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Le retour de KhomeinyIran : Washington fustige les promesses non tenues

Chronique du 11 février 2019

Les États-Unis ont marqué le 40e anniversaire de la Révolution islamique en Iran en fustigeant les promesses non tenues de ce régime, ennemi numéro un de Washington au Moyen-Orient.

Téhéran a lancé vendredi les cérémonies pour célébrer cet anniversaire, 40 ans jour pour jour après le retour d'exil de l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, près de la Révolution.

"Lorsqu'il est rentré en Iran en 1979, l'ayatollah Khomeiny a promis beaucoup de choses aux Iraniens, dont la justice, la liberté et la prospérité. Quarante ans plus tard, le régime iranien a rompu toutes ces promesses, et n'a produit que #40annéesd'échecs", a commenté le département d'État américain sur son compte Twitter.

"L'ayatollah Khomeiny a promis la liberté d'expression et la liberté de la presse. Aujourd'hui, l'Iran a un des environnements les plus répressifs pour les médias", a-t-il ajouté, accusant le pouvoir iranien d'incarcérer "des dizaines de journalistes chaque année", de "menacer leurs familles" et de "bloquer internet et l'accès aux réseaux sociaux". "En 1979, l'ayatollah Khomeiny a promis la prospérité matérielle et spirituelle aux Iraniens. Quarante ans plus tard, le régime corrompu de l'Iran a détruit l'économie du pays, souillé le noble héritage iranien et produit seulement #40annéesd'échecs", a-t-il poursuivi.

Rappelant que le premier guide suprême iranien avait annoncé la fin des "injustices du passé", la diplomatie américaine cite l'organisation de défense des droits humains Amnesty International pour dénoncer l'étendue de la répression visant à supprimer toute opposition pacifiqu".

L'administration de Donald Trump a fait de la lutte contre l'influence jugée "déstabilisatrice" et "néfaste" de l'Iran sa priorité au Moyen-Orient. Pour cela, elle a claqué la porte de l'accord international de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, jugé trop laxiste, au grand dam des Européens. Et elle a rétabli des sanctions draconiennes pour étrangler l'économie iranienne.

De nombreux observateurs voient dans cette stratégie la tentation de pousser à un changement de régime, mais Washington assure vouloir seulement "changer l'attitude du régime". Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques avec l'Iran depuis 1980.

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