Chronique des événements courants

CHRONIQUES RÉCENTES

Liu Xiaobo28 juin ◊ Chine : aucun progrès en matière de droits de l’homme

Correspondants de Libération à Pékin Laurence Defranoux et Raphaël Balenieri, évoquent le sort de "Liu Xiaobo, un Nobel de la paix libre de mourir". Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix chinois, avait été en effet condamné en 2009 à onze ans de prison.  Emprisonné depuis huit ans, l'écrivain chinois prodémocrate a été transféré à l'hôpital pour un cancer du foie en phase terminale.
Il avait été condamné pour "subversion" avant de recevoir, l’année suivante, le Prix Nobel de la paix pour son combat pour la démocratie en Chine. Figure de proue de la dissidence chinoise, l’écrivain et intellectuel Liu Xiaobo a obtenu une libération conditionnelle pour raison médicale, selon des informations données à la presse lundi par son avocat. Atteint d’une hépatite chronique depuis de nombreuses années, le plus célèbre des dissidents chinois en Occident souffre d’un cancer du foie en phase terminale qui a contraint le pouvoir communiste à le transférer de sa cellule vers un hôpital de Shenyang, dans la province du Liaoning, à 700 kilomètres au nord-est de Pékin, pour qu’il reçoive les traitements appropriés.
Le diagnostic médical était tombé le 23 mai, et Liu Xiaobo, 61 ans, était sorti de prison quelques jours après. Très peu d’informations avaient filtré ces dernières années sur sa condition physique et mentale. "Un prix Nobel de la paix va mourir des suites de sa détention", s’alarme son ami de longue date Jean-Philippe Béja, (...) →   Lire la suite de cette chronique

27 juin ◊ Cachemire : le conflit sans fin entre l'Inde et le Pakistan

le Cachemire que le Pakistan revendique au nom de l'islamUne bataille s'est déroulée le 25 juin au Cachemire indien, – que le Pakistan revendique au nom de l'islam – entre des soldats et un groupe de militants armés retranchés dans une école, a-t-on appris auprès de la police.
Les hommes armés, soupçonnés d'appartenir à la rébellion séparatiste, ont commencé par tendre une embuscade à une patrouille de police samedi soir, tuant un agent et en blessant deux autres. Ils se sont ensuite retranchés dans une école de la banlieue de Srinagar, la capitale du Cachemire.
Des soldats indiens ont cerné l'établissement, échangeant des coups de feu avec les militants, et le combat se poursuivait dimanche dans le bâtiment. "L'opération continue. Nous cherchons étage par étage, pièce par pièce, cela va prendre du temps", a déclaré à l'AFP l'inspecteur général de police Mueer Ahmed Khan. Le plateau himalayen du Cachemire est de facto divisé entre l'Inde et le Pakistan. Depuis la Partition de 1947, New Delhi et Islamabad se déchirent pour le contrôle de la région, un conflit dont découle une insurrection séparatiste islamiste téléguidée par Islamabad dans la partie indienne.
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◊ Entre Maiduguri et Boko Haram, une lutte à mort

les préparatifs d'un repas de mariageLe Monde Afrique propose cinq reportages dans le nord-est du Nigeria, en guerre contre le groupe terroriste Boko Haram :
Maiduguri : une ville qui a engendré un monstre. Lequel s’est juré de la détruire, dans une lutte à mort, sans encore y parvenir. Il faut dire que ce n’est pas n’importe quelle ville. Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, c’est aussi la capitale de l’Etat de Borno et celle, informelle, du bassin du lac Tchad, par son rayonnement commercial et religieux.
A Maïduguri, les fantômes de Boko Haram refusent de mourir. Dans les quatre pays riverains du lac – Niger, Tchad, Cameroun et Nigeria –, on retrouve les mêmes peuples. Les Chuwa, une ethnie arabe, les Kanouri, maîtres du Borno, les Haoussa, les plus nombreux, les Boudouma, qui dominent le lac, et les Peuls, bergers et marchands de l’Atlantique à la mer Rouge. Pour tous ceux-là, les frontières coloniales n’ont aucun sens. Maiduguri était leur centre économique et leur phare spirituel, pour le meilleur et pour le pire.
Politique de la terre brûlée Le pire s’est produit en juillet 2009. Un prédicateur salafiste populaire est abattu en ville par les forces de sécurité nigérianes. Mohamed Yusuf, le fondateur de Boko Haram, n’est plus. Mais la secte obscurantiste va se transformer en armée terroriste, pratiquant la politique de la terre brûlée, multipliant massacres et enlèvements de masse. La région en est terrassée, aux milliers de morts s’ajoutent plus de 2 millions de déplacés, aujourd’hui menacés de famine.
Oublié le passé glorieux de Maiduguri, dont le nom ne rime plus qu’avec terreur et misère.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Yann Augras ◊ Portrait d'un cégétiste de GM&S Industry

Sous le titre "Yann Augras, explosif" Julie Carnis, correspondante à Limoges deLibération publie le portrait de ce syndicaliste CGT charismatique qui se bat contre la liquidation de GM&S Industry à La Souterraine :
Il a une gouaille de loulou parisien, le goût des belles sapes, de la table et des copains. Il est terrestre, Yann Augras, avec sa silhouette plantée : large carrure et torse bombé surplombé d’une mine insolente. Et voici comment, le fils du cantonnier, propulsé caillou social dans les mocassins "en marche" du gouvernement, se dilua dans le collectif. Un portrait ? Pourquoi diable parler de lui, syndicaliste CGT et élu au CE du sous-traitant automobile GM&S Industry menacé de liquidation, quand il s’échine à donner de la voix au nom de tous les salariés de son usine ? Comme dans une négociation d’entreprise, il aura fallu argumenter longtemps pour le convaincre.
Littéralement habité par la bataille qu’il mène pour sauver sa boîte, à l’heure de la décision du tribunal ce vendredi, et tandis que le bal de prétendants plus ou moins recommandables bat la mesure, ce sale gosse n’a pourtant rien du soldat : ni docile ni obéissant. La preuve, il lui aura fallu moins de dix ans pour prendre trois avertissements. "Dont un le jour de mon mariage !" se vante-t-il sous l’œil dubitatif de sa femme, Maryline.
C’est à 19 ans, frais émoulu de son école des métiers de la métallurgie, qu’il rejoint GM&S, sous-traitant automobile et fleuron de l’économie creusoise. Grande gueule en chef(...) →   Lire la suite de cette chronique

Otto Warmbier ◊ Affaire Warmbier : Pyongyang ose accuser

Le 13 juin l’étudiant américain Otto Warmbier, était rapatrié dans le coma aux États-Unis après dix-huit mois passés dans les prisons nord-coréennes. Venu en Corée du Nord dans le cadre d’un voyage organisé pour le Nouvel An, le jeune Américain avait été jugé en moins d’une heure et condamné à quinze ans de travaux forcés en mars 2016 pour le vol d’une affiche de propagande.
Le 19 juin le jeune homme de 22 ans est mort.
Le 23 juin premières réactions nord-coréennes, la Corée du Nord ose accuser vendredi 23 juin Washington de mener contre elle une "campagne de diffamation" au sujet de la mort de l’étudiant
Pyongyang a par ailleurs démenti que l’Américain de 22 ans ait été torturé ou maltraité.
"La campagne de diffamation menée aux États-Unis contre la République populaire de Corée du Nord nous oblige à faire savoir que le comportement humanitaire et la bienveillance à l’égard de l’ennemi sont un tabou et que nous affûterons encore la lame de la justice", a déclaré dans un média officiel un porte-parole du ministère des affaires étrangères nord-coréen.
Pyongyang affirme être la "plus grande victime de cet incident".(...) →   Lire la suite de cette chronique

Alexeï Navalny◊ Russie : Navalny déclaré inéligible

Les ambitions présidentielles du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, ont été refroidies le 23 juin par la commission électorale centrale, qui l'a jugé inapte à se présenter contre Vladimir Poutine en mars prochain en raison d'une condamnation de justice.
L'opposant de 41 ans, qui a organisé fin mars et mi-juin deux manifestations anticorruption mobilisant surtout des jeunes, reste déterminé à défier le président russe et mène campagne dans toute la Russie malgré de nombreux obstacles, voire des agressions visant ses partisans.
Dans une déclaration publiée sur son site internet, la Commission électorale a tenu à préciser que cet avis ne s'inscrivait pas dans le cadre de la campagne électorale puisque le dépôt officiel des candidatures n'interviendrait pas avant décembre.
Elle a donné sa position concernant le statut juridique de l'opposant, actuellement en détention. "Actuellement, Alexeï Navalny n'a pas le droit d'être élu" en raison de sa condamnation à cinq ans avec sursis pour détournement dans une affaire remontant à 2009.
La présidente de la commission électorale, Ella Pamfilova, avait déjà affirmé en juin que la candidature de M. Navalny n'avait "aucune chance d'être enregistré aux élections en raison de sa condamnation". (...) →   Lire la suite de cette chronique

15 juin ◊ Philippines : la bataille de Marawi

Soldats philippins à MarawiDepuis le 23 mai, des milliers de soldats philippins livrent des combats acharnés à des combattants qui ont prêté allégeance à l'État Islamique et se servent d'environ 2 000 civils comme boucliers humains.
Porte-parole de l'État Islamique, Aboulhassan al-Mouhajer, a lancé un appel général aux djihadistes à travers le monde pour qu'ils poursuivent leurs attaques d'ici à la fin du ramadan. Réalisé par Al-Furqan, un groupe de production et de propagande de l'organisation, cet appel a été diffusé par des comptes djihadistes sur les réseaux sociaux.
"Enfants du califat dans l'est de l'Asie, a-t-il proclamé, nous vous félicitons pour la prise de Marawi", a déclaré le porte-parole. Il se référait aux djihadistes qui se sont emparés de la ville de Marawi, dans le sud des Philippines.
Cinquante-huit soldats et policiers ont été tués dans les combats de Marawi, de même que plus de 20 civils. L'armée estime que près de 200 djihadistes ont été tués.
Depuis fin mai, l’État islamique s’est ainsi emparé d’une partie de la ville de Marawi, 200 000 habitants, au nord-ouest de Mindanao, la grande île à majorité musulmane du sud de l’archipel. Face au risque d’enlisement, le Président philippin Duterte a dû accepter l’aide des forces spéciales de son "ennemi" américain. Et, le 12 juin, pour le 119e anniversaire de l’indépendance de la République des Philippines a été lancée l'offensive de libération de la ville.(...) →   Lire la suite de cette chronique

13 juin ◊ Russie : les milices pro-Poutine harcèlent les opposants

À Moscou, en marge des cérémonies du 1er mai 2017, un militant anti-Poutine, Vladimir Yonov, est aspergé de détergent par des nervis du mouvement Serb, une milice nationaliste dirigée par Gosha Tarasevich. - Crédits photo : Capture d'écranCorrespondant du Figaro à Moscou, Pierre Avril publiait en ligne le 12 juin un reportage sur le mouvement Serb et un entretien avec Gosha Tarasevich :
"Les groupuscules pro-Kremlin, souligne-t-il, multiplient les intimidations, voire les agressions, contre les adversaires de Vladimir Poutine et leurs soutiens. En plein essor depuis le début de la crise ukrainienne, ils tentent de perturber toutes les manifestations de l'opposition."
Gosha Tarasevich ne supporte pas qu'on puisse honorer la mémoire de Boris Nemtsov. Ainsi, il y a deux semaines, ses amis du mouvement Serb - dont il est le fondateur - sont venus un dimanche, sur le pont près du Kremlin, où a été abattu en février 2015, l'ex-opposant à Vladimir Poutine. Et ils ont dispersé un petit groupe de militants. Ils ont déchiré les brochures que ces derniers distribuaient aux passants. Une autre fois, ils ont jeté les fleurs et provoqué une bagarre avec les membres du parti du défunt, qui se relaient jour et nuit pour protéger leur mémorial improvisé. "Régulièrement, ils se moquent de nous, ils expliquent que Nemtsov était avec une prostituée lorsqu'il a été abattu et nous traitent de fascistes. Lorsque nous sommes allés déposer plainte, les policiers nous ont dit : votre mémorial c'est une poubelle, raconte Grigori Samsonov, l'un des gardiens du lieu.
Serb - acronyme de Mouvement révolutionnaire du Sud-Est(...) →   Lire la suite de cette chronique

un tag antisémite à Paris12 juin ◊ Un cas de censure par la chaîne Arte

Cette affaire est ainsi présentée par Rachel Binhas dans Valeurs Actuelles :
Censure. Un documentaire portant sur l’antisémitisme arabo-musulman aurait dû être diffusé prochainement sur Arte. Mais la chaine franco-allemande a décidé de le déprogrammer. Outre-Rhin, la polémique enfle et on demande les images.
Depuis quelques semaines, la controverse autour du film Un peuple élu et mis à part : l’antisémitisme en Europe (Auserwählt und ausgegrenzt - Der Hass auf Juden in Europa) ne faiblit pas au pays de Goethe, bien au contraire. Bild, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Der Spiegel… autant de titres allemands qui se sont emparés de l’affaire.
Le 26 avril dernier, Alain Le Diberder, directeur des programmes d’Arte, prenait la décision de ne pas diffuser un documentaire pourtant commandé deux ans auparavant. Ecrit et réalisé par deux cinéastes allemands, Joachim Schroeder et Sophie Hafner, le projet, financé par la chaine allemande WDR, avait pourtant reçu la bénédiction d’Arte lors de la conférence des programmes. De l’Allemagne à la France, en passant par Israël et les territoires palestiniens, le documentaire dresse le tableau de l’antisémitisme qui a cours dans les milieux d’extrême droite et arabo-musulmans, à Gaza ou dans les banlieues françaises. Et c’est là où le bât blesse… La chaine, à l’aise quand il s’agit de dénoncer l’Holocauste (...) →   Lire la suite de cette chronique

guerilleros colombiens9 juin ◊ Colombie : Washington proteste après la libération d'un guérillero

Ce 9 juin, les États-Unis ont officiellement contesté la récente libération par un tribunal colombien d'un guérillero des Farc dont ils avaient réclamé l'extradition pour l'enlèvement d'un citoyen américain. "Nous pensons que cette décision n'a pas tenu compte de la gravité du cas de l'enlèvement d'un citoyen nord-américain" dont est accusé le guérillero, Julio Enrique Lemos Moreno, alias Nader, écrit l'ambassadeur américain en Colombie, Kevin Whitaker, dans une lettre adressée à la Cour suprême et publiée vendredi par des médias colombiens.
Le diplomate, qui rappelle le soutien apporté par son gouvernement à l'accord de paix signé avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), fait référence au jugement du 31 mai concernant l'enlèvement de l'homme d'affaires Cecilio Juan Padron, le 4 avril 2008.
M. Padron, qui résidait alors au Panama et a la citoyenneté américaine, a été libéré en février 2009 après le paiement d'une rançon, selon le jugement.
Le 23 février, M. Lemos a été arrêté à Medellin(...) →   Lire la suite de cette chronique

salman rushdie8 juin ◊ Salman Rushdie s'inquiète de l'aveuglement stupide de l'Occident

Dans un entretien accordé à L'Obs, l'auteur britannique de Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, commente la crise politique et religieuse qui se profil: "Il faut arrêter l'aveuglement stupide face au djihadisme qui consiste à dire que cela n'a rien à voir avec l'islam", affirme avec conviction l'écrivain britannique Salman Rushdie lors d'un entretien accordé à L'Obs. "Je suis en désaccord total avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l'islam", ajoute l'auteur de Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits.
En septembre 1988, Salman Rushdie publie en Angleterre son quatrième ouvrage: Les Versets sataniques. L'auteur dresse, parmi d'autres faits inspirés des réalités historiques, un portrait de Mahomet, le prophète fondateur de l'islam. Jugé blasphématoire, il déclenche l'ire des populations musulmanes car il constituerait une offense à l'islam, au prophète et au Coran.
Premier pays à réagir, l'Inde dénonce le caractère injurieux de l'ouvrage et le fait interdire, suivi au mois d'octobre par le Pakistan, l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Somalie et de nombreux autres pays. Installé à New York depuis dix-sept ans, la casquette bien vissée sur la tête, l'humeur légère et joyeuse, l'homme de lettres continue d'ausculter le monde.v "Depuis 50 ans, l'islam s'est radicalisé", soutient Salman Rushdie. Selon lui, "il y a bien sûr une tradition d'un islam éclairé. Mais(...)→   Lire la suite de cette chronique

samuel huntington 7 juin ◊ Le choc des civilisations se porte bien

Ce 6 juin, c'est à Paris, après Londres, qu'une agression était commise, contre un policier, par "individu isolé et sans histoire", désigné comme tel dans un premier temps, étudiant de 40 ans, se déclarant "soldat du Califat", et se révélant, quelques heures plus tard, et comme d'habitude en relation avec l'État islamique.
Dans sa chronique du 5 juin publiée par Le Figaro Renaud Girard soulignait que "déjà en 1996, Samuel Huntington annonçait le choc des civilisations un clash opposant la civilisation arabo-musulmane à la civilisation occidentale.
"Parce que, poursuivait Renaud Girard, chez lui, les guerres de religion se sont arrêtées au XVIIe siècle, c'est-à-dire il y a très longtemps, l'Occident éprouve une grande difficulté à les appréhender. Il y a comme un malaise chez les clercs en Occident à voir, à entendre, à conceptualiser et donc à bien nommer – ce nouvel ennemi qui vient, de l'intérieur, le frapper mortellement, au cœur de ses capitales." :Le phénomène est certes très nouveau dans l'histoire de la polémologie. En 1939 en Grande-Bretagne, l'idéologie fasciste avait beau y compter nombre de sympathisants, jamais aucun nazi anglais n'est allé poignarder des compatriotes en face de Westminster….
Lorsqu'on lisait sur le site de la BBC, dimanche 4 juin 2017, les multiples articles consacrés par ce média de référence à l'attaque terroriste de la veille au soir sur le pont de Londres (7 morts, 50 blessés), il y avait un mot qui n'était jamais écrit : le mot "islam". Pourtant, les attaquants s'étaient jetés, le couteau à la main, sur leurs victimes en leur hurlant "C'est pour Allah !"(...)
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Castaner6 juin ◊ Signification d'une bataille sémantique

Invité d’Europe 1 ce lundi 5 juin au matin, M. Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement de Paris a déclaré à propos de l’attentat de Londres : "Cessons de parler d’État Islamique, ils trahissent la religion qu’ils prétendent servir, ce sont juste des assassins". Après tant d'autres l'intéressé refuse donc de voir la réalité en face, et surtout de nommer l'islam comme source de l'islamisme.
La veille, dimanche 4 juin au lendemain de la nouvelle attaque sanglante perpétrée en plein cœur de Londres, Theresa May n'avait, de son côté, pas mâché ses mots. Dans un discours ferme prononcé à la mi-journée devant le 10 Downing Street, à l'issue d'une réunion consacrée à la sécurité, la Première ministre s'est est pris à "l'extrémisme islamiste" et son "idéologie malfaisante", dans lequel elle veut voir désormais une "perversion de l'islam". Mais bien plus, elle amorçait une révision de la doctrine anglaise jusqu'ici favorable au communautarisme. "Si les attaques récentes ne sont pas liées par des réseaux, elles le sont par une idéologie qui prêche la haine et le communautarisme. Cette idéologie est une perversion de l'islam" a notamment déclaré Theresa May, considérant que la lutte devait non seulement s'organiser dans les opérations antiterroristes, mais aussi sur Internet.
Faut-il donc cesser de parler d'État islamique demandait le jour même à Pascal Bruckner, Vincent Tremolet de Villers pour le Figaro ?.
Pascal Bruckner : — Une remarque préliminaire : on assiste, en France, à une impressionnante multiplication de théologiens (...)
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Quand Maduro reconnaissait sa défaite... 5 juin ◊ Venezuela : la hantise du défaut de paiement

"Un spectre hante les marchés, soulignait en avril Paulo A. Paranagua, envoyé spécial du Monde à Caracas : un défaut de paiement de la dette extérieure du Venezuela, où les manifestations se multiplient". Car entre la récession et la chute de la production de pétrole, le gouvernement de Nicolas Maduro peine à rembourser les emprunts contractés par le pays.
Les créanciers du pays avaient poussé un soupir de soulagement, le 12 avril, lorsque Caracas avait honoré des engagements d’un montant de 2,2 milliards de dollars (2 milliards d’euros). Fin mars, les bons de l’entreprise pétrolière d’État PDVSA (Petroleos de Venezuela SA) avaient subi une décote à cause des incertitudes politiques et économiques liées à cette échéance. A ce moment-là, la banque centrale vénézuélienne cherchait encore 600 millions de dollars et raclait les fonds de tiroir de l’Etat.
"Le risque de défaut a été écarté momentanément, estime Orlando Ochoa, économiste de l’Université catholique, à Caracas. Mais une grosse échéance se profile à nouveau, en novembre et décembre 2017"(...) →   Lire la suite de cette chronique

Couverture du N°60 Amérique latine : les mythes sont fatigués

Au sommaire du numéro 60 octobre 2016 de Histoire & Liberté la revue de l'Institut d'Histoire sociale:

Éditorial : par Pierre Rigoulot : télécharger cet article  
Les gauches en Amérique latine par Renée Frégosi télécharger cet article  
Le Venezuela révolutionnaire : une fiction du monde universitaire militant par Gisela Kozak-Rover télécharger cet article  
Les bricolages anti-démocratiques de Nicolas Maduro par Iris Marjolet télécharger cet article  
La Chine en Amérique latine par Paul André télécharger cet article  
Pétrole, Chine et corruption par Paula Vasquez Lezama télécharger cet article  
Colombie : les projets de la "République populaire" mis à mal, par Eduardo Mackenzie télécharger cet article  
Carlos Rangel et la quête mélancolique de la liberté par Colette Capriles télécharger cet article

2 juin ◊ Venezuela : Goldman Sachs accusé d'être complice du régime

Le 30 mai, à New York, des manifestants se réunissaient devant le siège de Goldman Sachs pour dénoncer la complicité de la banque avec le régime dictatorial. "Une dictature est-elle, s'interrogeait Stéphane Lauer correspondant à New York du journal Le Monded le 31 mai, un objet de spéculation comme un autre ?"  C’est en effet la question à laquelle Goldman Sachs (GS) a été sommée de répondre, ce 29 mai, alors qu’elle était prise à partie par l’opposition vénézuélienne, après le rachat massif par la banque d’affaires américaine d’obligations émises par le régime de Nicolas Maduro. "Il est évident que Goldman Sachs a décidé de faire de l’argent rapidement au détriment de la souffrance du peuple vénézuélien", écrit Julio Borges, le président de l’Assemblée nationale, contrôlée depuis décembre 2015 par l’opposition, dans une lettre adressée à Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs.
Cette réaction fait suite aux révélations du Wall Street Journal, qui a affirmé, le 28 mai, que la banque américaine avait acheté, pour 865 millions de dollars, des obligations émises par la compagnie pétrolière publique vénézuélienne, Petroleos de Venezuela SA (PDVSA), d’une valeur faciale de 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros). Ces titres, qui arrivent à échéance en 2022, étaient détenus par la banque centrale vénézuélienne à la suite d’un placement privé réalisé en 2014. Goldman Sachs a ainsi obtenu une ristourne de 31 % par rapport au prix auquel s’échangent actuellement les obligations vénézuéliennes d’une maturité équivalente, ce qui devrait permettre à la banque d’obtenir un rendement annuel de 40 %.(...)
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Maduro1er juin ◊ Venezuela : un État mafieux, corrompu et corrupteur

Le défunt président vénézuélien, soulignait récemment Paulo Paranagua dans Le Monde où il observe l'imposture populiste, "Hugo Chavez prétendait faire profiter les pauvres de la manne pétrolière. Il n’en a rien été". Ceci permet de comprendre la nature des manifestations qui se succèdent contre son successeur, Nicolas Maduro.
Au Venezuela, en effet, les manifestations contre le régime en place se multiplient, malgré une répression brutale laquelle a fait quelque 100 morts en deux mois parmi les manifestants.
À la fin des années 1990, un lieutenant-colonel parachutiste, Hugo Chavez, arrivait au pouvoir par les urnes, après avoir échoué à le faire par les armes. Il avait promis de combattre la corruption. Pendant sa longue présidence (1999-2013), le cours du pétrole est passé de 8 dollars le baril à 150 dollars. La manne pétrolière dont il a bénéficié a dépassé les 1 100 milliards de dollars. La moitié de cette somme ne figurait pas dans le budget de l’État, basé sur un cours du brut systématiquement sous-évalué, ni dans les comptes publics. - Cette fortune a été versée à des cagnottes opaques(...)
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Leonid Andreïev31 mai ◊ Leonid Andreïev

Ayn Rand a vingt ans lorsqu’elle décide de fuir, seule et sans un sou, mais avec Nietzsche dans sa besace, pour Saint-Pétersbourg. Elle a vite pigé quelle duperie est le communisme et quelle chape de plomb s’abat sur la Russie. Exilée aux États-Unis, elle sera engagée à Hollywood par Cecil B. De Mille.
Léonid Andreïev, pourtant adoubé par Maxime Gorki et écrivain d’une lucidité exceptionnelle, connaîtra un sort plus tragique : il se suicidera en 1919 après avoir dressé un réquisitoire implacable contre Lénine et Trotski et envoyé, comme une bouteille à la mer, un S.O.S. aux Américains. On ne sera guère surpris qu’il ait fallu cent ans pour que ces textes prémonitoires soient enfin traduits – et admirablement par Sophie Benech – en français. Ne nous faisons pas d’illusions : ils passeront inaperçus tant l’idéal communiste reste ancré dans l’âme française.
"Si vous saviez, écrit Andreïev, combien est noire la nuit qui plane sur nous. Il n’y a pas de mots pour décrire ces ténèbres."
L’idéologie du mensonge déconcertant.(...)
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Boualem Sansal30 mai ◊ Face à l'horreur de Manchester : Boualem Sansal

Pour clore notre dossier des analyses de l'attaque islamo-terroriste de Manchester, Le Figaro, publiait, après celles de l'islamologue Gilles Kepel, et celle du philosophe Pascal Bruckner l'interview du grand écrivain algérien Boualem Sansal. Réalisée par Vincent Tremolet de Villers, elle a été publiée ce 30 mai sous le titre : "Il faut combattre l'islamisme dans toutes ses dimensions" :
Le Figaro : Que vous inspire l'attentat de Manchester ? Boualem Sansal : On se demandait si l'islamisme était affaibli par ses déboires avec Daech, voilà la réponse. L'islamisme gagne à tous les coups. L'échec de Daech n'est pas le sien. Il est celui d'un homme, Baghdadi : un autre, plus dur, mieux inspiré par Allah, lui succédera. L'islamisme se fiche de ses échecs comme de ses victoires. Ce qu'il voit, c'est que partout dans le monde il s'impose sur nos reculs, nos lâchetés, notre ignorance, nos incompétences, notre distraction, en se présentant à nous selon le cas avec le visage transparent de la démocratie, le visage benoît de l'islam, celui souriant de l'islamisme modéré, renfrogné de l'islamisme radical, joyeux de l'islamisme coopératif. Aujourd'hui on pleure Manchester et demain on fera des concessions aux prédicateurs masqués qui viendront nous présenter leurs condoléances.
Le Figaro  Plusieurs de vos ouvrages décrivent la volonté de conquête de l'islam politique en France et en Europe. Avez-vous l'impression d'une prise de conscience collective ?
Boualem Sansal  : La France et l'Europe sont dans une situation qui se complique horriblement de mois en mois. Trois phénomènes plus ou moins liés sont à l'œuvre. Le premier est l'islamisme, ou l'islam politique(...) →   Lire la suite de cette chronique

Pascal Bruckner29 mai ◊ Face à l'horreur de Manchester : Pascal Bruckner

Le 24 mai, à la suite de l'attaque islamo-terroriste de Manchester, Le Figaro, publiait, parallèlement à celle de l'islamologue Gilles Kepel, l'interview ci-dessous du philosophe Pascal Bruckner. Réalisée par Vincent Tremolet de Villers, elle a été intitulée : "Le terrorisme islamiste exige une réponse militaire, mais aussi culturelle"  :
Le Figaro  : On a le sentiment que la rhétorique politique condamne le "terrorisme" comme une entité propre sans que l’on sache ce qu’il contient…
Pascal Bruckner : Le mot "terrorisme" est un voile pour ne pas nommer le cœur du problème qui est théologique : l’interprétation radicale ou erronée du texte coranique. C’est pour cela que la réponse ne peut être uniquement répressive, elle repose sur la capacité des musulmans à réformer leur religion. Ce que le professeur de droit tunisien Hamadi Redissi disait en ces termes, en 2004, dans son livre L’Exception islamique : "Qu’est-ce que cette culture religieuse qui fournit périodiquement à grande échelle et sur une si longue période des contingents entiers de gens impatients de rejoindre le paradis ?"
Le Figaro  : L’État Islamique recule à Raqqa et à Mossoul…
Pascal Bruckner : La croyance naïve selon laquelle le terrorisme est le fruit de l’État islamique doit voler en éclats. Daech va disparaître, c’est une excellente nouvelle, mais une autre organisation naîtra. Al-Qaida se porte bien et ne vaut pas mieux. Je le répète : la solution n’est pas militaire, elle est idéologique, elle est culturelle, religieuse, ce que répètent depuis des décennies les grands penseurs de l’Islam (...) →   Lire la suite de cette chronique

Gilles Kepel26 mai ◊ Face à l'horreur de Manchester : Gilles Kepel

Le 24 mai, à la suite de l'attaque islamo-terroriste de Manchester, Le Figaro, publiait l'interview ci-dessous de Gilles Kepel. Réalisée par Alexandre Devecchio, elle a été intitulé : "Le modèle communautariste ne protège pas le Royaume-Uni du terrorisme"  :
Le Figaro  : Pour la deuxième fois depuis le 22 mars dernier, l’Angleterre est victime du terrorisme islamiste…
Gilles Kepel : Deux mois à peine après l’attentat contre Westminster, précédé d’une voiture lancée dans la foule, qui évoquait l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice et celui de la Breitscheidplatz le 19 décembre de la même année à Berlin, cette attaque évoque davantage le 13 novembre 2015 à Paris. Il s’agit d’un concert comme au Bataclan et les cibles sont très jeunes. Le kamikaze s’est fait exploser à un endroit où des parents venaient chercher leurs enfants. Un palier a ainsi encore été franchi dans l’horreur de ce que l’État islamique revendique. Comme dans les cas de Westminster et de Nice, on ne sait pas si le kamikaze était structuré et a agi de manière spécifique ou bien au contraire s’il faisait partie de ces djihadistes de troisième génération qui s’abreuvent à l’idéologie de Daech, mais qui sélectionnent seuls leurs cibles et mettent leur action en œuvre avec les moyens du bord. Ce djihadisme réticulaire s’inscrit dans la révolution culturelle terroriste que Daech a mise en œuvre et qui s’inspire des écrits d’Abou Moussab al-Souri (1), particulièrement de son Appel à la résistance islamique mondiale. Ce texte de 1 500 pages publié en 2005 a transformé l’idéologie djihadiste mondiale en ciblant spécifiquement l’Europe.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Xi Jin-ping24 mai ◊ Chine : chasse à l’homme planétaire

La récupération des Chinois qui se sont soustraits à l'appareil repressif du Parti communiste et qui sont en général dénoncés comme "corrompus" prend des proportions inquiétantes. Dans Le Monde, le 23 janvier, Harold Thibault et Brice Pedroletti envoyés spéciaux, donnent à cet égard d'éclairantes précisions :
Les opérations menées conjointement à l’étranger par ses organes anticorruption et de sécurité, baptisées "Sky Net" et "Fox Hunt", ont permis de rapatrier près de 3 000 suspects depuis la fin 2012.
Mais cette chasse à l’homme planétaire révèle des surprises lorsqu’elle a lieu à l’insu du pays refuge – ce qui s’est passé avec la France, qui a pourtant signé avec la Chine un accord d’extradition. C’est en effet par un communiqué publié en mars sur le site de la Commission centrale d’inspection disciplinaire (CCID), le bras anticorruption du Parti communiste chinois, que les diplomates français ont découvert l’une de ces opérations.
Pas de demande d’extradition et autorités non informées. La commission félicitait la région autonome du Ningxia d’avoir réussi, le 24 février, le "rapatriement en douceur" d’un suspect. "C’est la première fois que notre police s’est rendue en France pour convaincre quelqu’un de se rendre depuis l’Europe", pouvait-on lire.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Rohani vainqueur de l'élection iranienne23 mai ◊ Iran : une défaite des totalitaires

Alors que l'imprévisible diplomatie de M. Trump applaudit au régime saoudien et le soutient face à l'Iran, des voix s'élèvent pour remarquer que Téhéran n'a plus pour président Mahmoud Ahmadinejad.
Dans Le Figaro le 22 mai, Renaud Girard va jusqu'à suggérer que "la victoire d'Hassan Rohani à la présidentielle iranienne est l'occasion pour la France de devenir leader en Occident du rétablissement des ponts culturels, politiques et économiques entre l'Europe et la Perse."
"La République islamique d'Iran, rappelle-t-il, vit sous un curieux régime. Son principe est le 'Velayat-e faqih', c'est-à-dire le principe d'une tutelle des théologiens sur le système politique"
Dans sa campagne électorale de 2017, opposé au conservateur religieux Ibrahim Raïssi, le président Rohani a eu le courage de s'en prendre au pouvoir judiciaire, lui reprochant de maintenir une chape de plomb sur la société iranienne.
Les faits sont sacrés les commentaires sont libres. Sans adopter nécessairement ici le point de vue de Renaud Girard soulignons cependant qu'il s'est passé un événement capital en Iran avec la réélection de Hassan Rohani, les choix des électeurs ayant été extrêmement clairs. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Sanchez 22 mai ◊ Espagne : le virage contestataire du parti socialiste

Avec Pedro Sánchez, souligne François Musseau, correspondant de Libération à Madrid ce 22 mai 2017 le Parti socialiste espagnol prend un virage contestataire. Avec 50 % des suffrages des militants, en effet, le nouveau secrétaire général du PSOE, dont les thèses sont proches de Podemos, a terrassé l’ultra favorite, Susana Díaz :
Le mouvement anti-élite qui parcourt le monde occidental vient de faire des ravages au sein du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Dimanche, à l’issue de primaires très attendues, le candidat de "la base", à la tête du parti pendant deux ans avant de démissionner en octobre dernier, l’a emporté haut la main sur l’option préférentielle de "l’appareil" de la formation, l’establishment, les barons régionaux et les vieux briscards, notamment les anciens chefs du gouvernement José Luis Zapatero et Felipe González.
"Nous allons rénover en profondeur le parti", a clamé Pedro Sánchez, sourire triomphal, allures de jeune premier, accents révolutionnaires.(...)
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Manifestation populaire à caracas réprimée par la garde nationale vénézuélienne19 mai ◊ Venezuela : le naufrage interminable du chavisme

Les lecteurs habitués de nos chroniques savent l'intérêt que nous portons au Venezuela. Or, il se trouve que depuis la mort de Chavez en 2013 et son remplacement par Maduro son fidèle disciple, formé lui-même à Cuba, les choses n'ont cessé de s'aggraver.

Dans ce pays, dont on ne répétera jamais assez que détenant d'immenses ressources pétrolières il importe désormais de l'essence raffinée, la crise a d'autres racines que celles décrites avec retard par la partie des médias la plus complaisante et la plus mal informée.

Magdalena Relle fait partie des rares correspondants de presse osant mettre en cause la réalité du régime chaviste se disant  "bolivarien". Elle dresse ainsi le tableau de la situation dans  Le Figaro  :  "Le pouvoir durcit la répression,  résume-t-elle, alors que le pays s'enfonce dans la misère et les pénuries."  :
"Les policiers étaient là, sur le pont, en uniforme de la Garde nationale bolivarienne. Ils ont tiré sur Miguel, je les ai vus", raconte Luis Aroche(...) →   Lire la suite de cette chronique

Poutine 18 mai ◊ La propagande du Kremlin à l’épreuve
de l’histoire et des faits par Françoise Thom

L'auteur est une historienne, spécialiste de la Russie, maître de conférences à Paris IV-Sorbonne. Elle est l'auteur, entre autres nombreuses publications, de : "Beria, le Janus du Kremlin", propose ci-dessous, dans un texte publié par la revue Politique internationale et que nous jugeons utile de reproduire intégralement, avec son aimable autorisation, comme réponse à la propagande poutinienne :
La propagande du Kremlin comprend moult poncifs qu’il est aisé de réfuter — à condition d’abandonner le prisme romantique à travers lequel de nombreux Français perçoivent la Russie. Ces illusions, même quand elles se nourrissent de thèmes apparemment inoffensifs comme celui de la "sainte Russie", peuvent se révéler lourdes de conséquences. Car dans le discours du Kremlin un mensonge en amène un autre, si bien que l’admiration pour la "spiritualité" russe peut déboucher sur la volonté de détruire l’Union européenne et d’entrer dans un "partenariat stratégique" avec Moscou. C’est donc tout l’édifice mensonger qu’il convient de démonter. Voici les principales affirmations diffusées par le régime de Vladimir Poutine et les arguments qui peuvent leur être opposés.
"L’URSS s’est effondrée à cause d’un complot occidental ?" Rétablissons la vérité historique (...) →   Lire la suite de cette chronique

Une otage de Boko Haram17 mai ◊ Des nouvelles des écolières otages de Boko Haram

Le gouvernement nigérian a annoncé ce 17 mai qu'une autre écolière de Chibok, kidnappée il y a plus de trois ans par le groupe djihadiste Boko Haram, avait été retrouvée par l'armée nigériane alors qu'elle fuyait ses ravisseurs.
Elle a été "retrouvée par des soldats de l'armée nigériane alors qu'elle s'échappait", a précisé un responsable gouvernemental. Le vice-président nigérian, Yemi Osinbajo, a informé les ministre de cette nouvelle.
Aucun détail n'a été donné sur le lieu où elle a été retrouvée, mais à ce jour 107 des 219 lycéennes kidnappées par Boko Haram en avril 2014 sont libres.
112 jeunes filles demeurent encore captives. Début mai, 82 d'entre elles avaient été libérées dans un échange avec des prisonniers suite à des négociations entre le gouvernement d'Abuja et les djihadistes. 21 autres ont été échangées de la même manière en octobre. Trois ont été retrouvées également par l'armée, aux abords de la forêt de Sambisa, le fief du groupe. Le gouvernement a assuré récemment que des négociations étaient en cours pour libérer les 112 jeunes filles toujours détenues, l'une des promesses électorales du président Muhammadu Buhari. Dans une vidéo publiée par le groupe la semaine dernière, l'une d'elles assure ne pas vouloir rentrer chez elle.
Or, les révélations d'une kamikaze de 14 ans soulignent comment les terroristes de Boko Haram les prépare pour les missions-suicides. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Mark Galeotti 16 mai ◊ Crimintern : les réseaux criminels de la Russie en Europe

Un important rapport vient d'être publié par le Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), mettant en lumière le rôle d'un véritable "Crimintern" par lequel le Kremlin utilise les réseaux criminels de la Russie en Europe.
Il décrit comment des groupes du crime organisé basés en Russie ont développé des liens étroits en tant qu’alliés, conseillers et fournisseurs avec certains de leurs homologues européens, créant ainsi une ressource précieuse pour le Kremlin dans sa guerre asymétrique contre un Occident plus riche et plus puissant.
La Russie de Poutine, démontre-t-il, a transformé la pègre en arme existe, en effet, de plus en plus de preuves de l’existence de connexions entre des réseaux criminels européens et l’appareil de sécurité d’État du Kremlin.
Les agences de renseignement russes utilisent ainsi régulièrement des groupes du crime organisé en Europe comme instruments pour des activités de renseignement et d’influence politique.
Le crime organisé est dans certains cas payé, dans d’autres forcé, à mener à bien des activités pour l’État russe. Cela comprend de la cybercriminalité (...) →   Lire la suite de cette chronique

La chasse aux homosexuels en Tchétchénie 15 mai ◊ Tchétchénie : la chasse aux homosexuels est ouverte

Début avril, le quotidien russe Novaïa Gazeta révélait que plus de 150 Tchétchènes soupçonnés d’être homosexuels étaient détenus de manière arbitraire depuis le début du mois de mars. Or, les autorités russes n'ont pas réagi, en dépit des réactions internationales.
Ceci en dit long sur l’ampleur du tabou qui entoure l’homosexualité en Tchétchénie et sur la façon dont les autorités de cette république de la Fédération de Russie, en provoquant ces dernières semaines une vague de répression à l’égard des homosexuels ou supposés tels, jouent sur du velours.
"À chaque fois, les témoignages concordent, explique à Mediapart Sacha Koulaeva, à la tête du bureau Europe de l’Est/Asie centrale de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) :
"On obtient des détenus, sous la torture, de l’argent pour ne pas rendre public le motif de leur arrestation, et on leur demande le nom d’autres individus. C’est un processus non seulement violemment homophobe, mais c’est aussi un moyen d’extorquer de l’argent… comme les vagues de répression l’ont toujours été en Tchétchénie." Ces persécutions sont en outre complètement silencieuses. (...)  :
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L'école française des transmissions12 mai ◊ Défense: les cyber-armées en ordre de marche

On parle chaque jour de cyber–guerre. Quoi de plus logique, remarque Jean-Claude Verset, dès lors, que la mise en place de cyber–armées. On assiste, depuis quelques semaines, à la mise en place, dans tous les pays d’Europe, d’un nouveau corps de combattants, comparable aux armées de terre, de l'air et de la marine. C’est la cyber-armée.
C’est le cas, en France, depuis décembre dernier, lorsque le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, a annoncé la création d’un corps de "combattants numériques". Il y a quelques jours à peine, c’était l’Allemagne qui lançait sa quatrième armée baptisée KdoCIR (Commandement Cyberespace et Information). Sa mission est de protéger la Bundeswehr contre les attaques informatiques.
L’Akademgorodok forme les soldats de la cyberguerre de Poutine. L'Allemagne est le premier pays des 28 à s’être doté d'une force informatique séparée. On sait que c’est déjà le cas aux USA avec la SNA et au sein de la CIA, mais les plus organisés sont les Russes qui ont créé une cité scientifique perdue en Sibérie. L’Akademgorodok forme les soldats de la cyberguerre de Poutine. Des centaines de hackers s’y préparent à défendre le régime. (...)  :
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Ahok 11 mai ◊ Indonésie : le gouverneur de Djakarta en prison pour blasphème

Dans Libération, le 10 mai, Laurence Defranoux y voit "un coup de tonnerre dans le ciel de Djakarta, et un coup de poignard dans le rêve d’une Indonésie tolérante et multiconfessionnelle." Ahok, en effet, gouverneur de la capitale, ancien bras droit du président Jokowi, lui-même chrétien appartenant à la minorité d’origine chinoise, a été condamné le 9 mai, à deux ans de prison pour le "crime de blasphème contre l’islam" et il a été écroué.
Ce verdict, d’une sévérité inouïe, alors que les procureurs ne réclamaient qu’une mise à l’épreuve, prouve l’influence croissante des islamistes, et promet des jours sombres pour les minorités religieuses et ethniques de ce pays de 260 millions d’habitants, peuplé à 80 % de musulmans.
Pour Yohanes Sulaiman, maître de conférences en politique et sécurité intérieure en Indonésie, "il s'agit d'une erreur judiciaire flagrante, et le signe de l'influence islamiste dans la justice, même si les juges indonésiens ont toujours tendance à suivre la foule (...) →   Lire la suite de cette chronique

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon10 mai ◊ PCF France insoumise : de bien pénibles négociations

Dernière minute : La France insoumise annonce qu'il n'y aura pas d'accord avec le PCF

Ce sera dans la semaine du lundi 15 au vendredi 19 mai que les déclarations de candidatures pour les législatives doivent être déposées. Or, forte du score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle (19,6 %) la France insoumise mouvementqu'il a créé, entend présenter des candidats dans l'ensemble des 577 circonscriptions. Et, même si les espoirs d'obtenir des élus sont beaucoup plus minces que ne le laissent à entendre les rodomontades du chef, les moyens matériels futurs de l'organisation passent par ce choix, puisque les lois de financement public des partis politiques se basent essentiellement sur le résultat obtenu aux élections législatives. À score égal, en pourcentage dans chaque circonscription, un parti qui présente un candidat dans 577 circonscriptions touchera donc deux fois plus de subventions qu'un parti en présentant dans 290, même s'il n'a ausun élu.
Ceci explique largement pourquoi les discussions sur une entente entre le PCF et la France insoumise en vue sont restées au point mort (...) →   Lire la suite de cette chronique

Ruffin 9 mai ◊ "Vous me faites honte Monsieur Ruffin", écrit Jean-Pierre Le Dantec

Dans une tribune publiée le 6 mai sur le site du Monde", l’ancien militant révolutionnaire Jean-Pierre Le Dantec dénonçait la haine à l’encontre d’Emmanuel Macron exprimée par le réalisateur dans une tribune publiée la veille par le même journal(1) :
Monsieur Ruffin, je lis dans Le Monde votre "Lettre ouverte à un futur président", et, à mesure que j’avance dans sa lecture, la haine qui en transpire, rythmée par un refrain on ne peut plus explicite ("Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï"), antienne que, pour ne pas vous-même l’incarner, vous prêtez à ce "peuple" qui parlerait à travers vous, oui, à mesure que j’en mesure la noirceur, cette haine qui vous habite me donne la nausée.
Le 3 mai au soir, comme quinze millions de Français, j’ai assisté au déferlement de haine qu’a dû subir et supporter notre futur président de la République, m’interrogeant sur ce que j’aurais fait si je m’étais trouvé face à une goule qui, sans relâche, mentait, éructait, insultait un homme qui, courageusement, tentait d’expliquer sa démarche sans avoir recours à des fiches, avec sérieux et lucidité. Et le lendemain après-midi, dans mon journal, ça recommence. Ça repart avec autant de rage et de hideur.
"Avant même qu’aucune expérience de flexisécurité n’ait été tentée en France, vous propagez, à son égard, une détestation préventive" Serait-ce qu’entre vous, Monsieur Ruffin, et Marine Le Pen, la différence morale serait infime ? Que vous seriez, comme elle, un vecteur de vulgarité, de haine et de violence ? (...) →   Lire la suite de cette chronique

les black blocs avant l'action5 mai ◊ Une violence plus pensée qu’on ne le croit, par Pierre Rigoulot

Les violences provoquées en marge de la manifestation syndicale du 1er mai laissent pantois. Il ne s’est peut-être pas agi de tuer, mais sans aucun doute on  en a pris le risque sans la moindre hésitation. En tout cas, elles appellent, outre une riposte rapide de la part de la police et de la justice, quelques remarques sur leur passé, leur renouveau et les justifications que certains leur fournissent.
D’abord, elles ne sont pas totalement nouvelles. Sans remonter aux violences des anarchistes d’avant la première guerre mondiale, on se souviendra de quelques agressions d’une grande brutalité contre des policiers, lancées par des groupes d’étudiants et de marginaux dans les années 60. Jean-Patrick Manchette, dans L’affaire Ngustro, publiée en 1971, reconstitue quelques affrontements et rend bien la haine que vouent aux policiers quelques groupes d’extrême gauche heureux de "casser du flic". Passons sur 1968 et les années suivantes. (...) →   Lire la suite de cette chronique

situation de l'Ukraine 4 mai ◊ À Sotchi, les divergences euro-russes demeurent

La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine n'ont pas surmonté leurs divergences ce 2 mai sur les principaux dossiers internationaux comme la Syrie et l'Ukraine, prônant toutefois la poursuite de la coopération entre Moscou et Berlin.
"Il faut toujours faire tous les efforts possibles pour maintenir le dialogue (...) quand on se parle, on se comprend mieux", a ainsi déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse commune avec M. Poutine à Sotchi, station balnéaire des bords de la mer Noire où ils se sont rencontrés.
"Notre coopération n'est pas du bluff, c'est une contribution importante au développement de l'économie mondiale", a voulu souligner pour sa part Vladimir Poutine. "Y a-t-il des perspectives ? Bien sûr, il y en a. Mais il y a encore beaucoup de problèmes, beaucoup de choses qui entravent" cette coopération, a-t-il ajouté.
Pour autant, les positions des deux dirigeants, dont les visages sont apparus fermés lors de la conférence de presse, divergent sur plusieurs sujets internationaux, à commencer par le dossier ukrainien.
En réponse à Vladimir Poutine, qui qualifiait le mouvement pro-européen ayant provoqué la chute de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch de "coup d'Etat" et de "changement de pouvoir anticonstitutionnel", la chancelière a dit estimer que "les autorités ukrainiennes (étaient) arrivées au pouvoir de manière démocratique".
Pour M. Poutine, "il est impossible" de régler le conflit ukrainien "sans négociations directes" entre Kiev et les rebelles prorusses de l'Est→   Lire la suite de cette chronique

violences gauchistes 3 mai ◊ Violences gauchistes du premier mai

Ce 1er mai 2017 a vu une mobilisation bien inférieure à celle de 2002 et, en même temps, des affrontements scandaleux entre gauchistes cagoulés et CRS en marge de la manifestation parisienne
Entre 30 000 et 80 000 personnes ont défilé à Paris contre le FN, mais sans être convaincues par Macron. De nombreux incidents ont éclaté au long du parcours, faisant six blessés chez les forces de l'ordre.
Entre 140 000, selon la police, et 280 000 personnes, selon la CGT, ont défilé ce oremier mai partout en France à l’occasion des manifestations et rassemblements : La mobilisation s'est révélée bien inférieure à celle de 2002.
Entre les deux tours de l’élection présidentielle, la journée était aussi l’occasion pour les syndicats de faire entendre leur voix sur le duel opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen le 7 mai suivant. Mais contrairement à 2002, la mobilisation était de bien plus faible ampleur. À l’époque, entre 1,3 et 2 millions de personnes avaient battu le pavé. Presque dix fois plus que cette année. En tête de cortège, les militants d'ultre-gauche, autonomes et [prétendus] "antifascistes" assumaient ne refusaient pas seulement de choisir entre "Le Pen la raciste" et " Macron le banquier". (...) →   Lire la suite de cette chronique

manifestation des centrales syndicales2 mai ◊ L'actuelle division des organisations syndicales

Maître de conférences à Lyon-II et spécialiste du monde syndical, Sophie Béroud dans un entretien réalisé par Manuel Jardinaud, et publié le 30 avril par Mediapartrappelle les plaies laissées par la séquence de la loi El Khomri pour expliquer la difficulté à organiser un 1er Mai unitaire.
Manuel Jardinaud : Quel regard portez-vous sur ce 1er Mai où les principales confédérations syndicales ne défileront pas ensemble ?
Sophie Béroud : Il faut se rappeler qu’en 2002, qui avait pourtant vu un moment intense de manifestations, le 1er Mai n’avait déjà pas été unitaire. En 2012, une manifestation commune avait pu être organisée, dont le socle était l’opposition à Nicolas Sarkozy et à la réforme des retraites de 2010. Cette fois-ci, cela montre avant tout les traces profondes laissées par la séquence liée à la loi sur le travail et à la distance très grande qui existe entre les orientations de la CGT et celles de la CFDT. Il faut également ajouter la doctrine de Force ouvrière, qui dicte de mettre la politique hors de son champ d’action. Cela dit, la CGT a essayé de trouver les points de rencontre, sans succès. Mais cet échec montre bien les difficultés qu’il y aura à penser une démarche commune durant la période qui s’ouvre et, pour la centrale de Montreuil, les limites de la coopération avec Force ouvrière.(...)
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manifestant pour la démocratie au Venezuela28 avril ◊ Halte aux assassinats de manifestants au Venezuela !

La dérive autoritaire du régime chaviste qui remonte au moins à  2002, voire avant, s’est aujourd’hui cristallisée, sous le pouvoir de Nicolas Maduro dans l’instauration d’une véritable dictature de plus en plus sanglante. Rien que pour ce mois d’avril 2017, on dénombre une trentaine de manifestants morts, suite aux énormes mouvements de protestation de l’opposition dans plusieurs villes. Plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées, torturées ou ont disparu. Plus d’une centaine de journalistes ont été victimes de violences ou entravés dans l’exercice de leur profession. Quant aux leaders de l’opposition, ils sont pour la plupart d ‘entre eux emprisonnés et/ou invalidés au cas où ils souhaiteraient se présenter à  des élections. Enfin, le référendum révocatoire convoqué par l’opposition s’est vu empêché de se tenir a finalement annulé sous des prétextes fallacieux.
Les élections législatives du 6 décembre 2015, bien que gagnées très largement par l’opposition unie de la MUD (Table de l’unité démocratique) qui a obtenu 112 députés sur 167, soit les deux tiers des élus au Parlement, ne se sont pas tenues librement (la liberté de candidatures, la liberté de presse, l’équité de propagande, l’absence de pressions financières, morales ou physiques sur les électeurs, l’indépendance des instances judiciaires de recours n’ont pas été respectées).
Mais surtout, cette Assemblée a été empêchée de légiférer dès son installation. Elle-même a été remise en cause par les pouvoirs exécutif et judiciaire coalisés. Dans les négociations de 2014 puis en 2016, Maduro avait promis à l’opposition des élections libres. Il n’y en a jamais eu. A chaque fois, la violence a été la vraie réponse de la dictature.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Mazar e-Tarif	27 avril ◊ Afghanistan: 144 morts dans une attaque des talibans

L'attaque par un commando taliban contre une base militaire en Afghanistan a fait 144 morts, a indiqué le 25 avril un responsable du Pentagone. S'exprimant sous couvert d'anonymat, indique l'AFP, ce responsable a ajouté qu'environ 60 membres des forces de sécurité avaient en outre été blessés dans cette attaque, l'une des plus meurtrières conduites en Afghanistan, contre des civils ou des militaires.
Les autorités afghanes n'ont pas encore établi de bilan officiel, se limitant à faire état "de plus de 100 soldats tués et blessés". Selon les différentes sources, l'attaque aurait fait entre 130 et 160 tués, principalement de jeunes recrues. Elle a été perpétrée par un commando d'une dizaine de talibans portant des uniformes des forces spéciales afghanes contre une des plus grandes bases militaires du pays près de Mazar-è-Charif, dans le nord, à l'heure de la prière. Les soldats ont été fauchés à la mosquée ou au réfectoire, désarmés.
"La raison expliquant qu'autant de personnes (...)
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couverture du livre de Taguieff26 avril ◊ Osons penser l'ennemi djihadiste

Pierre-André Taguieff vient de publier aux éditions, du CNRS : "L’islamisme et nous. Penser l’ennemi imprévu."
I. Le 21 avril, il donnait une interview à Marianne : "On ne veut pas, s'inquiète-t-il penser l'ennemi djihadiste."
Marianne : Après l’attaque d’hier comme après les précédentes, c’est la même stupeur puis les mêmes questions, comme si, de choc en choc, nous ne pouvions produire qu’un ressassement sans réponses. À quoi attribuez-vous ce processus ?
Pierre-André Taguieff : Pour comprendre la situation, il faut poser la question fondamentale de l’ennemi. Cela fait 27 ans qu’il nous a déclaré la guerre avec l’apparition d’Al Qaida et pourtant, après chaque attentat islamiste, on continue à se demander s’il s’agit bien d’un acte terroriste ou d’un acte de délinquance. On n’y croit pas(...)
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Mélenchon caricaturé par Joann Sfar25 avril ◊ Face à un apprenti dictateur

Mis en cause par les partisans de Mélenchon, le dessinateur Joann Sfar réplique. Dans une tribune au "Monde", l’auteur du "Chat du rabbin" dénonce les attaques dont il a été victime après la publication de ses dessins sur le candidat à la présidentielle.
Auteur de bande dessinée Joann Sfar, également réalisateur et romancier, avait prévu de voter Jean-Luc Mélenchon> au premier tour de l’élection présidentielle. Il y a renoncé après la campagne "d’intimidation" dont il dit avoir été victime, sur ses réseaux sociaux, de la part de cybermilitants du candidat de La France Insoumise. les comptes Facebook [8], Instagram et Twitter du créateur du "Chat du rabbin" ont été l’objet de centaines de commentaires hostiles.

Tout est parti de plusieurs dessins de Joann Sfar mis en ligne après le meeting à Marseille, le 9 avril, de M. Mélenchon. Le dessinateur a subi un nouveau déferlement de commentaires virulents après la publication sur Facebook, le 13 avril, d’un texte dans lequel il critiquait la proposition de M. Mélenchon de rejoindre l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (...)
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Venezuela : les ‘colectivos’ agents de la terreur chaviste à Caracas24 avril ◊ Venezuela: la terreur chaviste s'aggrave encore

Le bilan de la manifestation organisée le 19 avril par l'opposition démocratique contre le gouvernement de Nicolás Maduro s'établit à 3 morts. L'opposition appelle donc à de nouvelles mobilisations, malgré les tentatives des autorités chavistes d'asphyxier l'élan des contestations.
Au total, huit personnes sont décédées depuis cette nouvelle vague de manifestations qui a débuté le 6 avril après la décision du Tribunal suprême de justice (TSJ), la cour suprême, de s'arroger les pouvoirs de l'Assemblée nationale, acquise à l'opposition. La mobilisation des antichavistes était enclenchée, malgré la décision de la cour de faire en partie machine arrière.
Habillés de blanc, des manifestants de l'opposition se tenaient a main en chantant l'hymne national : "Gloire au peuple brave, qui s'est défait du joug, en respectant la loi, la vertu et l'honneur." Au centre du cercle, une flaque de sang se devine. Juan, qui est L'auteur de la vidéo veut rester anonyme. Il participait à "la mère de toutes les manifestations" organisée 19 avril. "À ce moment-là, nous avions peur souligne-t-il parce que les colectivos faisaient des tours sur leurs motos."
Les "colectivos" sont des groupes implantés dans certains quartiers, prêts à défendre la révolution bolivarienne armes à la main. C'est eux qui ont tiré sur les manifestants. Sur leurs motos, ils bloquaient parfois l'avancée des marches parties de plusieurs lieux de la capitale Caracas. (...)
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Nikolai Andruschenko21 avril ◊ Un journaliste opposé à Poutine assassiné

Le 19 avril, Nikolai Andruschenko, journaliste-auteur d’articles sur les liens criminels de Poutine, est mort à Moscou à l’hôpital après avoir été tabassé par des inconnus le 9 mars 2017 à Saint-Pétersbourg. Il était âgé de 74 ans.
Journaliste et cofondateur du journal russe "New Pétersburg", Nikolai Andrushchenko, était l'auteur de nombreux articles à propos du "Pétersbourg-gangster" et surtout des liens de Vladimir Poutine avec les réseaux criminels dans les années 1990.
Selon un collègue du défunt, le 9 Mars Nikolai Andruschenko a été ramassé dans la rue par une ambulance. Des inconnus ont battu le journaliste qui était allé à une rencontre. À l’hôpital, il a subi une intervention chirurgicale. Il a été maintenu dans un état de coma artificiel pendant deux semaines.
Le rédacteur en chef de "New-Pétersbourg", Denis Usov, pense que l’agression subie par Nikolai Andruschenko a pour cause ses publications journalistiques. Nikolai Andruschenko a beaucoup écrit à propos de "Pétersbourg-gangster" des années 90, sur le chef mafieux Vladimir Coumarine, qu’il affirme avoir vu de ses yeux dans le bureau de réception de Vladimir Poutine, alors (...) →   Lire la suite de cette chronique

Waleed Al-Husseini20 avril ◊ Un entretien dans Causeur avec Waleed Al-Husseini

Waleed Al-Hussein, essayiste et fondateur du Conseil des ex musulmans de France ne s’est pas fait prier, précise Alexis Brunet qui l'a interrogé, pour accepter cet entretien. Pour avoir fortement mis en doute les vérités sacrées de l’islam, ce soldat de la laïcité et de la défense des Droits de l’homme a passé pas moins de 10 mois dans les geôles de Cisjordanie, un cauchemar qu’il a raconté dans le poignant Blasphémateur ! Les prisons d’Allah (Grasset, janvier 2015). Il revient aujourd’hui avec Une trahison française (Editions Ring), excellent réquisitoire contre les partisans du dogme islamiste et ses collaborateurs parmi nos élites, ici en France. A seulement 28 ans, Waleed Al-Husseini est l’un de ces libres penseurs de culture musulmane que l’on soutient trop mollement. Rencontre avec un jeune homme courageux.
Alexis Brunet. On ne sort pas rassuré de la lecture de votre livre. Le processus d’islamisation de la France que vous décrivez a-t-il déjà atteint un point de non-retour ?(...) →   Lire la suite de cette chronique

Alain Michel19 avril ◊ Continuité de la mémoire nationale

Jusqu'en 1995 une pieuse légende a prévalu : entre 1940 et 1944 tous les Français étaient supposés avoir été résistants, la France était à Londres, et par conséquent ce qu'on appelle le régime de Vichy était supposé nul et et non avenu. L'épisode dit de la collaboration d'État marqué par le retour de Laval en avril 1942, par son discours du 22 juin 1942 "Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme demain s'installerait partout" et aussi par la rafle du Vel d'Hiv réalisée en fait par l'administration française... tout cela ne ferait donc pas partie de l'Histoire, ce qui interdit tout jugement de l'administration et toute reconnaissance de leur statut pour les victimes des crimes d'État.
Dans un interview publié le 12 avril par Jean-Patrick Grumberg, l’historien Alain Michel rappelle au contraire "qu'il y a un principe de continuité". Auteur du livre "Vichy et la Shoah : Enquête sur le paradoxe français" préfacé par Richard Prasquier, il répond en effet que "chaque peuple a une responsabilité collective par rapport à son histoire, mais ça ne veut pas dire responsabilité dans le sens que les gens seraient coupables."
Le 11 avril dans Causeur, rappelant un texte de 1992 pour défendre la mémoire nationale, André Senik, Professeur agrégé de philosophie met les choses au point :(...) →   Lire la suite de cette chronique

Grozny18 avril ◊ Tchétchénie : jusqu'où ira le régime de Kadirov ?

Depuis la publication, le 1er avril, de l’enquête du journal d’opposition russe Novaïa Gazeta sur la répression des homosexuels en Tchétchénie, les journalistes de la publication moscovite se sentent menacés.
L’une des deux auteures de l’article, Elena Milachina, a donné une interview au Washington Post, depuis le lieu où elle s’est retranchée, dans laquelle elle affirme que"tous les journalistes de la Novaïa Gazeta sont en danger", car “un message très clair de djihad” leur a été adressé depuis la Grande Mosquée de Grozny. "C’est incroyable, cela me rappelle la situation de Charlie Hebdo", s’est-elle exclamée, avant de préciser qu’elle était partie à l’étranger pour quelque temps.
Pour Alexandre Melman dans le quotidien populaire Moskovski Komsomolets, il ne fait aucun doute, en effet, que la résolution adoptée par l’assemblée extraordinaire convoquée le 12 avril à la Grande Mosquée de Grozny, en présence de 15 000 personnes, constitue une menace caractérisée. L’auteur se contente d’en citer les deux premiers points :
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couverture du livre 14 avril ◊ Communism for Kids édité par le Massachussetts Institute of Technology !

C’est la propre maison d’édition du célèbre Massachussetts Institute of Technology (MIT Press), temple de l’Amérique libérale, qui vient de l’éditer. Pourtant, ce Communism for Kids, petit livre historique de vulgarisation d’apparence anodine destiné aux enfants, présente de sérieuses raisons de s’inquiéter. Ecrit par Bini Adamczak, un Allemand spécialisé dans les théories politiques et les "opinions non-conformistes" (sic), il est présenté par Amazon dans les termes suivants : "Il était une fois un peuple qui aspirait à se libérer de la misère du capitalisme." Cela va de soi, en aucune manière le livret n’aborde la question de ces peuples qui se sont battus pour se libérer du sous-développement et de la tyrannie policière instaurés par les dictatures du "parti". Mais le plus grave est bien qu’il ne s’agisse pas d’un classique manifeste communiste mais d’un conte pour enfants, rempli de "princesses jalouses, d’épées de luxe, de paysans déportés, de patrons méchants et de travailleurs exténués", sans parler d’une boule de cristal, d’une chaise parlante et d’un grand pot commun appelé "Etat". Tout ce qu’il faut pour formater les petits esprits à la haine de l’Occident, de sa liberté d’entreprendre et de sa spiritualité.
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la flotte russe en arctique 13 avril ◊ Norvège : l'effet Poutine

"Le 13 mars dernier, Patrick Wintour rendait compte dans le quotidien britannique The Guardian, d’une visite qu’il a effectuée à Bodø, siège du Quartier général militaire unifié de Norvège (NJHQ). Cette base se trouve à mi-chemin entre Oslo et la frontière de près de 200 km que le pays partage avec la Russie. C’est le centre nerveux de la protection du pays contre un voisin de plus en plus agressif et imprévisible. Un centre installé sur quatre étages, bourré d’équipements de surveillance des activités le long de la côte. Plus de 1000 navires sont ainsi surveillés au même moment. Pour le commandant de la place, le général Rune Jakobsen, la forteresse pourrait résister à une attaque nucléaire. Pendant un temps, ces installations ont pu sembler obsolètes, mais aujourd’hui, elles ne semblent plus aussi inutiles. Sans doute, la Russie et la Norvège continuent de coopérer pour des opérations de recherche ou de sauvetage concernant les garde-côtes. Un appel hebdomadaire par Skype  au Q.G. russe de Mourmansk permet de tester le bon fonctionnement de la liaison. Mais le reste du temps, c’est le silence et l’observation mutuelle.

Cependant, ce calme apparent ne peut masquer le changement de posture de la Russie dans le Grand Nord. Moscou y a développé de manière croissante des sous-marins sophistiqués et des avions qui sont testés dans l’Atlantique nord en même temps que de nouveaux missiles à longue portée et de haute précision. La crainte est que l’OTAN puisse perdre la capacité d’empêcher la marine russe d’accéder à l’Atlantique Nord, d’où elle pourrait bloquer ou interrompre des renforts américains à l’Europe.

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Scène de départ à l'aéroport Simon-Bolivar de Caracas12 avril ◊ Venezuela : exode massif de la population 

L'insécurité a longtemps été une des principales raisons des départs. Depuis 2014, les difficultés économiques sont passées au premier plan pour expliquer une émigration nouvelle et massive. L'inflation (475,8 % d'après les estimations du FMI) poursuit sa hausse. Pour faire face, le gouvernement a fixé des prix, dits "justes", de certains biens de première nécessité (œufs, farine, pain). Les supermarchés sont mieux approvisionnés qu’il y a quelques mois grâce au recours massif aux importations. Les Vénézuéliens s'amusent d'ailleurs des notices de ces shampoings d'une marque célèbre écrites en vietnamien.
Mais ces produits importés sont vendus à un prix exorbitant. Un demi-kilo de lait en poudre atteint 15 000 bolivars, une livre de pâtes 4 500, de sucre 6 000, quand le salaire minimum est de 40 638 bolivars (environ 15 euros au taux de change de la rue). Pour beaucoup, la baguette vendue 280 bolivars, prix fixé par le gouvernement, est devenue l'aliment refuge. Les files d'attente devant les boulangeries attestent l'ampleur de la tragédie
"Aujourd'hui, dit un candidat au départ, les Vénézuéliens ne quittent pas le pays. Ils fuient." Lui-même se dit "réduit à vendre certains de ses biens pour manger". Appareil photo, caméra GoPro, tout le superflu y est passé… Son précédent emploi lui rapportait 100 000 bolivars par mois, environ 32 euros au change de la rue. "Maintenant, le travail formel est une perte de temps. Il te prend huit heures par jour alors que le salaire ne te suffit pas à nourrir ta famille." Dans quelques semaines, comme tant d'autres, il partira avec ses deux autres enfants et sa compagne s'installer en Colombie.(...) →   Lire la suite de cette chronique

La Une de La Marseillaise11 avril ◊ Où en sont les repreneurs de La Marseillaise

Le journal se trouve en redressement judiciaire pour la seconde fois en deux ans. En novembre 2014, en effet Les Éditions des Fédérés, avait en effet repris les actifs du quotidien communiste La Marseillaise, sans enreprendre ses dettes, tour de passe passe réalisé avec l'accord du Tribunal de commerce. Or, aujourd'hui cette émanation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du PCF se retrouve à la case départ. Elles avaient obtenu le placement en redressement judiciaire du journal début décembre, affirmant être en capacité de faire repartir La Marseillaise. Le quotidien aurait ainsi vu progresser ses abonnements de 15 % en 2016.
Ces derniers se situeraient à 15 000 exemplaires, tandis que la vente au numéro avoisinerait les 10 000 exemplaires par jour. Des chiffres invérifiables en raison de la sortie au début des années 2010 de La Marseillaise de l’Office de justification de la diffusion (OJD devenu en 2016 l’Alliance pour les chiffres de la presse et les médias).
Les Fédérés, ses dirigeants en tête, Pierre Dharréville, proche de Pierre Laurent, et Fabrice Lecomte, expliquent qu’au contraire les recettes publicitaires sont en berne.
Sans entrer dans les détails, le passage à droite en 2015 de la région Provence Alpes Côte d’Azur (...) →   Lire la suite de cette chronique

Jean-Luc Mélenchon et Hugo chavez10 avril ◊ La proposition n° 62 de La France insoumise

La mesure figure noir sur blanc dans le programme de Jean-Luc Mélenchon. Dans sa proposition n°62, le candidat de la France insoumise à la présidentielle propose de "construire des coopérations altermondialistes et internationalistes". S'il arrive à l'Elysée, l'eurodéputé préconise donc d'"instaurer une politique de codéveloppement avec l'Amérique latine et les Caraïbes en adhérant à l'ALBA", l'Alliance bolivarienne pour les Amériques.
Un possible changement de cap diplomatique ? Le journaliste Patrick Cohen a interrogé Alexis Corbière, porte-parole de la France insoumise, sur la plateau de "C à vous" sur France 5, ce 10 avril. Et l'échange a été pour le moins tendu entre les deux hommes.
"Vous sortez du Traité européen, vous sortez de l'OTAN, vous sortez de l'OMC mais la France ne reste pas seule, a lancé le journaliste à son invité. Nous adhérons à l'Alliance bolivarienne dont les principaux pays membres sont Cuba et le Venezuela (...) →   Lire la suite de cette chronique

Gilles Kepel3 avril ◊ La thèse de la fracture et l'hypothèse de la partition

Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, spécialiste internationalement reconnu du monde arabe et de l'islam, l'auteur de Terreur dans l'Hexagone (Gallimard, 2015) et de La Fracture (Gallimard, 2016) est aussi l'un des meilleurs connaisseurs des banlieues françaises, qu'il a arpentées durant de longues années. En 2010, avec une équipe de chercheurs, Gilles Kepel s'installe à Clichy-Montfermeil où sont nées les émeutes urbaines qui ont embrasé la France cinq ans plus tôt. Il en tire deux livres prophétiques, Banlieue de la République et Quatre-vingt-treize (Gallimard 2012), dans lesquels il montre la montée en puissance de l'islam politique dans les cités difficiles.
Répondant aux questions d'Alexandre Devecchio pour Figarovox le 25 mars, il revient sur l'attentat de Londres. Pour lui, les attentats qui frappent le sol européen pourraient être annonciateurs d'une fracture sociale à grande échelle.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Martinez vs Laurent Berger31 mars ◊ Recul historique de la CGT

Selon les chiffres annoncés ce 31 mars par la direction générale du travail, la CFDT est devenue la première centrale syndicale française, devant la CGT. L’ensemble des centrales réformistes progresse, au détriment des plus radicales.
On peut parler d'une victoire de Laurent Berger. Les commentaires dominants la présentent comme un séisme dans le paysage syndical français. Mais en réalité le phénomène remonte à de nombreuses années.
Son commentaire sur twitter est clair : "La CFDT devient le 1er syndicat dans le privé ! C'est historique ! Mes premières pensées sont pour les militants, cette victoire est la leur."
Quoi qu'il en soit, c'est bien la première fois depuis la naissance à la fin du XIXe siècle du syndicalisme français, que la CFDT, dont Laurent Berger est le secrétaire général.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Xi Jinping30 mars ◊ Chine : le verrouillage des ONG

Le 1er janvier est entrée en vigueur la nouvelle loi du régime de Pékin verrouillant les "activités des organisations non-gouvernementales étrangères sur le continent chinois". Elle a jeté un froid, souligne Libération, sur toute la société civile :
"Tout est inquiétant dans cette loi, sans parler du fait que nous sommes désormais placés sous la supervision du ministère de la Sécurité publique. On s’y attendait, certes, mais ça reste un choc. Le gouvernement redoute une "révolution de couleur" en Chine. C’est pour ça qu’il a mis les ONG étrangères sous son contrôle." Tout en parlant de sa voix calme, les yeux cachés derrière de larges lunettes de soleil noires, Li Mei fixe en permanence le lac Xihai où elle a donné rendez-vous, ce jour-là, sur un petit banc du vieux Pékin. En raison des visites fréquentes de la police, voilà plusieurs mois déjà que cette Chinoise, une militante antisida chevronnée, ne travaille plus physiquement dans les bureaux de l’ONG américaine qui l’emploie dans la capitale chinoise. Comme elle, ses collègues expédient au mieux les tâches courantes depuis leur domicile. Les ateliers qu’elle animait sont à l’arrêt, qui sait pour combien de temps encore ? (...) →   Lire la suite de cette chronique

La mémoire blessée de Cuba29 mars ◊ Cuba sans tabou et le cinéma

Sous le titre La mémoire blessée de Cuba exposée au cinéma, America latina, le blog de Paulo Paranagua journaliste au Monde, évoque un aspect tabou de la réalité cubaine :
"Santa y Andrés", film de Carlos Lechuga. Le régime cubain a imposé une histoire officielle, un roman national, pour légitimer le pouvoir absolu de Fidel Castro. À en croire ce récit, les racines idéologiques du castrisme remontent à 1868, la première guerre d’indépendance. Le discours castriste a réinterprété le passé et fait table rase d’un demi-siècle d’histoire républicaine. Il a décrit la "révolution" comme un continuum de plusieurs décennies, régi par la volonté omnisciente et omnipotente du "Lider Maximo". Cette pensée unique a longtemps écrasé les mémoires dissidentes, alternatives ou simplement différentes.
Depuis la maladie et la mort de Fidel Castro, la machine de propagande cubaine tourne à vide. Le rétablissement des relations diplomatiques avec les États-Unis prive le régime de son ennemi héréditaire. Le nationalisme, ultime vestige du castrisme crépusculaire, ne galvanise plus les foules. Les "acquis" en matière d’éducation et de santé ont sombré (...) →   Lire la suite de cette chronique

Erdogan en route vers le pouvoir total28 mars ◊ La marche turque vers le totalitarisme

Le grand écrivain turc Nedim Gürsel vivant actuellement à Paris, brossait le 22 mars, sous le titre "Recep Tayyip Erdogan, le persécuteur persécuté" dans Libération un portrait du mégalomane d'Ankara 
Il est au pouvoir depuis quinze ans, omniscient et omniprésent. Il crève l’écran de toutes les chaînes de télévision avec sa moustache en amande dans notre soupe quotidienne. Avant, il nous disait ce que nous devions boire et manger, consommer plutôt du raisin que du vin par exemple, faire trois enfants plutôt que deux, ou encore être fiers de nos ancêtres ottomans qui ne descendaient jamais de cheval et qui avaient assiégé deux fois Vienne. Et qui n’hésitaient pas à tuer leur père ou leurs fils pour garder le pouvoir.
Il en fait de même, car il lui faut toujours un ennemi. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Denis Voronenkov27 mars ◊ Un opposant russe réfugié en Ukraine assassiné

Denis Voronenkov, un ancien parlementaire russe, qui s’était réfugié en Ukraine et était devenu une figure majeure de l’opposition, a été assassiné à Kiev devant l’hôtel Premier Palace, un lieu très fréquenté par les hommes d’affaires ukrainiens comme par les VIP étrangers. Son garde du corps a été blessé dans l’attaque et son assaillant, touché lui aussi lors de l’échange de coups de feu, est décédé à l’hôpital. Le président ukrainien, Petro Porochenko et le Procureur général, Youri Loutsenko, ont accusé la Russie d’avoir orchestré ce coup, digne de la pègre. Voronenko avait témoigné à charge contre Victor Yanoukovitch, l’ancien président ukrainien, lors de son procès en trahison au sujet de l’annexion de la Crimée de 2014.
Voronenko avait pris la citoyenneté ukrainienne après que Maria Maksarova, sa femme, parlementaire elle aussi, et lui aient fui en Ukraine l’année dernière. Porotchenko a qualifié ce meurtre d’"un acte de terrorisme d’Etat de la part de la Russie qu’il avait été obligés de fuir pour des raisons politiques". Le meurtre "portait clairement l’empreinte des services secrets russes qu’on a déjà vu opérer dans différentes capitales européennes" a dit encore M. Porotchenko. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Abou Moussab al-Souri24 mars ◊ L'attentat de Londres et la stratégie du troisième djihad

L’attentat du 22 mars à Londres indique une évolution dans la stratégie des djihadistes. Il s’inspire des écrits de plusieurs théoriciens du djihad qui prônent le recours à d’autres formes de terrorisme : décentralisé et s’appuyant sur des individus radicalisés et armés avec les moyens du bord.
Certes la chute de Mossoul et de Raqqa n’est sans doute pas encore pour l'immédiat. Mais l’état-major de l’État islamique semble avoir pris en compte que la base territoriale dont il dispose – un proto-État à cheval sur l’Irak et la Syrie qu’il s’employait à bâtir sur les anciennes structures étatiques et qui comptait environ 10 millions d’habitants – est amenée à tôt ou tard disparaître. Avec, pour conséquence, la fin des centres opérationnels établis dans ces deux villes, en particulier Raqqa. Mais Daësh étant aussi une entité idéologique, il lui reste les réseaux dormants, ou les simples cellules, qu’il a mis en place, comme l’a montré l’attaque du nouvel an à Istanbul contre la discothèque Reina (39 morts). À cette occasion, les services secrets turcs du Milli Istihbarat Teskilati, avaient mis au jour une série de caches dans le quartier stambouliote d’Esenyurt et découvert (...) →   Lire la suite de cette chronique

Sofia Gaviria23 mars ◊ Sofia Gaviria Correa : au nom des victimes

En janvier, François Hollande président de la république française, s'était rendu à Bogotá. Au grand scandale des victimes des FARC, il ne s'était intéressé qu'aux amis des FARC et à la politique de Santos, tendant à les réintégrer dans le champ politique de la Colombie.
Rappelons qu'en octobre 2016, consulté par référendum, le peuple colombien avait répondu majoritairement "non" à "l'accord de paix"négocié à La Havane entre Santos et les FARC.
En avril Sofia Gaviria Correa viendra à Paris faire connaître la protestation des victimes et de la majorité du peuple colombien.
Sofia Gaviria Correa est sénatrice de la République de Colombie et codirectrice du Parti Libéral Colombien. Elle est Présidente honoraire de la Fédération Colombienne des Victimes des FARC.
Le frère de la Sénatrice Gaviria, Guillermo Gaviria Correa, ancien gouverneur du département d’Antioquia, a été enlevé par les FARC, le 21 avril 2002, lorsqu'il réalisait, avec l’ex ministre de la Défense, Gilberto Echeverri, 65 ans, une marche avec deux mille personnes sous la bannière "non à la violence" et "pour la Paix". Treize mois plus tard, Guillermo Gaviria, Gilberto Echeverri et onze membres de la force publique, aussi enlevés par les FARC, ont été assassinés par leurs geôliers, le 5 mai 2003.(...) →   Lire la suite de cette chronique

À Cuba22 mars ◊ Cuba : un an après Obama

Dans Le Figaro du 21 mars, Hector Lemieux fait le bilan, un an après la visite du président américain, et il constate que projets et capitaux américains tardent à affluer sur l'île :
Ce devait être le nouvel eldorado. Le soir de leur arrivée à La Havane, le 20 mars 2016, Barack Obama et sa femme Michelle sont allés manger au San Cristobal, un restaurant privé, tapissé de souvenirs capitalistes d'avant la révolution. Un symbole fort pour rendre hommage aux 535 000 petits entrepreneurs privés du pays. Si ces "cuentapropistas", ces petits patrons, ne constituent qu'environ 10 % de la population active, les médias américains ont alors aligné les superlatifs sur les opportunités d'investissements dans l'île. Notamment dans le secteur du transport aérien, l'un des rares à échapper à l'embargo depuis le rétablissement de relations diplomatiques entre Washington et La Havane.
Le 2 mai 2016, pour la première fois depuis 50 ans(...)
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une carte du monténégro 21 mars ◊ Monténégro : Un coup fourré de Vladimir Poutine

Dans son numéro du 10 mars dernier, le Financial Times, par la voix d’Andrew Byrne, nous rappelle que les coups fourrés de Vladimir Poutine en Europe ne sont pas réservés aux seuls Ukrainiens mais s’inscrivent dans une stratégie d’hostilité générale à l’Union européenne et à l’Otan.
C’est ainsi que des politiciens du Monténégro  favorables à la Russie accusés d’une tentative (sans succès) de coup d’Etat  effectuée le  16 octobre 2016 avec le soutien du Kremlin pour empêcher le pays de se joindre à l’OTAN, préparent maintenant – ou disent préparer ? - un référendum non autorisé pour  que s’exprime l’hostilité publique à l’alliance militaire.
Ces efforts vont accroître les craintes de voir la Russie soutenir toute initiative pour faire renoncer certaines régions des Balkans à une  plus grande intégration à l’Occident, en particulier en soutenant(...)
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20 mars ◊ Meurtre de Kim Jong-nam : avancées de l'enquête

L'aéroport de Kuala LungpurDans l'enquête sur le meurtre de Kim Jong-nam à l'aéroport international de Kuala Lumpur, la police malaisienne cherche à identifier deux nouveaux suspects potentiels.
Le 18 mars, le chef de la police Khalid Abu Bakar évoquait l'implication de deux autres hommes dans l'assassinat du demi-frère du dirigent nord-coréen Kim Jong-un. Kim Jong-nam est décédé le 13 février après que deux femmes ont couvert son visage de l'agent neurotoxique VX.
En analysant les images prises par les caméras de sécurité, les enquêteurs ont noté la présence de deux hommes à proximité du lieu de l'attaque. L'un d'eux est habillé en blanc. Il semble marcher derrière Kim Jong-nam. Un autre, vêtu de noir, se tient près de la clinique de l'aéroport et regarde Kim y entrer.
Deux femmes, une Vietnamienne et une Indonésienne, ont déjà été inculpées. Quatre Coréens du Nord ont été identifiés et sont considérés comme suspects. Les enquêteurs les soupçonnent d'avoir organisé l'assassinat et d'être déjà rentrés dans leur pays. (...)
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L'ordretotalitaire qui règne en chine17 mars ◊ Chine : un nouveau code civil

Qualifié par la presse officielle chinoise de "déclaration des droits", un nouveau code civil a été adopté par l'Assemblée nationale populaire (ANP), ouvrant la voie à l'adoption de lois plus détaillées en 2020.
Cette évolution s'inscrit dans le mouvement de réformes voulu par le président chinois Xi Jinping, qui souhaite adapter le cadre juridique du pays à sa modernisation économique et sociale. Pour certains partisans d'une refonte du système juridique, ce nouveau code aura valeur de test des capacités de la Chine à élargir les libertés civiles.
"Le droit civil est la base fondamentale du système juridique d'un État, son essence", a expliqué le directeur de l'institut de recherches législatives à l'ANP, Liang Ying. L'instauration d'un "socle fondamental de droit civil est le marqueur important d'un pays où le système juridique est arrivé à maturité", a-t-il poursuivi devant la presse officielle.(...)
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la statue géante de Marx16 mars ◊ Une statue de Marx offerte à sa ville natale par la Chine

Pour célébrer le bicentenaire de la naissance de l’auteur du Capital, la Chine offre à la ville de Trèves une statue monumentale conçue par le sculpteur Wu Weishan. Ce cadeau note Le Courrier International suscite, c'est le moins qu'on puisse dire, la controverse :
“Ce cadeau de la république populaire de Chine est un signe de reconnaissance adressé à Trèves, la ville natale du grand philosophe Karl Marx. Trèves est divisée, convient le conseiller municipal chargé de la culture sur la chaîne régionale SWR, mais l’art est précisément fait pour ça.”
Le 13 mars, après un dernier débat enflammé (...)

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protestation contre le décret n°315 mars ◊ Biélorussie : la chasse aux "parasites"

Le président biélorusse Loukachenko, au pouvoir depuis 23 ans, est souvent qualifié de "dernier dictateur d'Europe". Sa dernière épreuve de force avec la population a pour objet de faire la chasse à ce qu'il appelle l'assistanat social.

Le 14 mars Veronika Dorman Veronika Dorman dans Libération fait ainsi le point :
Jusqu’à quinze jours de cachot, c’est la punition pour avoir participé à des manifestations qui ont agité ces dernières semaines plusieurs villes de Biélorussie. Les tribunaux de Brest, Orcha, Homiel ou encore Moguilev jugent et condamnent opposants politiques, militants et journalistes indépendants pour avoir pris part, ou simplement couvert, des rassemblements de mécontents qui protestent contre un nouvel impôt social.(...) →   Lire la suite de cette chronique

recep tayyip erdogan 14 mars ◊ Si personne ne bouge, nul ne sait où Erdogan s'arrêtera

Le président turc Erdogan a qualifié les Allemands et les Hollandais de "nazis", ne supportant pas de voir les meetings de ses ministres interdits. Pour Hadrien Desuin, qui répond ici aux questions de Vianney Passot pour Figarovox cette arrogance montre que l'Europe n'impressionne plus, et doit être prise au sérieux.
Figarovox : Après avoir traité les Allemands et les Hollandais de "nazis" à la suite de l'interdiction des meetings de ses ministres, Erdogan menace et déclare.

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13 mars ◊ pascal bruckner et georges bensoussanDouble victoire du véritable antiracisme face au communautarisme

Le Tribunal correctionnel de Paris a relaxé Pascal Bruckner et Georges Bensoussan, accusés respectivement d'islamophobie et de provocation à la haine. Caroline Valentin, estime que ces "décisions salutaires" doivent mettre fin à la dénaturation de la lutte contre le racisme.
En relaxant successivement Pascal Bruckner et Georges Bensoussan, le Tribunal correctionnel de Paris a redonné ses lettres de noblesse à la lutte contre le racisme et au-delà de celle-ci, à la notion de débat d'idées. Ces décisions salutaires viennent mettre un point que l'on espère final à la dénaturation calamiteuse dont le concept même de lutte contre le racisme, pourtant a priori plutôt élémentaire, faisait l'objet jusque-là (...) →   Lire la suite de cette chronique

pierre laurent et jean-luc mélenchon10 mars ◊ PCF et parrainages du candidat Mélenchon: le chantage

Au 9 mars, Jean-Luc Mélenchon ne disposait encore que de 356 parrainages, moins que François Asselineau ou Jacques Cheminade. Or, si la base du Parti communiste, a voté un soutien à la campagne de Jean-Luc Mélenchon elle l'a fait contre l'avis de sa direction. Avec 850 élus en capacité d'apporter leur parrainage le Parti communiste bloque donc aujourd'hui encore la régularisation.
Et s'il en est ainsi, à quelques jours seulement de la publication de la liste des candidats, soulignent Marc de Boni et Sophie de Ravinel dans Le Figaro en ligne le 9 juin, "c'est pour envoyer un message de mécontentement"(...) →   Lire la suite de cette chronique

Notre prochain invité : le philosophe Yves MIchaud9 mars ◊ Notre prochain invité : le philosophe Yves Michaud

Le 14 mars nous recevrons Yves Michaud, universitaire, philosophe, directeur de l’école des Beaux-arts à Paris, de 1989 à 1996 et organisateur de l’Université de tous les savoirs, une université populaire libre faisant le bilan des connaissances actuelle(www.utis.fr)?

Son avant-dernier essai, Contre la bienveillance (Paris, Stock, 2016) prenait à bras le corps les trois défis de la politique actuelle : la montée du fondamentalisme religieux, celle des populismes, la faillite des politiques internationales idéalistes. (...) →   Lire la suite de cette chronique

héritage de la Révolution bolchevique 8 mars ◊ Sur l'héritage de la Révolution bolchevique

Le 8 mars étant, comme chacun devrait le savoir l'anniversaire de la Révolution dite de Février, l'historienne Françoise Thom répond à la question posée par le site Atlantico : quel est aujourd'hui 100 ans après la révolution russe, l'héritage de cet épisode historique est toujours présent. Ce moment d'histoire a participé en effet au modelage de la Russie et du monde actuel.
Atlantico : La révolution russe fête son centenaire en cette année 2017. Quelles ont été les conséquences à long terme d'octobre 1917 sur le monde aujourd’hui, du point de vue politique et géopolitique ?
Françoise Thom : (...) →   Lire la suite de cette chronique

philippe val 7 mars ◊ Le bal des somnambules

L’Institut d’histoire sociale n’a pas vocation à se prononcer en faveur de tel candidat aux présidentielles. Mais les débats sur l’Europe ou sur l’islamisme nous concernent directement. L’Union européenne est, on le sait, la cible des attaques les plus vives de la part de Vladimir Poutine, en qui nous voyons le promoteur d’une forme autoritaire de gouvernement peu compatible avec la démocratie. Quant à l’islamisme djihadiste, il a entrepris contre notre société une sorte de guerre au nom d’une vision du monde totalitaire qui voue la démocratie aux gémonies.
Philippe Val, dans une tribune parue dans le Journal du Dimanche du 5 décembre, regrette que ces deux thèmes soient trop peu analysés et trop peu évoqués par la plupart des candidats. Et il est vrai que seul, François Fillon a osé parler de totalitarisme islamique et que seul, Emmanuel Macron s’est déclaré ouvertement favorable à la poursuite de l’aventure européenne.
On trouvera ci-dessous la tribune de Philippe Val, intitulée "Le  bal des somnambules". P.R. (...) →   Lire la suite de cette chronique

evo morales6 mars ◊ Evo Morales soigné à Cuba ... pour un "mal de gorge"

Au pouvoir depuis 10 ans, le président bolivien Evo Morales, est arrivé le 1er mars à Cuba pour des examens médicaux. Il souffre d'une infection virale, mais son état n'est pas alarmant, a annoncé le 2 mars le vice-président Alvaro Garcia.
Rappelons qui est Morales. Morales qui se montrait extrêmement proche du Vénézuélien Chávez, partageait avec celui-ci la vision dite bolivarienne du socialisme du XXIe siècle pour l'Amérique latine. Dans le dispositif bolivarien il porter l'image de l'indianisme qu'il affirme avec force. Au départ il est ainsi engagé dans le combat politique via la lutte syndicale des petits producteurs de coca. En 1988, le gouvernement (...) →   Lire la suite de cette chronique

l'agent nord coréen 3 mars ◊ Kim Jong-nam : rebondissement dans l'enquête

La Malaisie a dénoncé l'utilisation de l'agent neurotoxique hautement létal VX en lien avec l'assassinat de Kim Jong-nam. Dans un communiqué daté du 3 mars, le ministère malaisien des Affaires étrangères a déclaré en effet qu'il condamnait dans les termes les plus forts l'utilisation d'une telle arme chimique par quiconque, où que ce soit et quelles que soient les circonstances.
Le ministère a ajouté que son utilisation dans un endroit public représentait un danger pour les personnes alentour. Il n'a cependant pas mentionné qui avait fait usage du VX.
Le ministère a également indiqué qu'il coopérerait pleinement avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, l'OIAC, et qu'il en solliciterait l'assistance technique. L'OIAC est un organe international qui a pour but de mettre en œuvre la Convention sur les armes chimiques.
Le VX est un agent hautement létal qualifié d'arme chimique par cette convention. Sa production, son utilisation et sa possession sont interdites.
(...) →   Lire la suite de cette chronique

djihadistes 2 mars ◊ La Citoyenneté, les djihadistes et la mort civile

À la suite de la publication de son dernier livre Citoyenneté et loyauté (Kero, 2017) le philosophe Yves Michaud a donné un entretien à Causeur, réalisé par Élisabeth Lévy et Daoud Boughezala :
Causeur : Vous n’y allez pas de main morte dans votre dernier livre, Citoyenneté et loyauté : déchéance de la nationalité infligée à tous les terroristes, prestation solennelle de serment républicain, peine de mort civile, etc. Votre fermeté nous réjouit mais, a-t-on juridiquement le droit de créer des apatrides ?
Yves Michaud : Évidemment ! La France a certes signé mais jamais ratifié la Convention de New York de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie. Le statut d’apatride est protecteur, mais il fait de vous un étranger, avec les droits d’un étranger (...) →   Lire la suite de cette chronique

violence en algérie 1er mars ◊ Violence montante en Algérie

L’Agence France-Presse a donné récemment un coup d’éclairage sur la violence non de la banlieue parisienne ou marseillaise, mais algéroise.  Le journal sud-coréen de langue anglaise, le Korea Herald le reprend dans un article sinon objectif, du moins distancié: l’Algérie, vue depuis Séoul, c’est loin en effet, et même un rien exotique. Mais ce qui s’y passe est inquiétant.
La violence urbaine est en hausse et un certain nombre d’experts lient cette violence à un sentiment d’insécurité générale remontant à la guerre civile dans les années 1990 ainsi qu’au développement anarchique de villes déshéritées en marge des grandes ville .
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couverture du livre un racisme imaginaire28 février ◊ Antifascisme et islamophobie

Dans son éditorial de Marianne, sous le titre "Aux idéologues islamistes : no pasaran !" Jacques Julliard présente le dernier livre de Pascal Bruckner comme antidote au poison liberticide qui se réclame de la lutte contre l'islamophobie :
Je me suis réveillé l'autre jour, écrit-il, avec un étrange sentiment, tel que je ne l'avais plus connu depuis ma petite enfance, sous l'occupation allemande : celui d'avoir perdu ma liberté de parole et de devoir faire attention à tout ce que je dirais en public.:
À y réfléchir de plus près, je m'avisai bien vite que cette impression du réveil était exagérée, et qu'en vérité cette mesure de précaution verbale ne s'appliquait qu'à un seul domaine, celui qui concerne l'islam. Je pourrais bien, pour autant que j'en aurais le désir, traîner dans la boue le président de la République, traiter de nazi celui des États-Unis, insulter le pape, cracher sur le Christ en croix, ricaner sur la virginité de Marie, et j'en passe. Il ne m'arriverait rien, sinon une réputation d'esprit fort.
Mais si d’aventure je me hasardais à dire un mot de travers d'Allah, de Mahomet, de l'islam (...) →   Lire la suite de cette chronique

la manifestation des femmes du 23 février 1917 23 février ◊ Russie : Centenaire de la révolution de février

Pour le centième anniversaire de la révolution russe de février, Libération publie un entretien avec Nicolas Werth , réalisé par Veronika Dorman, et que le journal intitule : "Moscou ne sait pas quoi faire des révolutions de 1917".
Le texte de l'entretien est ainsi présenté : le 23 février 1917, la Russie basculait dans le XXe siècle, la révolution mettait fin à la monarchie séculaire et ouvrait la voie au régime soviétique, qui a fait la grandeur et l’horreur de l’URSS durant soixante-dix ans. Aujourd’hui, la Russie de Vladimir Poutine peine à trouver un discours pour célébrer un anniversaire équivoque.
Veronika Dorman : Comment le régime russe actuel perçoit-il l’année 1917 ?
Nicolas Werth : Au sujet de 1917, c’est compliqué, le Kremlin est mal à l’aise. (...) →   Lire la suite de cette chronique

protestation contre les greffes d'organes22 février ◊ La Chine et le trafic des prélèvements d'organes

La pratique des prélèvements d'organes de condamnés est interdite. Mais en Chine, souligne Harold Thibault dans Le Monde, les experts estiment que des dizaines de milliers de greffes illégales ont lieu chaque année :
À en croire les experts envoyés par le gouvernement chinois aux conférences internationales sur les greffes, ce serait un incontestable succès. Le pays se félicite de mettre enfin un terme à la très controversée récolte d’organes de condamnés à mort. "Depuis le 1er janvier 2015, le don d’organe par des civils volontaires est devenu la seule source légitime de greffes d’organes. C’est toute l’histoire", a ainsi lancé Huang Jiefu, chargé de réformer le système (...) →   Lire la suite de cette chronique

Erdogan 21 février ◊ Turquie : au pays de la Purge Record

Burak Bekdil, l'un des journalistes les plus estimés de Turquie, s'est vu interdire de travailler pour les journaux turcs auxquelles il collaborait depuis près de 30 ans. Il a publié le 16 février pour The Gatestone Institute un article dont le titre original est "Turkey : Record-Breaking Purge in Academia" et dont voici la traduction :
En 2016, la Turquie s'est classée en tête des pays qui ont le plus massivement attenté aux libertés sur une liste de 195 pays, indique Freedom House . La purge orchestrée par Erdogan au sein du monde académique est 38 fois plus importante que celle organisée par les généraux après le coup d'État militaire de 1980. Selon les données compilées par Turkey Purge (Purge Turque), Pen International , le Comité pour la protection des journalistes et le Centre de Stockholm pour les libertés , 128 398 personnes ont été licenciées, et 91 658 autres sont détenues.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Valéri Guérassimov20 février ◊ L'arme russe de la dezinformatsiya

Dans le Figaro en ligne le 16 février, Jean-Jacques Mével, correspondant à Bruxelles souligne que l'Occident est la cible d'une "guerre hybride", où les fausses informations visent à discréditer les institutions. À Bruxelles, en effet l'Alliance dit être confrontée à une hausse de 400 % en trois ans du volume de la désinformation.
"La valeur des outils non militaires dans la réussite d'objectifs politiques et stratégiques s'accroît et, souvent, elle en vient à éclipser la puissance des armes en efficacité" général Valéri Guérassimov.
Quand le mot "désinformation" vient sur la table, le monde du renseignement renvoie immanquablement(...) →   Lire la suite de cette chronique

17 février ◊ Venezuela, Cuba et l'asymétrie des indignations

L’existence de prisonniers politiques à Cuba et au Venezuela, soulignait le 16 février Paulo Paranagua, journaliste au Monde, ne provoque pas les mêmes réactions indignées de la gauche qu’à l’époque des dictatures militaires conservatrices en Amérique latine.
Samedi 18 février, cela fera trois ans que Leopoldo Lopez est emprisonné au Venezuela. L’opposant au président Nicolas Maduro purge une peine de presque quatorze ans dans la prison militaire de Ramo Verde, à une heure de Caracas. A ­l’issue d’un procès qualifié de "farce" par Human Rights Watch, il a été condamné pour instigation à la violence lors de la manifestation du 12 février 2014, à Caracas, qui avait fait trois morts.
Le 1er décembre 2016, un commissaire du Service bolivarien de renseignement (Sebin)(...)

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le centre de déradicalisation de pontourny16 février ◊ La déradicalisation en échec

Le premier centre de "déradicalisation" en France est désormais vide, souligne Elise Vincent dans Le Monde en ligne le 11 février. Situé au lieu-dit de Pontourny, dans un village de 2 700 habitants d’Indre-et-Loire – Beaumont-en-Véron –, le centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté, ouvert en septembre 2016, a vu partir son dernier pensionnaire en milieu de semaine après que ce dernier a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour des faits de violences familiales. Critère rédhibitoire pour rester au centre, même si les faits étaient anciens.
Mort implicite de cette expérience pilote portée contre vents et marées par Manuel Valls quand il était à Matignon ? Fin de parcours d’une "fausse bonne idée", comme le pensent beaucoup d’acteurs du monde policier ? Politiquement, non, en tout cas, comme l’a défendu le ministre de l’intérieur Bruno Le Roux, sur Europe 1, vendredi 10 février. "Je peux vous dire (...) →   Lire la suite de cette chronique

kim jong-nam15 février ◊ Kim Jong-nam assassiné à Kuala Lungpur

Demi-frère du dictateur communiste nord-coréen Kim Jong-un, Kim Jong-nam, âgé de 45 ans, a été assassiné en Malaisie. Il semble avoir été empoisonné avec des aiguilles par deux femmes non identifiées…
Le 25 janvier à Londres l’ancien numéro deux de l’ambassade de Corée du Nord au Royaume-Uni, Thae Yong-ho, passé au Sud en août, affirmait être "convaincu que les jours de Kim Jong-un sont comptés." Étant l’un des plus hauts diplomates à être passé au Sud ces dernières années, il a expliqué que l’accès aux informations étrangères dans le cadre de ses fonctions avait contribué à faire vaciller sa foi dans le régime. Ses doutes sont devenus des convictions quand Kim Jong-un, arrivé à la tête du pays après la mort de son père il y a 5 ans (...)
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errejon au soir de sa défaite14 février ◊ Espagne : La défaite d’Errejon

Nous proposons ci-dessous, traduite en français, l’analyse que notre ami Antonio Elorza a signée dans El Pais du 11 février 2017 sur le congrès que vient de tenir le mouvement de la gauche radicale espagnole, Podemos. Ce Congrès s’est conclu par la victoire du plus activiste, du plus radical, du plus utopique des dirigeants : Pablo Iglesias. Paradoxalement, cette victoire devrait être un sujet de satisfaction pour Mariano Rajoy, confirmé à son poste de secrétaire général du Parti populaire (centre-droit), en même temps que l’emportait Pablo Iglesias sur Iñigo Errejon. Le radicalisme d’Iglesias inquiétera (...) →   Lire la suite de cette chronique

Drapeau de la république de chine13 février ◊ Taïwan sous pression communiste chinoise

On se souvient de l’appel téléphonique de Donald Trump à la présidente (indépendantiste) de Taïwan, puis de la "leçon" de libéralisme commercial donnée par Xi Jinping au nouveau président américain lors de la dernière réunion de Davos.
Voilà que, ce 9 janvier, les deux présidents affirment que leurs pays doivent "coopérer". Mais jusqu’où une telle coopération peut aller ? On ne peut oublier l’enlèvement récent par les services secrets d’un homme d’affaires de Hong-Kong, ancien leader de la contestation étudiante. Ni le fait que la Chine communiste ne cesse de manifester sa puissance militaire à son pourtour, en Mer de Chine du Sud, comme nous l’avons souligné récemment dans une de nos chroniques. Ni les pressions montantes de Pékin pour empêcher que se développent les relations de Taïwan avec les pays d’Asie du sud-est. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Le pouvoir wahabite saoudien10 février ◊ Arabie saoudite et
totalitarisme wahhabite

Agrégé d’histoire et ancien élève de l’École nationale d’administration, Pierre Conesa est l’auteur de nombreux ouvrages sur les relations internationales et stratégiques. Ancien analyste à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), il a longtemps été haut fonctionnaire du ministère de la Défense, notamment directeur adjoint de la délégation des Affaires stratégiques, avant de rejoindre le privé.
Il vient de publier Dr Saoud et M. Djihad. La diplomatie religieuse de l’Arabie saoudite, chez Robert Laffont. Sous le titre "L’Arabie saoudite mène un projet planétaire d’expansion (...) →   Lire la suite de cette chronique

Le culte de Mao9 février ◊ Chine : durcissement du culte de Mao

Plus de quarante ans après sa mort, Mao de plus en plus intouchable. Et le régime communiste, qui veut occulter la face sombre de l'histoire du parti, intensifie la répression contre les voix hostiles au fondateur de la République populaire.
Correspondant du Figaro à Pékin, Cyrille Pluyette soulignait le 6 février :
Il ne fait pas bon critiquer Mao Tsé-toung sous Xi Jinping. Le Parti communiste chinois (Parti communiste chinois) avait cru clore les débats en 1981, en décrétant que le règne du fondateur de la République populaire de Chine comportait 70 % de bon et 30 % de mauvais. Mais le président chinois, qui alimente depuis son arrivée au pouvoir - il y a plus de quatre ans - le culte du Grand Timonie(...) →   Lire la suite de cette chronique

Maduro et le Pape8 février ◊ Venezuela : Quand Maduro en appelle au pape

Dans la situation dramatique du pays, Maduro, le 5 février évoquait la possibilité d’une réunion entre des représentants du gouvernement et de l’opposition en présence du pape François. Cela permettrait, considère-t-il, de relancer un dialogue gelé depuis décembre.
"Une rencontre avec le pape François est en cours d’élaboration. J’espère qu’elle pourra être mise au point", a déclaré Nicolas Maduro lors de son allocution dominicale diffusée par la télévision publique. .
"J’espère qu’elle aura lieu bientôt et qu’à cette réunion nous et la délégation de la droite nous nous donnerons l’accolade"
, a-t-il ajouté. Il n’a pas fourni d’indications sur une date possible.(...)
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João Lourenço 7 février ◊ Angola : la succession de Dos Santos

Au pouvoir depuis 37 ans, le José Eduardo dos Santos a confirmé le 3 février qu'il ne se représenterait pas à la présidence de l'Angola lors des élections d'août et qu'il cédait sa place à l'actuel ministre de la Défense, João Lourenço. "Le comité central du MPLA [Mouvement populaire pour la libération de l’Angola] a approuvé le nom du candidat João Lourenço en tête de la liste pour les élections du mois d’août ", a déclaré Dos Santos, ce 3 février, lors d’un congrès du parti.
Dès mars 2016, le président angolais avait annoncé à son parti son intention de passer la main, sans s’attarder sur les modalités de ce retrait. Âgé de 74 ans (...)  →   Lire la suite de cette chronique

couverture du livre de Daniel Satter
6 février ◊ Quand Sciences Po annule une conférence sur Poutine

Au gré d'une courte dépêche de l'AFP reprise en flash par Le Figaro le 1er février semble presque s'étonner que Sciences Po soit "critiquée après l'annulation d'une conférence sur la Russie".
Voici les faits, tels que nous les avons appris et tels que rapportés divers sites généralement crédibles. Le Monde n'a relaté les faits que le 1er février. On trouvera ci-dessous l'article de Paul Aveline, qui semble avoir été le premier à alerter les lecteurs de Buzzfeed le 27 janvier.
L’Institut d’études politiques de Paris a-t-il peur du Kremlin ? s'interroge Buzzfeed Selon nos informations, la prestigieuse école parisienne de Sciences Po a annulé une conférence au CERI, son Centre de recherches internationales. Le CERI, fondé en 1952, se spécialise dans "la recherche sur l’espace mondial à travers la double approche des relations internationales et des aires régionales". La cause de cette annulation ? La venue de David Satter(...)  

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la rencontre Erdogan Merkel du 2 février3 février ◊ Islamo-terrorisme : Erdogan nie

Pour la première fois depuis le putsch manqué de juillet 2016, la chancelière allemande Angela Merkel s'est rendue le 2 février à Ankara. Or, les échanges avec le président turc Recep Tayyip Erdogan ont été extrêmement tendus sur les questions de la liberté d’expression et du terrorisme jihadiste.
Ainsi le président turc condamne jusqu’à l'expression "terrorisme islamiste". Il a martelé avec insistance que l'expression irrite gravement les musulmans, et qu'elle est "incorrecte car l'Islam et le terrorisme ne peuvent pas aller ensemble. La définition du terme Islam est la paix.".
Lors du point de presse conjoint organisé après leur entretien, les deux dirigeants ont manifesté leur désaccord avec éclat, Erdogan s'exprimant.(...)  →   Lire la suite de cette chronique

Staline programmant la famine ukrainienne2 février Un appel ukrainien pour que le monde sache

Le Comité Ukraine 33 fait actuellement circuler un texte dont nos lecteurs trouveront ci-dessous l'intégralité, à propos du Holodomor de 1932-1933 et de la situation actuelle. Il suggère à chacun de l'envoyer aux hommes politiques que vous connaissez, afin qu'à l'Assemblée nationale et au Sénat, on ressorte les questions posées, les dossiers sur ce génocide, en espérant que la France reconnaisse, enfin, ce crime contre l'humanité partie hélas bien réelle de l'Histoire Mondiale du XXe siècle :
En 1932-1933, l'Ukraine a connu une terrible tragédie – le Holodomor - qui a pris des millions de vies humaines. Le régime communiste totalitaire et criminel a délibérément créé les conditions menant à la destruction physique du peuple ukrainien (...)  →   Lire la suite de cette chronique

1er février Corée du nord : un État totalitaire plus banal qu'on ne le pense ◊ Nouvelles des États totalitaires… et des autres

Enquête sur les droits de l’homme en Corée du Nord. La Corée du Sud lance une enquête sur la situation actuelle des droits de l’homme au Nord en menant des interviews auprès de chacun des réfugiés nord-coréens vivant actuellement au Sud. Les résultats de cette minutieuse enquête – chaque entretien comportera 140 questions – pourront servir de base pour mettre en cause les responsables de ces violations. Le Centre pour l’enregistrement des données sur les droits de l’homme au Nord, nouvellement fondé, publiera ainsi un rapport chaque année.
Trump et la Corée du Nord. Une tension est perceptible en Corée du Nord. Le n° 1 Kim Jong-eun avait annoncé, lors de son discours de nouvel an, que son pays s’apprêtait à lancer un missile balistique intercontinental. Or, Donald Trump(...)  →   Lire la suite de cette chronique

Dalil Boubakeur 31 janvier ◊ Dalil Boubakeur dénonce
la Fondation de l'islam de France

La nouvelle Fondation de l'islam de France, créée à l'initiative du gouvernement français, ne permettrait qu'un "contrôle de l'islam par l'État" plutôt qu'autre chose, a estimé le 31 janvier Dalil Boubakeur, président de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris.
Dans un entretien réalisé par l'agence turque Anadolu, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, la plus grande institution musulmane en France, est revenu sur sa récente annonce du retrait des travaux de la Fondation de l'islam et la mainmise que le gouvernement souhaiterait avoir sur l'islam par le biais de cette dernière.
l"Les rapports entre l'islam et l'administration ont toujours été des relations de confiance et des relations où l'administration a essayé les conditions de la pratique musulmane, qu'il s'agisse de halal, pèlerinage ou encore de la construction des mosquées"(...) →   Lire la suite de cette chronique

Sigmar Gabriel30 janvier ◊ Ukraine : France et Allemagne
à la recherche du "Format Normandie"

Sigmar Gabriel, intronisé ce 27 janvier à la tête du ministère allemand des Affaires étrangères, s'est rendu à Paris le 28 janvier pour un entretien avec Jean-Marc Ayrault. À l'issue de cette réunion les deux pays ont réaffirmé leur accord sur la nécessité de progrès dans le processus de paix en Ukraine comme condition préalable à une levée des sanctions contre la Russie.
"L'Allemagne et la France ont une position claire sur les sanctions", a déclaré le ministre lors de la conférence de presse donnée avec son homologue français Jean-Marc Ayrault. "Nous souhaitons appliquer le protocole de Minsk. Et c'est la seule manière dont les sanctions pourront être levées", a-t-il ajouté.
Sigmar Gabriel a estimé qu'il était important que Berlin et Paris affichent une position commune forte sur les problèmes actuels. Il a ainsi annoncé que les deux pays allaient créer des groupes de travail pour apporter des réponses aux défis que posent la situation en Ukraine ou l'actuelle politique étrangère russe.(...)
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Abdoulkadir Macharipov27 janvier ◊ Ce que révèlent
les aveux de Masharipov

En décembre, Daësh a visiblement relancé sa campagne terroriste mondiale. En témoignent les attentats du 18 décembre à Karak en Jordanie, du 19 sur le marché de Noël de Berlin et surtout le massacre perpétré le Nouvel An à Istanbul : 39 personnes tuées dans la discothèque La Reina.
Or, l’auteur du carnage, âgé de 34 ans, arrêté le 16 janvier dans le quartier Esenyurt, passé aux aveux le 17. Ceci a permis aux enquêteurs, qui ne semblent pas l'avoir ménagé outre mesure, de disposer quant à son parcours d'éléments substantiels et peu rassurants.
Le journal kemaliste Hürriyet écrit que l'auteur de la tuerie révèle qu'il s'agit d'Abdoulkadir Macharipov, dont le nom avait déjà largement circulé au sein des médias turcs. Le quartier où il a été retrouvé se trouve sur la rive européenne du Bosphore.
Selon l'agence de presse officielle Anadolu, 5 personnes ont été interpellées au cours de l'opération de police : Abdoulkadir Macharipov, auteur "présumé" de la tuerie ainsi qu'un homme d'origine kirghize et trois femmes. Au même moment, des opérations de police ont visé d'autres cellules liées au groupe.(...)
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les exactions des farc26 janvier ◊ Colombie : chaos dans le regroupement des Farc

Personne ne sait ce qui se passe réellement dans les 26 "zones cantonales de normalisation et de transition", et dans les "camps de préregroupement temporaire" des FARC. Dans beaucoup de ces lieux, contrôlés par des hommes armés de cette narco-guérilla, ni la presse ni les autorités départementales sont admisses. À certains moments, elles peuvent passer mais pour quelques minutes seulement. Dans d'autres endroits, elles sont traitées comme des "persona non grata" comme l'a révélé à la mi-janvier, Victoria Eugenia Ramirez, secrétaire du gouvernement d'Antioquia. Elle et son équipe n’ont pas pu entrer dans certaines de ces zones. En revanche, les agents de l'ONU et du gouvernement national sont les bienvenus. Mais ceux-ci sont muets et ne rendent de comptes à personne. Fin décembre, les FARC ont annoncé que le gouverneur d’Antioquia, Luis Perez Gutierrez, ne pouvait pas entrer dans les onze zones de son département où il voulait vérifier les allégations reçues sur des "comportements indésirables" de la guérilla. La Colombie a été scandalisée par cette illégalité et Perez a été autorisé, par un conseiller présidentiel, à visiter les camps. Mais très vite l'incident a été oublié.(...)
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andré chassaigne25 janvier ◊ Le PCF et Mélenchon: les hauts et les bas

Les relations entre les communistes et le candidat qu'ils soutiennent, Jean-Luc Mélenchon, n'ont cessé de se dégrader au cours de l'année 2016, le PCF se trouvant pratiquement contraint d'accorder des parrainages à leur étrange et incontrôlable allié.
Le 16 :janvier, Libération considérait ainsi, à propos des investitures en vue des législatives que "le Parti communiste se rebiffe face aux injonctions de Mélenchon":
Une relation de couple bizarre, avec très peu de hauts et beaucoup de bas. D’un côté, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. De l’autre, Pierre Laurent et le Parti communiste français.
Parfois, ils s’affichent ensemble. D’autres fois, ils polémiquent à distance.
Courant janvier, on a assisté à un mélange de deux attitudes.
L’année avait débuté par les vœux de Jean-Luc Mélenchon : Pierre Laurent est au premier rang.
La semaine suivante, c’est ceux de Pierre Laurent : Jean-Luc Mélenchon sèche. (...)
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leopoldo lopez24 janvier ◊ Venezuela : prisonniers politiques ou otages ?

Le blog America Latina, sur le site du Monde rappelle aux admirateurs du régime chaviste la réalité du Venezuela, où "Leopoldo Lopez et les prisonniers politiques sont des otages" :
Le 18 février, cela fera, en effet, trois ans que Leopoldo Lopez est emprisonné. L’opposant purge une peine de presque quatorze ans dans la prison militaire de Ramo Verde, à une quarantaine de kilomètres au sud de Caracas. À l’issue d’un procès qualifié de "farce" par l’ONG Human Rights Watch, il a été condamné pour instigation à la violence lors de la manifestation contre le président Nicolas Maduro et pour des réformes économiques et sociales, au cours de laquelle trois personnes étaient mortes, le 12 février 2014 à Caracas.
Or, le 1er décembre 2016, un commissaire du Service bolivarien de renseignement (Sebin), José Ramon Perdomo Camacho, a été condamné à 29 ans et demi de prison pour l’assassinat de l’étudiant Bassil Da Costa, une des trois victimes de février 2014. D’après les images diffusées à l’époque par la presse(...)
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carte de la région des grands lacs23 janvier ◊ Afrique : un califat en gestation
dans la région des Grands Lacs

Dans cette région prolifèrent des groupes armés. Une région très convoitée pour ses richesses naturelles. Le Nord-Kivu semble bien devenu le fief d’un groupe islamiste dénommé "Défense Musulmane Internationale/ADF". Le journaliste congolais Nicaise Kibel’bel Oka y a mené une longue enquête. Il expliquait le 18 janvier à Géopolis comment un califat est en gestation dans la région des Grands Lacs.
"Il règne dans ces contrées, explique-t-il une barbarie exercée au nom de la charia", Le journaliste d’investigation congolais connaît bien le Nord-Kivu où les islamistes ont élu domicile. Ils recrutent à tour de bras des jeunes au sein d’une population effrayée et abandonnée à elle-même face à une véritable entreprise criminelle, dénonce-t-il. (...)
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les habitants de wukan imposaient la démocratie20 janvier ◊ Chine : ils n'ont voté qu'un seul été

La conférence de Davos, ouverte le 17 janvier a donné l'occasion, au chef du régime communiste chinois Xi Jinping, de plaider pour liberté du commerce extérieur. Peut-être a-t-il quelque peu surpris son auditoire. Il est vrai cependant que son modèle de développement reste basé sur les plus-values de l'exportation. Cependant personne ne s'est vraiment levé pour lui rappeler les conditions dans lesquelles [ne] s'exercent [pas] les libertés en Chine.
Depuis 2012 en effet il existait une expérience unique de libéralisation dans la modeste bourgade de Wukan, 13 000 habitants, dans la riche province de Canton. (...)
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Georges Bensoussan19 janvier 2017 ◊ Georges Bensoussan dénonce l'antiracisme dévoyé

Dans un entretien réalisé par Alexandre Devecchio publié sur le site du Figaro Georges Bensoussan, qui a dirigé l'ouvrage Une France soumise considère que "l'antiracisme dévoyé a fait taire le peuple Français" et que la peur des représailles mais aussi le terrorisme intellectuel imposé par les élites expliquent l'existence d'une véritable loi du silence sur la question de l'islam :.
Alexandre Devecchio : En 2002, votre livre précédent Les Territoires perdus de la République , avait été accueili par un long silence médiatique. Quinze ans plus tard, dans Une France soumise, vous montrez que la situation s'est aggravée. Pourtant, une partie des élites continue d'ignorer votre diagnostic….
Georges Bensoussan : Le refus d'affronter la réalité est la chose la mieux partagée du monde. (...) →   Lire la suite de cette chronique.
Georges Bensoussan poursuivi comme "islamophobe" (...) →   Lire la suite

Andrej Holm18 janvier 2017 ◊ Berlin : démission d'Andrej Holm secrétaire d’Etat au Logement ex cadre de la Stasi

Le 16 janvier à Berlin, Andrej Holm secrétaire d’Etat au Logement de la ville-Etat de Berlin donnait sa démission à la demande, notamment, des associations de victimes du régime communiste est-allemand.
Il avait été nommé à ce poste dans la cadre du gouvernement régional constitué par Michaël Müller, reconduit comme bourgmestre-gouverneur de Berlin, par un vote favorable de 88 sénateurs sur 158 le 8 décembre.(...) →   Lire la suite de cette chronique

17 janvier 2017 ◊ Chine : un nouvel organe anticorruption

Le 10 janvier l'agence Xinhua Chine nouvelle annonçait la création à Pékin d'un nouvel organe de surveillance, qui partagera ses responsabilités et son organisation avec la Commission centrale de contrôle de la discipline (CCCD) du Parti communiste chinois.
Xiao Pei, vice-ministre de la Supervision, a donné ces informations lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de la session plénière de la CCCD qui s'est achevée dimanche, en expliquant que les deux organes partageraient leur institution et leur personnel.
Tous ces dispositifs sont établis en vue de la lutte contre la corruption, grande affaire lancée par Xi Jing-pin(...) →   Lire la suite de cette chronique

16 janvier ◊ John Kerry au Vietnam

Le monde entier retient son souffle ; vendredi 20 janvier, Donald Trump sera président des États-Unis.
Sur l’Europe, on peut légitimement s’inquiéter : il s’est ouvertement réjoui du "Brexit" dont il fait curieusement une conséquence de l’accueil des immigrés du Moyen-Orient par l’Allemagne.
Mêmes inquiétudes concernant ses rapports avec la Russie. Les rapports avec Moscou ne sont pas éclaircis : il a nié avec force être, d’une manière ou d’une autre, l’obligé des services secrets soviétiques mais il n’a pas non plus retiré ses propos élogieux à l’adresse de Vladimir Poutine.
Il s’est tu sur les derniers événements en Amérique latine : il n’a pas réagi (...)
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alt= 13 janvier ◊ Turquie : une purge totalitaire typique

Depuis les purges entreprises, en Turquie, par le pouvoir sous prétexte de riposter à l'étrange tentative de coup d'État du 15 juillet on ne compte plus les épurés dans la fonction publique, la magistrature, l'armée, les grandes entreprises et les médias.
Or, dans ce contexte plusieurs dizaines d’officiers turcs réfugiés à l’Ouest sont contraints de crier leur innocence : "Nous ne sommes pas des terroristes." La question n'est pas de pure théorie. Accusés de terrorisme par le régime Erdogan, qui reste formellement agréé et allié de l'occident, ils risquent aussi d'être déboutés du droit d'asile en Europe.
Ils sont capitaines, soulignait Nicolas Gros-Verheyde le 11 janvier sur le site de Bruxelles 2, commandants, lieutenants-colonels, colonels … parfois de grade inférieur. Tous des officiers (ou sous-officiers) diplômés, formés, expérimentés. Il y a quelques mois, ils servaient avec fierté leur pays, portant l’uniforme turc dans les couloirs(...)
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12 janvier ◊ alt=Cette gauche qui s’est toujours couchée devant les despotes

On trouve décidément de jolies perles dans le numéro spécial de Charlie-hebdo récemment publié pour le deuxième anniversaire de l’attentat de janvier 2015. Nous avons cité il y a quelques jours des extraits du remarquable article de Gilles Kepel. Nous proposons ici des extraits d’un article de Fabrice Nicolino, non moins remarquable. Nous ne pouvons que redire ce que nous disions en présentant l’entretien de Gilles Kepel : il faut lire ces textes dans leur intégralité. Nous ne pouvons ici qu’alerter nos lecteurs sur l’intérêt et la qualité des analyses que nous ne faisons que présenter :
Vous les pleureuses, vous qui avez craché sur Charlie Hebdo tout en faisant les beaux esprits, voici votre histoire et elle est sinistre. Elle ne commence pas avec la Russie stalinienne mais c’est là qu’elle a déployé, pour la première fois avec tant de force, sa bassesse. Entre 1917 et 1991, année de la disparition de l’URSS, les intellectuels de gauche français se seront (presque) tous couchés. Et pourtant ! (…)
Les témoignages vrais commencent dès le début des années 1920, mais trois d’entre eux viennent de partisans du communisme. Panaït Istrati, grand écrivain roumain, fervent de la révolution, passe seize mois en Union soviétique entre 1927 et 1929. Son drame, c’est qu’il ne sait pas mentir. Il publie au retour Vers l’autre flamme, récit de voyage qui décrit le désastre d’un peuple écrasé par un Etat policier. Conspué par les staliniens du monde entier, il mourra seul quelques années plus tard. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Les Farc11 janvier ◊ Colombie : une visite inopportune

Notre ami Eduardo Mackenzie a publié le 10 janvier dans El Comercio à Madrid et Periodismo sin Fronteras à Bogotá un article dont voici la traduction :
L'image de la France en Colombie pourrait être endommagée par la visite que le président François Hollande a l'intention de faire dans les prochains jours dans un camp armé des FARC.
Prévu entre le 22 et le 24 janvier prochain, dans le cadre d'une visite officielle, ce projet n'a pas été bien accueilli par une partie de l’opinion publique colombienne, très hostile à la narco-guérilla. Des voix dans le principal parti d’opposition, le Centre Démocratique, commencent à s’élever contre cette visite.(...)→   Lire la suite de cette chronique

Tareck El AssainiNote sur le nouveau vice-président vénézuélien

La nomination de Tarek el Aissami le 4 janvier à la vice-présidence du Venezuela est une décision importante de Maduro, comme le souligne notre chronique. Elle est même grave. Comme l’indique le correspondant d’El Pais à Caracas, le 6 janvier 2017, Tarek El Aissani, fils de Druzes nés au Liban, est l’auteur de l’ascension la plus vertigineuse dans la hiérarchie chaviste. Député  de l’Assemblée nationale, sa carrière s’est déroulée au Ministère de l’intérieur, qu’il a dirigé de 2008 à 2012, ainsi qu’à la tête de l’Etat d’Aragua, au centre du pays.
Sa toute fraiche nomination aux portes de la présidence signifie, pour l’opposition, la fin de tout espoir d’un processus de démocratisation du pays commençant par un referendum révocatoire. S’il était encore possible d’en organiser un et que Maduro le perde, c’est El Aissami qui aurait pris les rênes.(...)→   Lire la suite de cette chronique

9 janvier 2017Gilles Kepel ◊ Gilles Kepel : "Le concept d’islamophobie joue un rôle essentiel dans le djihad"

Charlie-hebdo publie dans son n° du 4 janvier 2017 – numéro du 2e anniversaire de l’attentat qui avait décimé son équipe rédactionnelle - un très intéressant entretien avec Gilles Kepel. Nous invitons nos lecteurs à en prendre connaissance dans son entier, mais nous tenons à en publier des extraits qui alimenteront notre réflexion, telle qu’elle transparait notamment dans les actes de notre dernier colloque.
Pour Kepel, les attentats commis ces dernières années en France "sont tous orientés vers un même objectif : sidération de la population, élimination des cibles et mobilisation de la masse des musulmans derrière eux. Ce que, à mon avis, ils n’arriveront pas à faire eux seuls, parce que Daech est majoritairement détesté. Mais il y a d’autres acteurs de la mouvance islamiste qui se positionnent pour tirer les marrons du feu. Et en particulier, la mouvance représentée par le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), dont la stratégie consiste à souder la "communauté" derrière la lutte contre l’islamophobie et à se victimiser face à une société française qu’il faut faire apparaître comme islamophobe".(...)→   Lire la suite de cette chronique

Venezuela : bunkérisation du régime Maduro6 janvier ◊ Venezuela : bunkérisation du régime Maduro

Le 5 janvier à Caracas, Julio Borges nouveau président du Congrès prenait ses fonctions. Dans son discours d'investiture il a vivement critiqué le gouvernement, accusant le président Maduro d'abandon de ses responsabilités. Le Venezuela traverse une crise économique sans précédent amenant Nicolas Maduro à se dire victime d'une "guerre économique".
"Nous avons les plus grandes réserves en hydrocarbures au monde et les gens en sont pourtant réduits à se nourrir en faisant les poubelles", a déclaré Julio Borges. "Les personnes âgées s'évanouissent dans les files d'attente pour obtenir de la nourriture, des médicaments. C'est comme si nous étions victimes d'une malédiction".(...)→   Lire la suite de cette chronique

manif cgt5 janvier 2017 ◊ La CGT force d'extrême gauche ?

Dans Le Figaro en ligne le 4 janvier, Cécile Crouzel publiait une enquête sous le titre éloquent "Comment la CGT a dérivé vers l'extrême gauche" illustré par une photo non moins éloquente montrant Philippe Martinez, jetant un pneu dans un brasier, dans le contexte du soutien qu'il apportait aux grévistes du dépôt petrolier Total d'Haulchin dans le Nord, en lutte contre la loi travail.
Le numéro un cégétiste, Philippe Martinez, souligne l'article, a su jouer (...)
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Kim Jong un 3 janvier 2017 ◊ Le message de nouvel An du camarade Kim Jong Un

Prenant pour posture de tourner le dos au passé et de promouvoir un cours nouveau avec des slogans différents, le dictateur nord-coréen s'est adressé, pour le nouvel an, à ses concitoyens. Cela fait maintenant 5 ans que Kim Jong Un, à l'occasion du nouvel an, s'adresse à la Corée du nord en tant que dirigeant.
D'année en année les références à son père et à son grand père ont considérablement diminué. (...) .
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Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation des œuvres de l’islam de France 2 janvier 2017 ◊ Formation des imams : une illusion ?

Sous le titre "Et les imams iront à la fac", Gil Mihaely, historien et directeur de la publication de Causeur déplore que le ministère de l'Intérieur offre "une usine à gaz aux musulmans de France".
Il dénonce la nouvelle politique des pouvoirs publics qui, au lieu d'organiser l'islam de France pour lutter contre l'extrémisme, vont créer des formations universitaires Potemkine contrôlées par les pays d'origine des imams.
La question de l’islam de France, souligne-t-il, est l’une des principales sources de rapports et de commissions Théodule de la République.
Le 12 décembre, des représentants de "l’Islam de France" et des universitaires étaient donc conviés (...) .
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Pablo Iglesias, leader de Podemos, et Inigo Errejon30 décembre 2016 ◊ Du rififi à Podemos : le populisme à la recherche d’un ordre nouveau ?

Entre Pablo Iglesias, leader de Podemos, et Inigo Errejon, le secrétaire politique du puissant mouvement espagnol de gauche radicale, le torchon brûle sur la meilleure façon de retrouver un dynamisme quelque peu émoussé et de repartir à l’assaut du pouvoir. Podemos a, certes, contribué, comme Ciudadanos, le nouveau parti de centre-droit, non à briser mais à mettre en cause le bipartisme espagnol, l’alternance PSOE/PP, c’est à dire centre gauche et centre droit se succédant depuis une quarantaine d’années. Mais les dernières élections législatives n’ont pas donné pour Podemos le résultat espéré : 69 députés à l’issue des législatives du 20 décembre 2015 et 71 six mois plus tard avec un million de voix en moins cependant.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Venezuela : la pénurie des billets de banques29 décembre 2016 ◊ Venezuela : la crise des billets de banques

À nouveau ce 29 décembre, Maduro a différé le retrait des billets de 100 bolivars. Il s'agit des coupures les plus utilisées dans les transactions en liquide au Venezuela. Le 11 décembre, le président Nicolas Maduro annonçait le retrait sous soixante-douze heures de ces coupures en raison de leur faible valeur sur fond d’inflation galopante. Face à de violentes manifestations, Maduro avait finalement, déjà différé au 2 janvier le retrait de ces billets.
Et le jeudi 29 décembre (...) →   Lire la suite de cette chronique

Qui finance le salafisme en Allemagne28 décembre ◊ Les financiers du salafisme en Allemagne ?

Le 26 décembre, George Igler sous le titre original : Are Saudi Arabia, Qatar and Kuwait Funding German Salafism ? tentait de répondre, sur le site de l'institut Gatestone tentait de répondre à la question "L'Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweït financent-ils le salafisme en Allemagne ?".
L'association caritative du Sheikh Eid Bin Mohammad al-Thani du Qatar et la Ligue musulmane mondiale de l'Arabie Saoudite ont une "stratégie d'influence de long terme" en Allemagne, indique un rapport des services de sécurité allemands.
"Il s'agit de guerre, d'enfants endoctrinés ; ils sont encore à l'école primaire et déjà (...) →   Lire la suite de cette chronique

L'implantation afghane de l'État islamique27 décembre ◊ La base de repli afghane de l'État islamique

Envoyé spécial du Figaro à Kaboul, Emmanuel Derville dévoile la stratégie de repli de l'organisation État islamique en Afghanistan.
Contre toute attente, écrit-il en effet, le groupe terroriste est parvenu à maintenir ses positions dans plusieurs provinces de ce pays emblématique dans l'imaginaire djihadiste. Les ordres venant de Syrie montrent que Daech tient à conserver cette éventuelle base de repli.
Voilà presque deux ans que l'État islamique a pris pied en Afghanistan. En janvier 2015, les combattants de Daech officialisent les premières cellules dans la province de Helmand(...) →   Lire la suite de cette chronique

Garry Kasparov26 décembre ◊ Kasparov contre Poutine

Le 22 décembre, Slate publiait un entretien avec Garry Kasparov interrogé par Jacob Weisberg. Le champion du monde d'échecs revient sur l'ingérence russe lors de l'élection présidentielle américaine, et sur comment Washington n'y a pas réagi.
Ci-dessous quelques extraits : Mi-décembre, Jacob Weisberg, président du Slate Group et responsable du Trumpcast, a pu s’entretenir avec le champion du monde d’échecs et activiste politique russe Garry Kasparov. Ils ont discuté de l’ingérence de Vladimir Poutine dans l’élection américaine et de la réaction des États-Unis. Cet entretien, revu et condensé pour plus de clarté, peut également être écouté en ligne.
Jacob Weisberg : En faisant de petites recherches, je suis tombé (...) →   Lire la suite de cette chronique

Lénine déboulonné de son piédestalIl y a 25 ans : La fin du communisme

En ligne le 23 décembre 2016

"Cela fait 25 ans, le 25 décembre 1991, rappelle notre ami Antonio Elorza, professeur émérite de l’université Complutense de Madrid,  que le président Gorbatchev a annoncé la dissolution de l’URSS".  Nous reproduisons ci-dessous en français de larges extraits de sa tribune du 23 décembre dans le quotidien El Pais, tribune qui se poursuit ainsi : "La chute commencée deux ans auparavant dans les démocraties populaires parvenait à sa conclusion logique : la fin du communisme soviétique.  À cette trajectoire semblait même participer la Chine dans la mesure où nous ne percevions pas que Tien An Men avait été le mur sur lequel s’étaient fracassées définitivement les perspectives démocratiques".
On ne donnait pas cher du castrisme non plus…
"Mais, (...) →   Lire la suite de cette chronique

Anis Amri, le terroriste tunisienAttentat de Berlin : le parcours d'un islamo-terroriste

[Mis à jour le 24 décembre 2016] Anis Amri, le suspect tunisien recherché pour l'attentat de Berlin a terminé sa course à Milan le 23 décembre. Le portrait du personnage n'en prend que plus de relief. Voici ce que l'on savait de lui au 21 décembre.
Toutes les polices européennes recherchent désormais ce Tunisien de 24 ans, soulignait le site de L'Express le 21 décembre après l'attentat de Berlin qui a fait 12 morts lundi. Une récompense de 100 000 euros est offerte pour sa capture.
La traque allemande du suspect n° 1 s'intensifie ce jeudi 21 décembre. La veille, la justice antiterroriste allemande a émis un avis de recherche européen contre un Tunisien, Anis Amri, selon le parquet anti-terroriste allemand. Après l'attaque au camion-bélier sur un marché de Noël de Berlin, revendiquée par l'organisation État islamique, un avis de recherche européen a été émis contre lui(...) →   Lire la suite de cette chronique

L'attentat du 19 décemre21 décembre 2016 ◊ Berlin: l'organisation État islamique derrière l'attentat

Perpétré dans la soirée du lundi 19 décembre, l'atroce attentat de Berlin portait la marque de fabrique de l'organisation État islamique. Son mode opératoire était, d'ailleurs, à peu près identique à celui de Nice du 14 juillet. Faisant fi de la prudence nécessaire des enquêteurs, et des diverses langues de bois médiatiques, un certain nombre de fausses revendications ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux.
La vraie revendication, celle de l'organisation État islamique, diffusée par son agence Amaq (...) →   Lire la suite de cette chronique

L'Université européenne de Saint-Petersbourg20 décembre 2016 ◊ Russie : suspension de l'Université européenne de Saint-Pétersbourg

On a appris le 19 décembre que l'Université européenne de Saint-Pétersbourg, jugée trop libérale, a été suspendue par le ministère russe de l'Éducation. Le motif invoqué est celui de "violations administratives". dans un communiqué l'Université a déclaré être "en désaccord catégorique avec la qualification des violations évoquées" par Rossobrnadzor, l'agence russe chargée du contrôle de l'éducation.
L'Université européenne de Saint-Pétersbourg (UESPb) explique avoir été visée par de nombreuses inspections depuis juillet 2016 après une plainte déposée par le député Vitali Milonov, connu pour avoir rédigé la loi sanctionnant la "propagande homosexuelle"... Cette plainte "contenait de fausses informations", dénonce l'université. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Mugabe et Xi Jinping à Harrare le 1er décembre 201519 décembre 2016 ◊ Mugabe homme des Chinois en Afrique

Le 17 décembre Robert Mugabe, âgé de 92 ans, président depuis 1980, a été investi par le parti au pouvoir, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF) pour être de nouveau candidat à l'élection de 2018. C'est cette nouvelle et le grand âge du viex dictateur qui a retenu l'attention de quelques méduats français. Elle appelle quelques précisions.
Selon la vice-secrétaire du parti, Eunice Sandi Moyo, les délégués ont démontré leur soutien au président Mugabe "comme candidat unique pour les prochaines élections de 2018". Des milliers de partisans ont applaudi (...) →   Lire la suite de cette chronique

Le président des États-Unis lors de sa dernière conférence de presse16 décembre 2016 ◊ Russie – Occident : l'avertissement du président Obama

Le 16 décembre à la Maison-Blanche, au cours de sa dernière conférence de presse de l'année le président américain a rappelé la ligne de conduite des États-Unis vis-à-vis de la Russie. "La Russie, considère-t-il, est un pays plus petit, un pays plus faible, leur économie ne produit rien que quiconque veuille acheter mis à part du pétrole, du gaz et des armes. Ils n'innovent pas." Mais "Poutine peut nous affaiblir comme il tente d'affaiblir l'Europe si nous commençons à admettre l'idée qu'il est acceptable d'intimider la presse, ou d'enfermer les dissidents, ou de discriminer les gens sur la base de leur foi ou de leur apparence." (...) →   Lire la suite de cette chronique

affiche à la gloire de la remarxisation par Xi Jin-ping15 décembre 2016 ◊ Chine : la remarxisation des universités sous Xi Jin-ping

Une Conférence nationale de travail idéologique et politique s’est tenue les 7 et 8 décembre à Pékin. Xi Jinping, en cette occasion, a prononcé un discours important : "Comme l’enseignement supérieur est un facteur clé dans le potentiel de développement d’un pays, il est urgent pour la Chine d’améliorer sa qualité".
"Améliorer" dans un tel contexte, cela signifie une seule chose : réaffirmer la doctrine, ce "socialisme aux caractéristiques chinoises". C’est "l’histoire unique de la Chine, sa culture et ses conditions nationales" qui en dictent le besoin. "Les institutions d’enseignement supérieur de la Chine sont sous la direction du Parti". (...) →   Lire la suite de cette chronique

Des policiers cubains arrêtent une femme `
osant manifester pour les droits de l'homme14 décembre 2016 ◊ Cuba : la liste de Ségolène

On a pris l'habitude, en France, des déclarations à l'emporte-pièce, presque humoristiques, de Mme Royal. Et le public averti hausse les épaules. En revanche à l'international, où elle semble vouloir jouer un rôle dans l'avenir, l'humour n'a pas sa place. Et son action se répercute sur l'image de la France elle-même.
Au lendemain de la mort de Fidel Castro, dont elle est allée faire l'éloge à La Havane, elle a cru pouvoir nier l'existence de prisonniers politiques dans l'île communiste.
Le 12 décembre, Ileana de La Guardia (réfugiée politique depuis 1991), Félix José Hernandez (réfugié depuis 1981) et Philippe Delaroche (...)
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Capture d'écran.13 décembre 2016 ◊ Un sentiment de retour dans l'Algérie de 1990

Nadia Remadna, fondatrice de l’association Brigade des Mères, s’est rendue dans un café de Sevran, filmée en caméra cachée par France 2. "Le mieux, c’est d’attendre dehors. Ici, il n’y a que des hommes", leur conseille le tenancier du bar, qui conclut : "Dans ce café, il n’y a pas de mixité". Après le tollé suscité par ces images, Nadia Remadna interpelle l’opinion publique dans une tribune publiée par le Plus Nouvel Obs. Nous reproduisons ici son texte in extenso :
Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce passage de l’émission de France 2, dans lequel je rentre dans un café officieusement réservé aux hommes à Sevran, circule autant et génère tous ces commentaires sur internet.
Cette séquence en caméra cachée a été tournée il y a quelques mois, j’en avais même oublié son existence. (...) →   Lire la suite de cette chronique

Richard McLaren, lors de la conférence de presse le 9 décembre 2016 à Làndres où il a divulgué son rapport final sur le système du dopage russe.12 décembre 2016 ◊ Russie : le rapport MacLaren sur le dopage

Le 9 décembre à Londres était dévoilé le Rapport MacLaren sur le dopage institutionnalisé entre 2011 et 2015 concernant plus de 1 000 sportifs russes et plus de 30 sports.
L'AFP citée par Le Figaro en a diffusé de larges extraits. D'où il ressort que les méthodes mises en place par la Russie pour tromper tout son monde ont consisté successivement à détruire, falsifier ou escamoter.
Afin de protéger ses athlètes dopés, en effet l'État russe, aussi bien les fédérations sportives que les services spéciaux avaient mis en place différents systèmes, utilisés avant les jeux Olympiques de Londres 2012, aux Championnats du monde d'athlétisme de 2013 et aux jeux Olympiques d'hiver 2014 de Sotchi.(...)
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unsoldat kurde9 décembre ◊ Irak et Syrie : où en est la guerre ?

Pendant que le monde entier a les yeux fixés sur le sort dramatique des civils à Alep, une autre face de la guerre se développe face à Mossoul et Raqqa.
Le 5 novembre, les Forces démocratiques syriennes, FDS, ont lancé une offensive qui vise "isoler" Raqqa. Mais, selon la coalition contre l'État Islamique, l'assaut lui-même doit être confié à des forces arabes. Selon le colonel américain John Dorrian, porte-parole militaire de la coalition, les FDS comptent désormais "45 000 combattants, dont 13 000 Arabes."
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi avait promis une reconquête .(...)
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Les funérailles de Fidel Castro 8 décembre ◊ Le géant castriste et la souris cubaine

Les réactions suscitées en France par la mort du vieux dirigeant cubain ne manquent pas d’intérêt. Une certaine émotion était perceptible ces derniers jours chez nombre d’hommes politiques et d’intellectuels qui se sont exprimés dans les médias. Parlons plutôt, tant l’émotion est systématiquement attachée aujourd’hui à des valeurs positives, de commotion. Et bien réelle : c’est un peu de leurs souvenirs, bons et mauvais, et un peu de leur jeunesse qui s’en sont allés avec la disparition de Fidel Castro.
Cet homme qui avait connu Eisenhower et Nixon, Khrouchtchev et Jean-Paul II, est mort en emportant avec lui certaines des images les plus fortes de leur passé.(...)
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Edgard Snowden7 décembre 2016 ◊ Snowden : traître ou héros ?

Sorti cet automne dans les salles, le dernier film d’Oliver Stone, "Snowden" ne manque pas de susciter bien des questions. Selon une analyse de Evelyne Joslain publiée dans Les 4 Vérités, ce film répond à deux objectifs :
1) persuader que l’ex-agent des services secrets américains réfugié en Russie depuis 2013 est un héros qui aurait agi par altruisme et
2) amener Obama à lui accorder une "grâce présidentielle" avant son départ, ce qui couperait court à toutes poursuites.(...)
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Pascal Bruckner 6 décembre 2016 ◊ Bruckner : un curieux procès en sorcellerie

Le 30 novembre, devant la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans ce genre d'affaires Pascal Bruckner comparaissait pour des propos visant deux associations "complices idéologiques" des terroristes.
Coauteur avec Riss et Richard Malka, qu'il cite dans cet article, d'une bande dessinée sur Marine Le Pen, Saïd Mahrane a publié, en ligne le 1er décembre sur le site du Point le récit suivant :
Une drôle d'époque, vraiment. Un intellectuel, pas un polémiste qui l'aurait bien cherché, pas un raciste notoire et multirécidiviste, mais un intellectuel, assis et fourbu dans un prétoire et, un peu plus tôt, debout à la barre, levant la main droite devant un juge et jurant de dire la vérité.(...) →   Lire la suite de cette chronique

Alexeï Oulioukaiev5 décembre 2016 ◊ Russie : l'étrange affaire Oulioukaiev

Correspondante du Monde à Moscou, Isabelle Mandraud revenait le 3 octobre sur l'étrange affaire Oulioukaiev. En effet, l’interpellation à la mi-novembre du ministre russe du développement économique, Alexeï Oulioukaiev, accusé de corruption, est inédite. Et le contenu de cette affaire apparaît pour le moins intriguant.
Sans égaler le niveau, ni la gravité, des purges chinoises, le nombre d’enquêtes pénales ouvertes pour délits de corruption en Russie atteint des niveaux record. En trois ans, le nombre de fonctionnaires concernés, plus de 7 400 au 1er novembre, aurait été multiplié par vingt-cinq, selon la revue économique Expert.
"En ce moment, la majorité de l’élite exécutive est entourée d’affaires pénales comme par des tours de contrôle", relèvent les politologues Nikolaï ­Petrov et Kirill Rogov dans un récent rapport consacré au "développement économique de la Russie 2014-2016". (...) →   Lire la suite de cette chronique

manifestation islamiste à Jakarta2 décembre ◊ Indonésie : les manifestations islamistes de Jakarta

En Indonésie désormais, les organisations radicales appellent à l’arrestation du gouverneur de la capitale indonésienne, chrétien d’origine chinoise, pour blasphème.
Il y a dix jours, Jokowi, président de la république, s’était déclaré "déterminé à stopper la montée du radicalisme". Et n’a pas lésiné sur les moyens. Le 30 novembre, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes à l’appel de la police et de l’armée, les participants priant et chantant pour "appeler à l’unité", et Jokowi a réuni les plus hautes figures militaires, politiques et religieuses pour une réunion de "concorde nationale". Les grandes organisations islamiques se sont désolidarisées du mouvement anti-Ahok, certaines interdisant même à leurs membres de participer à la manifestation. Des panneaux ont été posés un peu partout célébrant la diversité de l’Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde. Des hélicoptères ont lâché des tracts menaçant de poursuites toute tentative de violence vendredi. Environ 22 000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés pour éviter tout débordement à l’issue de la "prière collective" anti-Ahok, mais beaucoup ne seront pas armés en signe d’apaisement.
Cette manifestation, à laquelle ont participé 200 000 militants islamistes revendiqués, intervient quelques jours après l’arrestation de trois suspects liés à l’Etat islamique(...) →   Lire la suite de cette chronique

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