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kim jon eunCorée du Nord : Kim mise sur la Russie

Chronique du 19 avril 2019

Sous le titre "Corée du Nord: le rêve américain de Kim Jong-un passe par la Russie" Claude Leblanc, sur le site de L'Opinionrappelle que le numéro un nord-coréen devrait rencontrer, la semaine prochaine, Vladimir Poutine. Une façon pour lui de s’adresser indirectement à Donald Trump, car Kim Jong-un veut jouer la carte russe face aux Américains et aux Chinois.

On a souvent dit que la Corée du Nord était un régime imprévisible. C’est pourtant loin d’être le cas. Cette semaine, Pyongyang a procédé à l’essai de la nouvelle "arme tactique guidée", lequel a été confirmé par les Etats-Unis. Mi-mars, deux semaines après l’échec du sommet de Hanoï entre Kim Jong-un et Donald Trump, les autorités nord-coréennes avaient laissé entendre qu’elles pourraient reprendre leur programme d’armements et que leur leader serait en première ligne. Selon l’agence de presse officielle KCNA, il a lui-même supervisé l’essai et l’a présenté comme "un événement d’une très grande importance pour accroître la puissance de combat de l’Armée populaire". Il s’agissait de maintenir une certaine pression sur Washington. Rien de très surprenant donc de la part des Nord-Coréens soucieux de rappeler qu’ils demeurent une source d’instabilité et qu’il ne faudrait pas que la bête se réveille.

Il existe en effet un mécontentement manifeste à Pyongyang depuis l’absence de résultats à la rencontre Kim-Trump dans la capitale vietnamienne. Il ne vise pas pour l’instant le président américain, mais son chef de la diplomatie Mike Pompeo. Kwon Jong-gun, haut responsable du ministère des Affaires étrangères nord-coréen, l’a souligné, jeudi, dans une déclaration où il a clairement demandé que le secrétaire d’Etat ne soit plus un interlocuteur lors des négociations nucléaires à venir. Les Nord-Coréens avaient déjà dénoncé le "côté gangster" de Mike Pompeo. Hier, il a été désigné une nouvelle fois comme le principal responsable du fiasco de Hanoï et on lui a reproché ses "remarques imprudentes", référence à ses propos devant le Sénat au cours desquels il a utilisé le terme "tyran" pour parler de Kim Jong-un. Là encore, il n’y a pas d’effet de surprise puisque la Corée du Nord a plusieurs fois manifesté sa défiance à l’égard de l’administration américaine et évité de mettre en cause directement Donald Trump pour ménager une solution par le haut.

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