Chronique des événements courants

Une combattante kurdeContre Daech : la guerre au féminin

Chronique du 1er mars 2016

La Chaîne parlementaire diffuse ce soir mardi 1er mars à 20 h 30 le documentaire "Femmes contre Daech",

Voici comment Olivier Bories, le présente ce 1er mars dans La Croix.

Elles sont des milliers à avoir pris les armes au sein de la guérilla kurde de Syrie. Pour son documentaire, Pascale Bourgaux a rencontré ces femmes qui se battent contre leurs oppresseurs, hier le régime syrien, aujourd’hui l’État islamique.

En cachette de sa famille, Viyan a choisi cette voie dès ses 18 ans. Pour elle comme pour d’autres femmes kurdes, devenir combattante est un moyen d’échapper à un destin tout tracé. "J’étais cloîtrée à la maison, à faire le ménage. C’est pour ça que je voulais partir", se justifie la jeune femme, dont la famille, qui désirait la marier, désapprouve le choix. "Ça ne nous plaît pas, mais c’est ce que veut le parti", résume un de ses frères.

Une discipline monacale

Pour fuir ce carcan familial, les jeunes recrues se plient à la discipline monacale des centres d’entraînement des Unités de protection du peuple kurde (YPG), le bras armé du parti politique kurde de Syrie. Sous la houlette de la jeune Ararat, les femmes se plient à un célibat strict, leurs journées uniquement rythmées par les exercices physiques et les cours tirés des dogmes du leader kurde Abdullah Öcalan.

En apparence insouciantes, ces jeunes filles ont pourtant vu la mort de près. Nombre d’entre elles ont déjà participé à la bataille de Kobané : dans l’urgence, elles n’avaient même pas été formées. Pendant une longue nuit de garde, Viyan et une de ses camarades font défiler les souvenirs sur un écran. Parmi les photos, le visage de Daourin apparaît : lors d’un combat, elle est tombée aux mains de l’État islamique. "Elle a été brûlée vivante, elle avait 18 ans…"

Pas question pourtant de céder à la peur. Sur les murs des écoles, les vitrines des boutiques, les visages des frères et sœurs d’armes décédés sont omniprésents et dictent l’exemple. "Je suis fière d’elle, elle suit la voie de ses deux frères martyrs", explique la mère d’Ararat.

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