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La rue contre le parlementLa rue contre le parlement : une tactique révolutionnaire éprouvée.

Chronique du 9 avril 2018

Nous apprenons en même temps que le texte de la réforme de la SNCF va être présenté, ce lundi , aux députés et que le syndicat CGT a d'ores et déjà appelé avec Sud-Rail à un rassemblement lundi en début d'après-midi aux abords du Palais Bourbon où se tiendra le débat parlementaire.

Si le droit de grève et de manifestation est légal et légitime, on doit se souvenir que ce droit démocratique peut être retourné contre la démocratie.

L'histoire nous rappelle en effet que cette tactique, la rue contre les élus, a parfois été l'instrument d'une conception révolutionnaire dirigée contre la démocratie représentative.

Cette tactique fut celle de Robespierre puis de Lénine.

Il y a fort à parier que le rappel de cette tradition révolutionnaire ne fera pas s'étrangler d'indignation ceux des porte-parole de la CGT qui sont en même temps des élus du PCF, ni les plus ardents soutiens politiques de la grève que sont Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot. J'allais oublier Pierre Laurent, vous voyez qui je veux dire ? C'est le chef du parti communiste.

A.S.

SNCF: la réforme débattue à l'Assemblée en pleine grève [figaro.fr, Le, Agences, AFP, Reuters, 8 avril 2018, Mis à jour le 08/04/2018 à 18h53 | Publié le 08/04/2018 à 14h30]

La CGT menace de faire durer la grève au-delà du mois de juin.

Le texte de la réforme de la SNCF va être présenté, ce lundi, aux députés. Les syndicats qui poursuivent leur grève perlée ont appelé à la mobilisation devant le Palais Bourbon en début d'après-midi.

Alors que les usagers de la SNCF vont devoir ce lundi composer avec un trafic réduit sur les rails, le texte de loi portant le projet de réforme ferroviaire arrive à l'Assemblée nationale. Le coup d'envoi des débats, qui doivent durer jusqu'à jeudi pour un vote du texte le 17 avril, coïncide avec le deuxième épisode de la grève perlée voulue par les syndicats de cheminots. Et si les trains devraient être un peu plus présents dans les gares ce lundi qu'en début de semaine dernière lors du lancement du mouvement, la SNCF se garde bien d'en déduire que la mobilisation s'affaiblit.

Une prudence bienvenue, d'autant plus que les discussions qui ont eu lieu jeudi et vendredi entre les syndicats et la ministre des Transports ont accentué les crispations. Furieuse, l'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT réclame "une autre réforme ferroviaire", notamment sur l'organisation de la production, la concurrence et les droits sociaux des cheminots. La CGT a dénoncé une "mascarade" et fait désormais planer le spectre d'une grève qui pourrait durer au-delà du mois de juin. Le syndicat a d'ores et déjà appelé avec Sud-Rail à un rassemblement lundi en début d'après midi aux abords du Palais Bourbon où se tiendra le débat parlementaire.

DéminageFace à la fronde syndicale, le gouvernement et la direction de l'opérateur ferroviaire ont lancé ce dimanche une contre-offensive médiatique, en attendant l'intervention du président de la République, Emmanuel Macron, prévue jeudi à 13 heures sur TF1. Dans un entretien accordé au Parisien-Aujourd'hui en France Dimanche, le premier ministre Édouard Philippe affiche une nouvelle fois sa "détermination à aller au bout" de la réforme, face à une grève "conçue pour maximiser les nuisances (...) → En savoir plus sur Figaro.fr

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