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la Chine annonce la création d'un nouvel organe anticorruptionChine : un nouvel organe anticorruption

En ligne le 17 janvier 2017

Le 10 janvier l'agence Xinhua Chine nouvelle annonçait la création à Pékin d'un nouvel organe de surveillance, qui partagera ses responsabilités et son organisation avec la Commission centrale de contrôle de la discipline (CCCD) du Parti communiste chinois.

Xiao Pei, vice-ministre de la Supervision, a donné ces informations lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de la session plénière de la CCCD qui s'est achevée dimanche, en expliquant que les deux organes partageraient leur institution et leur personnel.

Tous ces dispositifs sont établis en vue de la lutte contre la corruption, grande affaire lancée par Xi Jing-pin dès sa prise de pouvoir en 2012, et encore réaffirmée en octobre 2016, à l'occasion de son discours du 80e anniversaire de la victoire de la Longue Marche. C'est le 28 décembre 2016, que le bureau politique du Parti décidait que la réunion de la 7e session plénière de la 18e Commission centrale de contrôle de la discipline du parti communiste se tiendrait du 6 au 8 janvier.

L'accélération du calendrier indique d'abord que la Commission centrale du parti a échoué dans sa mission, puisqu'on lui adjoint un nouvel organisme. Elle indique aussi qu'il ne s'agit pas seulement d'un problème pénal, la corruption endémique des cadres étant cependant une question cruciale du régime, mais elle souligne aussi combien la lutte anticorruption sert de prétexte et d'instrument du pouvoir pour éliminer les éléments qui s'opposent à la mainmise et à la ligne de Xi Jing-pin.

Désormais, il est annoncé que le système de supervision du pays sera divisé en quatre niveaux, à savoir les échelons national, provincial, municipal et du district, a expliqué le ministre, considérant qu'il s'agissait d'une réforme importante du système politique.

L'organe législatif suprême de la Chine a approuvé un programme pilote de réforme du système de surveillance en établissant des commissions de surveillance puissantes possédant une couverture complète de tout le personnel. Les nouvelles commissions sont des organes anticorruption puissants, qui supervisent non seulement les responsables des organes du Parti et des organes législatifs, administratifs et judiciaires, mais aussi les organisations non communistes et la Fédération nationale de l'industrie et du commerce de Chine.

On rappelle que dans les années de pouvoir de Xi Jing-pi, sur 7 millions de fonctionnaires de l'État, 1,2 million d'entre eux ont été condamnés pour des faits de corruption. Le parti communiste chinois, qui compte 88 millions de membres, ce qui en fait la plus importante organisation du monde est aussi considéré par les spécialistes comme "l'une des organisations les plus corrompues que le monde ait jamais connues" (cf. The Guardian du 8 janvier).

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