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loukachenko et chavezBiélorussie, une dictature ordinaire

Chronique du 28 septembre

Surnommée la "dernière dictature d'Europe", la Biélorussie se déchire entre soumission à un pouvoir autocratique et résistance périlleuse. Y aura-t-il un "printemps biélorusse" ?

Le temps semble figé en Biélorussie, pays oublié où règne sans partage Alexandre Loukachenko, ancien chef de kolkhoze à la tête de l'État depuis 1994.

Là-bas, le KGB s'appelle toujours KGB, les rues portent les noms de Marx et Engels, et la statue de Lénine domine la place centrale de Minsk, comme si l'homme imprimait toujours sa marque au destin du pays. Parades patriotiques et militaires rythment les saisons biélorusses, orchestrées par le président omnipotent, intarissable défenseur de la fibre nationale et dénonçant sans fin l'idée d'un complot occidental pour conserver son pouvoir.

Disparitions, assassinats politiques et vagues de répression s'abattent sur ceux qui osent douter, résister, contredire la voix du maître. Car le pays est déchiré entre deux visions : l'une, attachée à Moscou et effrayée par la porosité de la crise ukrainienne frontalière, qui accepte la domination d'un pouvoir autoritaire, et l'autre résistante, qui s’emploie à aider les victimes de la répression et lutte pour la mémoire de ceux que le régime a fait disparaître.

Y aura-t-il un "printemps biélorusse" ? La documentariste Manon Loizeau promène sa caméra dans un pays clivé, encombrant voisin de l'Europe qui sait tirer son parti des guerres d'influences entre Bruxelles et Moscou.

Un reportage de 57 minutes Réalisé par Manon Loizeau
À voir : sur Arte jusqu'au 2 novembre

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