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Violences gauchistes du premier mai

En ligne le 3 mai

violences gauchistesCe 1er mai 2017 a vu une mobilisation bien inférieure à celle de 2002 et, en même temps, des affrontements scandaleux entre gauchistes cagoulés et CRS en marge de la manifestation parisienne

Entre 30 000 et 80 000 personnes ont défilé à Paris contre le FN, mais sans être convaincues par Macron. De nombreux incidents ont éclaté au long du parcours, faisant six blessés chez les forces de l'ordre.

Entre 140 000, selon la police, et 280 000 personnes, selon la CGT, ont défilé ce oremier mai partout en France à l’occasion des manifestations et rassemblements : La mobilisation s'est révélée bien inférieure à celle de 2002.

Entre les deux tours de l’élection présidentielle, la journée était aussi l’occasion pour les syndicats de faire entendre leur voix sur le duel opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen le 7 mai suivant. Mais contrairement à 2002, la mobilisation était de bien plus faible ampleur. À l’époque, entre 1,3 et 2 millions de personnes avaient battu le pavé. Presque dix fois plus que cette année.

En tête de cortège, les militants d'ultre-gauche, autonomes et [prétendus] "antifascistes" assumaient ne refusaient pas seulement de choisir entre "Le Pen la raciste" et "Macron le banquier".

Quelques centaines de mètres en avant, et au-delà des services d’ordre des syndicats, en effet, leurs slogans, se concentraient surtout contre les forces de l’ordre. "Flics, porcs, assassins", "Tout le monde déteste la police"...

Ce sont ainsi quelque 150 activistes d'ultragauche vêtus de noir, cagoulés et masqués, Black Bloc et anarchistes de la CNT (Confédération nationale du travail qui ont déclenché ces violences). Car de même que pendant la mobilisation contre la loi travail, ce sont au total plusieurs centaines d'activistes se qui se sont violemment confrontés aux forces de l’ordre.

Un CRS de 44 ans a été légèrement brûlé à une jambe. Sur France Info il témoignait ce 2 mai, de la violence des attaques.

Stéphane Trigallez appartient à la compagnie de CRS d’Orléans. À 44 ans, après 18 ans de service, il a vu de multiples situations difficiles, mais jamais de déchaînements aussi sévères. "J’ai déjà connu des manifestations violentes", raconte le CRS, qui cite les rassemblements contre le Contrat première embauche en 2006 (CPE) et les violences urbaines en Seine-Saint-Denis (93). "Ce que j’ai connu hier (lundi 1er mai), c’est ce qu’il y avait de plus violent", ajoute Stéphane Trigallez en évoquant les cocktails Molotov, les fusées de détresse et les tirs de mortier

Le CRS, membre du syndicat Unité SGP Police FO, affirme que les assaillants étaient "heureux de voir un flic brûlé" et se dit convaincu de la préméditation des attaques. "Ils viennent vraiment pour casser et tuer du flic", dit-il. Le policier cite les multiples protections des casseurs cagoulés qu’il a vues. "lls sont équipés, avec des protège-tibias, des masques à gaz, des masques au niveau des yeux et des bâches pour se protéger", révèle le policier. Lundi, il se trouvait à proximité du policier gravement brûlé au visage. "On a subi une pluie de cocktails Molotov où à chaque fois qu’on a eu un fonctionnaire brûlé, souligne-t-il, ils explosaient de joie, comme s’ils avaient marqué un but en finale de Coupe du monde..

Les similitudes avec les manifestations contre la loi travail sont nombreuses. Les militants autonomes, masqués et vêtus de noir, se mêlaient aux autres manifestants et harcèlent les policiers. Pétards, cocktails molotov, projectiles divers… Pendant trois heures, les affrontements ne cessent quasiment pas. Vitrines, abribus et panneaux publicitaires sont aussi dégradés.

À 18 heures, sur la place de la Nation, les premiers appels à la dispersion retentissent. Selon le premier bilan communiqué par les autorités, six policiers ont été blessés lors de ce 1er Mai, dont certains grièvement.

Peu de personnes interpellées, mais le lendemain : promesse du gouvernement que tout sera fait pour retrouver les coupables.

Entre temps l'information et les photos ont fait le tour du monde, entachant un peu plus l'image du pays.

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