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Nigeria : arrestation de chefs de l'État islamique en Afrique de l'Ouest

Chronique du 5 juillet 2018

partisan de l'État islamique au nigéria"Si en te baignant tu as échappé au crocodile, dit un Proverbe sud-africain, prends garde au léopard sur la berge."
Ce qui signifie : si tu as échappé une fois à un danger, cela ne veut pas dire que tu échapperas au suivant.

Les terroristes d'une faction dissidente du groupe djihadiste Boko Haram, indique Le Point, préparaient des attaques d'envergure dans le pays, mais les services de renseignements nigérians les ont devancés. Pour lutter contre Boko Haram, les militaires et les services spéciaux nigérians multiplient les entraînements.

Deux "commandants" de l'ISWAP ont été arrêtés dans la capitale fédérale Abuja le 5 mai, tandis qu'un troisième individu est détenu depuis fin avril dans l'État de Bauchi (nord-est), a déclaré l'agence de renseignement du Nigeria Department of State Services - DSS dans un communiqué publié jeudi soir. "Les suspects avaient mis au point des projets non seulement pour perpétuer les idéaux du mouvement djihadiste dans la région, mais pour mener des attaques violentes et haineuses contre des innocents en collaboration avec Boko Haram", indique le communiqué. Quatre membres présumés de Boko Haram, dont deux spécialistes des explosifs, ont également été arrêtés, selon la même source.

Les services de renseignements sur les dents. La DSS a déjà annoncé à plusieurs reprises l'arrestation de djihadistes de l'ISWAP ou de Boko Haram, mais communique rarement sur les éventuelles suites judiciaires ou libérations les concernant. Cette dernière annonce intervient après la parution d'un article du tabloïd britannique The Sun largement commenté au Nigeria, affirmant que les dirigeants du groupe État islamique (EI) en Syrie avaient envoyé des "combattants aguerris" dans le pays africain pour préparer d'éventuelles attaques en Grande-Bretagne. Il affirmait également que des "fanatiques" de l'ISWAP étaient par ailleurs envoyés au Moyen-Orient pour s'y entraîner dans le cadre d'un "programme d'échange". Dans une note confidentielle interne datée de mi-juin, qui a fuité cette semaine dans la presse locale, les douanes nigérianes ordonnaient "d'intensifier les procédures de contrôle de tous les passagers et bagages" aux aéroports internationaux à la suite de menaces d'attentats sur des vols commerciaux de la part du groupe EI.

L'insurrection djihadiste de Boko Haram a fait plus de 20 000 morts et près de 2,3 millions de déplacés depuis 2009 dans le nord-est du Nigeria. Depuis août 2016, le groupe est divisé en deux factions rivales : celle d'Abubakar Shekau, le chef historique de Boko Haram, et celle dirigée par Abu Mosab Al Barnaoui, reconnue par l'organisation État islamique. Barnaoui s'opposait notamment à Shekau sur la question des tueries de musulmans et de l'utilisation de femmes et d'enfants comme bombes humaines dans les attentats.

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