons des images de Paris la nuit. Fourgons de police, hommes du Raid cagoulés, fusil d'assaut à la main. Scène filmée après un attentat.
Tranquillement, l'allemand explique ce qu'il faut savoir de la violence terroriste en France. "Un gouvernement gère la terreur via trois de ses ministres : Défense, Affaires étrangères et Intérieur, autant de coupables qui devraient se retrouver en prison."
La journaliste russe l'écoute.
"Ils fomentent un attentat terroriste dès qu'ils ont l'impression que la population s'agite parce que le contexte politique lui déplaît." (...)

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Le cheikh Adel Aziz al-Cheikh grand mufti d'Arabie saoudite4 septembre : Mohamed : le grand Mufti d’Arabie jette l’anathème

Le film iranien sur "Mohamed", est une œuvre "hostile à l’islam", selon le mufti d’Arabie.

Le grand Mufti d’Arabie saoudite, cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, a donc jeté l’anathème sur le film "Mohamed" sorti fin août en Iran, affirmant qu’il était "hostile à l’islam". Tout simplement. Comme si l'évolution libérale de l'Iran était assez substantielle pour permettre la sortie d'un film "hostile à l’islam".

"C’est un film païen et une œuvre hostile à l’islam", a accusé le grand mufti wahhabite dans une déclaration publiée le 2 septembre par le quotidien Al-Hayat, ajoutant que sa projection était "illicite selon la charia"."C’est une distorsion de l’islam", a encore dit le plus haut dignitaire religieux du royaume saoudien.

Sorti fin août en Iran, "Mohamed" est un long-métrage réalisé par le cinéaste iranien Majid Majidi. Il raconte la vie d’enfant du prophète de l'islam, de sa naissance à l’âge de 13 ans.

L’ambition déclarée du réalisateur est de casser "l’image violente" de l’islam (...) →  lire la suite de cette chronique

Mélenchon et son "camarade" Laurent du PCF 3 septembre : PCF : le Front de Gauche en question

Sous l'appellation d'universités d’été, tous les partis politiques français ont pris l'habitude de relancer début septembre leur activité militante. Ou ce qu'il en reste. Le Parti communiste et le Parti de gauche n'échappent pas à la règle.

Le titre choisi par la rédaction de L'Humanité s'étalait sur une page entière de l'édition vendredi-samedi-dimanche du quotidien communiste : "la crise grecque au menu de la rentrée". Ce titre donne la mesure du trouble suscité, à gauche, par l'échec des espérances agitées, depuis sa victoire en janvier, par Syriza.

"L’heure de la rentrée, explique L'Humanité, a sonné pour les militants du PCF et du Parti de gauche", qui se sont retrouvés dès le 28 août dans le cadre de leurs "universités d’été" respectives. Le PCF avait organisé la sienne aux Karellis (Savoie), pour les premiers, et à Toulouse (Haute-Garonne), pour les seconds. Et cette rentrée se révèle animée.

L’urgence, disent les communistes, est de créer de nouvelles solidarités entre peuples européens.

"La situation en Grèce ces dernières semaines doit nous amener à une rentrée politique très offensive", estimait le 27 août Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.(...)

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Le chef séparatiste Alexandre Khodakovski2 septembre : Ukraine : le Donbass séparatiste peut-il tenir ?

La question de l'autonomie régionale en Ukraine est devenu explosive. Elle agitée depuis des années, et le "parti russe" en a fait un cheval de bataille. Le régime kleptocratique de Viktor Ianoukovitch, enfui en février 2014, reposait ainsi sur le "parti des régions".
La propagande russe, si influente à Paris, n'a jamais cessé d'insinuer que les "séparatistes prorusses" représentaient la partie "utile" du pays, les belles industries productives, héritages du stalinisme et de l'URSS, face auxquelles les gens de l'ouest et de la capitale représentaient la partie "stérile. Moyennant qui une Ukraine indépendante était dénoncée comme une utopie, une erreur, etc…
Un intéressant reportage d'Emmanuel Grynszpan, envoyé spécial à Donetsk publié le 29 août par Le Figaro sous le titre "Le Donbass séparatiste à bout de souffle", nous semble de nature à corriger cette désinformation :
Étranglé depuis plusieurs mois par un blocus économique décidé à Kiev, le Donbass observe avec anxiété s'approcher le point de non-retour. Il y a encore un an et demi, cette région fortement industrialisée contribuait à hauteur de 17 % du PIB ukrainien et était l'une des plus dynamiques du pays. La banque nationale d'Ukraine estime que l'activité économique régionale a déjà été divisée par deux. 15 % des capacités industrielles et minières ont été détruites ou gravement endommagées par les combats, selon Evgeni Lavrionov, responsable de la stratégie industrielle au gouvernement de la République populaire de Donetsk (DNR) autoproclamée. Les vastes conglomérats métallurgiques, les complexes chimiques et les mines de charbon sont soit arrêtés, soit tournent au régime minimum pour maintenir en état les capacités de production.(...)

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La reine Rania1er septembre : Islamisme: Le courageux discours de Rania de Jordanie

Dans sa chronique du 27 août Anne-Marie Rocco évoque le très important discours pononcé par la reine Rania dans le cadre de l’université d’été du Medef, le 26 août :

"Les musulmans modérés, à travers le monde, ne font pas assez pour gagner la lutte idéologique qui est au cœur de cette bataille" : c’est surtout cette phrase de la reine Rania de Jordanie que la presse a retenue, et que l’auditoire a longuement applaudie.

En tenant ces propos à Jouy-en-Josas, sur le campus d’HEC, l’épouse d’Abdallah II a fait une nouvelle fois la démonstration de son courage. D’abord, parce que cette figure féminine marquante du monde arabe est l’une des rares à briser le silence si souvent reproché aux dirigeants du Moyen-Orient face au déchaînement islamiste, ensuite parce qu’elle reprend à son compte, et sans état d’âme, le terme très controversé en France de "musulmans modérés". (...) →  lire la suite de cette chronique

Sapir31 août : Souverainisme ou alignement sur Moscou ?

Ce 28 août L'Humanité, sous la signature de Sébastien Crépel, lançait une dénonciation, celle de "la coupable attraction de Jacques Sapir pour le Front national":

"Plus que ses arguments sur la sortie de l’euro, qui est un sujet de débat à gauche, précise le journal communiste c’est la complaisance de l’intellectuel envers le parti d’extrême droite et sa prétendue démocratisation qui choque, au travers de sa proposition d’un 'front' incluant la formation de Marine Le Pen."

Peu connu du grand public, exerçant la profession d'enseigner l'économie à Paris et à Moscou, Jacques Sapir est un ardent militant de l'entente avec la Russie poutinienne.

Il a consacré un livre - "Manchourie oubliée" – à la gloire de l'opération particulièrement opportuniste de conquête de la Mandchourie par l'Armée rouge, au lendemain des bombardements américains de Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Il y voit un brillant art soviétique de la guerre exercé par Staline à l'encontre d'un Japon qui, certes, ne fait pas partie des vainqueurs de la seconde guerre mondiale (...) →  lire la suite de cette chronique

Maduro28 août : Venezuela : montée des périls

Dans un article publié en juillet par la revue Études, éditée par les pères jésuites, le P. Pierre de Charentenay dressait le tableau d'un "Venezuela, pays affaibli et divisé." Ce long survol aurait pu s'écrire de manière plus directe.

Pour caractériser le chavisme, cependant, l'auteur écrit : "Comment définir le régime ? Ce n’est pas un régime criminel, avec des groupes paramilitaires qui chercheraient à assassiner les opposants. C’est un régime étatique autoritaire, directement associé à l’armée, mais qui est aussi mêlé à la corruption et au narcotrafic, et cela dès ses débuts. Il est nationaliste, populiste et clientéliste, ce qui lui donne une relation spéciale au peuple, mais il n’est pas à proprement communiste ou marxiste." Dans les premières années du régime castriste à Cuba de beaux esprits écrivaient à peu près la même chose, quoique "la corruption et au narcotrafic" ne soient pas devenues des évidences à La Havane "dès ses débuts"

Une dimension particulièrement inquiétante à Caracas, aujourd'hui, est la part de violence, y compris désormais dans les relations avec les pays voisins.(...) →  lire la suite de cette chronique

Phlippe Martinez27 août : CGT : la guerre des apparatchiks est déclarée

Le 25 août à Montreuil la CGT réunissait son assemblée générale de rentrée. L'affaire Lepaon ayant polarisé l'attention des dirigeants des unions départementales et fédérations de la centrale réunis ce jour-là, résumons les épisodes précédents (cf. notre chronique du 17 août)

Lepaon, prédécesseur de l'actuel secrétaire général Martinez, évincé sous un prétexte fabriqué, avait osé évoquer "neuf traîtres".

Traîtres ? Du point de vue syndical, oui, certainement. Il est clair en effet que leur intrigue diffamatoire a sérieusement, et même durablement, éclaboussé la centrale dans son ensemble. On comprend donc les conclusions, exprimées le 15 août sur France Info, par le diffamé : "J’ai eu affaire à des traîtres. Ce n'est pas à moi de me faire justice, c’est à la CGT", affirmait-il ce jour-là, tout en se refusant à donner des noms, et demandant "à l’organisation de faire le travail qu’elle doit faire". (...) →  lire la suite de cette chronique

Poutine chef d'un État esclavagiste26 août : Russie : officiellement 500 000 esclaves

L'annonce, ce 25 août, de la condamnation scandaleuse d'Oleg Sentsov, par un tribunal russe, à 20 ans de prison, n'a pas surpris les lecteurs de notre chronique du 27 juillet. Cet événement qui soulève, à juste titre, les protestations officielles de l'occident, ne fait que confirmer le durcissement du régime poutinien, ceci dans un contexte de difficultés économiques et financières. Elle renforcera le désir de mobilisation contre ses abus. Et elle rend plus légitime encore l'inquiétude quant à la nature de ce régime.
Au terme d'une longue enquête, Ivan Zhilin a publié le 18 août dans Novaïa Gazeta, [traduite en français sur le blog de Boris, lutte !], d'intéressantes informations sur les "Réseaux esclavagistes en Russie" :
Marché et prix de la personne humaine, témoignage d’esclaves et de leurs propriétaires. Comment fonctionne l’esclavage moderne en Russie ? (...) Tous les jours, de la province et des pays avoisinants des milliers de personnes affluent à Moscou afin de tenter de trouver un emploi. Certaines d’entre elles disparaissent sans laisser de traces, sans avoir réussi à sortir, parfois même, de la gare.(...)

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Scène du film La Déchirure25 août : Khmers rouges : la quasi-impunité des responsables

La mort, le 22 août de Ieng Thirith, à l’âge de 83 ans nous donne l'occasion de souligner ici l'un des plus grands scandales du post-communisme. Les Khmers rouges, surnom donné aux communistes cambodgiens, s'en tirent en effet presque tous indemnes quand ils ne sont pas morts dans leurs lits.

Celle-ci avait été, en sa qualité de belle-sœur de Pol Pot, et ancienne ministre des Affaires sociales, la première dame de ce régime qui s'était baptisé "Kampuchea démocratique". Elle avait été poursuivie dans le procès 002 aux côtés de son mari Ieng Sary (mort lui-même impuni en mars 2013), Nuon Chea et Khieu Samphan pour génocide, crimes contre l’humanité et violations graves des conventions de Genève. Mais comme elle était atteinte d’une maladie dégénérative de type Alzheimer, elle avait été jugée inapte au procès et libérée en septembre 2012.

Rappelons brièvement le bilan des deux procès "judiciaire": Premier procès un (1) accusé, le tortionnaire Duch chef de l'abominable camp S21, condamné à perpétuité. Deuxième procès : seuls deux (2) dirigeants communistes Nuon Chea, 87 ans, ex "Frère numéro deux" et Khieu Samphan, 82 ans ancien chef d’Etat ont finalement été jugés(...)

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Matishayu 24 août : Reggae, manipulations de type communiste et chavisme

C’est une histoire de l’Espagne d’aujourd’hui à laquelle le quotidien de centre-gauche El Pais consacre un article dans les pages de son supplément d’été du 17 août. Une histoire intéressante à un quadruple titre.
1-Un chanteur de reggae juif américain, nommé Matishayu (qu’on pardonne mon ignorance, je ne le connaissais pas, mais à lire la présentation qu’en faisaient il y a quelques mois les organisateurs du festival, il fusionne d’intéressante manière hip-hop, rock et reggae) s’est vu interdire de participer au festival "Rototom Sunsplash" de Benicassim (sur la côte méditerranéenne, non loin de Valence) pour son refus de condamner publiquement Israël. Festival important : plus de 200 000 personnes étaient attendues et des déplacements en autobus organisés depuis plus de 20 villes de France.
La déprogrammation de Matisyahu est intervenue précisément quand ce dernier, sans doute surpris par le mélange des genres qu’on voulait lui imposer, a refusé de se prononcer publiquement en préalable à ton tour de chant, sur le droit du peuple palestinien à avoir son État..(...)

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Khaled Assad21 août : Palmyre : ne pas oublier Khaled Assaad

Il ne faudra pas oublier le meurtre lâche et ignoble commis ce 18 août par l'État islamique à Palmyre. La "liquidation" par les islamo-terroristes de Khaled Assaad est qualifiée, par certains médias, malencontreusement, une fois de plus "d'exécution", comme s'il s'agissait d'un criminel.

Voici comment Romain David sur le site du Figaro présente l'homme et les faits :
Daech a organisé mardi la décapitation publique de l'un des plus éminents experts syriens du monde antique. Khaled Assaad, 82 ans, veillait depuis plus de 50 ans sur le site.

Une horreur de plus. L'État islamique a décapité l'ancien directeur du site archéologique de Palmyre, et suspendu en public son corps. Khaled Assaad, 82 ans, avait consacré plus de cinquante ans de sa vie à la valorisation et la préservation du site, joyau du monde gréco-romain. La terrible nouvelle a été annoncée par Maamoun Abdoulkarim, directeur des Antiquités syriennes, lui-même informé par la famille de la victime.

"Imaginez que ce professeur, qui a rendu de tels services à ce site et à l'Histoire, a été décapité…", a déclaré le responsable, avant d'ajouter : "La présence continue de ces criminels dans cette ville est une malédiction qui pèse sur chaque colonne et chaque pièce archéologique de la ville" (...)

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Forces  qualifiées de 'prorusses'20 août : Ukraine : menaces et secret d'État

Dans un entretien diffusé le 14 août par Interfax Ukraine Oleksandr Turchynov secrétaire du conseil national et de sécurité déclarait que l'Ukraine est préparée à mobiliser ses troupes en cas d'offensive majeure de la Russie. L'accumulation de "forces terroristes russes à proximité de la ligne de démarcation" et la multiplication des attaques contre les forces ukrainiennes la semaine précédente montre que la Russie se prépare à rompre les accords de Minsk.
Dans ce contexte il faut rappeler que les forces qualifiées de "pro-russes" sont en réalité étroitement liées à l'armée russe. Elles ne sont pas "pro-russes" mais tout simplement… russes.
En preuve on retiendra [Source AFP du 29 juillet] :
Les autorités ukrainiennes ont affirmé avoir capturé à nouveau un militaire russe dans l'est rebelle de l'Ukraine, alors que la Russie continue de nier y avoir déployé des troupes.
Selon le service des gardes-frontières, le présumé militaire russe a été interpellé samedi soir (...)

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Le toujours jeune Abdelaziz Bouteflika19 août : Algérie : les services, le Parti et le pouvoir

Pilier vermoulu de l'ancien dispositif révolutionnaire international, qu'elle était il y a un demi-siècle, l'Algérie, reste toujours gouvernée par l'appareil du FLN. C'est le Parti qui a poussé l'inamovible Abdelaziz Bouteflika, à peine plus jeune que Fidel Castro, vers un quatrième mandat présidentiel. A la tête du pays depuis 1999, il a été "réélu" en 2014. Son pays fait aujourd'hui figure d'allié bien utile dans la lutte contre l'islamisme. Le rôle des services secrets dans les structures de pouvoir y semble cependant poser problème…

Dans Le Figaro Adam Arroudj révèle ainsi "Comment Bouteflika a purgé les services secrets algériens" :

Malgré les attaques frontales de la présidence et de son cercle, les services secrets demeurent les garants de la pérennité du régime algérien (...)

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Erdogan au milieu de ses partisans dans son fief de Rize18 août : Islamisme turc : vers un coup d'État ?

Le 17 août à Ankara débutait la réunion des muftis des 81 provinces de Turquie. Dans ce pays où la religion islamique est fortement encadrée par les fonctionnaires de la Diyanet, direction des affaires religieuses, le président de cet organisme le Prof. Mehmet Görmez a commencé les travaux par une déclaration importante appelant à l'union de la nation contre le terrorisme de l'État islamique.
Cette prise de position mérite d'être soulignée tant elle tranche avec les récentes déclarations du président de la république Recep Tayyip Erdogan qui insiste régulièrement, de son côté, sur la lutte contre le séparatisme kurde.
Le contexte qu'il convient de rappeler est aussi celui d'une situation politique tendue et critique.
Le même jour en effet le dernier entretien entre le premier ministre pressenti, – en fait il s'agit du chef du gouvernement sortant Ahmet Davotoglu, – avec les partis politiques avait échoué à constituer un gouvernement, la date butoir étant fixée au 23 août, à partir de ce jour, le président de la république devra procéder à de nouvelles élections. Ce qu'il semble souhaiter. Rappelons quelques données de la situation.(...) →  lire la suite de cette chronique

Thierry Lepaon17 août : CGT : quelques questions sur l'affaire Le Paon

On se souvient que le 7 janvier le secrétaire général de la CGT avait été contraint, pour la permière fois depuis un siècle, à la démission. D'étranges demi-révélations sur le coût des travaux de rénovations dans son appartement de fonction mis à sa disposition par la centrale communiste avaient alors rendu impossible son maintien en fonction.

Il déclare aujourd'hui connaître 7 des 9 camarades cégétistes, qu'il qualifie de "traîtres", et qui avaient contacté la presse pour le salir. Mais on attend toujours qu'il dénonce ces traîtres.

Or, en avril, alors même que l'ancien secrétaire général était éliminé une enquête interne à la CGT est aboutie à la conclusion que Lepaon non seulement n'était pas intervenu dans la commande des travaux, mais qu'il ignorait tout de leur coût exorbitant : 130 000 euros pour un appartement de 120 m2.

À l’époque Éric Lafont, trésorier de la CGT avait prétendu que tout était à refaire. Or il apparaît que l'entreprise prestataire aurait en revanche surfacturé ses interventions. Est-ce une pratique habituelle au sein de la centrale ?(...) →  lire la suite de cette chronique

une manifestation contre les Farc en Colombie14 août : Colombie : manifestations contre les Farc [– et débat]

Des milliers de Colombiens ont défilé à Bogota et dans neuf autres villes en Colombie, ainsi qu’à New York, le 7 août 2015, pour protester contre le gouvernement de Juan Manuel Santos et contre la bande narco-terroriste des FARC. Les manifestations ont été convoquées par un groupe de jeunes soutenus par plusieurs réseaux sociaux. Les manifestations ont également été soutenues par le parti d'opposition Centre Démocratique et par son leader, le sénateur Alvaro Uribe Velez. L'ancien président Alvaro Uribe est venu manifester à Medellin ainsi que plusieurs membres du Congrès du Centre Démocratique.

Les Colombiens ont exprimé ainsi leur rejet du dit "processus de paix avec les FARC", que Santos et les chefs des FARC mènent, depuis plus de trois ans, sans aucun résultat, à La Havane (Cuba). Ce processus de paix se poursuit dans le dos du peuple colombien. (...) →  lire la suite de cette chronique

manifestation du 10 août en faveur de la réunification13 août : Corée : tension ou réunification ?

Le 10 août, une manifestation, au sud, en faveur de la réunification des deux Corées, soulignait une fois de plus combien le régime communiste de Pyong Yang, que l'on s'évertue à nous montrer comme atypique, persiste à utiliser les vieilles recettes, utilisant les "utiles idiots" celles de la propagande "pacifiste", "neutraliste", etc. telles qu'elles fonctionnaient au plus fort de la guerre froide et du stalinisme.

Au même moment où, pour désarmer ses adversaires, il pousse à de tels rassemblements, il n'hésite pas à intensifier la tension entre les deux États :

La Corée du Sud, note en effet (...) →  lire la suite de cette chronique

caricature publiée par le Washington Post12 août : Ukraine : pour un vrai et durable soutien

Le 23 août les amis de l'Ukraine présents à Paris fêteront l’Indépendance de ce pays que M. Poutine considère comme faisant partie de son Lebensraum.

Deux importantes personnalités européennes, David Lidington, ministre des affaires européennes du Royaume-Uni, et Konrad Pawlik, vice-ministre polonais des affaires étrangères ont publié le 4 août dans La Croix cette tribune intitulée "Pour un soutien durable à l’Ukraine" :

Voici un fait peu connu. En 1990, alors que l’Union soviétique s’effondrait (...) →  lire la suite de cette chronique

au Venezuela la queue devant les supermarchés11 août : Venezuela : jusqu'où ? jusqu'à quand ?

Correspondante du Monde, Marie Delcas s'interroge, reprenant les divers témoignages dont nous disposons. Jusqu'où iront les Vénézuéliens exaspérés par les étalages vides et les pénuries :

La crise vénézuélienne va-t-elle virer au drame humanitaire ? Le risque existe, répond un récent rapport de l’organisation International Crisis Group (ICJ). Intitulé "Venezuela : un désastre qui n’a rien de naturel" ("An Unnatural Disaster"), le document décrit la détérioration de la situation économique et la dégradation du climat politique, alors que démarre la campagne électorale pour les législatives du 6 décembre prochain. L’ICJ s’inquiète du risque de dérapage. Et appelle les pays voisins à se mobiliser pour éviter "une tragédie" au pays de la révolution bolivarienne.(...)

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couverture de l'édition Bouquins du livre de Robert Conquest sur la Grande Terreur10 août : Hommage à Robert Conquest (1917-2015)

À l'époque de la dictature communiste en URSS, bien avant la révélation, en 1973 par Soljenitsyne, de l'archipel du Goulag le livre de Robert Conquest sur la Grande Terreur paru en 1968, constituait l'une des principales sources de notre connaissance de l'horreur stalinienne.

L'auteur, qui vient de disparaître à l'âge de 98 ans, avait visité l'Union soviétique en 1937, et depuis lors, après avoir servi comme officier du Renseignement britannique en Bulgarie pendant la seconde guerre mondiale, il était devenu l'un des grands spécialistes occidentaux du communisme.

En 1986, il complète son livre par Sanglantes moissons. Il considère en effet la collectivisation forcée de 1929-1930 comme une réintroduction du servage aboli par le tsar Alexandre II en 1861. Les deux livres ont été rassemblés en un volume de la Collection Bouquins en 1995.

Les réseaux de la désinformation soviétique se sont employés pendant des années à disqualifier Robert Conquest, qui avait été communiste (...)
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Choudary7 août : Choudary en prison, la fin du Londonistan

Placé en détention, le célèbre prédicateur radical Anjem Choudary, qui réclame que la charia soit imposée au Royaume-Uni, était convoqué le 5 août devant un tribunal londonien. Il était accusé de soutenir l'État islamique.
Le Premier ministre britannique David Cameron avait promis de s'attaquer à "l'idéologie toxique de l'islamisme extrémiste".
Cette nouvelle ligne du gouvernement anglais met fin à des décennies de tolérance du pouvoir, à l'époque de ce que l'on appelait le Londonistan.
Le juge a décidé de prolonger la détention provisoire, en l'attente d'un jugement, jusqu'au 28 août.
Avocat de profession, Anjem Choudary, 48 ans, avait décidé de se représenter lui-même pour clamer son innocence et avait annoncé son intention de plaider non coupable.
Proche d'Omar Bakri, avec lequel il a fondé l'organisation islamiste radicale Al-Mouhajiroun, interdite en 2010, il est accusé d'avoir appelé, entre juin 2014 et mars 2015 sur les réseaux sociaux à soutenir l'État islamique (...)
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Itai Dzamara6 août : Zimbabwé : du lion Cecil à l'opposant Dzamara

Rarement dans le monde, la mort d’un animal n’avait suscité un émoi comparable à celui manifesté par la disparition tragique du lion Cecil au Zimbabwé.
Eric Knight, journaliste radio cité par Le Monde le 3 août résume ainsir le paradoxe pour ne pas dire le scandale : "Honnêtement, je suis choqué par toute l’attention portée à la mort du lion Cecil alors que mon pays a des problèmes bien plus graves et urgents".
Le Zimbabwé Daily sans s'en prendre directement au régime de Robert Mugabe, en place depuis 1987 rappelle aussi le cas de ce "défenseur de la démocratie, Itai Dzamara qui a disparu depuis plus de quatre mois, mais ça, ça ne suscite pas le même engouement international".
Rappelons les faits : Le 9 mars au matin, selon des témoins, Itai Dzamara a été kidnappé par cinq hommes alors qu’il sortait de chez son coiffeur, situé dans la banlieue de Harare. Sa famille craint qu’il n’ait été enlevé par des agents de renseignement de l'État.
En effet, ces derniers mois, Dzamara a manifesté à plusieurs reprises pour demander la démission du président Mugabe, qu'il accuse de détruire le pays.(...)
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Poutine5 août : Poutine, le pétrole et la Libye

Michel Borsky journaliste indépendant spécialisé dans les relations internationales, a publié en ligne le 4 août, sous le titre "Armes, embargo et manipulation des cours du pétrole : le jeu trouble de la Russie en Libye" dans Le Figaro un article qu'il nous semble important d'archiver  :
Le marché de l'armement en Russie est un secteur clef de l'industrie nationale. En 2014, l'ensemble des entreprises russes dans le domaine ont réalisé pour 15 milliards de dollars de chiffre d'affaires et ont signé pour 14 milliards de contrats de livraison pour les années à suivre. Avant le mouvement de révolte qui a finalement fait tomber Mouammar Kadhafi, la Libye était d'ailleurs l'un de ses marchés stratégiques les plus prometteurs. Au fur et à mesure que le régime de Tripoli revenait lentement mais sûrement dans le jeu diplomatique international - suspension des sanctions de l'ONU en 1999, sortie de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme en 2006 - la Russie s'est positionnée pour fournir le régime en armements.
Mais au cœur du soulèvement libyen, le 27 février 2011, le Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies a adopté une résolution imposant, parmi une liste de sanctions, un gel complet des livraisons d'armes au régime de Tripoli. Une décision votée par la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, mais une adhésion obtenue de haute lutte diplomatique tant le préjudice pour l'économie russe est conséquent : selon les estimations, le marché libyen au moment du vote de la résolution représentait un chiffre d'affaires annuel de 4 milliards d'euros, plus 3,8 milliards de contrats en cours de négociation. Sous la pression, Moscou a plié. Finies les armes russes en Libye ? Pas exactement.(...)
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Castro et son disciple vénézuélien Maduro4 août : Cuba : N’oublions pas la réalité du régime

Le rétablissement des relations diplomatiques entre La Havane et Washington n’a entraîné, à ce jour aucune libéralisation du régime communiste de Fidel Castro, expliquent dans Le Figaro (1er et 2 août) Pierre Rigoulot, directeur de l’Institut d’histoire sociale, auteur de "Coucher de soleil sur La Havane" (Flammarion, 2007) et Félix José Hernández, écrivain, ancien professeur d’histoire, réfugié politique en France depuis 1981.

L’arrivée des touristes américains et de leurs dollars à Cuba aura-t-elle pour effet la libéralisation du régime de La Havane et l’amélioration des conditions de vie des Cubains ? Il faudra sans doute attendre la mort des deux frères Castro pour qu’on ait une chance – mais pas une certitude- de voir de vrais changements. Le drame, c’est que cette ouverture calculée conduit trop d’Européens et d’Américains à un oubli de ce qu’a été- et que demeure dans une large mesure- le communisme cubain :un régime de servitude.

Nous voudrions apporter notre contribution à un devoir de mémoire(...)
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Un défilé de l'armée chinoise3 août : La menace chinoise n'est pas un mythe

Le 31 juillet sous le titre "Comment la Chine pourrait déclencher la troisième guerre mondiale", le site du Figaro publiait un entretien avec Antoine Brunet, réalisé par Alexandre Devecchio.

Dans un ouvrage de prospective des experts américains prédisent une troisième guerre mondiale contre la Chine. Antoine Brunet est économiste et président d'AB Marchés. Il a publié en 2011, avec Jean-Paul Guichard "La visée hégémonique de la Chine". Il juge crédible ce scénario et il explique les causes et les conséquences d'un tel conflit :

Alexandre Devecchio : Pour des experts américains, la prochaine guerre mondiale sera contre la Chine. Quelles pourraient être les causes et les conséquences d'un tel conflit ?(...)
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Erdogan à Chypre-Nord31 juillet : Kurdistan : le jeu plus que trouble d'Ankara

Président de l’Institut kurde de Paris, Kendal Nezan a publié une tribune, en ligne le 30 juillet dans Le Monde, sous le titre "Le président turc joue les pyromanes". Ce texte, dénonçant la fin du processus de paix au Kurdistan, était illustré d'une photo rappelant que M. Erdogan était à Chypre le 20 juillet 2015 pour commémorer le quarantième de l'intervention militaire de l'armée turque dont l'occupation de la partie nord de l'île dure encore en dépit des résolutions de l'ONU :

La Turquie vient d’annoncer la fin du processus de paix lancé en 2012 (...)
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dessin de Kournaris30 juillet : Islamo-terrorisme : interview d'Abou Abdullah organisateur d'attentats suicides

Un journaliste d’investigation de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a pu interviewer longuement un cadre de l’organisation État islamique, détenu dans une prison de Bagdad. Document rare, l’entretien révèle les rouages de la terreur. L'auteur de cet entretien, Christoph Reuter est un des journalistes allemands les plus réputés pour le Moyen-Orient. Spécialiste de l’Afghanistan, il a également fait de nombreux reportages en Irak et en Syrie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la région dont "Le pouvoir noir" – "L’État islamique et les stratèges de la terreur" dans lequel il retrace et analyse la montée en puissance du mouvement djihadiste :

La lourde grille coulisse lentement après que les agents de sécurité ont appelé le centre de contrôle pour confirmer l’identité des membres de l’équipe du Spiegel ainsi que le rendez-vous, fixé à 10 heures du soir. Nous cheminons ensuite entre des murs de béton hauts de 4 mètres, gardés par deux Humvee, les mastodontes tout-terrain équipés de mitrailleuses, avant d’arriver devant la porte de la prison proprement dite.

Cet établissement pénitentiaire de haute sécurité se trouve à Bagdad, mais nous n’avons pas été autorisés à en dévoiler le nom et l’adresse précise. C’était la condition d’un entretien avec son détenu le plus éminent : un homme émacié, la trentaine finissante, connu sous le nom de guerre d’Abou Abdullah (...)
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Alexandru Visinescu29 juillet : Roumanie : un tortionnaire communiste condamné à 20 ans de prison

La presse européenne a rendu compte de la condamnation, le 24 juillet dernier, à 20 ans de prison, d’Alexandru Visinescu qui fut sous le régime communiste directeur de la prison de Ramnicu Sarat. Cet homme, âgé aujourd’hui de 89 ans est accusé de la mort d’au moins 14 personnes et d’avoir soumis les prisonniers dont il avait la charge à des conditions "visant à les détruire physiquement et psychologiquement". Divers détails sont donnés sur les mesures utilisées : isolement total, froid, absence de nourriture.

Ce procès est celui d’un homme et pas du système qu’il a servi. Il fallait quelqu’un de justiciable, il est vrai, et dont la responsabilité personnelle puisse être examinée attentivement. Visinescu s’est, sans surprise, défendu en expliquant qu’il n’avait fait qu’obéir aux ordres.

Visinescu a été déclaré responsable de "traitements inhumains" et devra payer 300 000 euros aux familles des victimes. Comme il ne le pourra certainement pas, ce sera l’État roumain considéré comme "responsable civil subsidiaire" qui paiera.

Visinescu fera sans doute appel. (...)
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Kim Yo-jong so&lig;eur de Kim Jong-un28 juillet : La Femme la plus puissante de Corée du Nord

Sœur du dictateur communiste nord-coréen, Kim Yo-jong vient d'être placée à la tête de la propagande du régime alors qu'elle n'est âgée que de 28 ans. Il s'agit là d'une fonction essentielle dans n'importe quel pays totalitaire, puisqu'il lui incombera de développer l'amour intense que le peuple porte à son chef. Cette mission n'a pas été confiée par hasard à un membre de la tribu "bien aimée".

Le caractère dynastique du régime nord-coréen est souvent présenté comme une sorte de monstruosité, aberrante par rapport aux autres pays communistes. En réalité, on pourrait y voir l'aboutissement d'une tendance générale du stalinisme, lui-même assis sur le monopole de la bureaucratie du parti unique et sur les privilèges qui en découlent tels que l'on a pu les observer partout. Simplement, dans le cas précis, elle a été poussée à son paroxysme après bientôt 70 années de pouvoir sans partage.

Le site du Figaro commentait ainsi l'événement (...)
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Oleg Sentsov27 juillet : Crimée : Exigeons que soit libéré Oleg Sentsov !

Les 10 parlementaires français, emmenés en Crimée annexée, sous la conduite de M. Mariani, élu des Français de l'Étranger, dans le but de faciliter la propagande du Kremlin, n'ont fait en somme que reprendre une vieille tradition d'aveuglement volontaire. On pourrait la faire remonter à Édouard Herriot.

Celui-ci, en 1933, pour démentir les informations, qui parvenaient en occident, relativement à la famine en Ukraine osera déclarer à son retour d'URSS : "Quant à l'Ukraine, dont on parle parfois, mais c'est la Beauce ! Je me suis fait conduire dans un village indiqué comme très éprouvé. J'ai vu là des jardins, des vergers, des moissons faites avec un outillage mû électriquement. Une population laborieuse, mais pas misérable, de beaux enfants, bien portants."

Plus lucide sans doute, André Gide constatait en 1936 : "Chaque fois que l'on converse avec un Russe, c'est comme si l'on conversait avec tous… Tout est arrangé de manière qu'il ne puisse pas dissembler."

Nos 10 parlementaires ne semblent pas s'être préoccupés à l'heure où nous écrivons du cas du réalisateur ukrainien Oleg Sentsov jugé pour "terrorisme."(...) →  lire la suite de cette chronique

Terroristes de Boko Haram24 juillet : Cameroun : la guerre de Boko Haram s'étend

Depuis le 22 juillet, on sait que le Cameroun est devenu le quatrième pays d'implantation de Boko Haram. Apparue au Nigeria, cette secte désormais inféodée au califat de l'État islamique a également élargi son territoire au Tchad et au Niger.

En juin à N’Djamena, le général Palasset, alors commandant de l’opération française Barkhane, estimait que les actions militaires des pays de la région avaient permis de détruire 30 à 40 % des capacités de Boko Haram, mais que "ce groupe armé terroriste demeure et de loin celui ayant la plus forte létalité."

Au sein des pays frontaliers du Nigeria en guerre contre Boko Haram, après la vague d’espoir suscitée par l’élection de Muhammadu Buhari, les premières impatiences se font entendre, soulignait Cyril Bensimon dans Le Monde (...) →  lire la suite de cette chronique

Meï, maire communiste de Gardanne depuis 197723 juillet : Gardanne : communisme municipal pas mort

Le second tour de l'élection Municipale partielle de Gardanne se déroulait le 19 juillet. Il a donné la victoire au maire sortant le communiste Roger Meï. Réélu avec 576 voix d'avance il a bénéficié du maintien au second tour de la liste du Front National qui en recueillait 679.

La plupart des journaux ne donnant les résultats qu'en termes de pourcentages, il nous paraissait nécessaire d'indiquer le nombre des abstentions. En 2014, 6 200 électeurs inscrits, sur un total de 16 100 s'étaient abstenus lors du premier tour, le 23 mars, et 6 100 au second tour. En 2015, légère progression du nombre des inscrits qui passent de 16 130 à 16 237. Le nombre des abstentions passait de 8 540 au premier tour à 8 196 au second.

Au second tour, cette année les communistes ont fait plus que le plein des voix de gauche, gagnant 709 voix, la liste socialiste + écolo ayant recueilli 557 voix.(...)

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couv du livre de Th. de Montbrial22 juillet : Terrorisme : l'avertissement de Thibault de Montbrial

La multiplication des attaques djihadistes donne malheureusement toute sa force à l'entretien, réalisé par Éléonore de Vulpillières avec l'avocat Thibault de Montbrial, publié avec sur le site du "Figaro".

Thibault de Montbrial est avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme et président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure. Son premier livre, Le sursaut ou le chaos vient de paraître aux éditions Plon.

Après l'incendie criminel d'un site pétrochimique et les différentes scènes de violence en France la nuit du 13 au 14 juillet, il s'inquiète de ce climat de très haute tension et souligne combien "Les actes de malveillance se multiplient sur le territoire national".(...)

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Lacouture21 juillet : La confession de Jean Lacouture

Sous le titre "Jean Lacouture, point final", Libération a publié le 17 juillet un article nécrologique signé de Laurent Joffrin qui nous semble d'autant plus terrible pour cette "Figure respectée de la gauche intellectuelle…" dès lors qu'on l'éclaire par la confession de l'intéressé - que l'on trouvera au bas de cet extrait :

… Figure respectée de la gauche intellectuelle de l’après-guerre, ce biographe brillant et journaliste engagé est mort jeudi à 94 ans.

Pour les journalistes, il était l’aîné de Gascogne. Il n’avait plus l’âge des cadets mais il en gardait la pétulance, le panache, le sens de l’amitié et une plume qui était comme la rapière de d’Artagnan, aussi rapide qu’acérée. Pour la gauche, il était une référence, dans ses convictions comme dans ses errements, qu’il rachetait par une sincérité pleine d’élégance. En tirant sa révérence vendredi, Jean Lacouture entraîne avec lui un pan de l’histoire de France, celle de la décolonisation, du gaullisme honni et respecté, du mitterrandisme ambigu, des grands hommes du XXe siècle et des journaux admirables de ces années-là, le Monde ou l’Obs, engagés et parfois pontifiants, boussoles faillibles mais aussi pièces d’orfèvre.

Au physique, c’était Dorian Gray. On suppose que Lacouture (...) →  lire la suite de cette chronique

DSK20 juillet : Cuba et le nouveau DSK

Ce 20 juillet divers médias français présentaient comme une grande nouvelle la réouverture des relations américano-cubaines. Celle-ci a été annoncée depuis plusieurs mois par le président Obama et elle fortement critiquée par une partie de l'opinion aux États-Unis, se heurtant à divers obstacles constitutionnels non encore franchis. Black-out presque général en revanche sur le dossier des libertés a Cuba que nous évoquions dans notre chronique du 8 juillet "Cuba : Aucune avancée pour les droits de l’homme".

Or en parallèle à cette information on apprenait qu'elle pourrait bien donner le signal d'un grand retour de DSK.

Dominique Strauss-Kahn, observait en effet ce 16 juillet le site Planet, est bel et bien de retour mais là où on ne l’attendait pas. (...) →  lire la suite de cette chronique

Staline et Gottwald17 juillet : Prague 1948-1968 : "Le Bonheur dans 20 ans"

Le film d'Albert Knobler, désormais entièrement disponible en streaming, retrace avec des documents d'archive l'histoire de la Tchécoslovaquie depuis l'entrée des troupes soviétiques, acclamées par toute la population, jusqu'à l'arrivée des chars soviétiques dans Prague sous les huées d'une foule interloquée et terrorisée.

Il retrace ainsi l'Histoire du pays, du coup de Prague au Printemps de Prague. Le titre du film est emprunté aux pancartes ironiques de ce printemps de Prague : "1848 : Le Bonheur dans 20 ans", "1948 : Le Bonheur dans 20 ans", "2048 : Le Bonheur dans 20 ans". →  lire la suite de cette chronique

16 juillet : Ukraine 11 personnes tuées en 24 heures dans l'est

Selon les évaluations de l'ONU, le conflit entre Ukrainiens et séparatistes pro russes dans l'est de l'Ukraine a fait depuis avril 2014, plus de 6 500 morts.
Le 15 juillet on apprenait de source AFP que la situation s'est encore détériorée d’un cran dans les régions de l’est ukrainien, où onze personnes, dont une civile, ont trouvé la mort ces dernières 24 heures. Or ces événements se déroulaient à la veille d’un vote sur une réforme constitutionnelle censée apaiser le conflit.
Les autorités ukrainiennes ont annoncé la mort de 8 soldats - bilan record depuis 5 semaines - dont 5 tués le 13 juillet dans un affrontement avec un "groupe de reconnaissance" des rebelles séparatistes dans la région de Lougansk.
Les rebelles ont, pour leur part, annoncé la mort de deux de leurs combattants et d’une civile.
Le Conseil ukrainien de sécurité et de défense précise dans un communiqué que 16 autres militaires ont été blessés. Les Ukrainiens ont pu constater que les séparatistes pro russes utilisaient des pièces d’artillerie de calibre de 152 mm, pourtant interdites sur le front par les accords de paix de Minsk conclus en février et qui avaient été suivis, jusque-là d’une trêve plus ou moins respectée.
Dans un tel contexte, une tribune publiée le 9 juillet par les Échos sous la signature de George Soros, mettant en parallèle la crise ukrainienne et la crise grecque, nous rappelait que : "l'Ukraine sera l'avenir de l'Europe... ou sa tragédie" : (...)

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15 juillet : Le Parti communiste espagnol et le «socialisme du XXIe siècle»

L’Espagne connaît actuellement sur le plan politique comme sur le plan économique des changements importants. Sur le plan économique, la crise est surmontée. La croissance, une des plus fortes de la zone euro, repart. Sans doute le nombre de chômeurs est-il encore élevé (23 à 24 %), mais il faut tenir compte du fait qu’en Espagne le travail au noir est extrêmement répandu et il n’est pas sûr que les messages télévisés, tentant d’expliquer que cette pratique prive l’État des taxes nécessaires à la construction des hôpitaux ou à l’entretien du réseau routier, auront un impact important.

Les hommes politiques espagnols sont en général encore moins bien considérés qu’en France. Ils paient là (...)

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Evo Morales offre au Pape un crucifix faucille marteau13 juillet : Bolivie : Evo Morales offre un crucifix communiste

Ce geste à lui seul pourrait bien souligner, un peu lourdement, les préférences affichées lors du voyage du Pape François dans trois pays d'Amérique latine, où par ailleurs, ont été fustigés les méfaits du capitalisme.

Pour accueillir le pape François à La Paz le 9 juillet 2015, Evo Morales lui avait offert des bouteilles d’oxygène et des feuilles de coca à mâcher afin de lutter contre les problèmes liés à l’altitude et à la fatigue du voyage, mais également le président bolivien lui avait, dans cet esprit, préparé aussi un cadeau pour le moins original : un crucifix-faucille-marteau.

Un tel présent est décrit comme une réplique de la sculpture réalisée dans les années 1970 par le prêtre espagnol jésuite Luis Espinal Camps, assassiné par la police politique en mars 1980. Le Pape avait d’ailleurs prié en sa mémoire sur la route qui le menait à La Paz.(...) →  lire la suite de cette chronique

Le P. Ponchaud au Cambodge10 juillet : Cambodge : le témoignage du P. François Ponchaud

Dans le plus récent Causeur le Père François Ponchaud livre à nouveau son témoignage sur le régime des Khmers rouges, dont il côtoyé l'enfer. Quarante ans après la chute de Phnom-Penh, il donne à Bruno Deniel-Laurent un entretien dont la force et l'importance méritent d'être signalés.
Rappelons à ce sujet que missionnaire envoyé au Cambodge en 1965, le père François Ponchaud avait été l'un des premiers à révéler au monde, avec son livre Cambodge année zéro, l'ampleur des crimes perpétrés par le régime communiste des Khmers rouges.
Il a dû mener bataille pour la vérité face à tous ceux, journalistes, intellectuels ou prêtres, qui "en pinçaient" alors pour les révolutionnaires cambodgiens.
Causeur : Vous étiez à Phnom-Penh, le 17 avril 1975, quand les Khmers rouges sont entrés dans la ville. Que vous inspire rétrospectivement le traitement de l'événement par la presse et l'intelligentsia françaises ?
François Ponchaud> : La plupart ont fait preuve d'aveuglement idéologique. Mais je ne serai pas trop sévère avec les "unes" des premiers jours, car la situation a pris tout le monde de court.

"Phnom-Penh libérée dans la liesse", écrivait le correspondant du Monde Patrice de Beer, dans l'édition du 18 avril 1975(...)

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Poutine et Tsipras en avril 20159 juillet : Grèce : stratégie poutinienne

Correspondante du Monde à Athènes Mme Adéa Guillot a publié le 4 juillet deux analyses, respectivement sur "La tentation chimérique d’une alliance entre Athènes et Moscou", cosigné avec Benoît Vitkine et, plus généralement sur les conséquences géopolitiques du Grexit 
Alexis Tsipras manie volontiers la métaphore marine. Lors de sa visite au Forum économique de Saint-Pétersbourg, le 19 juin, le dirigeant grec adressait à ses hôtes russes ce clin d’œil : "Comme vous le savez, nous sommes en ce moment pris dans un orage, un tourbillon… Mais nous vivons près de la mer, nous n’avons pas peur des orages. Nous sommes prêts à naviguer sur de nouvelles mers pour chercher de nouveaux ports d’attache."
Depuis février 1945 et la conférence de Yalta, l’Europe du Sud-Est vit selon un axiome simple : la Grèce appartient au camp occidental. Et la voilà, à la faveur de la crise financière, qui fait de l’œil à une Russie elle-même redevenue un adversaire. (...)

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CASTRO IMPERTURBABLE8 juillet : Cuba : Aucune avancée pour les droits de l’homme

Dans sa chronique latino-américaine du Monde Paulo Paranagua souligne que cette stagnation du dossier des droits de l'Homme accompagne la normalisation des relations internationales du régime annoncée par le président Obama :
Les droits de l’homme à Cuba feront-ils les frais du rétablissement des relations diplomatiques avec les États-Unis et de la normalisation des relations avec l’Union européenne ? La question mérite d’être posée, d’autant que les appétits économiques pèsent dans ce tournant de la diplomatie d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique.
L’annonce de la prochaine réouverture des ambassades faite solennellement par Barack Obama à la Maison Blanche, le 1er juillet, a été accueillie de façon prévisible, avec les applaudissements des uns et les cris d’orfraie des autres. La communauté d’origine cubaine est partagée, même si la majorité approuve la détente.
Les ténors républicains comme Marco Rubio et Jeb Bush rivalisent d’indignation pour s’assurer le soutien de la Floride(...)

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Devant les nouvelles de Grèce7 juillet : Grèce : premières réactions de nos amis

On trouvera ci-dessous les premières réactions, au 6 juillet, des amis de l'IHS

C’est donc cela que nous voulons ?
Une Europe qui, une fois de plus, cède à ses démons nationalistes et, incapable de se fédérer, peu à peu se délite parce qu’elle a oublié les horreurs engendrées au siècle dernier par les deux pseudo-idéaux que furent le communisme et le nazisme ? N’y a-t-il donc plus que des Tsipras, Podemos, Le Pen, Mélenchon et autres Aubes dorées pour tracer la voie de notre avenir ? Les Européens ont-ils donc oublié les luttes des plus courageux de nos pères et mères contre la barbarie nazie ? Et celles de nos frères et sœurs contre l’égale barbarie communiste ?
Renouer avec les simplismes imbéciles et criminels de leaders qui se disent démocrates alors qu’ils ne font qu’exciter les foules ne peut que nous ramener à des égoïsmes nationalistes des plus dangereux pour la paix du monde. Car, pour imparfaite qu’elle soit, l’Europe, c’est déjà cela : la paix entre près de 500 millions d’individus.
Quand donc ces 500 millions d’individus vont-ils se fédérer et, forts d’une Constitution qui garantisse les droits de l’individu, d’une armée qui la protège et d’une économie qui soit la plus florissante du monde parce que la plus libre, enfin nous ouvrir d’autres perspectives qu’une énième resucée des nationalismes qui mirent le monde à feu et à sang et jetèrent tant des nôtres dans le malheur et la misère ?
Robert Pépin(...) →  lire la suite de cette chronique

Kim Jong-un5 juillet : Corée du nord : l'activité criminelle de l'État n'a jamais cessé

On apprenait le 5 juillet qu'un scientifique nord-coréen, spécialiste des armes chimiques, et qui travaillait dans un centre de recherches proche de la frontière sino-nord-coréenne, a réussi à s’enfuir et à passer en Chine le 6 juin dernier.
Là, il a bénéficié du soutien de réseaux privés qui l’ont fait sortir du pays et atteindre les Philippines. L’homme est âgé de 47 ans et a emporté avec lui sur une clef USB de nombreux documents sur des expériences pratiquées dans son propre laboratoire sur des êtres humains en Corée du Nord. Ces documents seront présentés dans les prochaines semaines au Parlement.
Les révélations attendues seront à rapprocher des préoccupations qu'exprime l'Observatoire de la non-prolifération":
L’attention de la communauté internationale est essentiellement focalisée sur le programme nucléaire nord-coréen, mais (...).

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Xi Jin-ping3 juillet : Chine : la loi sur la sécurité nationale

Depuis 2012 et l'arrivée de Xi Jin-ping à la présidence le durcissement du régime chinois est devenu une préoccupation pour la plupart des observateurs tant soit peu attentifs.
Une nouvelle étape a été franchie le 2 juillet, par l'adoption d'une "loi sur la sécurité nationale". Ce texte a été voté formellement par une délégation croupion, à la quasi-unanimité, 154 oui et une abstention, issue du Quán-guó-rénmín-dàibiǎo-dàhuì qu'on aime à traduire par "Assemblée nationale populaire". En effet, cet ersatz de parlement compte 3 000 membres, dont 83 milliardaires, tous nommés par le parti communiste et il ne se réunit guère que 10 jours par an. Il va permettre aux autorités de disposer d'outils répressifs plus inquiétants, en particulier dans le domaine sensible de l'internet.
Dans le Figaro Paul Sevestre observe que "le régime chinois ne cesse d'allonger la liste de ses intérêts fondamentaux."(...).

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Le yacht du fils Castro2 juillet : Sur le yacht du fils de Castro

Fils du dictateur communiste cubain Fidel Castro, Antonio dit "Tony" étonne quelque peu, disposant d'un yacht comparable à celui de Bill Gates.
Un site d'informations cubain anti-castriste signalait le 29 juin qu'il naviguait en Méditerranée.
"Les vacances en Méditerranée du "fils préféré de Fidel Castro" ne passent pas inaperçues", soulignait à ce sujet le 30 juin L'Express qui indique par ailleurs :qui indique par ailleurs :
Dans la station balnéaire turque de Bodrum, une polémique a éclaté le week-end dernier après que l'un des gardes du corps d'Antonio Castro a agressé un paparazzi à coups de poings.
Indignée, la presse locale a ensuite révélé qu'Antonio Castro descendait dans l'hôtel le plus cher de la ville, occupant cinq suites, avec sa compagne et des amis. Mieux encore : le fils du révolutionnaire communiste n'a pas débarqué en Turquie par un avion de ligne commerciale, comme un vulgaire touriste, mais par la mer, à bord de son yacht privé de 50 mètres en provenance de Mykonos.
En totale contradiction avec les principes révolutionnaires (...).
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Alexander Bortnikov chef du FSB1er juillet : Russie: le régime des Siloviki

Sous le titre "La justice de l'ombre de Poutine" Pierre Avril évoquait dans l'édition du Figaro du 29 juin la dérive du régime russe.
Correspondant du journal à Moscou, l'auteur en arrive à une conclusion qui, semblant édulcorer son propos, pose question : "à l'inverse de l'ère Eltsine, où les Siloviki étaient passés sous le contrôle des oligarques, Vladimir Poutine a su en reprendre le contrôle, sous la protection de la Constitution russe. "C'est grâce au président que le système reste efficace", ajoute le politologue. Selon ses détracteurs, le chef du Kremlin serait, par le biais de son administration, l'inspirateur, puis le régulateur des affaires montées contre ses opposants. Une espèce de deus ex machina de la police et de la justice. L'intéressé s'en défend mais, au moins, l'image n'est pas pour déplaire à son opinion publique."
Son enquête donne néanmoins d'intéressantes informations :
Les représentants de l'appareil judiciaire et policier, surnommés les "Siloviki", font la loi en Russie pour chasser toute forme de dissidence, sous la houlette directe du chef du Kremlin,lui-même ancien patron des services secrets.(...)

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David Cameron30 juin : Cameron : être "intolérants face à l'intolérance"

Le 28 juin, le quotidien britannique The Telegraph publiait une tribune du Premier ministre qui s'interroge : "comment une journée à la plage a pu se transformer en une scène d'une telle horreur pour des familles et des amis".
L'attaque islamo-terroriste en Tunisie, qui a coûté la vie à 38 personnes, a particulièrement endeuillé la Grande Bretagne qui vient en tête du nombre de victimes avec au moins 30 morts parmi les touristes Britanniques.
Dans sa tribune du Telegraph, le Premier ministre britannique exprime d'abord ses pensées pour les victimes et leurs familles.
Il appelle aussi (...)

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le ministre de l'Intérieur29 juin : Cazeneuve : la France est le pays le plus visé par le djihadisme

Alors que le ministre de l'Intérieur > déclare que "La France est le pays le plus visé par le djihadisme" la situation "intellectuelle" du pays appelle d'importants éclairages.
Ainsi un Pascal Bruckner, dans un entretien publié la 26 juin sur le site du Figaro ose inviter nos concitoyens à constater que : "L'islam radical a déclaré la guerre à l'Europe" et le premier ministre reparle de la guerre des civilisations.
L'éditorial du Monde en appelle à "l'unité face aux barbares".

Cependant ceci semble loin de faire l'unanimité. Et dans un entretien publié le 28 par Le Figaro, Alexandra Laignel-Lavastine invite à observer avec elle que : "Face à l'islamisme, certains intellectuels 'progressistes' sont dangereux".(...)
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Lilian Tintori et Leopoldo Lopez26 juin : Venezuela: un recul du pouvoir chaviste

Le 24 juin à Caracas, Lilian Tintori, son épouse pouvait annoncer que Leopoldo Lopez, incarcéré depuis les manifestations de février 2014, arrête sa grève de la faim à la suite d'une vraie victoire politique de la démocratie et de la liberté.
“Levons la grève, a donc déclaré Lilian Tintori devant les partisans rassemblés, mais la lutte continue”.
Elle lisait une lettre de Leopoldo Lopez, adressée “aux 104 grévistes” de la faim qui l’ont accompagné.
Soulignons que Leopoldo Lopez, opposant au régime vénézuélien, était emprisonné depuis une manifestation en février 2014. Durant cette période, le pays avait connu de puissantes manifestations étudiantes, dont notre chronique s'était fait l'écho. Réprimées dans la violence, et en partie par l'intervention de forces spéciales cubaines elles avaient officiellement enregistré la mort de 43 victimes.
Leopoldo Lopez avait cessé toute alimentation depuis 30 jours.(...)
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Combattants kurdes brandissant un drapeau pris à l'ennemi25 juin : Quelques succès des combattants kurdes

Le 23 juin, à Mossoul le ministre des Finances de l'État islamique a été mis hors d'état de nuire par les combattants du Kurdistan, alors qu'il rentrait de la ville de Gayara.
Saeed Mamuzini, responsable de l'information du PDK, – le parti de l'actuel président de la région autonome du Kurdistan Massoud Barzani – précisait que Mohammed Zaalan al-Afari, ministre des Finances de l'EI avait été tué dans une embuscade, après qu'il ait pris part à l'ouverture de la prison de femmes affectées au "djihad sexuel."
L'agence kurde Rudaw souligne à cet égard que ce prétendu "djihad" sexuel est une pratique "controversée" des groupes djihadistes eux-mêmes où les femmes se proposeraient volontairement à des combattants dans un rôle de "confort sexuel".
Afari est un ancien officier de l'armée irakienne.(...)

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Kim et son armée24 juin : Où en est la dangerosité de la dictature nord-coréenne

Trop souvent traité comme s'il n'était qu'un bouffon, trop souvent dépouillé de l'identité communiste de son régime, le dictateur nord-coréen représente une menace militaire, y compris nucléaire, qu'il ne faut ni sous-estimer, ni encore moins tourner en dérision.
Dans le Figaro du 15 juin Sébastien Falletti considère que :"les gesticulations nucléaires et balistiques de Pyongyang visent surtout à attirer les regards de la communauté internationale. Ce qui n'exclut pas de dangereux progrès."
Cheveux ébouriffés par les embruns, cigarette à la main, Kim Jong-un pose jovial avec un sous-marin en arrière-plan, à la une du Rodong Sinmun, le quotidien officiel. Un article dithyrambique salue le dernier exploit du jeune dirigeant suprême : le test réussi d'un missile à partir d'un submersible, offrant au pays une capacité de "seconde frappe" digne des grandes puissances nucléaires mondiales.
"C'est de la pure désinformation, mais il ne faut pas sous-estimer les progrès des Nord-Coréens ni leur détermination", juge Karl Dewey (...)

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chars soviétiques à Prague en 196823 juin : Prague 1968 : Rossiya 1 réhabilite l'intervention et ressort les vieux mensonges

Scandale en République tchèque et en Slovaquie : la chaîne publique russe Rossiya 1 et revenue à la thèse de "l’aide fraternelle" fournie au peuple tchécoslovaque face à la menace imminente des troupes de l’OTAN et de hordes de fascistes.
Rossiya 1 étant contrôlée par le gouvernement russe, le ministre des Affaires étrangères tchèque, le social-démocrate Lubomír Zaorálek a convoqué l’ambassadeur , avec lequel il a évoqué cette affaire ainsi que celle de la liste des 89 personnalités européennes interdites de séjour en Russie, sur laquelle figurent 4 Tchèques.
Michaela Lagronová porte-parole du ministère a souligné l’indignation du ministre, qui "a indiqué sa grande préoccupation vis-à-vis de ce document. Selon nous, il s’agit d’une falsification de l’histoire. C’est un document de propagande qui n’a absolument pas sa place à la télévision à notre époque."
L’ambassadeur russe Sergueï Borissovitch Kisselev(...)

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Papaioannou22 juin : En souvenir de Kostas Papaïoannou (1925-1981)

Une soirée littéraire est organisée le mercredi 24 juin à 19 heures à la Librairie des Éditions du Bruit du temps (66, rue du Cardinal-Lemoine, Paris 5e) au cours de laquelle François Bordes présentera la biographie de Kostas Papaïoannou, qu'il vient de publier. Michéa Jacobi y lira son ouvrage Xénophiles (La Bibliothèque, 2015).

Sous le titre "Tombeau pour Papaïoannou" Daoud Boughezala rédacteur en chef de Causeur a publié le 20 juin un entretien avec son biographe François Bordes.

C’est un petit livre orange à rabats(...)

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Kadyrov19 juin : Russie l'énigme Kadyrov

Dans un article consacré à "Ramzan Kadyrov, le leader tchétchène qui commence à inquiéter Moscou" Pierre Avril diffusait dans le Figaro du 18 juin un certain nombre de faits troublants à propos du rapport entre le pouvoir russe et le chef tchétchène.
Sur le site du journal on trouvait ce curieux commentaire : "(…) C'est sûr que lorsque les proches du Kremlin ont une indiscrétion à commettre le premier auquel ils pensent pour propager cette dernière, c'est Pierre Avril. Plus sérieusement, M. Kadyrov est assurément un des problèmes sérieux du pouvoir russe. La question ne s’arrête pas à M. Poutine. D'une manière générale, les dirigeants russes savent parfaitement depuis longtemps qu'il pose un sérieux problème mais en Tchétchénie on ne voit pas très bien qui pourrait l'évincer justement parce qu'il est élu et non nommé par Moscou et qu'il a un contrôle total en Tchétchénie. S’il était nommé par Moscou, comme un gouverneur de kraï, cela ferait longtemps qu'il aurait sauté. Plus d'un gouverneur indélicat sont déjà passés à la trappe... et pour beaucoup moins grave que les nombreux soupçons qui s'accumulent sur la personne de M. Kadyrov." Et le commentateur de conclure :(...)

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Issayas Afewerki18 juin : Érythrée vous avez dit "totalitarisme"?

Les malheureux Érythréens qui, par milliers, transitent par la Méditerranée, l'Italie, la France en quête d'un passage versl'Angleterre, défrayent la chronique sans qu'on cherche à expliquer les causes de cette effroyable migration.

Le Monde en ligne le 17 juin note ainsi : "il a fallu expulser des migrants à La Chapelle pour que l’opinion française prenne enfin conscience du drame érythréen, qui n’est pourtant pas nouveau. Les quelques centaines d’Érythréens aujourd’hui en France ne sont que la partie émergée locale d’un exode global. Près de 5 000 à 10 000 d’entre eux s’évadent littéralement chaque mois de cette prison à ciel ouvert, et 5 % à 10 % de la population ont fui le pays en dix ans."

Mais que fuient-ils ?(...)

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Poutine et Erdogan17 juin : Turquie : Erdogan l'islamiste n'a pas dit son dernier mot

"Erdogan a perdu une bataille, mais peut-être pas la guerre". Sous ce titre Mustafa Akyol, chroniqueur du quotidien kémaliste Hürriyet publiait le 15 juin un intéressant éclairage à propos des élections législatives turques du 7 juin.
Les élections du 7 juin sont venues comme une bouffée d'air frais pour des millions de Turcs. Ils étaient inquiets de la soif illimitée de pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan. De nombreux Turcs laïques et libéraux ont célébré les résultats des élections. Des articles ont été publiés dans les médias occidentaux, félicitant le peuple turc d'avoir "sauvé sa démocratie."
Ils ne se trompent pas entièrement.
Car le vote a infligé à l'AKP d'Erdogan(...)

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Guyana16 juin 2015 : le Venezuela menace son voisin guyanais

Le 10 juin, le ministre des Affaires étrangères de Guyana Carl Greenidge confiait à l’AFP qu'il allait être contraint de "faire directement appel au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, pour évoquer la convention de Genève de 1966 dans le dossier" des revendications territoriales du Venezuela.
Le régime de Maduro, par un décret présidentiel N° 1787 du 8 juin, revendique en effet le territoire à l'ouest de l'Esequibo. Cette région de 159 000 km2, riche en minerais représente près de 60 % de la superficie totale du Guyana, pays de 215 000 km2.
Non content d'être une des capitales les plus dangereuses du monde et de soutenir les narcoterroristes des FARC Caracas menace ainsi de révisionnisme territorial son petit voisin du sud est (...)

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Mikhaïl Chichkine15 juin 2015 : Mikhaïl Chichkine dénonce le jour de la grande infamie

L'un des plus importants écrivains russes contemporains, le seul à avoir reçu les trois principaux prix littéraires russes, Mikhaïl Chichkine considère désormais que "sous nos yeux, la Russie a émigré du XXIe siècle au Moyen-Age".

Dans un article, traduit du russe par André Markowicz, pour la première fois en France (il l’a déjà été par le New York Times, la presse allemande et italienne) le 13 juin pour Mediapart il dénonce ainsi "l'hystérie patriotique" qui saisit la Russie, en particulier depuis le 9 mai.
Et il évoque le souvenir de son père, sous-marinier de la Baltique en 1944-45 sous le titre : "La guerre, on l'a gagnée ou bien on l'a perdue ?"(...)

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12 juin : PCF : Les Rouges, le milliardaire et moi…

Sous ce titre, Claude Llabres vient de publier un témoignage significatif, sous forme d'un petit de 120 pages au prix de 13 euros. Voici sa présentation sur le site de l'éditeur :

Quand en 1987 décède Jean-Baptiste Doumeng, "le Milliardaire Rouge", Claude Llabres, son ami, est chassé du cortège funéraire à coups de pied dans les chevilles par les officiels d’un Parti communiste en pleine crise et qui viennent de l’exclure.

Après trente ans de parti dont dix siégeant à son Comité central, le voilà désormais "l’ennemi intérieur des staliniens".

Llabres n’a rien oublié (...)

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11 juin : Focus sur l’Ukraine le 18 juin à l'Inalco

Le Forum Européen pour l’Ukraine organise à l'INALCO, Institut national des langues et civilisations orientales, 65 Rue des Grands Moulins, 75013 Paris (Métro RER Bibliothèque François Mitterrand) le 18 juin une rencontre qui correspondra avec la parution du numéro 57 de la revue La Règle du jeu consacré entièrement à la culture ukrainienne.

Avec le soutien de l’Ambassade d’Ukraine et de la Fondation Vidrodjennia, Ukraine, figurent au programme :(...)

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10 juin : État islamique un an après : d'où viennent ses combattants

Dans un article de Louisa Loveluck, The Telegraph du 9 mai, récapitule :
Environ 3 000 combattants sont allés rejoindre le groupe extrémiste en Syrie et en Irak en provenance de Tunisie et plusieurs milliers ont disparu de leurs foyers en Europe.
Des milliers de combattants étrangers se sont rendus en Irak et en Syrie dans l'année écoulée depuis la proclamation de l'Etat islamique.
Selon les plus récentes estimations disponibles, publiées en Janvier par le Centre international pour l'étude de la radicalisation dépendant du King's College de Londres, la Tunisie a fourni le plus gros contingent, 3 000 selon certaines estimations. (...)

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9 juin : Russie : l'agence de l'intoxication via internet

Quelques organes de presse anglo-américains ou allemands ont enquêté sur le sujet. Et non des moindres : le New York Times, le Guardian, le Telegraph, Der Spiegel. Il s'agit ni plus ni moins d'un aspect très important de la nouvelle guerre froide où elle fonctionne comme arme de l'entreprise poutinienne.

En France, Célia Mascré, pour le Courrier international, s'en est fait l'écho le 5 juin, sous le titre : "Russie. Une armée de trolls au service de Poutine" :

Dans un grand bâtiment de la banlieue de Saint-Pétersbourg, des centaines de Russes travaillent non-stop pour abreuver la Toile de messages pro-Kremlin. Une enquête du New York Times Magazine révèle (...)

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8 juin : Colombie: Quelques nouvelles des Farc narcoterroristes

Depuis la rupture du cessez-le-feu décidée par les FARC en Colombie, beaucoup de choses se sont précipitées dans ce pays stratégique.
On doit regretter que les médias français n'en évoquent que si rarement et si faussement la lutte.
Celle-ci est menée depuis un demi-siècle par le pouvoir démocratique et l'armée régulière contre une rébellion, fomentée au départ par l'URSS, soutenue par Cuba et le Venezuela, aujourd'hui largement reconvertie dans le narcoterrorisme.
Dans la masse des informations apparues depuis deux semaines à ce sujet (...)

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5 juin : Complices de l'islamisme ? Circulez il n'y a rien à voir !

1. Un parti politique a-t-il juste le droit de réfléchi à propos de l'islam ?
Pour ce 4 juin, l'UMP devenue "Les Républicains" (LR, il va falloir s'y habituer) avait prévu une journée de travail sur un problème qui semble préoccuper de nombreux Français.
Or, Le Figaro souligne ce 4 juin sous le titre : "Huis clos et polémiques pour la réunion des Républicains sur l'islam" :
Initialement présentée par Nicolas Sarkozy comme une "journée nationale sur l'Islam" destinée à répondre aux attentats de janvier, l'initiative a finalement été réduite à une journée de débat à huis clos.(...)

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4 juin 2015 : Iran Corée du nord : la coopération sur le nucléaire n'est pas un mythe

Le 2 juin, le New York Times faisait état du dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique selon lequel l’Iran a accru son stock d’uranium enrichi de 20 % depuis novembre 2013, date de la signature de l’accord intérimaire entre l’Iran et les pays occidentaux, comportant l’engagement de Téhéran de ne pas augmenter ce stock.
Des négociations internationales "sont en cours" rappelait Le Monde du 29 mai "pour trouver un accord historique avant la fin du mois de juin sur le programme nucléaire iranien, au cœur de vives tensions depuis le début des années 2000. La communauté internationale soupçonne l’Iran d’avoir cherché, et de chercher encore, à se doter de l’arme atomique ; ce que Téhéran a toujours nié."
Or, le 28 mai, le Conseil national de la résistance iranienne (...)

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3 juin 2015 : Libye : Fajr Libya contre l’État islamique

Coalition de milices de tendances islamistes, Fajr Libya, a appelé le 31 mai toutes les forces du pays à combattre l’État islamique.
L'Orient-Le Jour de Beyrouth publiait le 1er juin à ce sujet un entretien avec Tarek Mitri, ancien représentant de l'ONU en Libye.
Depuis plusieurs mois, l'organisation "État islamique" [ou EI, sigle anglais ISIS, acronyme arabe "Daech"], note L'Orient-Le Jour, fait parler d’elle en Libye, notamment en revendiquant le 15 février l’assassinat de 21 Égyptiens coptes. Les djihadistes contrôlent des zones dans la région pétrolifère de Syrte, ancien fief de Kadhafi et situé à 450 km à l’est de la capitale Tripoli. Ces derniers jours, le groupe a aussi pris le contrôle de l’aéroport de Syrte après des combats contre "Aube de la Libye".
Le 31 mai, un attentat-suicide à Dafiniyah, localité située entre Zliten et Misrata dans l’Est, a fait 5 morts et 7 blessés dans les rangs de Fajr Libya.(...)

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2 juin 2015 : Le PCF, Ivry et la mémoire communiste

Ivry-sur-Seine, 59 000 habitants, compte plus d'habitants que Henin-Beaumont, 26 000 habitants, ou Le Pontet, 17 000 habitants, etc. On n'en parle beaucoup moins,  sauf dans L'Humanité qui célèbre ajourd'hui encore le vieux bastion.
Cette ville occupe une place de choix dans la mémoire du Parti.
Thorez, y avait été élu en 1932 député de la circonscription, dans un contexte de fort recul de la "Section française de l'Internationale communisite". En mars 1934, au lendemain des manifestations de février,  il déclare : "le Parti communiste, ne tolérera jamais une politique d'entente au sommet, une politique de recul et d'abdication devant le social-fascisme".
Pourtant c'est à Ivry, en juin 1934, qu'il organise la conférence nationale (...)

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1er juin 2015 : Cuba : est-ce vraiment un nouvel El Dorado ?

En annonçant, le 29 mai, le retrait de Cuba de la liste noire des pays soutenant le terrorisme le département d’État a confirmé la normalisation volontariste, lancée en décembre 2014, des relations entre Washington et La Havane. Le président Barack Obama l'avait concédé le 14 avril. Car Raùl Castro en faisait un préalable au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, rompues depuis 1961.
En 1982, le gouvernement Reagan avait rangé l'île communiste des Caraïbes aux côtés de l'Iran, du Soudan et de la Syrie en raison du soutien du régime castriste aux terroristes basques de l'ETA et aux FARC colombiennes. Cette sanction bloquait, notamment, les relations financières internationales de La Havane.
L’Union européenne de son côté avait gelé ses relations en raison, en 2003, de la répression à l'encontre des dissidents. Mais dès le 11 mai François Hollande se rendait dans l'île.
Mais s'agit-il d'un nouvel El Dorado ?
Depuis 2014, le régime castriste a pris conscience d'un besoin très important de capitaux. Dans un pays où le salaire moyen est de l'ordre de 15 euros par mois, l'épargne intérieure ne peut suffire. (...)

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29 mai 2015 : Venezuela : l'alignement sur la Russie poutinienne

Mme Delcy Rodriguez et Sergueï Lavrov ministres des Affaires étrangères de Russie et du Venezuela ont eu d'importants entretiens ce 27 mai au Nicaragua.
Les déclarations qui ont suivi ces entretiens ont confirmé à la fois les vues de Moscou sur l'Amérique latine et l'alignement de Caracas.
On a donc appris que la ministre vénézuélienne des Affaires étrangères qualifie de criminelle la production de pétrole de schiste...
"Ces derniers mois,
a-t-elle déclaré à la presse, nous constatons le rétablissement progressif des prix du pétrole (…). Nous avons parlé aujourd'hui de la manière dont le marché international devrait être organisé, en insistant sur le caractère criminel de la production de pétrole de schiste".
En toute objectivité, alors que son pays ne survit que par ses exportations d'hydrocarbures(...)

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28 mai 2015 : Le PCF, ses alliés et le monopole mémoriel sur la résistance

Grand reporter au Figaro, Guillaume Perrault publiait le 27 mai dans Figarovox, sous le titre "Brossolette au Panthéon, ou le pluralisme de la Résistance", cet hommage à Pierre Brossolette qui a voulu reconnaître la variété des familles de pensée qui ont participé à la Résistance :
Chapeau bas, écrit-il, devant les quatre figures héroïques de la Seconde Guerre mondiale qui rejoignent aujourd'hui le Panthéon et suscitent une égale admiration pour leur force morale, leur courage inflexible et leur amour de la France. Toutefois, si l'on considère plus particulièrement la perception de la Résistance par les Français, c'est le transfert de Brossolette au Panthéon qui fera date.
La mémoire de la Résistance a été, en grande partie, forgée par l'autorité politique qui en a tiré sa légitimité. Dès la Libération, gaullistes et communistes ont imposé l'idée qu'ils représentaient les deux principales familles qui avaient lutté contre l'occupant. Cette présentation de la Résistance – simplificatrice et donc inexacte – a rencontré un écho particulier auprès des jeunes générations qui n'avaient pas vécu les faits, à partir du transfert de Jean Moulin au Panthéon en 1964 sur décision du général de Gaulle et du célèbre discours d'André Malraux. Brossolette, auparavant encore connu et honoré, sombra alors dans un relatif oubli.(...)

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27 mai 2015 : L'État islamique menace directe pour la France

Les forces de l'État islamique se sont emparées la semaine écoulée, en Irak de Ramadi capitale de la province d'al-Anbar ; en Syrie, elles occupent le site de Palmyre. Mais à ceux qui penseraient qu'il s'agit seulement d'une menace horrible mais lointaine, limitée peut-être à ces deux pays, rappelons ici les constatations du général Jean-Pierre Bosser. Elles méritent sans doute mieux que le très discret écho médiatique qu'elles ont reçu.
Il ne s'agit pas d'un militaire versé par les socialistes dans le cadre de réserve et reconverti dans les déclarations polémiques. En février 2013, en tant que directeur de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) il était auditionné par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale. En septembre 2014 il a prenait ses fonctions en tant que Chef d'état-major de l'Armée de terre (CEMAT succédant au général Bertrand Ract-Madoux).
Il constate désormais(...)

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26 mai 2015 : Corée : dernières nouvelles des Kim

La semaine écoulée les médias occidentaux ont rappelé par deux fois la sombre dictature qui, depuis 1953, opprime 25 millions de Coréens au nord du 38e parrallèle.
Tout en regrettant que le problème soit trop souvent traité sous l'angle de "la folie du jeune Kim", en évacuant le caractère "socialiste" du régime citons
- d'abord, cruellement comique, quoique très discret sur la dimension communiste mentionnons le film de K. Zéro Dans la peau de Kim Jong-un diffusé le 19 mai sur Arte. Monsieur Zéro n'hésite pas à accuser le jeune Kim d'être fasciné par le modèle américain.
- moins confidentielle une dépêche AFP du 19 mai, reprise par de nombreux journaux, évoque une colère aberrante du jeune dictateur.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un s'est mis en colère le 19 mai dans un élevage de tortues qu'il estime mal géré, couvrant publiquement de réprimandes ses employés hébétés, a rapporté la presse officielle. Le Rodong Sinmun, organe du parti communiste de Corée du Nord, a publié en première page une large photographie du dirigeant furibond (...)

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25 mai 2015 : Colombie : la rupture du cessez-le-feu par les FARC

L'annonce officielle de la reprise des combats par la guérilla communiste des FARC a été faite à La Havane, le 22 mai par Ivan Marquez, chef négociateur des rebelles. Cette rupture du cessez-le-feu ne met théoriquement pas, ou pas encore, fin aux espoirs du gouvernement de Bogota d'une paix négociée mais elle la compromet gravement.
Mi-avril, en plein processus de paix, la guérilla des FARC tuaient 11 soldats colombiens dans une embuscade.
Ce fut seulement deux jours plus tard, le 18 avril, que le chef de l'État Juan Manuel Santos avait réagi à cette nouvelle violation. Impliqué depuis des mois dans une négociation plus que douteuse avec cette organisation, il avait alors vainement appelé ses interlocuteurs à plus de responsabilité, au point de se faire enfin lui-même le porte parole de l'immense majorité de ses concitoyens et de l'armée : "Notre patience est à bout !"
Rappelons ici quelques faits relatifs aux FARC.(...)

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22 mai 2015 : Pour Palmyre

La prise par les islamo-terroristes de la cité de Palmyre ne doit pas émouvoir seulement l'Unesco et quelques spécialistes. Le site de vulgarisation historique Herodote.net rappelle brièvement, et utilement, ce que cette cité représente dans l'Histoire de la civilisation universelle… en espérant que le 20 mai 2015 n'annonce pas "les derniers jours de Palmyre".
Située sur une route caravanière à mi-chemin entre la Méditerranée et l'Euphrate, Palmyre a su profiter pendant deux millénaires de cet emplacement idéal pour rayonner sur le Proche-Orient. La cité antique, au cœur de la Syrie, est aujourd'hui aux mains de l'État islamique (Daech).
À l'origine de Palmyre, il y a l'eau. (...)

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21 mai 2015 : Venezuela Cabello face aux accusations de narcotrafic

Ce 21 mai le blogue America Latina le révélait au public français :
Aux États-Unis, la justice enquête sur des officiers supérieurs et des hauts fonctionnaires vénézuéliens soupçonnés de complicité avec le narcotrafic. À Caracas, le président de l’Assemblée nationale, le capitaine de réserve Diosdado Cabello, a dénoncé, mardi 19 mai, "une campagne nationale et internationale de la droite" contre la "révolution bolivarienne" lancée par l’ancien président, le lieutenant-colonel Hugo Chavez (1999-2013).
Numéro deux du régime chaviste, Diosdado Cabello réagissait à une enquête du quotidien The Wall Street Journal sur le Venezuela, devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne. Parmi les dignitaires et les militaires impliqués figure le président du Parlement vénézuélien, le capitaine Cabello. Ce dernier fait partie du noyau dur du chavisme, constitué par les officiers putschistes qui ont participé à la tentative de coup d’État militaire menée par Chavez, en 1992.
"Ceux qui m’accusent de narcotrafic devraient présenter au moins une preuve, ne serait-ce qu’une, s’est indigné M. Cabello. Jamais il ne nous viendrait à l'esprit de nous mêler de quelque chose pouvant faire du mal aux jeunes du Venezuela ou du reste du monde." Sa fille, la jeune Daniella Cabello, est une chanteuse (...)

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20 mai : Russie la guerre cachée contre l'Europe

Dans la livraison de Politique internationale de mai 2015, Françoise Thom consacrera un très important article à ce qu'elle appelle "La guerre cachée du Kremlin contre l'Europe".
En exergue elle cite notamment un propos fort explicite de Poutine à Bill Clinton en novembre 1999 : "Vous avez l'Amérique du Nord et celle du Sud, vous avez l'Afrique et l'Asie. Vous pourriez au moins nous laisser l'Europe.".
Historienne, spécialiste de la Russie elle souligne que l'ambition de puissance moscovite ne date pas d'hier :
"En 1945-1946, écrit-elle, au fur et à mesure que Staline révélait de plus en plus ouvertement son intention de soviétiser les pays d'Europe centrale et orientale occupés par l'Armée rouge, en violation des engagements de Yalta (...)

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19 mai : La seconde guerre mondiale dans le discours russe aujourd’hui

Galia Ackerman , Secrétaire générale du Forum Européen pour l'Ukraine vient de diffuser le compte-rendu du colloque du 16 avril. Ce résumé a été rédigé par les soins de Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef adjoint de Philosophie Magazine :
Le 16 avril 2015 s’est tenu au CERI à Paris un colloque sur "la seconde guerre mondiale dans le discours politique russe". Il était organisé par le Forum européen pour l’Ukraine et l’Institut ukrainien pour la mémoire nationale. Il était soutenu par la revue La Règle de jeu (Paris), la Fondation Renaissance (Kiev), la Fondation Schuman (Paris), l’Ambassade d’Ukraine en France, le CRCUF (Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France), l’Académie Mohyla (Kiev), l’Association Française d’Études Ukrainiennes, le Club de Kiev (Paris) et les adhérents du Forum Européen pour l’Ukraine.
À quelques jours des célébrations, en Russie, du 70e anniversaire de la victoire dans la seconde guerre mondiale, il s’agissait de faire le point sur l’usage intensif de ce motif dans la sphère politique et médiatique russe, dans un contexte de guerre en Ukraine et de raidissement des rapports entre Russie et Occident. Les intervenants, historiens, politologues, philosophes, personnalités du monde associatif, journalistes ont analysé les manipulations historiques, sémantico-symboliques et politiques de ce qu’on nomme en Russie la "Victoire dans la Grande Guerre patriotique".
1. Manipulations historiques tout d’abord. Premier point aveugle, le pacte de non-agression Molotov-Ribbentrop d’août 1939.(...)

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18 mai : L'Iran revendique l'hégémonie sur le Golfe persique

Alors que les extrémistes sunnites de l'État islamique représentent la menace principale pour de nombreux pays, au proche orient comme en Afrique, leurs rivauxchiites ne cachent pas non plus leur détermination et leur ambition. Si le titulaire du pouvoir politique iranien est, en la personne de Hassan Rouhani, élu en 2013, souvent présenté comme un "modéré", il demeure soumis à la suprématie de l’Ayatollah Ali Khamenei.
Âgé aujourd'hui de 75 ans, le Guide suprême de la Révolution islamique occupe toujours le poste le plus élevé dans la hiérarchie de la République islamique d'Iran.
Et il accordait le 16 mai à Téhéran une audience aux responsables iraniens et aux ambassadeurs des pays islamiques.
L'occasion de cette rencontre mérite d'être évoquée. Il s'agit en effet de la fête appelée en arabe "Lailat al Miraj", commémoration annuelle du Voyage céleste nocturne attribué au Prophète. (...)

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15 mai : Chine: Lin Zhao et Marceline Loridan ne reviendront plus

Vera Su, photographe taïwanaise installée en France vient de publier sur le site de Causeur cette chronique, où elle met en parralèle les crimes de la révolution culturelle, que l'on cherche à oublier, et la Shoah : Je traduis, écrit-elle, en ce moment, en parallèle, deux œuvres que je crois importantes :
- Du français au chinois, "Et tu n'es pas revenu" l'émouvant best-seller de Marceline Loridan où elle évoque le destin tragique de son père. J'ai convaincu l'éditeur taïwanais Locus de le publier en chinois. - Du chinois au français, les sous-titres de : "À la recherche de l'âme de Lin Zhao", un film de Hu Jie, dont j'ai déjà ici-même, présenté un autre documentaire (sur le premier meurtre de la révo.cul.) Ne pleurez pas sur mon cadavre. [cf. notre chronique du 10 avril "Le film Ne pleurez pas sur mon cadavre"
Ce rapprochement a un sens.(...)

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14 mai : Russie : Alexeï Navalny restera en liberté

Le 13 mai la justice russe a rejeté la demande de placement en détention d'Alexeï Navalny qui fait de plus en plus figure d'opposant numéro un au pouvoir poutinien.
En 2013 on l'avait condamné à cinq ans de prison avec sursis dans une prétendue affaire de détournements de fonds. D'abord condamné en juillet 2013 à cinq ans de prison ferme, il avait vu sa peine commuée en prison avec sursis en octobre 2013.
Le 8 septembre 2013 Navalny, ayant obtenu 27 % des voix à l'élection municipale de Moscou, avait en réalité fait reculer le système répressif qui n'avait pas osé toucher à son statut d'opposant.

Mais l'administration chargée de l'application des peines demandait l'annulation du sursis.
"Il n'existe pas de motif d'annulation du sursis", a déclaré la juge du Tribunal de Moscou dans l'énoncé de sa décision de rejet de cette demande.
À nouveau, dans la mesure où Alexeï Navalny vient de créer un regroupement de plusieurs forces d'opposition, il était plus difficile de subir un peu plus les critiques européennes et de le jeter en prison.(...)

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13 mai : Le Pakistan se retourne contre l'islamo-terrorisme

L'attaque meurtrière ce 13 mai contre un autocar transportant des Ismaéliens a fait (plus de 41 morts et de nombreux blessés) à Karachi souligne un virage amorcé dans ce pays depuis au moins deux ans.
Depuis 2013 c'est bien le terrorisme islamiste qui est devenu l'ennemi le plus dangereux du point de vue de l'armée pakistanaise elle-même.
Tout en bénéficiant d'un soutien et financier des États-Unis, les autorités militaires d'Islamabad entretenaient des liens plus que suspects avec le terrorisme et, notamment, avec les talibans afghans.
Dans le sous-continent indien, depuis 1949 un conflit majeur résulte de l'antagonisme entre islamisme et hindouisme.
La scission de l'Empire britannique des Indes, s'étant traduite par des échanges de populations, – terme pudique auquel on préfère depuis les années 1990 substituer le concept d'épuration ethnique – par trois guerres ouvertes (en 1947, en 1965 et en 1971), par un regain de tension au Cachemire en 2000 et 2001, etc., l'État-major pakistanais et les services secrets de l'ISI – "Inter Services Intelligence" – voyaient dans la Terreur leur "arme principale" contre les Hindous.
Or, les choses ont évolué du fait de ce qu'on appelle "le conflit armé du Nord-Ouest", et de l'hypothèque islamiste sur des régions comme le Waziristan et les zones tribales pachtounes voisines de l'Afghanistan. Il s'agit désormais du problème stratégique majeur du Pakistan. Il éclipse en grande partie le conflit avec l'Inde.
En novembre 2013, un nouveau général en chef a été nommé en la personne du général Raheel Sharif. (...)

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12 mai : Angela, Vladimir et les autres autour du "9 mai"

Comme chacun devrait le savoir le 9 mai, que les dirigeants russes fêtent à Moscou, avec à la tribune d'aussi sympathiques chefs d'État que le chef du parti communiste chinois, etc. ne correspond pas à la capitulation allemande de 1945, mais à l'entrée des troupes de Staline à Berlin.
Le 9 mai aura pourtant été pour la droite et l'extrême droite françaises l'occasion de surenchérir dans la poutinolâtrie.
Le 8 mai, veille de l'événement-célébration du 9 mai à Moscou, MM. Mariani et Longuet publiaient ainsi dans Le Figaro une tribune clairement relative intitulée "Hollande devrait être à Moscou le 9 mai". Leur appel était signé par 60 parlementaires UMP et UDI. Leur texte comportait des envolées du genre : "Notre présence, à nous peuple français, frère et fier, s'impose à côté du peuple russe, ne serait-ce qu'en hommage aux aviateurs de l'escadron Normandie-Niemen, qui fut compagnon de la Libération et qui, pour le général Novikov, fut ambassadeur du courage français… "
On peut quand même se poser la question : d'où viennent donc de tels éléments de langage, qui les fabrique et qui les importe ?
À l'extrême droite, citons en vrac certaines prises de position de base : (...)

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11 mai 2015 : Cuba : une lettre de RSF au président Hollande

Ce lundi 11 mai 2015, le président français François Hollande est le premier chef d’État français à se rendre à Cuba depuis 1959 et le premier dirigeant occidental depuis l’annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba, le 17 décembre dernier. À visite historique, responsabilité historique : celle de "dire la vérité", comme il titrait si bien dans sa tribune sur Cuba parue dans le Nouvel Observateur en 2003.
RSF lui a adressé ce 7 mai une lettre ouverte pour lui demander d’exhorter son homologue Raul Castro à améliorer la situation dramatique de la liberté de l’information sur l’île.
... à François Hollande
Monsieur le Président, (...) →  lire la suite de cette chronique

8 mai : La touche d’amertume du 8 mai

Il y a soixante-dix ans, l’Allemagne nazie capitulait sans conditions. Les États démocratiques de l’Ouest européen qui s’étaient alliés à l’Union soviétique pouvaient se réjouir : l’État national-socialiste était vaincu. La Grande-Bretagne, d’abord, avait su résister à Hitler, aidée par les États-Unis qui l’aidèrent comme ils aidèrent ensuite l’Union soviétique de Staline. On ne redira jamais assez le fantastique soutien matériel américain dont bénéficia cette dernière : entre autres, 400 000 véhicules terrestres, 14 000 avions, 7 000 chars, 2 000 locomotives, 5 millions de tonnes de nourriture.
On fête donc aujourd’hui la liberté et la paix retrouvées - liberté d’opinion, liberté de la presse, parlement issu d’élections libres - alors que régnait depuis cinq ans sur la plus grande partie du continent européen un ordre politique totalitaire. On fête aussi l’égalité de droit reconnue à tous les citoyens alors que l’humanisme universaliste était pourchassé par le nazisme, et qu’une partie de la population était rejetée, persécutée, voire anéantie, au premier rang desquelles les Juifs.
À Paris comme à Prague, à Londres comme à Bucarest, on fête donc aujourd’hui, la liberté retrouvée après une lutte féroce contre un ennemi qui se croyait supérieur aux autres, politiquement, socialement et racialement.
Sans doute oublie-t-on que cette guerre, les démocraties l’ont d’abord subie seules - et pour cause : Staline était le meilleur ami de Hitler depuis août 1939. (...)

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Cuba : partir à tout prix7 mai 2015 : Cuba : en partir à tout prix

Le 11 mai, sera diffusée sur Canal+ à 22 h 50 une émission de la série "Spéciale Investigation" sous le titre : "Cuba : partir à tout prix". Cette enquête de 52 minutes a été réalisée et produite par Thierry Gaytan.
Depuis que leur île subit le régime des frères Castro, 230 000 Cubains ont tenté de fuir leur pays au péril de leur vie.
À Cuba, mais aussi chez tous les nostalgiques de la Révolution et/ou du Communisme, il s'agit d'un sujet tabou.
Les fuyards sont traqués sans répit. S'ils sont pris, c'est au mieux la prison, la perte de leur emploi et une amende correspondant souvent à plusieurs années d'un salaire qui déjà, leur permet à peine de vivre.
Pour "Spécial Investigation", Thierry Gaytan a filmé pendant un an, dans la plus grande clandestinité, quatre cubains qui vont tout risquer pour s'enfuir sur un radeau de fortune.(...)

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Sétif 1945 dans la Mémoire algérienne6 mai 2015 : Le 8 mai 1945 à Sétif et le PCF

Dans le contexte de la célébration du 70e anniversaire de 1945, on entend à nouveau parler des événements du 8 mai 1945 à Sétif et Guelma et de la répression qui s'ensuivit.

Ils sont considérés respectivement, par les historiens, comme le signe avant-coureur de la future guerre d'Algérie et aussi comme une sorte de répit de 10 ans que les autorités françaises ne surent pas mettre à profit pour réformer la situation de l'Afrique du nord.

Aujourd'hui une certaine propagande officielle algérienne ne manque pas de faire à ce sujet une surenchère mémorielle. Elle tend à suggérer l'idée que la répression se serait apparentée à un "génocide". Un congrès de chercheurs s'est ouvert dans ce sens à Oran le 4 mai.

Il nous paraît intéressant de rappeler ce que fut la position du PCF dans cet épisode sanglant. (...)

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L'héritier de la dynastie des Kim défile seul en Corée du nord5 mai 2015 : Corée du nord : Kim Jong-un renonce à se rendre à Moscou

Il devait participer aux commémorations du 9 mai, celles de la victoire soviétique de 1945 qui se dérouleront à Moscou.[Rappelons à ce sujet que celles de la victoire des démocraties se situent le 8 mai, date anniversaire de la capitulation du Reich.]
C'est officiellement le 4 mai que l’agence de presse nord-coréenne KCNA annonçait, lundi 4 mai, que le président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême, Kim Yong-nam, âgé de 87 ans, assisterait aux célébrations de la victoire de l'URSS.
Dès le 30 avril les sources officielles russes avaient révélé que Kim Jong-un ne serait pas présent à Moscou.
En cette occasion, le jeune dictateur nord-coréen, aurait effectué son premier voyage officiel à l’étranger et son baptême du feu diplomatique. Il avait accepté en janvier l’invitation de Vladimir Poutine. (...)

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Les terroristes de Boko Haram4 mai : Une défaite pour Boko Haram

Le 2 mai, on apprenait la délivrance par l’armée nigériane, dans les jours précédents, de plus de 677 femmes et fillettes dont s'étaient emparé, depuis un an, les islamo-terroristes.
On ne sait pas, à vrai dire, si elles font partie du groupe des lycéennes enlevées à Chibok en avril 2014, et dont 219 avaient été emmenées vers la Sambisa, bastion des terroristes depuis plusieurs années, qui demeure toujours contrôlée par les insurgés.
Le 7 mars, Aboubakar Shekau, chef de Boko Haram avait déclaré son allégeance (bay’ah) de au calife Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’État Islamique. De ce fait, la région qu'il contrôle était devenue la wilayat d’Afrique de l’Ouest. (...)

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Captures d'écran du Monde1er mai : La CGT, Le Monde et la (dés)information

Commençons par cette capture d'écran. Elle a été effectuée sur la page d'accueil du Monde le 1er mai à 9 h 53 : les syndicats ayant lancé un appel à un défilé "unitaire", boudé par FO et la CFDT, marcheront contre les politiques d'austérité en Europe et pour la démocratie.
Si l'on fait attention au placement des virgules, ce sont les néo-staliniens (1)⇓ de la CGT et ses associés d'un jour (FSU communiste, "Solidaires" gauchiste et UNSA tombée dans le panneau)  (2)⇓qui défilent "pour la démocratie". La CFDT, qui aujourd'hui compte plus d'adhérents parmi les salariés actifs, et FO "boudent"… Les boudeurs, comme les absents ont, comme chacun sait toujours tort.
Ce sous-titre devient tout à fait autre chose sur notre écran à 10 h 26.(...)

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L'arrivée à Saigon des chars du Vietcong30 avril : Vietnam : le 40e anniversaire de 1975

Le régime vietnamien organise, en ce 30 avril, le 40e anniversaire de l'unification du pays.
À noter qu'une correspondance chronologique est mise en évidence. Le 30 avril 1975 fut marqué par l'entrée dans le palais de l'Indépendance à Saigon des chars du Vietcong et la capitulation sans condition du général Duong Van Minh, éphémère et dernier président de la république du Sud…
Or cette date coïncidait elle-même avec le 40e anniversaire du Premier congrès, le 30 avril 1935 du parti communiste indochinois. L'organisation que prenait en main celui que nous connaissons sous le nom de Ho Chi-minh,– peut-être son cinquantième pseudonyme!,–  avait été officiellement créée le 3 février 1930, à Hong Kong par les réseaux locaux du Komintern et du communisme chinois.
Réunie à Macao, 5 ans plus tard, sa direction adoptait la nouvelle ligne dictée par le Komintern, tendant à rassembler sous sa houlette le nationalisme unificateur vietnamien.
Laissons ici la parole à l'historien Jean Chesneaux :(...)

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29 avril 2015 : Russie : s’exiler ou affronter le Kremlin ?

Ce 27 avril 2015 à 11h24, l'AFP posait ce grave dilemme repris sur le site de Libération, évoquent particulièrement le cas d'une militante écologiste Evguenia Tchirikova. Celle-ci a reçu en 2012 le prix Goldman pour l'environnement , le "Nobel de l'écologie". Le 20 avril, quittant son pays, elle a aussi expliqué qu'elle quittait la Russie parce qu'elle ne veut pas que ses impôts servent à payer l'agression militaire contre l'Ukraine.

De la sorte, selon l'AFP : confrontée à un nouveau tour de vis du Kremlin, l’opposition russe, encore sous le choc du meurtre d’une de ses figures de proue, Boris Nemtsov, hésite entre l’exil et la poursuite de la lutte(...)

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28 avril 2015 : CGT : le 1er Mai des syndicats ne sera pas unitaire

Depuis le 16 avril, on semble se résigner à ce que le prochain défilé du 1er mai soit voué à l'échec.

Certes quatre centrales, la CGT, la FSU, Solidaires et l'UNSA ont publié une déclaration commune appelant à "un 1er Mai unitaire à dimension européenne pour le progrès social". Mais on note que ni Force Ouvrière ni la CFDT ne se sont associées à ce texte.

Celui-ci a fait l'objet d'une réunion intersyndicale le 15 avril au siège de la CGT à Montreuil, en présence des quatre signataires mais aussi de la CFDT.

"Dans beaucoup de pays européens, y lit-on,(...)

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27 avril : Venezuela : liens entre le chavisme et le Hezbollah

Un livre important vient de paraître en langue espagnole. Son titre : "Bumerán Chávez. Los fraudes que llevaron al colapso de Venezuela" : Chavez, le boomerang. Les fraudes qui ont conduit à l’effondrement du Venezuela. Son auteur, Emili J. Blasco, nous apprend entre autres que Nicolas Maduro a négocié directement avec le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, la mise en place de cellules de l’organisation terroriste pro-iranienne sur le territoire vénézuélien, au cours d’une rencontre, concoctée par Chavez en 2007 à Damas. Maduro était alors Ministre des Affaires étrangères du Venezuela.
Emili Blasco s’appuie sur le témoignage de Rafael Isea, alors vice-ministre des Finances et président de la Banque de développement économique et social du Venezuela. Ce proche de Chavez(...)

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24 avril : Russie : l’Opposition se regroupe

À Moscou, le 22 avril on apprenait que six groupes et partis d’opposition russes ont rejoint la coalition formée par le parti RPR-Parnas, dirigé jusqu’à son assassinat par Boris Nemtsov, et par le parti de l’opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a annoncé celui-ci.
"Nous avons décidé d’éliminer les broutilles qui divisaient jusqu’à présent le camp de l’opposition" s’est réjoui M. Navalny au cours d’une conférence de presse, annonçant que le mouvement Open Russia, dirigé par Mikhaïl Khodorkovski, et cinq autres petits partis d’opposition avaient rejoint la Coalition démocratique. Celle-ci avait été créée le 18 avril par l’alliance des deux principaux partis d’opposition russes, RPR-Parnas et le parti du Progrès de M. Navalny.
Ces partis ont pour objectif de présenter une liste unie aux élections locales, prévues pour septembre 2015, de Novossibirsk en Sibérie, de Kostroma au nord-est de Moscou et de Kalouga au sud de Moscou ont annoncé leurs dirigeants le 22 avril.
Sortir de la marginalisation (...)

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23 avril : Colombie, processus de paix, processus de mort

Par Eduardo Mackenzie

Le nouveau massacre dans le village de Timba, Cauca, le 14 avril dernier, où 11 jeunes soldats ont été tués, surpris dans leur sommeil, par des guérilleros des Farc, aurait pu être évité. Mais il ne l’a pas été. Les Farc ont pu transporter leurs hommes et leurs explosifs sans encombre et se rassembler à l’endroit choisi par elles pour monter leur lâche embuscade. Personne n'a vu ces préparatifs. Personne n’a vu marcher les narcoterroristes sur les routes ni dans les montagnes, car la surveillance aérienne et terrestre avait été désactivée par l’État colombien quelques semaines avant.
Les appels radio des soldats, qui demandaient l’envoi urgent d’avions de combat pour refouler les attaquants, dès les premières minutes de l'assaut, n’ont pas été suivis d’effet. La Force aérienne, l'arme la plus redoutée par la guérilla, avait reçu quelques jours auparavant l’ordre de s’abstenir d’attaquer les Farc. Le président de la République, Juan Manuel Santos, avait dicté, en effet, cet ordre absurde en prétextant que les Farc étaient en train de "respecter" le cessez-le-feu unilatéral qu’elles avaient annoncé et qu’en outre il fallait que l’État colombien, en dialogue "de paix" avec les Farc à La Havane ,(...)

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Pol Pot22 avril : Pol Pot et le régime des Khmers rouges

Le régime des Khmers rouges n'était-il qu'un banale dictature communiste ? On se souviendra que la formation de Pol Pot et de la plupart des dirigeants de ce régime s'est effectuée pendant leurs études en France.

Avant de créer le parti communiste cambodgien [le terme de "Khmers rouges" n'est qu'un surnom qui leur fut donné à l'époque du régime du prince Sihanouk] ils sont tous passés par le parti communiste français.

On notera aussi que, jusqu'au déclenchement de leur guerre avec le Vietnam [prosoviétique] en 1979, les Khmers rouges disposaient d'un stand à la fête de L'Humanité. (...)

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21 avril : Chine : Gao Yu 71 ans condamnée à 7 ans de prison

En Chine comme en Corée du Nord, le recensement des exécutions est classé "secret d’État". Mais d'après Amnesty International le régime communiste de Pékin viendrait en tête pour le nombre des exécutions capitales.
La répression reste en effet, dans l'Empire du Milieu, plus féroce que partout ailleurs.
La condamnation à sept ans de prison de la journaliste Gao Yu, âgée de 71 ans, pour "divulgation de secrets d’État" vient le rappeler à ceux qui ne voudraient prendre en considération que les performances de cette économie furieusement capitaliste.
Éminente journaliste, Gao Yu avait été depuis plus de vingt ans récompensée par plusieurs prix internationaux. Son crime aura été de s'être engagée en faveur de la démocratie et la liberté de la presse.
Elle avait donc été arrêtée fin avril 2014, dans une vague répressive plus générale à l'encontre des militants des droits de l'homme, le régime semblant craindre l'approche du 25e anniversaire de la répression des manifestations de 1989 place Tian An-men.
La cérémonie des confessions publiques de l'époque maoïste ayant été remises en vigueur à l'ère Xi Jin-ping, le 8 mai elle était apparue à la télévision d'État, dans un reportage où elle admettait ses fautes. (...)

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20 avril : Les États-Unis, Cuba, le Venezuela et la démocratie

Le rapprochement américano-cubain ne semble pas vraiment accélérer le processus de démocratisation de l'île communiste. On notera ainsi que, depuis que Raùl Castro a succédé à son frère Fidel en 2006, il parle de démocratie. Mais en 2012 encore dans son discours du 29 janvier le dictateur cubain défendait le système du parti unique communiste dans les termes suivants :"Nous défendons le système du parti unique face à la démagogie et au pouvoir de l'argent. Renoncer au principe d'un seul parti équivaudrait à légaliser le parti ou les partis de l'impérialisme." Et il ajoutait : "Ce que nous devons faire c'est promouvoir la plus grande démocratie dans notre société, en commençant par donner l'exemple dans les rangs du parti."
En 2015, on apprend que sur les 27 000 candidats aux élections municipales du 19 avril, 2 (deux) appartenaient à l'opposition(...)

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17 avril : Quand le PCF cherche à sauver le journal La Marseillaise

La décision du Tribunal de Commerce de Marseille du 15 avril vaut le détour. Les magistrats ont en effet validé une offre de reprise qui, appliquée à un autre objet, aurait déclenché de violentes polémiques contre les patrons voyous qui licencient impunément et laissent une ardoise énorme, qui ne sera jamais remboursée aux Urssaf et font rependre les centres de profits, allégés de salariés coûteux.

Il s'agissait dans le cas précis de La Marseillaise journal régional communiste.

Or, quand il s'agit de sauver La Marseillaise le parti communiste se comporte comme tous les responsables d'entreprises en difficulté : il pratique alors les dégraissages de salariés, méthode qu'il combat furieusement quand il s'agit d'entreprises privées ou publiques, affirmant que le nombre de salariés "ne peut pas être la variable d'ajustement".(...)

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16 avril 2015 : Boko Haram anniversaire impuni

On a évoqué, dans tous les médias, ce 15 avril le premier anniversaire de l’enlèvement à Chibok, au Nigeria, par le groupe islamiste Boko Haram, de plus de deux cents lycéennes.
Rappelons ici quelques faits.
Le chef de Boko Haram avait été donné pour mort par l'armée nigériane. Il est réapparu le 2 octobre 2014. Aboubakar Shekau avait été déclaré en mars 2013 "terroriste international" par Washington, qui offrait une prime de 7 millions de dollars pour sa tête. Il avait déjà été donné pour mort par les autorités nigérianes en 2009.
À l'époque le chef de ce mouvement annonçait que ses captives seraient vendues en esclaves. Tout semble indiquer qu'il a trouvé des acheteurs. Depuis 12 mois, malgré une mobilisation des pays africains limitrophes lui-même sévit toujours.
Si l'on en croit le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiéś, la plupart des captives auraient été́ tuées, malgré la mobilisation pour leur libération. Celle-ci avait orchestré́ par Michelle Obama sur le thème "BringBackOur-Girls". Elle fut en son temps relayée en France par Valé́rie Trierweiler .(...) →  lire la suite de cette chronique

15 avril : Medvedev à Hanoï

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev est arrivé à Hanoï le 5 avril et la presse vietnamienne a évoqué pendant deux jours ses déclarations et ses rencontres avec les responsables du parti communiste. Puis pratiquement plus rien.
Avant même ses visites il vait fait diffuser un entretien kilométrique préfabriqué. Les questions comme les réponses paraissent venir du même bureau rédacteur. Il y présente la Russie comme "un lien entre l'est et l'ouest". On y apprend que Moscou se propose de resserrer ses "liens avec le Vietnam partenaire stratégique.".
De ce morceau significatif de langue de bois on retiendra la conclusion :
Question : "Vous avez visité plusieurs fois le Vietnam, et vous avez déclaré avoir été très sensible à la rencontre avec les diplômés des universités soviétiques et russes.".
Réponse : (…) "Il s'agit d'une réalité historique. J'ai fait part de mes impressions de notre rencontre avec nos camarades vietnamiens qui avaient travaillé à Leningrad, y compris à l'Institut où travaillait mon père. Pratiquement rien n'a changé depuis cette époque. Chaque rencontre de ce type a été par le passé l'occasion de retrouver de très bons amis, ce qui suscite toujours beaucoup d'émotions. Je suis certain que cela sera encore le cas.(...)→  lire la suite de cette chronique

14 avril : Poutine : Projets dangereux et dénégation des vrais défis

Mise au point : Je suis heureux que la rédaction du Figaro m’ait demandé un texte sur les projets et les défis de Poutine et qu’il l’ait publié dans son édition du 6 avril 2015. Cependant, ce texte a été résumé en une formule qui qualifie seulement de "contestables" les méthodes du dirigeant russe. Dans mon esprit, non seulement les méthodes de Poutine (annexion illégale et appui masqué à des séparatistes) mais aussi son objectif de reconstituer un espace aussi proche que possible de celui de l’URSS, sont critiquables. L’espace soviétique était un espace répressif, une "prison des peuples", pour retourner contre son auteur une formule de Lénine..
Le projet poutinien de reconstitution d’un certain type de puissance passée se fait de plus en opposition à, en concurrence avec voire en menace contre l’Europe et néglige la recherche de solutions aux problèmes difficiles rencontrés par la population russe. Un meilleur titre à ce texte publié le 6 avril pourrait être : "Vladimir Poutine : Projets dangereux et dénégation des vrais défis". Pierre Rigoulot

Texte adressé au Figaro :(...) →  lire la suite de cette chronique

13 avril : Tibet : 138e immolation par le feu

On apprenait le 11 avril que la nonne tibétaine Yeshi Khando s'est immolée par le feu. C'est le 138e geste désespéré de ce type depuis 2009. Il était accompli afin de protester auprès de l'opinion internationale contre la domination chinoise sur le Tibet et pour exprimer son soutien au Dalaï-lama.
Tout d'abord, on remarquera une fois de plus que tout est bon, dans les agences de presse et les salles de rédaction, pour minimiser ou disqualifier de telles protestations. Il semble bien loin le temps où le monde entier prenait fait et cause pour les communistes vietnamiens en apprenant en juin 1963 le geste analogue du bonze Thich Quang Duc. Celui-ci, pourtant, ne demandait que l'égalité de traitement des religions au Vietnam du Sud, à l'époque du gouvernement Diem. (...)

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Tombouctou10 avril : Le film Ne pleurez pas sur mon cadavre

Le 9 avril, sur le site de Causeur Une projection de ce documentaire chinois de Hu Jie en Cinémathèque donnait à Vera Su, photographe taïwanaise installée en France, l'occasion de rappeler quelques faits historiquement établis.
André Senik faisait remarquer, que dans son dernier livre, "Quel communisme ?", Alain Badiou ose encore exalter le souvenir de la Révolution culturelle.
Voilà en effet ce que Badiou profère, en toute impunité : "Nous devons à la fois reprendre, reformuler, (…) l’idée communiste, tout en proposant notre propre bilan des aventures du XXe siècle, singulièrement de leur dernier stade , le plus avancé et le plus chargé de promesses, celui qu’incarne la Révolution culturelle en Chine." Cela ne l’empêche pas, conclut donc André Senik, "de parader, sans faire le buzz comme le père Le Pen."
Ainsi l'horreur maoïste compte encore, elle aussi, ses partisans avoués, ses admirateurs, ses théoriciens. Or, ces négationnistes développent leur propagande, bénéficiant d'une liberté d'expression qui fait sans doute honneur à l'occident, mais qui ne trouve ni la moindre réplique, ni la moindre flétrissure dans les gros média. (...)

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9 avril : PCF Val-de-Marne : qui trompe qui ?

Ce 8 avril le PCF donnait dans L'Huma, les principaux rendez-vous de la journée dite de mobilisation intersyndicale du 9 avril , – journée que le parti "soutient", et même fait plus que "soutenir".
Voici en effet les titres que l'on pouvait trouver ce jour-là en vedette sur le site du quotidien communiste :
- Les 10 bonnes raisons de se mobiliser le 9 avril ;
- Pour bâillonner les salariés, Rebsamen s'attaque aux droits syndicaux  ;
- Valls ne trouvera pas la paix sociale ;
- « Qui un jour a voté la loi Macron ? Personne ! » ;
- Bonus fiscal: la marque de fabrique du gouvernement Valls ;
- Valls fait un nouveau cadeau de 2,5 milliards aux entreprises ;
Et même pour rallier les 2 % d'électeurs du parti écolo-duflotiste : - Pollution de l’air : Quand les mesures ponctuelles occultent le débat de fond.
Autrement dit : opposition totale du PCF au gouvernement socialiste. (...) →  lire la suite de cette chronique

8 avril : Cuba : les cyber-journalistes face à la dictature

La Société interaméricaine de presse s'est réunie au Panama. Certaines interventions nous ont semblé pleines de promesses pour la cause de la liberté et notamment celle de la cyber-journaliste cubaine Yoani Sanchez, 39 ans.
En 1963, peu nombreux étaient les experts qui prévoyaient l'effondrement de l'Union soviétique. Seul, un Jules Monnerot estimait alors que la disparition de son régime de mensonge totalitaire serait causée par les télécommunications. Et aujourd'hui, encore plus, le phénomène internet aggrave encore encore le vrai point faible de tous les régimes autoritaires qui cherchent à le verrouiller.
La participation de Yoani Sanchez mérite particulièrement de retenir l'attention, car elle a fait part des attentes des opposants cubain et notamment des cyber-journalistes face au dégel des relations entre Washington et La Havane :
"Malgré l’importante annonce du 17 décembre 2014, sur le rétablissement des relations entre les gouvernements de Cuba et des États-Unis, constate-t-elle,nous ne percevons pas encore d’amélioration pour l’exercice du journalisme ou pour l’accès de la population à de nouvelles sources d’information."(...) →  lire la suite de cette chronique

7 avril : Réponses baltes à M. Mélenchon

La scène se passe dans le RER, le 29 mai 2005. Elle sera diffusée sur France 2, le 2 juin. Le sénateur Mélenchon fait campagne en vue du référendum et il se dirige vers les locaux de France Télévision. Un militant socialiste partisan du oui commence sa question : "si vous prenez par exemple, les nouveaux entrants de l’Est". Mélenchon l’interrompt et, avec l'élégance qu'on lui connaît, il réplique : "eh bien, qu’ils aillent se faire foutre ! Lituaniens ? T’en connais, toi, des Lituaniens ? J’en ai jamais vu un moi !"
Or, depuis l'agression contre l'Ukraine, cette goujaterie a pris une dimension politique. Non seulement la Lettonie exerce la présidence de l'Union européenne, mais les provocations russes se sont multipliées avec des incursions répétées dans l'espace maritime et aérien européen.
En décembre 2014 Moscou organisait des exercices militaires impliquant 9 000 hommes et 55 navires de guerre dans l'enclave de Kaliningrad/Königsberg que la Russie a conservé depuis 1945. Ce territoire, allemand depuis des siècles est situé entre la Pologne et la Lituanie.
Elles ont suscité les protestations de la Pologne, de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie.
On sait d'autre part que la "doctrine" de Poutine invoque un droit d'assistance aux minorités russophones. Dans les trois républiques la question des russophones est un legs de la russification poursuivie frénétiquement par la Russie des Soviets.(...) →  lire la suite de cette chronique

3 avril : Images de guerre civile en Allemagne

En vue de la réunion du G7 à Lübeck prévue les 14 et 15 avril l'inquiétude grandit chez les responsables locaux et nationaux.
Plusieurs jours après les émeutes de Francfort, en effet, la polémique se poursuit en Allemagne. "La violence n'est pas une modalité du débat et elle ne doit avoir sa place en Hesse" déclarait ainsi le 20 mars Volker Bouffier, ministre-président de ce Land industrieux et pacifique, dont la capitale a été victime du premier rassemblement. Au contraire les néo-communistes de die Linke, en tête Bodo Ramellow, ministre-président de Thuringe se défaussent de toutes responsabilités dans les actes de violence tout en se solidarisant des manifestants.
Le jour même 19 mars à Francfort, cri de joie d'un organisateur de la manifestation : "La crise est entrée pour la première fois en Allemagne".
Cette déclaration de Bepe Caccia donne le ton. Elu municipal de la gauche indépendante à Venise, il théorise ainsi la mobilisation de Francfort comme un précédent : "La rage, dit-il née dans toute l'Europe, (...) →  lire la suite de cette chronique

2 avril : La Chine défend la Corée du Nord sur la question des droits de l’homme

La rivalité entre la Chine et la Russie dans la péninsule coréenne prend des aspects imprévus. Nous faisions état, dans notre chronique du 25.3, de tentatives de développement des relations commerciales russo-nord-coréennes. Modestes dans leur dimension concrète, comme dans le cas des relations avec Cuba, – car les Nord-Coréens n'ont pas grand-chose à vendre, – elles en disent long sur les politiques respectives de ces pays.
Observons aujourd'hui que le gouvernement chinois a appelé le 17 mars la communauté internationale à adopter ce qu’elle appelle "une attitude juste et objective" sur la situation des droits de l’homme en Corée du Nord.
La Corée du Nord fait face à une pression grandissante de la part de la communauté internationale pour qu’elle mette un terme à ses abus systématiques des droits de l’homme, en particulier depuis la publication d’un rapport accablant des Nations unies en février 2014.(...) →  lire la suite de cette chronique

1er avril : L'islamophobie est-elle un délit ?

Nullum crimen sine lege : ce principe sous-jacent à tous les systèmes d'État de droit, a été conceptualisé en Occident depuis le XVIIIe siècle, en particulier par Cesare Beccaria (1738-1794)...
Aucune loi n'interdit "l'islamophobie", qui serait tout au plus un sentiment.Ce qui est interdit, à juste titre pensons-nous, c'est d'inciter à la haine et/ou à la discrimination.
De la sorte c'est en toute légalité, et sans avoir encouru de poursuites à ce jour, qu'une chroniqueuse [1] peut écrire "Je suis islamophobe" en précisant sa pensée par les lignes ci-dessous : "Je suis islamophobe écrit-elle, et je n’ai pas peur de l’avouer. Parce que je tiens au sens original et à l’étymologie des mots et que j’explique le sens de celui-ci. Le mot "islamophobe" est formé à partir du mot arabe "islam" et du mot grec "phobein", qui se traduit par "craindre". Il signifie, et ne peut signifier que "celui qui craint l’islam".
Pour désigner ce qu’on lui fait dire par extension : "celui qui hait les Musulmans", il faudrait employer le verbe grec "misein" (haïr) et le mot français "Musulman" et créer le mot "misomusulman".(...)

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31 mars 2015 : L'Europe, l'unanimité et les sanctions

Le 19 mars à Bruxelles se réunissait le Conseil européen, que les médias parisiens persistent à appeler "sommet". L'un des points clés à l'ordre du jour concernait la crise ukrainienne et la politique européenne à l'égard de la Russie.
Le quotidien russe Kommersant, traduit sur le site du Courrier International résumait le débat en imprimant que c'était dans la désunion, que l'Union européenne avait, en cette occasion, prolongé les sanctions contre Moscou :
“il était clair, écrivait le journal, dès avant le sommet qu'aucun consensus sur la question de la poursuite des sanctions contre Moscou ne serait atteint, rapporte le quotidien moscovite Kommersant. Dans ces conditions, la direction de l'Union européenne a tout fait pour lier l'évolution des sanctions à l'entière application des accords de Minsk. Celle-ci ne pouvant être effective avant la fin de l'année, il s'agit donc d'une prolongation de fait des sanctions jusqu'à la fin 2015."
Or, il n'est pas innocent de souligner la difficulté, et de la qualifier croissante pour les pays membres de trouver un consensus sur cette question.
Le titre russe étiqueté économique et libéral insiste donc sur la difficulté de trouver un accord sur cette question entre les Vingt-Huit. Il instrumentalise à cet égard l'interview publiée dans de nombreux médias européens à ce sujet par Donald Tusk, le président du Conseil européen :(...) →  lire la suite de cette chronique

30 mars : Yalta, Thorez et Staline

Lors du débat qui suivit notre conférence du 19 février "Revisiter Yalta" du 19 février à Nanterre, Stéphane Courtois intervint pour donner quelques précisions fort utiles, permettant de mieux comprendre la situation des partis communistes d'Europe occidentale entre 1944 et 1949, et d'abord celle du PCF..
Ces informations avaient été publiées par Stéphane Courtois dans Libération en 1996, sous le titre légèrement humoristique "Ce que Maurice disait à Joseph" :.
La revue Communisme a publié récemment des documents majeurs pour l'histoire de la France contemporaine : le compte rendu de deux entretiens entre Maurice Thorez, le chef du PCF, et Staline (cf. Communisme, n° 45/46, 244 pages publiée à l'Age d'homme). Le 19 novembre 1944, en présence de Molotov et Beria, Staline reçoit Thorez au Kremlin pendant près de deux heures. Thorez, qui a été contraint par l'Internationale communiste à déserter en septembre 1939 puis de se réfugier à Moscou, se morfond en URSS depuis cinq ans. En raison de cette désertion, le général de Gaulle a toujours refusé son retour en France. Mais, en cette fin d'automne 1944, une négociation s'est nouée entre de Gaulle et les Soviétiques. Le général fait un geste : il amnistie Thorez. (...) →  lire la suite de cette chronique

27 mars : Cuba paradigme de l'échec

Ce 24 mars, Mme Federica Mogherini, responsable de la diplomatie de l'Union européenne arrivait à La Havane pour avancer les négociations entre l'île communiste et les Vingt-Huit, entamées en 2014.
Il est sans doute trop tôt pour conclure à propos de l'avancée de ces relations. Le régime cubain s'accroche encore au principe de non-ingérence pour refuser l'évolution des libertés. Il n'est pas trop tôt en revanche pour s'interroger sur la prise en compte, en Europe, de l'échec flagrant de l'expérience castriste depuis plus d'un demi-siècle.
Dans une chronique publiée par L'Œil de l'exilé sous le titre "Cuba : la dictature du marketing", Jesus Zuñiga, sociologue et journaliste cubain, installé en France depuis 2006, décrit ainsi une scène, qu'on pourrait croire imaginaire, de son île natale :
Dans le palais d’un ancien dictateur déchu, des élèves portant de grands foulards rouges les identifiant comme étant des "pionniers" du Parti Communiste (...)

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26 mars : La coalition concrète contre l’État islamique

Quand le nouveau califat fut proclamé à Mossoul, le 29 juin 2014, premier jour du Ramadan, sur l’ancien territoire des deux anciens empires arabes, celui des Omeyyades en Syrie et celui des Abbassides en Irak, la première réaction fut marquée par le scepticisme des spécialistes.
Puis les horreurs et les crimes totalitaires se sont multipliées, en même temps que les ralliements des djihadistes dispersés comme ceux des Boko Haram.
Avec un retard, finalement moindre que ceux du passé, les pays civilisés et démocratique ont commencé à prendre la mesure du danger concret auquel ils se trouvent confrontés. L'un des points essentiels portera sur la lutte terrestre, celle de l'infanterie reine des batailles, prolongeant nécessairement les bombardements aériens.
À cet égard, même si l’armée irakienne a pu prendre l'offensive en mars à Tikrit, dans le nord de l’Irak, il n'est pas douteux que les pechmergas kurdes ont vocation à jouer, et jouent déjà, un rôle essentiel. L'embryon d'État (...)

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25 mars : Rapprochement commercial de la Corée du Nord et de la Russie

Un rapport publié le 18 mars à Séoul, par la Kotra – Agence coréenne de promotion du commerce et de l’investissement – faisait état, sur la seule année 2014 d'un bond de 31,9 % des importations russes en provenance de la Corée du Nord.
Ceci met en évidence les efforts du régime communiste de Pyongyang tendant ses liens avec Moscou.
Selon ce rapport, les expéditions de marchandises vers la Russie ont ainsi atteint 10,17 millions de dollars en 2014. Les exportations de produits textiles ont été les plus importantes avec 4,7 millions de dollars, ou 46,2 % du total, devant la machinerie (1,6 million), les instruments de musique (1,37 million) et les équipements électriques (670 000).
Pyongyang a également vendu des voitures à la Russie d’une valeur de 250 000 dollars, ce qui représente 2,3 fois plus qu’en 2013, et des équipements optiques s’élevant à 190 000 dollars et constituant plus de 60 fois le chiffre de l’année précédente.(...) →  lire la suite de cette chronique

24 mars : Le PCF peut-il passer à la trappe ?

Le 23 mars L'Humanité présentait à sa manière le score des communistes, pardon : du "front de gauche" [dont environ 90 % des élus appartiennent au PCF] lors du premier tour de scrutin des élections départementales.
"Le Front de gauche, titrait L'Huma, réalise un score de 9,4 % au niveau national."
Dans un communiqué, le PCF annonce en effet un résultat en progrès du Front de gauche aux élections départementales à 9,4 % des suffrages exprimés.
"La totalisation des résultats publiés ce matin par le ministère de l'Intérieur, affirmait le quotidien communiste, rend volontairement illisibles les scores des candidates et candidats présentés et soutenus par le PCF et le Front de gauche, avec dans de nombreux cantons un large rassemblement de forces de gauche et écologistes."
"La réalité de ces totalisations est, selon L'Huma la suivante : (...)

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23 mars : La CGT recule sur tous les fronts

Avant de se pencher sur le recul prévisible d'une gauche divisée et abstentionniste ce 22 mars, inlassablement commentée et même anticipée, on pourrait commencer par mesurer le déclin de la CGT dans les élections professionnelles de ces dernières années.
Sans doute les sociologues pourraient utilement nous éclairer sur le recul plus général de la culture du confit et de la contestation. Ainsi, parmi les enseignements des élections professionnelles à Air France, du 12 mars, on pourra retenir que même le puissant SNPL, Syndicat national des pilotes de ligne, certainement très éloigné du parti communiste, a reculé n'obtenant plus "que" 65 % des voix. Et observera que ceci est dû, en très grande partie, à la grève désastreuse de septembre 2014.
Chez EDF-GDF, la CGT est passée de 54,8 % en 2009 à 50,5 % en 2014 ; Recul = 4,3.
Chez PSA-Sochaux, la CGT est passée de 49,9 % en 2010 à 45,3 % en 2014 ; Recul = 4,6.
À la SNCF (...) →  lire la suite de cette chronique

20 mars 2015 : Poutine : un chasseur et son tableau de chasse

Vladimir Vladimirovitch Poutine a pris la tête du FSB en 1998. Il est nommé en 1999 par Eltsine chef du gouvernement moscovite, et il a assumé l'intérim présidentiel à partir 31 décembre de la même année. En 2000, il est élu président de la république.
Depuis le début de cette ascension, voici une liste de crimes dont le pouvoir politqiue et/ou les services secrets de la Russie semblent porter "une part de responsabilité" :
- le 20 novembre 1998 Galina Starovoïtova, députée à la Douma militante des droits de l'Homme et opposante affirmée est assassinée dans son appartement de Saint-Pétersbourg.
- le 18 avril 2003 Sergueï Iouchenkov, député russe libéral, opposant à la guerre en Tchétchénie, était assassiné à Moscou. (...)

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19 mars 2015 : Tunisie : premiers éléments connus

La présente chronique n'a pas ordinairement pour objet de manifester une émotion, fût-elle légitime, face aux événements. Elle cherche plutôt à donner au jour le jour un éclairage factuel et/ou historique au regard des périls totalitaires : hier et en partie aujourd'hui : le communisme, avant-hier : le nazisme, et désormais l'islamisme djihadiste qui nous a explicitement déclaré la guerre, mais aussi, hélas, le surgeon poutinien apparu sur le fumier et la pourriture du système soviétique en décomposition.
L'attentat criminel de Tunis est suffisamment exceptionnel, – étant aussi le premier commis dans ce pays, depuis la révolution de 2011, contre des civils – pour que nous le marquions ici d'une pierre noire.
Ce 19 mars le monde entier a pu déplorer que l’État islamique ait revendiqué l'attaque, la veille 18 mars à Tunis, du Musée du Bardo. Il s'agissait de semer "la terreur dans le cœur des infidèles". Ainsi les "frères sont parvenus à prendre en otage un groupe de ressortissants des États croisés". (...)

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18 mars : La Corée du nord et Cuba consolident leurs liens

Qu'on se rassure : les contacts tendant à régulariser les relations entre l'île communiste des Caraïbes et les États-Unis n'affecteront en rien les liens d'amitié entre La Havane et la Corée du nord.
Ce message se retrouve aussi bien dans l'entretien que le ministre nord-coréen des Affaires étrangères M. Ri Su Yong a publié dans La Prensa Latina du 17 mars que dans les dépêches de l'agence officielle de presse Korean Central News Agency (KCNA) relatant l'arrivée du ministre à Cuba le 15 mars. Celle-ci ne fournit aucune information à propos de cette visite, qui coïncide avec les négociations entre Washington et La Havane tendant à restaurer des relations diplomatiques.
Dans le cadre d'une réunion au ministère cubain des Affaires étrangères, le ministre cubain Bruno Rodriguez a déclaré qu'il entendait resserrer les liens entre les deux pays. (...)

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17 mars : Maduro de la tension à la dictature

Dimanche 15 mars à Caracas un rassemblement militaire fixe prétendait manifester le soutien populaire au président vénézuélien. Comme toujours quand les choses vont mal (pénuries, inflation, oppositions de toutes nature, etc.) on se positionne contre les États-Unis : "Yankee go home".
Le même jour, le chef de l'État "bolivarien" Nicolas Maduro a se faisait voter, une nouvelle fois, des pouvoirs spéciaux par l'Assemblée nationale, qui lui permettront de gouverner par décret jusqu'à la fin de l'année en matière de sécurité et de défense.
Il nous semble à cet égard intéressant de citer un article de Paulo A. Paranagua paru quelques jours auparavant dans "Le Monde" en ligne sous le titre Au Venezuela, la stratégie de la tension du président Maduro en ligne le 26 février. Se référant aux funérailles de Kluiver Roa, à San Cristobal le 25 février, un jeune homme tué la veille lors d'une manifestation antigouvernementale il fait utilement le point sur des faits dont les grandes lignes sont connues des lecteurs de notre chronique : (...)

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16 mars : À propos de la poutinolâtrie de la droite française

Sous le titre "La droite française est devenue l’agent d’influence de Vladimir Poutine" Galia Ackerman, Alain Besançon, Boris Najman, Philippe de Lara, Philippe Raynaud, Philippe de Suremain, et Françoise Thom publient dans Le Monde une tribune libre : 
Ces derniers temps, écrivent-ils, les hommes de droite français multiplient les prises de position pro-russes. C’est à croire qu’ils rivalisent pour obtenir les faveurs du Kremlin. La poutinolâtrie est l’indice d’une crise grave de la droite française. On a l’impression que notre parti russe s’intéresse fort peu à ce qui se passe en Ukraine et en Europe, se contentant de régurgiter les poncifs de la propagande du Kremlin.
Selon le plus récurrent d’entre eux, le conflit ukrainien serait un conflit « géopolitique » mettant aux prises les Américains voulant étendre leur « hégémonie » en Europe et les Russes défendant leurs « intérêts nationaux ».(...) →  lire la suite de cette chronique

13 mars : Islamisme : désigner l'ennemi

Causeur a publié le 11 mars un entretien avec le criminologue Xavier Raufer. Celui-ci considère que "ce gouvernement est aveugle au réel terroriste et criminel".
Causeur : Dans une récente tribune publiée par La Croix, vous dénoncez le fait que, malgré les attentats de 2012, 2014 et 2015, le gouvernement français se garde bien de définir l’ennemi. Tout en parlant de "guerre" contre le terrorisme, il se contente d’évoquer "l’islamisme radical". Selon vous, sommes-nous en guerre ? Et dans ce cas, qui sont les ennemis de la France aujourd’hui ?
Xavier Raufer : L’idée n’est pas de dire que l’actuel gouvernement "se garde bien de définir l’ennemi", mais qu’il est devenu physiquement incapable de le faire. Comme un aveugle de naissance ne saurait imaginer les couleurs d’un tableau. Voyez avec quelle précipitation les gouvernants français ont rebaptisé "Daësh" – qui ne veut rien dire en français – l’entité qui naguère portait le nom clair et compréhensible d’"État islamique". Or L’Irak et la Syrie, qui luttent sur le terrain contre cet "État islamique", n’usent pas du tout du nom "Daësh", mais de celui de "Takfiri" (partisans d’un islam sunnite ultra-intégriste et fondamentaliste, le Takfir wal-Hijra). On voit ainsi comment le discours officiel occulte toujours plus le réel, terroriste ou criminel. Cela trahit justement le fait que cette réalité terroriste ou criminelle, le gouvernement se sent incapable de l’affronter.(...)

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12 mars 2015 : Un échec de la CGT ferroviaire

Alors que se prépare le terrain pour une loi de subvention en faveur des bureaucraties syndicales, il n'est pas mauvais de prendre acte de l'échec de la grève du 10 mars à la SNCF. Lancée par la CGT, elle n'a été suivie que par 9,9 % des salariés.

La CGT est couramment présentée pour le premier syndicat de la SNCF. On la crédite ordinairement de 35 % de représentativité aux élections professionnelles, en concurrence avec les gauchistes de Sud-Rail. Elle prétendait mobiliser les cheminots contre la réforme ferroviaire.

Or, le mouvement auquel elle appelait est resté sans impact sur le trafic de la quasi-totalité des lignes.

En juin 2014, c'était à l'initiative conjointe de la CGT-Cheminots et de SUD-Rai(...)

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11 mars 2015 : Les castes communistes en Corée du Nord

Depuis plus de soixante ans, le régime communiste a établi en Corée du nord un systéme de stratification sociale inspiré de la nomenklatura soviétique sous le nom de "songbun"".

On trouvera ci-dessous des extraits d'un article publié dans NK News et traduit le 9 mars par Le Courrier International qui donne à ce sujet d'utiles précisions :

Le songbun divise les citoyens en cinq catégories très strictes dont l'appartenance détermine votre lieu d'habitation, votre carrière et presque toute votre vie sociale.

Clef de voûte de la structure sociale nord-coréenne, le songbun est un système très strict de classification de la société qui a été mis en place par le premier président de Corée du Nord, Kim Il-sung [à la tête du pays de 1948 à 1994]. Créé à la fin des années 1950 il est opérationnel depuis 1967. Il définit des catégories de population en fonction du statut et du comportement des ancêtres paternels de chaque individu pendant la colonisation japonaise et jusqu'à la guerre de Corée [1950-1953].(...)

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10 mars : Le Venezuela sous le coup des sanctions américaines

Le 9 mars les Etats-Unis se sont résolus à sanctionner un certain nombre de responsables vénézuéliens accusés de violations des droits de l'homme.

Le président américain, a signé ainsi un décret imposant des sanctions à sept responsables du régime de Caracas. Parmi les hauts fonctionnaires visés figurent le chef des services de renseignement, le directeur de la police nationale et l'ancien commandant de la Garde nationale. Trois officiers de l'armée et un procureur complètent la liste de ces personnes dont les avoirs seront gelés et qui ne pourront plus accéder au territoire américain. Les États-Unis dénoncent, en outre, le traitement de l'opposition vénézuélienne, dont plusieurs dirigeants, y compris le maire de Caracas ont été récemment emprisonnés.

On considère cette mesure américaine comme une étape importante vers un régime de sanctions plus lourd à l'égard du pays. En préambule de son décret, Barack Obama a justifié sa décision par des mots extrêmement forts, estimant que le Venezuela était responsable "d'une inhabituelle et extraordinaire menace pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis".(...)

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Euro Lettonie9 mars : La Lettonie, l'Europe et l'oppression du Grand Voisin

Une partie importante de la classe politique parisienne et des journalistes de droite surprend, jour après jour, par des prises de position favorables à la Russie poutinienne. Citons ici : Philippe de Villiers (in Le Figaro du 23 février 2015) Éric Zemmour (sur RTL le 24 février 2015) ironisant sur le sort de l'Ukraine ou Renaud Girard, ce dernier osant parler de "réflexes paranoïaques" (in Le Figaro du 25 février 2015). Leurs propos tenus à Paris tournent tous le dos au sentiment qui prévaut en Europe.

Les choses ne se présentent pas ainsi en région, et singulièrement à Strasbourg. Dans le grand journal catholique bilingue d'Alsace-Moselle L'Ami du peuple/Der Volksfreund M. Charles Hægen déplorait ainsi ce 8 mars que :

"Le système médiatique français cultive l'art d'éviter les sujets difficiles. Ainsi en est-il de la république balte de Lettonie qui appartient à l'Europe septentrionale et dont la situation ne peut laisser les Européens de l'Ouest dans l'indifférence." (...)

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6 mars : Assassinat de Nemtsov : les conséquences pour la Russie

À Moscou, dans Nezavissimaïa Gazeta daté du 2 mars 2015 [traduction par Le Courrier International] Alexeï Gorbatchev et les observateurs russes s’interrogent, après l’assassinat le 27 février de Boris Nemtsov sur la capacité du pouvoir à changer ses rapports avec l’opposition :

Après les cérémonies d’hommage, il faut maintenant se poser la question des conséquences qu’aura pour la Russie l’assassinat, de toute évidence politique, de Boris Nemtsov. La communauté internationale a immédiatement mis en doute la capacité du pouvoir russe à faire la lumière sur ce crime. Il n’y a là rien d’étonnant. Non seulement parce que l’Occident et la Russie se livrent une véritable guerre médiatique autour de l’Ukraine, mais surtout parce que le pouvoir russe n’a cessé de marginaliser l’opposition.

L’emprisonnement du chef du Front de gauche, Sergueï Oudaltsov [l’un des principaux chefs de file de la vague de contestation de l’hiver 2011-2012], les arrestations et les procès à répétition sous des prétextes souvent douteux contre le blogueur Alexeï Navalny et enfin le meurtre de Nemtsov apparaissent, dans ce contexte, comme les maillons d’une même chaîne. Une opinion partagée par les observateurs étrangers et par l’opposition russe elle-même. (...)

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Grève SNCF5 mars : CGT-SNCF : la grève totalement politique du 10 mars

Sous prétexte de s'opposer encore à la contre-réforme votée en juillet 2014, la CGT du ferroviaire a déposé un préavis de grève non reconductible pour le mardi 10 mars.

Premier syndicat à la SNCF la centrale communiste appelle donc les cheminots à un arrêt de travail dont la motivation est essentiellement politique : rappeler à la majorité parlementaire qu'elle a besoin de l'apport de voix que représente la CGT en vue des deux tours de scrutin des 22 et 29 mars.

Le prétexte invoqué consiste à réaffirmer son hostilité à la réforme ferroviaire, résultant de la loi du 4 août 2014. Entrée en vigueur depuis le 1er janvier celle-ci ne se traduit que par le renforcement de la culture monopoliste de la SNCF, – au détriment de l'ARAF, autorité de régulation des activités ferroviaires, chargé de la concurrence et dont l’avis est défavorable, et surtout de RFF, réseau ferré de France dont les 1 500 cadres et ingénieurs sont engloutis dans "SNCF-Réseau".

Cette réforme a été voulue par le ministre Frédéric Cuvillier, aujourd'hui débarqué. Elle correspond exactement aux schémas que souhaitent depuis 1997 les cadres supérieurs proches de la CGT, alliés de Guillaume Pépy patron de la SNCF.(...)

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4 mars 2015 : Martyre des Assyriens

Après les Yézidis du Kurdistan les atrocités des partisans de l'État islamiste "Daesh" ont mis en première ligne des victimes la communauté des chrétiens que l'on appelle "assyriens". Ceux-ci sont issus de l'une des premières fractures au sein du christianisme, traditionnellement définie par le concile d'Éphèse de 430 au titre de l'hérésie dite "nestorienne".

Cette Église eut son heure de gloire, pendant plusieurs siècles. Chassée vers l'Empire perse par les futurs "monophysites" elle essaima jusqu'en Chine et en Inde, et c'est probablement avec ses représentants que Mahomet fut en contact. Sa langue liturgique est l'araméen, langue véhiculaire de l'ancien empire perse parlée à l'époque du Christ.

Jusqu'au XXe siècle cette communauté d'environ 400 000 membres était dirigée par le patriarcat d'Orient à Bagdad.(...)

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Robert Mugabe3 mars : Zimbabwe : 35 années d'un désastre totalitaire

À 91 ans Robert Mugabe fait encore des siennes. A Victoria Falls, le 28 février on fêtait le 91e anniversaire du chef du parti Zanu-PF, au pouvoir depuis 35 ans. Mugabe, en costume noir, chemise blanche et cravate rouge, lançait 91 ballons en l'air et on servait un gâteau de 91 kg.

Il est obligé de reconnaître désormais que cela avait donné lieu à des "erreurs". Il est vrai que depuis le 30 janvier il assure la présidence de l'Union africaine laquelle prétend œuvrer "pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance sur le continent africain".

Il entend maintenant en finir avec la participation des touristes blancs, dans un pays où les safaris font vivre environ 800 000 familles. (...)

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2 mars 2015 : Russie : après l'assassinat de Boris Nemtsov

La liquidation d'un courageux opposant à Moscou a bien entendu constitué la plus importante nouvelle de la fin de semaine. Elle a été largement commentée. Elle n'aura pas empêché, malgré son caractère criminel, la mobilisation de ceux qui n'acceptent pas la dérive dictatoriale du pays. Des dizaines de milliers de Russes ont en effet rendu hommage à Boris Nemtsov le 1er mars.

L'assassinat de celui-ci et l'arrestation, procédé moins brutal d'Alexeï Navalny, pousuivaient-ils un but commun ? Voilà une question que nous semble éclairer une information d'Isabelle Mandraud correspondante du "Monde" à Moscou, dès le 20 février : "Navalny en prison pour le priver de manifestation"(...)

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27 février : Passion de la mort et exotisme révolutionnaire

"Peu importe où nous surprendra la mort. Qu’elle soit la bienvenue, pourvu que notre appel soit entendu, qu’une autre main se tende pour empoigner nos armes et que d’autres hommes se lèvent."

Qu’est-ce qui poussait Régis Debray et quelques autres à partir en réponse à cet appel de Che Guevara ?

Ce n’était pas non plus la misère, le chômage ou l’exclusion qui poussaient d’autres étudiants de la rue d’Ulm à se faire prochinois jusqu’en Chine. Ni les trotskistes à soutenir ou à rejoindre tous les mouvements anti-impérialistes, depuis la bande à Baader jusqu’aux terroristes palestiniens, sans oublier leurs enthousiasmes successifs pour Ho Chi Minh, Fidel Castro, le commandant Marcos, Lula, Chavez et ainsi de suite.(...)

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26 février : Deux camouflets pour le poutinien hongrois Orban

Certains ont pu déplorer, depuis le commencement de la crise politique ukrainienne l'automne 2013, et la chute de Ianoukovitch en février 2014, le peu de moyens de pression dont disposait le "soft power" de l'Union européenne. Quand le temps des sanctions économiques s'est révélé nécessaire, on a pu comparer le détail de celles de Bruxelles plus réservées que celles de Washington.

Cependant bien peu de dirigeants européens se sont laissés prendre aux efforts de Poutine pour les dissocier de la solidarité occidentale. Les plus "poutiniens" de nos hommes (et de nos femmes…) politiques se situaient plutôt dans le camp "populiste".

Une exception notable : celle de Viktor Orban, tout puissant premier ministre conservateur hongrois. Son rapprochement avec Poutine, jusqu'alors relativement discret, ne l'avait pas empêché en 2014 de remporter une série de triomphes électoraux, aux législatives, aux européennes puis aux municipales. Depuis 2010, il détenait la majorité des deux tiers au Parlement de Budapest. Or, une élection partielle le 22 février la lui a fait perdre. Le peuple hongrois se souvient de 1956… (...)

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25 février : Le PCF dans la campagne des départementales

Le scrutin départemental des 22 et 29 mars met en péril les deux bastions du communisme que sont l'Allier et le Val de Marne.

Le premier département fut longtemps chasse gardée du communisme rural. André Lajoignie, qui n'avait pas réussi à se faire élire en Corrèze, son département d'origine, en fut ainsi le député de 1978 à 1993, puis de 1997 à 2002. Le président du conseil général sortant est le communiste Jean-Paul Dufrègne qui se représente sous l'étiquette PCF dans son canton de Souvigny. Il milite clairement pour une tactique d'union de la gauche, en faveur de laquelle la fédération de l'Allier du parti socialiste s'est prononcée le 11 décembre. Et dans une partie des 38 cantons de l'Allier l'étiquette des binômes socialo-communiste est tout simplement celle de la "majorité départementale". (...)

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Manif à Moscou24 février 2015 : Deux manifs à Moscou

Le 21 février, plusieurs milliers de personnes, 35 000 selon la police, se sont rassemblées par groupes, sous une flopée de drapeaux différents mais un seul slogan :

"On n’oublie pas, on ne pardonne pas".

Cette manifestation a rassemblé selon la police russe 35 000 personnes. Elle était organisée pour le premier anniversaire de la chute du président ukrainien Viktor Ianoukovitch.

Lire l'intégralité de l'article d'Isabelle Mandraud correspondante du Monde : (...)

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Le maire de Caracas Antonio Ledezma

23 février 2015 : Venezuela : la situation s'est radicalisée

Ces derniers jours dans la "république bolivarienne" les événements graves se sont multipliés, cependant qu'une partie de l'opinion internationale commence à ouvrir les yeux.

Ce 19 février, Antonio Ledezma, maire de la capitale, 59 ans, était brutalement interpellé jeudi dans ses bureaux par plusieurs dizaines d'agents du Sebin, services secrets du régime, armés, cagoulés et portant des gilets pare-balles.

Inculpé par deux procureurs, il a été placé ce 20 février en détention provisoire, sur ordre du parquet.

L'ONG Human Rights Watch pour les Amériques considère que "sans preuves d'un délit, le maire n'aurait jamais dû être détenu et devrait être immédiatement relâché. Autrement, nous serions devant un nouveau cas d'arrestation arbitraire d'un opposant, dans un pays où il n'y a pas d'indépendance de la justice". (...)

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Tombouctou20 février : Tombouctou

Un beau film à voir : Timbuktu – Tombouctou - pour l’âpre beauté du Sahara et surtout pour comprendre et presque vivre le quotidien d’une ville tenue, quadrillée, surveillée, punie, par des guerriers fanatiques venus du Nord.

Le film ne porte pas sur la prise de la ville mais sur sa gestion par les islamistes radicaux. Ces brutes bousculent les traditions locales pour cause d’ « impiété », bannissent la musique, le chant, la danse ; ils détruisent des idoles qui faisaient bon ménage avec une foi musulmane tolérante ; ils jugent et condamnent de manière inhumaine avec la tranquille satisfaction du devoir accompli : un meurtre ? Une exécution. Une soirée musicale et tendre entre amis ? Deux lapidations. Des dizaines de coups de fouet. Un monde traditionnel, nuancé, hospitalier, fait place à quelque chose comme « le socialisme de caserne ». En pire. GD

→ la fiche du film sur le site d'Allo Ciné

Europe19 février : Un triple défi à l’Europe

Surtout garder son sang-froid. C’est quand le bateau tangue le plus qu’il faut rester calme. Et Dieu sait si le nôtre tangue ! L’Europe a au moins trois grands problèmes. Ils ont nom l’islamisme, Poutine et Syriza.

L’islamisme a encore frappé. C’était à Copenhague le week-end dernier. Les esprits simplets parlent de la prison qui a radicalisé une petite frappe sans envergure. On leur concédera seulement que le vent djihadiste qui souffle de plus en plus même en Europe emporte en priorité des têtes brûlées. Mais le feu est savamment attisé par des ennemis calculateurs. Et si les têtes brûlées agissent les premières, les haines froides qui tissent plus lentement dans l’ombre de sales coups sont bien plus dangereuses. (...)

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Valls18 février : Les mots pour le dire

Le Premier Ministre a parlé lundi 16 février d’« islamo-fascisme » à propos des attentats récents à Paris et à Copenhague. Le Premier Ministre, n’en déplaise à certains membres de son propre parti, a raison de nommer l’Ennemi. A-t-il raison pour autant de faire référence au fascisme, une forme de pouvoir plus étatique, plus national, plus séculier que l’islamisme radical ? Manuel Valls signe ici sa culture de gauche, avec ce rappel de l’« épopée antifasciste » des années 30 à 40. Utilisé par les communistes pour réunir sous leur houlette les masses les plus nombreuses possibles, l’antifascisme a servi aussi à rehausser et exalter un système communiste aux antipodes de la liberté et à déconsidérer ses adversaires.(...)

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Chavez17 février : Les Vénézuéliens toujours plus nombreux à quitter leur pays

Le 16 février 2015 à Bogota Vincent Taillefumier constatait pour Le Temps de Genève que la « révolution bolivarienne » a débouché sur une hausse de la violence et des pénuries.

Edberto Ruidiaz, écrit-il a d’abord vu son cousin se faire tuer par des délinquants ; puis ce fut le tour d’étudiants de son université du soir, et enfin de son beau-frère. Alors, malgré les études gratuites et toutes les subventions de l’État socialiste vénézuélien, il a décidé l’an dernier de partir pour la Colombie voisine. Il supporte aujourd’hui les bas salaires et les nuits froides de la capitale andine, Bogota. « On ne vit pas très bien, mais au moins on vit », dit le maçon, qui n’a qu’un matelas en guise de meubles.

Le jeune homme fait partie des 1,3 million de Vénézuéliens qui auraient abandonné le pays depuis 1999, au début de la « révolution » du défunt chef d’État Hugo Chavez – soit un habitant sur 25. Selon une étude de l’Universidad Central, qui pallie l’absence de données officielles, le chiffre représenterait 88 % de tous les Vénézuéliens vivant à l’extérieur.(...)

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Daech16 février : Daech : Naissance d’un État terroriste

La chaîne Arte diffusait le 10 février 2015 [et rediffusera le 24 février à 9 heures] ce documentaire de 55 minutes. Que vous pouvez retrouver sur Youtube.

Après un mois d'investigations en Irak, cette enquête révèle, pour la première fois, le visage complet et effroyable de Daech : une organisation djihadiste aussi riche qu'un État africain, devenue une multinationale de la terreur.

L’État Islamique en Irak et au Levant, Daech en arabe, contrôle aujourd’hui un territoire grand comme la moitié de la France, à cheval sur deux pays, la Syrie et l’Irak. Sa fortune est comparable à celle d’un pays africain. L’organisation est devenue une sorte d’État hors la loi qui attire militants et combattants du monde entier. Inconnue il y a un an, cette start-up du terrorisme, née en Irak sous l’occupation américaine, est devenue une multinationale de la terreur. Comment est apparue Daech et quel est son modèle économique ? (...)

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Le Donbass un outil obsolète12 février : Qui payera pour le Donbass ?

Envoyé spécial du Monde, Benoît Vitkine souligne ce 12 février un aspect de la question des territoires "séparatistes":

Dès avant la guerre, le Donbass « coûtait » à l’Ukraine : les mines de la région sont largement subventionnées et son industrie est obsolète.

En 2013, la région de Donetsk contribuait par exemple à hauteur de 130 millions d’euros au budget central, lequel lui allouait une somme d’environ 440 millions d’euros. La guerre n’a rien arrangé, frappant durement ses infrastructures.(...)

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Islamisation de la France10 février : Tous Charlie ? Pas vraiment !

Cette information diffusée par RTL est reprise par l'hebdomadaire "Valeurs Actuelles", en ligne le 10 février 2015 à 16:21 :

Les conversions à l’Islam explosent en France depuis les attentats.

Augmentation. C’est une information de nos confrères d’RTL : depuis les attentats du mois de janvier qui ont touché la France, de nombreuses mosquées en France enregistrent une hausse des conversions à l’Islam. (...)

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La prétendue campagnne anticorruption9 février : Chine : la prétendue campagne anticorruption

À plusieurs reprise dans notre chronique nous avons évoquée cette campagne prétendument "anticorruption". On trouvera ci-dessous un éclairage publié par Murong Xuecun dans l'édition chinoise du New York Times) (traduction française du "Courrier international")

Depuis son arrivée au pouvoir, en 2013, le président chinois Xi Jinping s'est lancé dans une vaste campagne anticorruption, y compris au sein-même du Parti. Mais son véritable objectif, explique la version chinoise du New York Times, est d'affaiblir les factions opposées. (...)

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Le grand imam d'al-Azhar6 février : Al-Azhar appelle à punir les impies de l'état islamique

L'exécution par le groupe terroriste état islamique du pilote jordanien, révélée dans une vidéo le 3 février, a attisé la colère du monde arabe et de l'Occident. Jusqu'au grand imam d'Al-Azhar, qui a lancé un appel pour en finir avec ces hordes de barbares.

Source "L'Orient-Le Jour" Article de Christian Merville du 5 février 2015.

Dans la descente vers l'horreur absolue, existe-t-il un ultime palier ? Si oui, alors il vient d'être franchi par les responsables de la mort atroce de Maaz Al-Kassasbeh, le pilote jordanien brûlé vif le 3 février par les terroristes de l'état islamique, forts nous dit-on de l'enseignement d'un théologien radical du XIIIe siècle, Ibn Taymiya, qui disait : "Si une mort horrible (...) permet de repousser l'agression, il s'agit d'un djihad légitime." (...) →  lire la suite de cette chronique

Maduro successeur de Chavez5 février : Venezuela : les pénuries s'aggravent les réquisitions commencent

La république bolivarienne du Venezuela s'enfonce dans une crise économique de plus en plus profonde.

Maduro, a dans la plus pure tradition robespierriste ordonné le 4 février à Caracas la prise de contrôle par les autorités d’une chaîne de magasins. Celle-ci est accusée de « livrer une guerre alimentaire au peuple ».

« J’ai donné des ordres précis au vice-président chargé de la Sécurité et de la Souveraineté alimentaire » afin que ces magasins « soient réquisitionnés à l’aube [du 3 février] », a déclaré le 2 février soir le successeur de Ugo Chavez.(...)

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Martinez4 février 2015 : Le stalinien Martinez à la tête de la CGT

Le 4 février Philippe Martinez était élu secrétaire général de la CGT par le Comité confédéral national avec 93,4% des voix. Son mandat court jusqu'au printemps 2016, date du prochain congrès du syndicat. Le nouveau Bureau confédéral qu'il a présenté, paritairement composé de 5 femmes et de 5 hommes, dont lui-même, recueillait 88,8%. Secrétaire Générale de la CGT des postiers, Colette Duynslaeger. (...)

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Derrière le pouvoir l'armée et le parti3 février : Chine : chasse aux valeurs occidentales

Correspondant du Monde à Pékin, Brice Pedroletti, se préoccupe de la Chasse aux valeurs occidentales dans les amphithéâtres chinois :

Les professeurs d’université chinois, écrit-il, n’ont qu’à bien se tenir. Ils sont même invités à « éviter à tout prix de disséminer les valeurs occidentales dans les amphithéâtres », selon les recommandations faites le 29 janvier par le ministre de l’éducation, Yuan Guiren.

« Aucun contenu qui mette en question ou salisse la direction du Parti communiste et calomnie le socialisme n’est autorisé dans les salles de classe », a déclaré le responsable aux présidents d’université rassemblés pour une conférence sur « le travail idéologique et de propagande dans l’éducation supérieure »

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Alain Finkielkraut2 février : Retrouver Alain Finkielkraut à propos des débats après les attentats

Interrogé par Elisabeth Lévy, Alain Finkielkraut est revenu sur les débats nés au lendemain des attentats de Paris.

Alors que la parole semblait se libérer, le gouvernement lui-même reconnaissant les reculs de la laïcité à l’école dans certains territoires perdus de la République, le discours de l’excuse fait son grand retour.

En faisant des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly de simples victimes de l’exclusion, une certaine sociologie ignore les réelles inégalités sociales et le poids de l’islam dans la radicalisation des terroristes.

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Soldats tchadiens mobilisés contre Boko Haram30 janvier : L’Union africaine, Mugabe et Boko Haram

L'Union africaine, réunie à Addis-Abeba, vient de confier pour un an sa présidence au marxiste-léniniste Mugabe. Or, elle se trouve confrontée à plusieurs défis dont le plus grave est celui de la propagation de l'islamo-terrorisme.

La secte Boko Haram a fait plus de 13 000 morts depuis 2009. Au Nigeria, le 25 janvier elle s'est emparée de la localité de Monguno et a lancé une offensive sur Maiduguri, capitale régionale du nord-est du pays.

L’inquiétude des voisins, Tchad et Cameroun notamment, où le groupe islamo-terroriste a déjà opéré des incursions, a d'ores et déjà conduit N'Djamena à mobiliser ses forces armées contre Boko Haram.

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Asdrubal Chavez29 janvier : Venezuela : une campagne pour augmenter le prix l'essence

À Caracas, Le gouvernement du Venezuela a lancé une campagne pour débattre d'une hausse du prix de l'essence. Dans ce pays pétrolier, le premier exportateur de l'OPEP, en peine crise économique, faire un plein coûte moins cher qu'acheter une bouteille d'eau.

Un spot sur la télévision d'Etat diffusé depuis quelques jours met en scène trois menuisiers : Tout compris, chaque fauteuil me coûte 2 500 bolivares. Je pense (le vendre) 100 bolivares, raconte l'un d'entre eux, provoquant l'hilarité de ses compagnons.

Au Venezuela, c'est ce qu'il se passe avec les prix de l'essence, elle vaut 35 fois moins que ce qu'elle coûte à produire, conclut une voix-off.

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Dégradation de la note russe28 janvier : La finance dégrade la note de la Russie

L'agence de notation Standard & Poor's a encore abaissé la note de la Russie, désormais considérée comme à haut risque ("junk" en anglais).

La note a reculé d'un cran, passant de BBB- à BB+.

Standard & Poor's a qualifié les perspectives de la Russie de "négatives" et averti que la note pourrait être encore revue à la baisse.

L'organisme a évoqué l'incertitude suscitée par la santé financière du pays, le rouble continuant de faiblir à mesure de la chute des cours du pétrole brut.

Standard & Poor's considère en outre que la Russie n'a plus beaucoup de marge de manœuvre pour stimuler son économie, la banque centrale ayant déjà relevé les taux d'intérêt.

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27 janvier : Autour des images du post-stalinisme

Le Courrier International daté du 28 janvier  fait état d'une intéressante controverse à propos de la période du "Dégel". Comme à l'époque soviétique le prétexte en est la critique d'une œuvre, en l'occurrence cinématographique.

Dans Le Dégel, en effet, le cinéaste Valeri Todorovski revisite le Moscou des années 1960, où soufflait un vent d’émancipation poststalinien. Le public est séduit. Le critique, Andreï Arkhanguelski, dans "Ogoniok" l'est un peu moins :

Peu de séries provoquent autant d’âpres discussions sur Facebook. Je pense avoir compris d’où vient cet intérêt forcené, au-delà du fait que la série a été tournée par Valeri Todorovski [Вечерний Ургант]. La raison en est assez simple : tout réside dans le titre. Le simple mot ottepel [dégel] recèle une très forte charge émotionnelle.

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26 janvier 2015 : Kobané : victoire Kurde face à l'état islamique

On a appris ce 26 janvier la libération de Kobané.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), dispose d'un large réseau de sources civiles, médicales et militaires en Syrie. Il confirme que les milices des "Unités de protection du peuple kurde" (YPG) a chassé l'EI de Kobané et contrôle maintenant toute la ville.

Rappelons les étapes de cette bataille qui semble avoir porté un coup d'arrêt à l'expansion territoriale du Néo-Califat. Le 16 septembre 2014 les terroristes de l’Etat islamique (EI) tentaient de s’emparer de Kobané. Cette ville kurde, frontalière avec la Turquie, est considérée comme un enjeu stratégique essentiel. Le 23 septembre l'appui des frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par Washington se mettait en place. →  lire la suite de cette chronique

23 janvier 2015 : Venezuela : plus de foin au râtelier

Quand il n'a plus de foin au râtelier, dit le proverbe, les ânes se battent entre eux. Et nous assistons sans doute à la fin de l'illusion "chaviste". En 2014, le Venezuela est entré en récession. Et la descente aux enfers a précédé la baisse du prix du pétrole. Elle s'accompagne d'un taux d'inflation de 63,6 % sur 12 mois, le plus élevé de toute l’Amérique latine.


La baisse de 2,3 % du PIB au troisième trimestre a fait suite aux deux baisses précédentes de 4,8 % et 4,9 % respectivement aux premier et deuxième trimestres de l’année.


Ces chiffres ont été officialisés par la Banque centrale du Venezuela (BCV) elle-même, et commentés à Caracas par l’économiste José Guerra ex responsable des enquêtes économiques de la BCV.→  lire la suite de cette chronique

22 janvier 2015 : Ukraine : aggravation des combats

écourtant son séjour à Davos le président ukrainien Petro Porochenko est rentré à Kiev le 21 janvier, en raison de l’aggravation de la situation dans l’Est ukrainien où les combats se sont intensifiés ces derniers jours, autour de l'aéroport de Donetsk et dans la région de Louhansk. L'Ukraine accuse désormais l’armée russe de prendre directement part à ces combats.

Le 19 janvier, il avait donné, une conférence à l’université de Zurich et accordé un entretien au Monde au Wall Street Journal et à la Neue Zürcher Zeitung.

Aujourd’hui, a-t-il observé, cela fait exactement quatre mois que les accords de Minsk ont été signés. Ils ne sont toujours pas entrés en vigueur parce qu’une des parties ne les applique pas. Mais les choses ne sont pas noires ou blanches. À un moment, pour éviter le terme de cessez-le-feu, on a parlé de "silence d’artillerie". →  lire la suite de cette chronique.

Défilé à Pyong Yang21 janvier 2015 : Du rapprochement entre la Russie et la Corée du Nord

À l'époque soviétique, Novosti passait pour une dépendance du KGB. Aujourd'hui tout a changé. En partenariat avec "La Voix de la Russie", représentée en France par M. Ivan Blot, ancien eurodéputé du front national, cette agence rebaptisée RIA-Novosti distille aujourd'hui des informations assez précises.

L'orientation n'en est pas douteuse car elle est officiellement sous la tutelle du ministère de la presse et de l'information de Russie depuis le 22 août 1991.

Le 20 janvier, Eugène Zagrebnov, La Voix de la Russie-RIA Novosti, y publiait donc un article dépourvu de la moindre réserve quant au régime nord-coréen : →  lire la suite de cette chronique

Ma Jian20 janvier : Le régime chinois liquide sous prétexte de corruption

Harold Thibault correspondant du Monde à Shanghaï fait état d'une nouvelle étape dans la politique de purge menée par le pouvoir communiste chinois, toujours au nom de la lutte contre la corruption.

L’un des plus hauts responsables du renseignement chinois, écrit-il ainsi a été placé en détention, donnant un nouveau signe de renforcement du pouvoir du secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping, par le biais de la lutte contre la corruption.

Ma Jian, vice-ministre de la puissante sécurité d’Etat, était à la tête du contre-espionnage chinois. Le quotidien de référence de Hongkong, le South China Morning Post, a confirmé, lundi 12 janvier, que l’espion en chef et certains membre. →  lire la suite de cette chronique

 

Elisabeth Lévy17 janvier 2015 : Élisabeth Lévy, Sigmund Freud, Heinrich Heine : le pardon et l’humour juif ?

Elle avoue non seulement qu’elle est Charlie, flic et juive, mais carrément qu’elle préfère l’humour juif au pardon chrétien.

Quel humour juif ? Freud nous en donne un échantillon dans Malaise dans la civilisation :

“Un grand poète peut se permettre d’exprimer, tout au moins en plaisantant, des vérités psychologiques sévèrement prohibées. Ainsi, Henrich Heine avoue-t-il: “J’ai les dispositions les plus pacifiques. Voici mes souhaits: une modeste cabane, un toit de chaume, mais un bon lit, une bonne nourriture, du lait et du beurre, bien frais, devant la fenêtre des fleurs, devant la porte quelques beaux arbres, et si le bon Dieu veut me rendre tout à fait heureux, il me fera connaître la joie de voir, disons six ou sept de mes ennemis pendus à ces arbres. D’un cœur ému, je leur pardonnerai avant leur mort tous les torts qu’ils m’ont infligés dans la vie – certes, il faut pardonner à ses ennemis, mais pas avant qu’ils ne soient pendus.” André Sénik le 14 janvier 2015 dans Causeur. Élisabeth Lévy venait le même jour de publier dans Causeur : Charlie Hebdo : Désolée, je ne pardonne pas ! Le camp du déni réinvente le langage de l’excuse. (...)

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Alain Finkielkraut16 janvier 2015 : Alain Finkielkraut : le politiquement correct ? Un antiracisme qui a perdu la tête.

Le philosophe Alain Finkielkraut auteur de L'Identité malheureuse était venu présenter ce livre à l'Institut d'Histoire sociale le 1er avril 2014. → retrouver la conférence d'Alain Finkielkraut.

Il a donné un entretien au Figaro le 13 janvier :

Le Figaro :Vivons-nous le réveil d'une nation ?
Alain Finkielkraut : Les Français de toutes obédiences ont été touchés au cœur par l'assassinat des journalistes et des caricaturistes deCharlie Hebdo. Cabu, Wolinski, Bernard Maris, Charb et les autres n'étaient pas seulement des symboles de la liberté d'expression, c'était des figures familières. On a grandi avec leurs blagues et leurs dessins, on a suivi leur dernier combat. Ces libertaires, qui fustigeaient toute forme de nationalisme, étaient partie intégrante de l'identité française. Héritiers de Voltaire, ils peuplaient le monde commun et contribuaient à faire de nous, un « nous ». Charlie Hebdo, ce n'était pas seulement un journal satirique. C'était, nous l'avons compris le 7 janvier, un album de famille.

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Chantal Delsol15 janvier : Chantal Delsol : Va-t-on continuer à nier le totalitarisme vert ?.

Historienne des idées Chantal Delsol a donné un entretien au Figaro le 12 janvier :

Il aura fallu que la France soit frappée au cœur pour forcer les Français à reconnaître les réalités de l'ennemi et de la guerre, interdites de paroles et de conscience depuis si longtemps. Voici un attentat sanguinaire et odieux, qu'on place dans la catégorie du terrorisme. Même si cela reste discutable, car le terrorisme frappe «n'importe qui, n'importe où, n'importe quand» afin de maintenir tous les citoyens dans le régime de la peur. Ici le groupe d'assassins sait où il va et quand, il connaît les acteurs qui assisteront à la réunion dont il sait la date et l'heure, et il sait pourquoi il tue ceux-là plutôt que d'autres. Dans le magasin kasher, ce sont des Juifs qu'il cherche à atteindre. Cela s'apparenterait plutôt à un acte de guerre asymétrique. De toute façon, terrorisme ou pas, c'est un acte de guerre.

Nous sommes en guerre. .(…)

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Constantin Sigov14 janvier : Constantin Sigov : la légitimité dans les sociétés post-soviétiques

Le mercredi 21 janvier 2015 de 17 heures à 19 heures l’Institut Michel Villey accueillera le professeur Constantin Sigov professeur de philosophie à l'académie Mohyla Université de Kiev et directeur des éditions L'Esprit et la Lettre, qui prononcera une conférence intitulée :

« Le problème de la légitimité dans les sociétés post-soviétiques : une analyse comparative des concepts et des traditions »

La conférence aura lieu dans la Salle des Conseils de l’Université Panthéon-Assas, Centre Panthéon,
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Pierre Laurent13 janvier : La CGT ne sort pas de sa crise

Ce 13 janvier, une dépêche AFP indiquait que le comité confédéral national (CCN) [que les médias acceptent à l'unisson d'appeler "parlement" de la Centrale communiste] avait rejeté la candidature de Philippe Martinez au poste de secrétaire général. Secrétaire général de la fédération de la métallurgie, il avait été proposé comme nouveau secrétaire général par M. Lepaon, qui espérait piloter sa propre succession.

La veille, 12 janvier, la commission exécutive (CE), composée de 56 membres, n'avait accepté cette candidature que par 28 voix contre 18 et 6 abstentions. Parmi les opposants : Daniel Sanchez, ancien son prédécesseur à la tête de la fédération de la métallurgie. (...)

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